Publié le 8 Avril 2018

Max Ernst - L'Europe après la pluie

Max Ernst - L'Europe après la pluie

Max Ernst - L'Ange de la Mort

Max Ernst - L'Ange de la Mort

" Magicien des palpitations subtiles, Max Ernst a libéré un essaim de colombes dont nos doigts voudraient mais ne peuvent éprouver la chaleur, les craintes, les volontés, car des os revêtus de chair ne sont point dignes de se faire perchoir pour les oiseaux de l’Esprit. Plus haut que le ciel, plus loin que le soleil est une île couleur de mystère, et c’est pourquoi le peintre devenu prophète, a raison lorsqu’il nous dit « qu’au-dessus des nuages marche la minuit. Au-dessus de la minuit plane l’oiseau invisible du jour. Un peu plus haut que l’oiseau, l’éther pousse les murs et les toits flottent ».

Alors parce que Max Ernst nous convie à la miraculeuse ascension, nos paupières deviennent des ailes, nos regards volent, plus rapides que le vent.

Le vent : Picasso, à sa gloire, de chaque pierre triste a fait jaillir les Arlequins et leurs sœurs cyclopéennes, et tout un monde endormi dans le secret des guitares, l’immortalité du bois en trompe-l’œil, les lettres d’un titre de journal.

Encore à la gloire du vent, Chirico a construit ses villes immuables, et je suis sûr que c’est en l’honneur de cet invisible que Max Ernst a peuplé de volantes créatures ses forêts. Fleurs sans joie, nos mains voudraient ressusciter au seuil d’une autre vie, car les voilà hantées du secret d’une création si simple mais si impérieuse qu’elles cherchent à caresser ce rêve, ce cheval qui galope sur les nuages.

Max Ernst, sous le titre : « Histoire naturelle », nous a présenté les terribles merveilles d’un univers dont notre semelle ne peut essayer d’écraser les secrets, plus grands que nous.

Que les bûcherons, comme par le passé, coupent les arbres, les étoiles, dans les troncs des chênes, dont les ébénistes avaient coutume de faire le centre des guéridons, réintègrent l’éther et des petites tables tournent, astres autour de notre globe. Les araignées lasses de manger des mouches se repaissent de nos montagnes habituelles, et nous connaissons le règne des choses disproportionnées. La terre frémit et la mer invente des chansons nouvelles.

Toute flore, toute faune se métamorphosent. Le rideau du sommeil tombé sur l’ennui du vieux monde, se relève pour des surprises d’astres et de sable. Et nous regardons, vengés enfin des minutes lentes, des cœurs tièdes et des cerveaux raisonnables.

Univers imprévu, quels océans ont pu, jusqu’à ces bords, mener le peintre, navigateur du silence ? À cette question, Max Ernst répond par le nom trouvé pour l’un des plus surprenants de ses tableaux : « La Révolution,… La Nuit. »

La Révolution,… La Nuit.

Nous savons que l’esprit attentif aux contours, docile aux objets, soumis à leurs apparences, comme on lui a si longtemps conseillé d’être, n’aurait point de vie propre, et même, à vrai dire, n’existerait pas. André Breton ne nous rapporte-t-il pas, et non sans raison, dans le « Manifeste du Surréalisme », que le poète Saint-Pol Roux avait écrit sur la porte de sa chambre à dormir, de sa chambre à rêver : « Le poète travaille » ?

Miracle de Transsubstantiation qui fait chair et esprit la toile que le peintre a couverte de son dessin, de ses couleurs. Les cadres des tableaux de Max Ernst ne sont que simples portes. Semblable miracle, dans une ville, où tout, jusqu’à la fumée, s’était pétrifié sous une lave glauque, nous fut offert par Giorgio de Chirico. Ses avenues insensibles, creusées au centre même de la terre, son ciel ignorant du chaud et du froid, l’ombre de ses arcades, de ses cheminées, en nous donnant le mépris des apparences, des phénomènes, déjà, nous rendaient plus dignes du rêve où Kant put sentir son âme s’amplifier, en plein vertige nouménal.

