Articles avec #inde hindoue tag

Publié le 13 Janvier 2018

Siva - Photos: Lankaart (c)
Siva - Photos: Lankaart (c)

Siva - Photos: Lankaart (c)

" Des mouvements et non des formes, des masses expressives et non des harmonies de rapports ou des abstractions arrêtées, une image ivre et touffue de l’ensemble du monde et non plus la recherche d’un équilibre entre les lois universelles et les lois de l’esprit. Par éclairs, sans doute, et voilé d’obscurité et de torpeur, on peut tout trouver dans cet art, débordant l’élément voisin, l’opprimant ou opprimé par lui, on y peut rencontrer de brèves fulgurations de conscience et de brusques écarts du réalisme le plus rudimentaire à l’idéalisme le plus haut. À les voir isolées, les figures – les figures de femmes surtout, innombrables, douces, religieuses, formidables de grâce, de sensualité, de pesanteur charnelle, – ébauchent à tout instant un effort immense et sourd, souvent d’une ferveur puissante, d’adaptation supérieure à leur rôle d’humanité. L’homme indien veut des tailles fléchissantes sous le poids des seins et des hanches, de longues formes effilées, une seule onde musculaire parcourant le corps entier. Mais son hymne tendre se perd dans la clameur universelle. Il peut adorer à la fois Indra, l’être suprême, le créateur Brahma, le destructeur Shiva, le rédempteur Krishna, Surya la lumière du jour, Lakshmi l’amour, Sarasvati la science et l’horrible Kali assise dans la pourriture et le sang caillé des victimes, les dix incarnations de Vishnou et la foule des héros et des monstres de l’immense mythologie et des épopées nationales, Ravana, Sougriva, Hanoumat, Ananta. Il peut invoquer Rama, le héros incorruptible qui eût conduit les Grecs au seuil de la divinité, Rama n’est qu’une idole de plus dans le prodigieux Panthéon, une idole perdue parmi les dieux de la fécondité et de la mort. Il peut faire voisiner, sur les murailles, la férocité et l’indulgence, l’ascétisme et la lubricité, les fornications et les apostolats, il peut mêler l’obscénité à l’héroïsme. L’héroïsme et l’obscénité n’apparaissent pas plus dans la vie universelle qu’un combat ou un accouplement d’insectes dans les bois. Tout est au même plan. Pourquoi ne pas laisser l’instinct se répandre dans la nature avec l’indifférence des puissances élémentaires et balayer dans son emportement les morales et les systèmes ? L’idéalisme social est vain. L’éternité impassible use le long effort de l’homme. L’artiste indien n’a pas le temps de conduire la forme humaine jusqu’à sa réalisation. Tout ce qu’elle contient, elle le contient en puissance. Une vie prodigieuse l’anime, mais embryonnaire et comme condamnée à ne jamais choisir entre les sollicitations confuses de ses énergies de volonté et de ses énergies sensuelles. L’homme ne changera rien à sa destinée finale qui est de retourner tôt ou tard à l’inconscient et à l’informe. Dans la fureur des sens ou l’immobilité de la contemplation, qu’il s’abîme donc sans résistance au gouffre des éléments. "

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Janvier 2018

Ellora - Photos: Lankaart (c)
Ellora - Photos: Lankaart (c)
Ellora - Photos: Lankaart (c)

Ellora - Photos: Lankaart (c)

