Publié le 7 Avril 2012

Néfertiti,buste, Altes Museum, Berlin.
 

Néfertiti (-1370-1334) fut l'épouse d'Akhenaton le neuvième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Akhenaton marquera l'histoire de l'Egypte, sa vision mystique d'un Dieu unique, Rê-Horakhty (qui est dans Aton), sa remise en cause du pouvoir des prêtres de Thèbes vont constituer une véritable révolution dans les mentalités et dans le jeu du pouvoir au sein de l'empire. Mais cette révolution ne durera que le temps d'un règne. Néfertiti jouera un rôle important auprès de son époux, d'une beauté légendaire sa représentation dans les temples et les palais fut l'un des thèmes artistique récurent de leur règne. Le buste conservé au Altes museum de Berlin nous montre une femme en effet d'une grande beauté et visiblement très intelligente. Ce buste est certainement l'une des plus belles représentations de la femme égyptienne.
 


 

Photos: (c) Lankaart

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #EGYPTE ANTIQUITE

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Publié le 7 Avril 2012

Le Temple d’Hatshepsout est l’une des constructions les plus originales de l’antiquité égyptienne, adossé à une immense falaise,  le palais est marqué par une composition d’une très grande audace à l’échelle du site, brisant les canons habituel de l’architecture classique. La  reine Hatshepsout fit construire son temple au pied des falaises abruptes du désert thébain non loin  du sanctuaire de Mentouhotep, aux environs de 1470 av. JC.


Construit en calcaire le temple émerge de la falaise elle-même. Il se compose d’une grande rampe précédée d’une grande cour et qui mène à deux terrasses. Les façades de celles-ci sont chacune bordées d’un portique de part et d’autre de la rampe. Le portique de la  terrasse inférieur est décoré de fresques relatant l’expédition au pays du Pount et du mythe de la naissance d’Hatshepsout, et est prolongé par un sanctuaire dédié à Anubis au nord et par une chapelle dédié à Hathor au sud. La terrasse supérieure donne accès au sanctuaire principal. De colossales statues osiriaques de la reine précèdent  l’accès à la cour du sanctuaire. Depuis celle-ci on accède au reposoir de la barque d’Amon-Rê et d’Hatshepsout creusés dans la roche.







 

Photos: (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #EGYPTE ANTIQUITE

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Publié le 6 Avril 2012

Tenture de Saint-Eloi , Hospice de Beaune.
 

La tapisserie est en France un art florissant pendant la période gothique et la Renaissance. Les ateliers de Tournai et Arras produisent de nombreux chefs d’oeuvres. Les tapisseries sont exécutées d’après des cartons réalisés par des artistes peintres.  Au XVe siècle les ateliers des bords de la Loire produisent une série de tapisserie dite « aux milles fleurs » caractérisées par leurs décors floraux et des sujets célébrant la galanterie et la beauté des femmes. La tenture de Saint – Eloi réalisé en Flandres au XVIe siècle et conservé aux hospices de Beaune fait partie de ces tapisseries. De grande dimension elle est l’exemple même d’un art aboutie qui, sur un fond bleu profond met en scène une rencontre fortuite dans un décor extravagant. L’élégance de la composition, le « réalisme utopique » du décorda en font une œuvre d’exception.



 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE FRANCE - EUROPE DU SUD

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Publié le 6 Avril 2012

Puvis de Chavanne vision du bonheur Rouen

 

"On s’élève au-dessus de la terre avec Puvis de Chavannes, ou plutôt on voudrait s’élever avec lui dans ce monde de rêve, de paix profonde, dans cette atmosphère voilée, mais nullement pesante, où vivent des personnages d’une vie éthérée, mais non irréelle ; ce beau paysage, on croit le connaître ; on a ressenti dans quelque jour heureux la joie d’une belle journée d’été, mais non pas, certes, avec cette force, cette intensité. Le charme des deux panneaux pour le musée de Rouen ne pénètre que peu à peu, mais il finit par vous isoler de toutes les peintures qui les entourent. Que sera-ce quand on les verra en place, sans cette tenture rouge qui, au premier abord, en détruit la suave harmonie ? "