Ainsi craquent nos vieux remparts.

L’ombre du mystère, à elle seule, disjoint les plus lourdes pierres.

« Visage perceur de murailles », explique le poète Paul Éluard, et de la planète minuscule, nous partons pour le pays sans limite.

Et il ne s’agit plus de quelque arbitraire mythologie.

Max Ernst a raison qui annonce « Histoire naturelle ». Le Sphinx ne se nourrit pas des mêmes pommes de terre que nos porcs. N’empêche que la Folie n’est point son aliment préféré.

Et l’histoire du rêve, du miracle, l’histoire Surréelle est bien, comme le dit Max Ernst : Une Histoire Naturelle."

Préface au catalogue d'une exposition de Marx Ernst
René Crevel
 

Galerie Bernheim
(décembre 1928)

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Avril 2018

Ise - Photo: Lankaart (c)

Ise - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Photo: Lankaart (c)

Le mot machiya, littéralement maison citadine, signifie le bâtiment traditionnel qui servait à la fois de logement et de boutique ou d'atelier artisanal surtout dans le centre-ville.

Dans la région Kansai où se situent Kyôto, Osaka et Nara, les maisons particulières prenaient une forme très allongée : elles mesuraient en général à peine 6 mètres de large, mais sur 25 ou même 50 mètres de long. Par plaisanterie on appelle cette sorte de bâtiment « lit de l'anguille (unagi no nedoko) ». Les Japonais l'attribuent très souvent à l'imposition sur les immeubles basée sur leur largeur sous le shogunat d'Édo. En fait, dans ces grandes villes importantes, on bénéficiait toujours l'exonération de l'impôt sur les biens immobiliers et cette explication ne se tient donc point.

En effet, on a hérité ce plan bien particulier directement des maisons de l'époque Heian. La façade à deux ou trois ken (travées) était déjà normale depuis le 12e siècle pour les citadins de la première ville du pays.

Plus tard à l'époque Muromachi, les machiya construits coudes à coudes étonnaient toujours les provinciaux qui venaient à la capitale. Un campagnard criera dans une pièce du théâtre humoristique : « Tiens, regarde! Ces maisons-là qui se serrent bras dessus bras dessous en bons amis... »

Culture Japon

Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 5 Avril 2018

Courbet - Le retour de la foire

Courbet - Le retour de la foire

Le Retour de la Foire, de Courbet, est « la France rustique, avec son humeur indécise et son esprit positif, sa langue simple, ses passions douces, son style sans emphase, sa pensée plus près de terre que des nues, ses mœurs également éloignées de la démocratie et de la démagogie, sa préférence décidée pour les façons communes, éloignée de toute exaltation idéaliste, heureuse sous une autorité tempérée, dans ce juste milieu aux bonnes gens si cher, et qui, hélas ! constamment les trahit ».

Proudhon

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 3 Avril 2018

Albert Marquet - Le lac Léman vu de Montreux - 1937

Albert Marquet - Le lac Léman vu de Montreux - 1937

L'œuvre d'Albert Marquet est fait de plans simplifiés, de couleurs vives et dégradées, travaillé de manière rapide à la fois croquis et notation de lumière avec un art accompli du cadrage qui privilégie la plongée. Les personnages présents au début de sa carrière tendent à disparaître pour ne laisser apparaitre que l'effet d'ensemble de paysages, de ports ou d'architectures maritimes dans des camaïeux de gris. Ami de Matisse et de Derain, il a conservé, de sa période fauve, le sens de la couleur et de la lumière. Il peint Paris et ses environs, les ponts de la Seine, les rues illuminées la nuit, Paris sous la neige ou sous un soleil de plomb. Son art est poli, doux et mesuré, sans violence ni pathos ou expressionnisme et place la couleur sans excès, en réserve, au mur d'un intérieur.