" Pour les Indiens, toute la nature est divine, et, au-dessous du grand Indra, tous les dieux sont de puissance égale et peuvent menacer ou détrôner les autres dieux, dieux concrets, dieux abstraits, le soleil, la jungle, le tigre, l’éléphant, les forces qui créent et celles qui détruisent, la guerre, l’amour, la mort. Aux Indes, tout a été dieu, tout est dieu ou sera dieu. Les dieux changent, ils évoluent, ils naissent et meurent, ils laissent ou non des enfants, ils nouent et dénouent leur étreinte dans l’imagination des hommes et sur la paroi des rochers. Ce qui ne meurt pas, aux Indes, c’est la foi, l’immense foi frénétique et confuse aux mille noms, qui change sans cesse de forme, mais est toujours la puissance démesurée qui pousse les masses à agir. Aux Indes, il arrivait ceci. Chassés par une invasion, une famine, une migration de fauves, des milliers d’êtres humains se portaient au Nord ou au Sud. Là, au bord de la mer, au seuil d’une montagne, ils rencontraient une muraille de granit. Alors, ils entraient tous dans le granit, ils vivaient, ils aimaient, ils travaillaient, ils mouraient, ils naissaient dans l’ombre, et, trois ou quatre siècles après ressortaient à des lieues plus loin, ayant traversé la montagne. Derrière eux, ils laissaient le roc évidé, des galeries creusées dans tous les sens, des parois sculptées, ciselées, des piliers naturels ou factices fouillés à jour, dix mille figures horribles ou charmantes, des dieux sans nombre, sans noms, des hommes, des femmes, des bêtes, une marée animale remuant dans les ténèbres. Parfois, pour abriter une petite pierre noire, comme ils ne rencontraient pas de clairière sur leur chemin, ils creusaient un abîme au centre du massif.

C’est dans ces temples monolithes, sur leurs parois sombres ou sur leur façade embrasée que se déploie, dans toute sa puissance épouvantable, le vrai génie indien. Ici se fait entendre tel qu’il est le langage confus de multitudes confuses. L’ homme, ici, consent sans combat à sa force et à son néant. Il n’exige pas de la forme l’affirmation d’un idéal déterminé. Il n’y enferme aucun système. Il la tire brute de l’informe, telle que l’informe la veut. Il utilise les enfoncements d’ombre et les accidents du rocher. Ce sont eux qui font la sculpture. S’il reste de la place, on ajoute des bras au monstre, on lui coupe les jambes si l’espace est insuffisant. Un pan de mur démesuré rappelle-t-il la masse sommaire et monstrueuse roulant par troupes moutonnantes sur les bords des fleuves, à la lisière des forêts, on le taille par grands plans purs pour en tirer un éléphant. Au hasard des creux, des saillies, les seins se gonflent, les croupes se tendent et se meuvent, l’accouplement humain ou bestial, le combat, la prière, la violence et la douceur naissent de la matière qui paraît elle-même enivrée sourdement. Les plantes sauvages pourront faire éclater les formes, les blocs pourront crouler, l’action du soleil et de l’eau pourra ronger la pierre. Les éléments ne mêleront pas mieux que le sculpteur toutes ces vies à la confusion de la terre. Parfois, aux Indes, on retrouve au milieu des bois d’énormes champignons de pierre luisant sous l’ombre verte comme des plantes vénéneuses. Parfois, tout seuls, des éléphants épais, aussi moussus, aussi rugueux que s’ils étaient vivants, mêlés à l’enchevêtrement des lianes, dans les herbes jusqu’au ventre, submergés de fleurs et de feuilles et qui ne seront pas plus absorbés dans l’ivresse de la forêt quand leurs débris seront retournés à la terre.

Mahabalipuram - Photo: Lankaart (c)

Mahabalipuram - Photo: Lankaart (c)

Ellora - Temple de Kaisala - Photos: Lankaart (c)
Ellora - Temple de Kaisala - Photos: Lankaart (c)
Ellora - Temple de Kaisala - Photos: Lankaart (c)

Ellora - Temple de Kaisala - Photos: Lankaart (c)