 

Proust 

 

Puvis de Chavanne vision du bonheur Rouen - Copie

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #SYMBOLISME - NABIS

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Publié le 6 Avril 2012

Musée du Louvre Paris
 

Hubert Robert (1733-1808) est un peintre voyageur. Après un séjour un séjour à la villa Médicis à Rome, il parcourt l’Italie, dessinant des scènes pittoresques et les ruines nombreuses et grandioses de l’antiquité. Reçu à l’académie en 1766 à Paris, il repart en Provence et en Italie, peignant les mêmes motifs, paysages de ruines ou de grandes constructions monumentales notamment de l’antiquité. Ce sont ces vues qui le rendront célèbres.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 6 Avril 2012

Nefertari tombeau

 

XIXème Dynastie, vers 1250 av. JC.

 

Néfertari « Grande Epouse Royale » de Ramsès II a bénéficié d’un vaste complexe funéraire dans la vallée des Reines à Louxor (ancienne Thèbes). Construit du vivant de la reine le complexe était richement ornée, malheureusement peu d’objets ont survécu au pillage de la tombe. On atteint la tombe après avoir descendu 18 marches taillées dans la roche menant à une antichambre puis à un deuxième escalier qui plonge dans les profondeurs de la montagne. Le caveau principal est flanqué de 3 petites chambres. L’antichambre et son annexe son richement décorées entre autres de deux représentations du Dieu solaire. A gauche on peut découvrir le dieu Khépri  qui incarne le soleil levant sous la forme d’un scarabée.  En face le dieu Rê-Horakhty hiérocéphale incarne le soleil couchant.

 

On peut également voir des représentations de la déesse Hathor et de la déesse-vautour Nekhbert aux ailes largement déployées.  Dans le corridor on peut voir des fresques représentant Néfertari offrant des boissons aux déesses Isis et Nephthys.  Les scènes de l’annexe montrent la reine accompagnée par une divinité, le dieu Harsiésis, Horus fils d’Isis, à tête de faucon, qui la conduit au dieu solaire.

 

L’ensemble des ces fresques somptueuses sont un vivant témoignage de l’art accomplie de l’ancienne égypte.

 

nefertari tombeau isisNefertari tombeau Horus
nefertari tombeau portraitNefertari tombeau thot

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #EGYPTE ANTIQUITE

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Publié le 6 Avril 2012

 

Les Hospices de Beaune sont un exemple intéressant du style gothique appliqué à un bâtiment civil. Beaune est une ville au moyen-âge prospère, non loin de Dijon elle est intégré au Duché de Bourgogne qui à l’époque est une puissance politique à part entière qui s’oppose aux rois de France.


La création de l’Hôtel-Dieu date de 1443, à la fin de la guerre de cent ans qui a ravagé une partie importante de la France. Malgré la signature du traité d’Arras en 1435, des bandes armés, les « écorcheurs », continuent à sévir dans les campagnes. La ville de Beaune est dans une situation économique très difficile, la plupart des habitants vivent dans la pauvreté et n’ont plus de ressources stables. Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon, décide de créer les hospices à l’intention des pauvres de la ville. En 1452, les hospices ouvrent et accueillent vieillards, infirmes, orphelins et malades. L’Hôtel-Dieu est sous la responsabilité des Sœurs Hospitalières qui officieront jusqu’au XXe siècle.
 


Le bâtiment s’organise autour d’une cour centrale. On trouve dans le bâtiment de grandes salles pour les malades, des chapelles et tous ce qui peut être utile pour les hospices, cuisines, lingerie, salles de préparation, pharmacie etc.… Les toits d’une partie des bâtiments ont été couverts de tuiles vernissées dans le style typique de la Bourgogne lui donnant son caractère et son identité. De nombreuses œuvres d’art ont été rassemblées aux cours des siècles aux hospices formant aujourd’hui une très belle collection.