Comme Monet il crée des séries d'études des variations de la lumière en fonction des saisons, de l'heure de la journée, et du temps. Ainsi, entre 1905 et 1906, il peint une série de paysages urbains sur le thème du quai des Grands-Augustins, qu'il voit depuis la fenêtre de son atelier au numéro 25, acheté par ses parents en 1905.

Il participe en 1905 à l'exposition des « Fauves » qui fait scandale par une vision brutale des formes et des couleurs. Il abandonne plus tard cette manière pour la recherche d'une harmonie tonale, privilégiant les couleurs plus harmonieuses, moins saturées afin de rendre toutes les nuances de la lumière. L'eau est l'un de ses motifs favoris, avec notamment la représentation de la Seine et des quais, tout comme les ports d'Afrique du Nord : Alger, Bougie, Oran, Tunis, La Goulette.

Formé de manière académique et classique pendant une dizaine d'années, le jeune Marquet s'affranchit en pratiquant le portrait, et des nus féminins très présents, des dessins érotiques de bordel qui seront reproduits dans des livres. Ses dessins à l'encre de Chine, comme ceux croquant des passants parisiens, visibles au musée Malraux du Havre, sont tracés d'un trait de pinceau elliptique et dépouillé.

La séparation d'Yvonne et le mariage avec Marcelle, semblent sceller l'abandon des nus et des scènes de genre au profit d'un art du paysage qu'il aime pratiquer avec ses amis peintres. Dès 1919, il voyage beaucoup, notamment en Tunisie et Algérie, en compagnie de Jean Launois et Étienne Bouchaud. Il a aussi parcouru le Nord de la France, la côte belge et la Hollande, faisant des ports ses ateliers. À l'été 1920, Marquet invite Signac à le rejoindre à La Rochelle. Sur place, le peintre rochelais Gaston Balande leur fait découvrir les paysages environnants qu'ils peignent, ensemble, sur le motif. De 1919 à 1939, il séjourne, entre autres, à Poissy, Triel et Méricourt et y peint des paysages de la Seine.

En 1939, à La Frette-sur-Seine, il peint sa femme en train de coudre (Intérieur à la Frette) et son ami Desnoyer en train de peindre (l'Atelier de la Frette) à ses côtés.

Dans ses souvenirs, son épouse Marcelle écrit : « C'est peut-être dans cette modeste maison de la Frette qu'Albert se sentait le plus chez lui. Son atelier bien isolé dans le grenier dominait une boucle de la Seine, son fleuve. (…) Albert s'y sentait à l'aise et comme à l'abri. Desnoyer travaillait dans son coin d'atelier, il ne se gênaient ni l'un ni l'autre. »

Wikipedia

Albert Marquet - Les Sables d’Olonne plage

Albert Marquet - Les Sables d’Olonne plage

Albert Marquet - Le port de la Ponche - 1905

Albert Marquet - Le port de la Ponche - 1905

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

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Publié le 1 Avril 2018

Kyoto - Kodai-ji - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Kodai-ji - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Ginkakuji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ginkakuji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Ginkakuji - Photos: Lankaart (c)

Le kare-sansui (jardin sec) est un jardin sans aucun courant d'eau, composé parfois seulement avec des roches et du gravier fin. Le mot “kare” vient du verbe kareru, qui signifie la mort des plantes ou le tarissement d'un puits ou d’un cours d’eau.

Le prototype du kare-sansui se trouve déjà dans l'époque Heian (du 9e au 12e siècle), mais il était à cette époque plutôt secondaire. C'est avec l'arrivée du courant zen au Japon vers le début du 13e siècle que ce style a pris un nouveau sens.