C’est dans ces temples monolithes, sur leurs parois sombres ou sur leur façade embrasée que se déploie, dans toute sa puissance épouvantable, le vrai génie indien. Ici se fait entendre tel qu’il est le langage confus de multitudes confuses. L’ homme, ici, consent sans combat à sa force et à son néant. Il n’exige pas de la forme l’affirmation d’un idéal déterminé. Il n’y enferme aucun système. Il la tire brute de l’informe, telle que l’informe la veut. Il utilise les enfoncements d’ombre et les accidents du rocher. Ce sont eux qui font la sculpture. S’il reste de la place, on ajoute des bras au monstre, on lui coupe les jambes si l’espace est insuffisant. Un pan de mur démesuré rappelle-t-il la masse sommaire et monstrueuse roulant par troupes moutonnantes sur les bords des fleuves, à la lisière des forêts, on le taille par grands plans purs pour en tirer un éléphant. Au hasard des creux, des saillies, les seins se gonflent, les croupes se tendent et se meuvent, l’accouplement humain ou bestial, le combat, la prière, la violence et la douceur naissent de la matière qui paraît elle-même enivrée sourdement. Les plantes sauvages pourront faire éclater les formes, les blocs pourront crouler, l’action du soleil et de l’eau pourra ronger la pierre. Les éléments ne mêleront pas mieux que le sculpteur toutes ces vies à la confusion de la terre. Parfois, aux Indes, on retrouve au milieu des bois d’énormes champignons de pierre luisant sous l’ombre verte comme des plantes vénéneuses. Parfois, tout seuls, des éléphants épais, aussi moussus, aussi rugueux que s’ils étaient vivants, mêlés à l’enchevêtrement des lianes, dans les herbes jusqu’au ventre, submergés de fleurs et de feuilles et qui ne seront pas plus absorbés dans l’ivresse de la forêt quand leurs débris seront retournés à la terre.

Ellora bas-relief - Photo: Lankaart (c)

Ellora bas-relief - Photo: Lankaart (c)

Tout le génie indien est dans ce besoin toujours inassouvi de remuer la matière, dans son acceptation des éléments qu’elle lui offre et son indifférence à la destinée des formes qu’il en a tirées. Il ne faut pas chercher dans l’art qui nous le livre l’expression peut-être imposée mais réelle de sa métaphysique comme chez l’Égyptien, la libre expression comme chez le Grec de sa philosophie sociale, mais l’expression obscure et trouble, anonyme et profonde, et par là démesurément forte, de son panthéisme intuitif. L’homme n’est plus au centre de la vie. Il n’est plus cette fleur du monde entier qui s’est employée lentement à le former et le mûrir. Il est mêlé à toutes choses, au même plan que toutes choses, il est une parcelle d’infini ni plus ni moins importante que les autres parcelles d’infini. La terre passe dans les arbres, les arbres dans les fruits, les fruits dans l’homme ou l’animal, l’homme et l’animal dans la terre, la circulation de la vie entraîne et brasse un univers confus où des formes surgissent une seconde pour s’engloutir et reparaître, déborder les unes sur les autres, palpiter et se pénétrer dans un balancement de flot. L’homme ignore s’il n’était pas hier l’outil avec lequel il fait surgir de la matière la forme qu’il sera peut-être demain. Tout n’est qu’apparences, et sous la diversité des apparences, Brahma, l’esprit du monde, est un. L’homme, sans doute, a l’intuition mystique du transformisme universel. À force de transmigrations, à force de passer d’une apparence à une autre apparence et d’élever en lui, par la souffrance et le combat, le niveau mouvant de la vie, sans doute sera-t-il un jour assez pur pour s’anéantir en Brahma. Mais, perdu comme il l’est dans l’océan des formes et des énergies confondues, sait-il s’il est forme encore, s’il est esprit ? Est-ce cela un être qui pense, un être seulement vivant, une plante, un être taillé dans la pierre ? La germination et la pourriture s’engendrent sans arrêt. Tout bouge sourdement, la matière épandue bat ainsi qu’une poitrine. La sagesse n’est-elle pas de s’y enfoncer jusqu’au crâne pour goûter, dans la possession de la force qui la soulève, l’ivresse de l’inconscient ?