 

Photos :(c) Lankaart
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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Publié le 5 Avril 2012

Le Nid, Musée du Louvre, Paris

 

François Boucher (1703-1770) est l’un des grands peintres français du XVIIIe. Reçu à l’académie en 1734, ses commandes auprès de la cour vont lui permettre d’imposer un style qui va rapidement se diffuser dans toute l’Europe. Il met à l’honneur la sensualité et le libertinage, offrant à la cour de Louis XV une peinture plus familière, proche des aspirations de l’aristocratie loin du faste écrasant du siècle de Louis XIV. Ses qualités de peintres, sa virtuosité lui permettent de mettre en avant la femme dans des situations très diverses, aussi bien des scène de genre que des évocations antiques, mais toujours avec le souci de faire de celle-ci un être plein de grâce et de sensualité à la porté du monde qui l’entoure, et non un être diaphane et idéalisé appartenant à un autre monde.  Son style subit les critiques, notamment de Diderot,  dès la mort de Mme de Pompadour en 1764. Le Néo-classicisme allait bientôt rejeter cette approche légère et féminine  de la vie.


 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 4 Avril 2012

Dahlem Museen, Berlin
 

Les bronzes en forme d’animaux sont une production courante dans l’Iran du premier millénaire AP. JC. Les exemples abondent, dont l’utilité est souvent sujet à controverse, bruloir à parfum, lampe, flacon à parfum ? Le mystère reste parfois entier. Par contre l’art et le raffinement de ces objet est indéniable, parfois félin, parfois oiseaux, les artistes laissent libre cour à leur imagination.

Ce très belle oiseau du VIIIe siècle conservé à Berlin est un parfaite exemple de cet art accomplie, la dimension statique et monumentale de l’objet lui donne une présence indéniable malgré ses dimensions modestes, la qualité de la gravure, la finesse des détails lui confèrent également une grande élégance.  
 


 


 Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM CLASSIQUE, #IRAN

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Publié le 4 Avril 2012

Nature morte, Gemaldegalerie, Berlin


Pieter Claesz (1597-1661) est l’un des grands maîtres hollandais de la nature morte. Ses compositions et sa technique absolument parfaite dégage une poésie empreinte de nostalgie, un regard profond sur la vie, le temps qui s’écoule, la mort. Le propre des natures mortes, l’un des thèmes récurant de la peinture hollandaise de l’époque. Ses effets de reflets  chatoyants, la transparence du verre, le reflet du métal sont d’un très grand réalisme mais en même temps sont terriblement mélancolique.

 


Watteau - Pélerinage à l'île de Cythère

Pélerinage à l'île de Cythère, Musée du Louvre, Paris Jean-Antoine Watteau (1684-1721) est une peintre français d’une très grande sensibilité. Ses tableaux, loin des grandes compositions d’un Lebrun, préfigure ce que sera la peinture française au milieu du XVIIIe siècle. C’est à travers son tableau Pèlerinage à l’île de Cythère, qu’il présente pour sa réception à l’académie, que l’on ressent le plus ce qui fait la qualité de son œuvre : la délicatesse de son toucher, ses sujets très galants […]


La nature morte comme forme d'art à part entière est en réalité une conception occidentale de l'après-Renaissance. Un tableau sur bois (1504, Alte Pinakothek, Munich) du peintre vénitien Jacopo De'Barbari, représentant un perdreau et une paire de gants, est généralement considéré comme la première véritable nature morte. Le genre se développe par la suite essentiellement aux Pays-Bas, où des artistes tels que Jan Bruegel , Pieter Claesz, Willem Kalf et Frans Snyders réalisent de luxuriants […]

 



Peintre flamand (1576-1639) spécialisé dans les tableaux naturaliste d’animaux et de fleurs il travailla notamment à la cour de Rodolphe II qui l’envoya dessiner des paysages du Tyrol, où il effectua nombre d’études d’animaux d’après nature, comme également, dans son jardin zoologique. Certains de ses tableaux donnent lieu à des curieuses scènes mythologiques ou bibliques.

 

 

 

 

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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