Alors que les jardins de l'époque précédente étaient surtout destinés à la promenade de leurs maîtres aristocrates laïcs ou religieux, ceux des temples zen, généralement moins vastes, n'étaient plus pour la déambulation, mais pour la méditation de moines. Les religieux les contemplaient et en recevaient une inspiration révélatrice. Dans ce but, le jardin est souvent conçu abstrait, avec les matières purement inorganiques. D'ailleurs, Musô Soseki (1275-1351), prélat du zen aussi important dans la politique, était un des pionniers du kare-sansui dans les temples zen, et ses œuvres montrent la transition des deux époques.

Mais le kare-sansui n'exclut pas les plantes ni une expression pittoresque: à Daisen In au sein de Daitoku Ji (Kyôto), vous verrez un kare-sansui qui représente une cascade et une rivière au moyen des rochers et du sable, et un forêt par des arbrisseaux. Par contre, le jardin composé seulement avec les roches et du gravier, ou tout au plus avec de la mousse, est appelé ishiniwa ou sekitei, qui signifie le jardin aux roches.

Culture japonaise

Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 31 Mars 2018

Michel-Ange et Jules II

Michel-Ange et Jules II

Pape sous le nom de Jules II, Giuliano Della Rovere entame son ascension à la cour pontificale grâce au soutien de son oncle Francesco Della Rovere, pape en 1471 sous le nom de Sixte IV.

Il ne dédaigne pas les plaisirs profanes comme l'atteste la naissance de plusieurs bâtards. Mais assez peu attiré par le luxe pour lui-même, il dénonce le népotisme d'Alexandre VI Borgia, ce qui lui vaut d'attendre sa mort pour revenir à Rome et préparer sa propre élection. Celle-ci intervient le 1er novembre 1503 après le bref pontificat de Pie III (25 jours).

C'est que Jules II, assez peu intéressé au dogme et à la réforme de l'Église, use des richesses du Saint Siège au bénéfice des humanistes et des artistes.

Il passe d'importantes commandes aux principaux génies de son temps, Michel-Ange, Raphaël ou encore Bramante. Il ouvre de nouvelles artères à Rome, dont la via Giulia. Il entreprend aussi en 1506 la reconstruction de la basilique Saint-Pierre de Rome, un chantier de vingt ans et plus, sous la conduite de Bramante.

À Michel-Ange, il confie, outre la décoration de la Sixtine, la réalisation de son propre tombeau dans l'église Saint-Pierre-aux-Liens.

Ces chantiers ainsi que le mécénat et les dépenses militaires assèchent les revenus du Saint Siège. Pour y remédier, Jules II multiplie les ventes de bénéfices ecclésiastiques, de dispenses et d'indulgences (une réduction du temps de purgatoire promise aux généreux fidèles après leur mort).

Ces mesures poursuivies par son successeur Léon X (Jean de Médicis) vont scandaliser les fidèles, notamment en Allemagne, et contribuer à la Réforme luthérienne (ou protestante).

Raphaël - Jules II

Vernet - Jules II examinant les plans de la Basilique Saint-Pierre

Vernet - Jules II examinant les plans de la Basilique Saint-Pierre

Jules II

Jules II

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Publié le 30 Mars 2018

Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)

Le centre ville d'Ise à proximité du sanctuaire shintoïste rassemble de nombreuses maisons traditionnelles qui accueillent les nombreux pèlerins japonais qui viennent se recueillir. 

Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Mars 2018

Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)

Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)