Hampi - Photos: Lankaart (c)
Hampi - Photos: Lankaart (c)

Hampi - Photos: Lankaart (c)

Dans les forêts vierges du sud, entre l’ardeur du ciel et la fièvre du sol, l’architecture des temples que la foi faisait jaillir à deux cents pieds dans les airs, multipliait de générations en générations et entourait d’enceintes toujours agrandies, toujours déplacées, ne pouvait pas sortir d’une source moins puissante et moins trouble que les grottes creusées dans l’épaisseur des rochers. Ils élevaient des montagnes artificielles, des pyramides à degrés où les formes grouillaient dans la broussaille des sculptures. Hérissements de cactus, de plantes mauvaises, crêtes dorsales de monstres primitifs, on dirait qu’aucun plan ne présidait à la construction de ces forêts de dieux qui semblaient repoussés de l’écorce terrestre comme par la force des laves. Dix mille ouvriers travaillant ensemble et laissés à leur inspiration, mais uns de fanatisme et de désirs, pouvaient seuls étager ces dalles titanesques, les ciseler du haut en bas, les couvrir de statues aussi serrées que les vies de la jungle et les soutenir dans les airs sur le feston aérien des ogives dentelées et l’échafaudage inextricable des colonnes. Statues sur statues, colonnades sur colonnades, trente styles mêlés, juxtaposés, superposés, colonnes rondes ou carrées, polygonales, à étages ou monolithes, lisses ou cannelées ou fouillées ou surchargées de ciselures avec la confusion suspecte de paquets de reptiles remuant en cercles visqueux, de pustules soulevées par des battements mous, de bulles crevant sous les feuilles étalées sur une eau lourde. Là, comme partout dans l’Inde, l’infiniment petit et l’infiniment grand se touchent. Quelle que soit la puissance de ces temples, ils ont l’air à la fois jaillis de la terre sous la poussée d’une saison et fouillés minutieusement comme un objet d’ivoire.

Hampi - Photos: Lankaart (c)
Hampi - Photos: Lankaart (c)

Hampi - Photos: Lankaart (c)

Partout des formes, partout des bas-reliefs touffus, de l’enceinte des temples à leur faîte, sur les parois intérieures, souvent au sommet des colonnes où toute l’humanité, toute l’animalité confondues supportent le fardeau des entablements et des toits. Tout est prétexte à porter des statues, à se boursoufler en figures, les chapiteaux, les frontons, les colonnes, les hauts degrés des pyramides, les marches, les balustrades, les rampes d’escaliers. Des groupes formidables se soulèvent, retombent, chevaux cabrés, guerriers, grappes humaines, éruptions de corps enchevêtrés, troncs et rameaux vivants, foules sculptées d’un seul mouvement, comme jaillies d’une même matrice. Le vieux temple monolithe semble retourné violemment et projeté hors de la terre. L’Indien, sauf aux époques plus récentes où il a modelé des bronzes étonnants de tendresse, de fermeté et d’élégance, l’Indien n’a jamais conçu la sculpture comme pouvant vivre indépendante de la construction qu’elle décore. Elle semble, sur le corps d’une plante grasse, un bourgeonnement confus.

Chittogarh - Photos: Lankaart (c)
Chittogarh - Photos: Lankaart (c)

Chittogarh - Photos: Lankaart (c)

Même au dehors, même en pleine lumière, ces formes sont environnées d’une obscurité mystérieuse. Les torses, les bras, les jambes, les têtes s’entremêlent, quand une statue toute seule n’a pas vingt bras, dix jambes, quatre ou cinq faces, quand elle n’est pas chargée seule de toutes les apparences de tendresse et de fureur par qui se révèle la vie. Les fonds ondulent pesamment comme pour faire rentrer dans l’éternité mobile de la substance primitive les êtres encore informes qui tentent d’en émerger. Larves grouillantes, embryons vagues, on dirait des essais incessants et successifs d’enfantements qui s’ébauchent et avortent dans l’ivresse et la fièvre d’un sol qui ne cesse pas de créer.