Le grand sanctuaire d'Ise (Ise daijingū), dédié à la divinité solaire Amaterasu ō-mikami en sa qualité d'ancêtre de la dynastie impériale japonaise, se trouve près de l'actuelle ville d'Uji-Yamada, sur le cours supérieur de la rivière Isuzu, dans la province d'Ise (aujourd'hui département de Mie). Le culte de la déesse souveraine, d'abord célébré dans le palais même, s'il faut en croire le Nihon-shoki, aurait été transféré à Ise sous le règne du onzième « empereur humain », Suinin-tennō, en l'an ~ 4 (date légendaire ; en fait, l'événement est à situer au moins deux, peut-être même quatre siècles plus tard), et la première prêtresse en aurait été la princesse Yamato-hime, fille de ce souverain. Jusqu'en 1334, des princesses du sang se succédèrent dans cette fonction de prêtresse (saigū). La tradition voulait, d'autre part, que les deux bâtiments principaux, le sanctuaire intérieur (naikū, où est conservé le miroir sacré) et le sanctuaire extérieur (gekū), fussent reconstruits à neuf tous les vingt ans, selon un plan rigoureusement identique ; cette dernière règle semble avoir été effectivement respectée, car les bâtiments actuels appartiennent bien à un type d'architecture archaïque sur pilotis, caractérisée par deux poutres obliques entrecroisées prolongeant sur le pignon la pente du toit (chigi). La première, par contre, subit de notables entorses, dues en particulier à l'indigence dans laquelle était tombée la maison régnante à la fin du Moyen Âge : il n'y eut aucune reconstruction du sanctuaire intérieur de 1462 à 1585, ni du sanctaire extérieur de 1443 à 1563.

Étroitement associé à la dynastie, Ise fut pendant plus d'un millénaire le lieu d'un culte officiel certes, mais qui n'intéressait guère les gens du peuple. Il en fut tout autrement à partir de la fin du XVIe siècle, avec la constitution des « confréries d'Ise » (Ise-kō) qui popularisèrent les pèlerinages. Ces derniers devaient déplacer des foules nombreuses, plusieurs millions de personnes certaines années, au XVIIIe et au XIXe siècle. Avec la restauration impériale de 1868, Ise devient le premier sanctuaire du pouvoir impérial.

Universalis

Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)
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Ise - Sanctuaire Shinto - Japon - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 28 Mars 2018

Dali -  Soft Self-Portrait with Grilled Bacon. Autoportrait mou avec du lard grillé

Dali - Soft Self-Portrait with Grilled Bacon. Autoportrait mou avec du lard grillé

Spectre plein d’ironie, dans lequel apparaît un visage amorphe, mou, appuyé sur des béquilles, que Dalí considère comme un autoportrait, avec un piédestal qui porte l’inscription du titre de l’œuvre, et, par-dessus, un morceau de bacon frit, symbole de la matière organique et du quotidien de ses petits-déjeuners à l’hôtel Saint Regis de New York. Dalí rappelait toujours le morceau de peau pendante par lequel Michel-Ange se représenta lui-même dans la chapelle Sixtine du Vatican et il défendait que l’élément le plus consistant dans notre représentation n’est ni l’esprit ni la vitalité, mais notre propre peau.

Théâtre-Musée Dalí

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Rédigé par rafael

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Publié le 27 Mars 2018

Dali - Poésie d'Amérique

Dali - Poésie d'Amérique

Dalí peint cette huile à Monterrey, en Californie, en 1943. Le paysage est un mélange de la plaine de l’Ampourdan, du Cap de Creus et des grands déserts américains. La peau de l’Afrique apparaît au fond, sur la tour du temps, avec l’horloge qui marque l’heure et les athlètes — joueurs de football américain — , sur fond de symbolisme vertical de la bouteille de Coca-Cola entre les deux et le téléphone noir, enkysté dans la bouteille, dont s’échappe une grande tache noire tombant sur une toile blanche que tiennent les athlètes. La tache noire a fait l’objet de différentes interprétations. L’une d’elles est qu’il s’agirait d’une représentation du problème racial américain. Cette œuvre, réalisée pendant l’étape américaine, est une anticipation des nouvelles attitudes culturelles du XXe siècle, du Pop Art en particulier.

Théâtre-Musée Dalí

Les joueurs de football américain — , sur fond de symbolisme vertical de la bouteille de Coca-Cola entre les deux et le téléphone noir, enkysté dans la bouteille, dont s’échappe une grande tache noire tombant sur une toile blanche que tiennent les athlètes.

 

 

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