Harihara Shiva Vishnu - Photos: Lankaart (c)
Harihara Shiva Vishnu - Photos: Lankaart (c)

Harihara Shiva Vishnu - Photos: Lankaart (c)

De près, il ne faut pas regarder cette sculpture avec la volonté ou le désir d’y trouver le modelé scientifique des Égyptiens ou le modelé philosophique de Phidias, bien que l’Égypte et bien plus encore la Grèce amenée par Alexandre aient profondément influencé et peut-être même révélé à eux-mêmes les premiers sculpteurs bouddhiques. La sculpture n’est plus envisagée que sommairement et d’instinct dans ses plans et ses passages. Les procédés de la peinture la définiraient mieux, car la lumière et l’ombre jouent, dans ces bas-reliefs gigantesques, un rôle vivant et continu, comme un pinceau qui triture et caresse.

Ajanta fresques - Photo: Lankaart (c)

Ajanta fresques - Photo: Lankaart (c)

Mais précisément la peinture hindoue, qui conserve les qualités de matérialité de la sculpture est peut-être, plus qu’elle, épurée par l’esprit. La peinture est plutôt œuvre monacale, le bouddhisme y laisse une empreinte bien plus précise. Et plus tard, quand l’Islam arrive, l’influence de la Perse s’y fait beaucoup plus sentir. Des grandes décorations bouddhiques aux miniatures musulmanes, la spiritualisation des éléments de l’œuvre touche parfois à la plus rare, la plus haute, la plus humaine harmonie. On ne peut placer au-dessous des grandes œuvres classiques la pureté des fresques d’Ajunta où semblent fusionner une heure, dans le lyrisme panthéiste des Indiens, le rayonnement spirituel des peintures égyptiennes et l’enivrement moral des vieux artistes chinois. Par une sorte de paradoxe ethnique, la grande peinture de l’Inde semblerait plus rapprochée des rythmes linéaires qui préoccupent avant tout les sculpteurs égyptiens ou grecs que la sculpture indienne elle-même, inclinée à transporter dans la pierre ou le métal le modelé fuyant et ondoyant des peintres. 

Chittogarh - Photos: Lankaart (c)
Chittogarh - Photos: Lankaart (c)

Chittogarh - Photos: Lankaart (c)

Quand on compare cette sculpture à celle des ouvriers anonymes de Thèbes ou des maîtres athéniens, on y trouve quelque chose d’absolument nouveau et de difficile à définir, la fermentation d’un creuset obscur après la limpidité d’un théorème, un modelé qui est un mouvement avant d’être une forme et n’a jamais été considéré isolément ni dans ses rapports abstraits avec les figures voisines. Ce sont des passages matériels qui lient les figures entre elles, elles sont toujours empâtées d’atmosphère, accompagnées par les fonds, absorbées à demi par les autres figures, le modelé est fluctuant et houleux à la façon de la masse des feuilles labourées par le vent. Ce qui modèle le rocher, ce qui le roule en vagues de tempête, c’est le désir et le désespoir et l’enthousiasme eux-mêmes. Il ondule comme une foule que la volupté et la fureur ravissent. Il est gonflé et tendu comme un torse de femme qui sent l’approche de l’amour. ..."

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Août 2017

Inde - Chittogard - Palais de Rana Khumba - Photos: Lankaart (c)

Inde - Chittogard - Palais de Rana Khumba - Photos: Lankaart (c)

Bâtie au sommet d'un immense plateau, Chittorgarh est l'une des plus grandes forteresses du Rajasthan. Sa muraille forme une enceinte de 5 km de long et 600 m de large.

https://www.petitfute.com/v46316-chittorgarh/c1173-visites-points-d-interet/c937-monuments/164371-fort.html

Inde - Chittogard - Palais de Rana Khumba - Photos: Lankaart (c)
Inde - Chittogard - Palais de Rana Khumba - Photos: Lankaart (c)
Inde - Chittogard - Palais de Rana Khumba - Photos: Lankaart (c)

Inde - Chittogard - Palais de Rana Khumba - Photos: Lankaart (c)

Palais de Rana Khumba : à droite après Ram Pol, l'avant-dernière porte marquant l'entrée du fort. Impressionnant ensemble de ruines du XVe siècle très bien restaurées. Le palais porte le nom du souverain rajpoute qui fit agrandir le palais préalablement existant. Vous y verrez notamment un petit temple dédié à Shiva et malheureusement fermé par une porte grillagée. Il est agréable d'y déambuler au milieu des vaches et des singes.

https://www.petitfute.com/v46316-chittorgarh/c1173-visites-points-d-interet/c937-monuments/164371-fort.html

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Rédigé par rafael

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Publié le 2 Août 2017

Rajasthan - Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)

Kumbhalgarh a été construit entre 1443 et 14581 par Rana Kumbha et agrandi dans les années 1800.

Bâti au sommet d'une colline à 1 100 mètres d'altitude, le fort est ceint de murs de 36 kilomètres de long. Cette enceinte est prétendue, à tort, être la deuxième plus longue du monde après la Grande Muraille de Chine ; elle est en réalité la troisième derrière celle de Gorgan en Iran.

Les murs ont une épaisseur de 4,50 mètres et sont percés de sept portes fortifiées (Ram Pol, Arrat Pol, Halla Pol, Hanuman Pol, Bhairav Pol, Nimbu Pol et Chaugan Pol).

360 temples (jaïns et hindous) ont été érigés à l'intérieur des murs de la forteresse, dont il ne reste aujourd'hui qu'un petit nombre (temples de Ganesh, Vedi, Shiv, Neelkanth Mahadev...).

La légende raconte que le Maharana de Kumbhalgarh essuya de nombreux échecs dans son projet de construction du fort jusqu'à ce qu'il expose ses problèmes à un pèlerin. Le pèlerin répondit qu'il devrait être décapité : un temple serait édifié à l'endroit où roulerait sa tête et le fort et les murs seraient élevés à l'endroit où reposerait son corps. Le Maharana suivit les conseils du pèlerin et la construction du fort de Kumbhalgarh fut un succès.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kumbhalgarh

Rajasthan - Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Juillet 2017

Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

Le Fort de Taragarh ou 'Fort de l'étoile' est l’édifice le plus impressionnant de la ville de Bundi dans l'État indien du Rajasthan.

Ce fort a été construit en 1354 sur une colline escarpée. Au moment de son apogée, le Fort de Taragarh était réputé pour ses tunnels traversant toute la colline. Cependant, ces tunnels sont maintenant inaccessibles faute de cartes appropriées. La plus grande partie de ses remparts est constituée par un bastion du 16ème siècle connu sous le nom de Bhim Burj, sur lequel était monté un canon particulièrement grand appelé Garbh Gunjam, ou «Thunder from the Womb».

Ce bastion Chauhan, possède d'énormes réservoirs d'eau. Ces réservoirs ont été construits pour stocker de l'eau et approvisionner les résidents en période de crise. Les réservoirs ont été taillés dans la base rocheuse du fort.

Le Rani Mahal est un petit palais dans le complexe du fort, construit pour les femmes et les concubines des dirigeants. Le Mahal abrite de spectaculaires peintures murales.

 

Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)
Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)
Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

Peintures du Mahal - Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)Peintures du Mahal - Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)
Peintures du Mahal - Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)Peintures du Mahal - Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)
Peintures du Mahal - Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)Peintures du Mahal - Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

Peintures du Mahal - Bundi - Taragarh Fort - Photos:Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Septembre 2016

Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Mehrangarh Fort - Fortaleza de Mehrangarh

Le fort de Mehrangarh surplombe la vieille ville bleue de Jodhpur. Le « fort magnifique » entouré de ses murailles renferme des trésors d’architecture et notamment plusieurs palais composés de cours et de bâtiments richement décorés : le Moti Mahal (palais des perles), le Phool Mahal (palais des fleurs), le Sheesh Mahal (palais des miroirs), le Sileh Khana et le Daulat Khana.

Rao Jodha commence la construction du fort en 1459 en même temps qu’il installe sa capitale sur le site qui deviendra la ville de Jodhpur. C’est au XVIIe siècle que le palais prend sa forme actuelle sous l’impulsion de Jaswant Singh (1638-1678).

Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
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Rajasthan - Fort de Mehrangarh - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 10 Juillet 2016

Fort de Kumbhalgarh - Forts des collines du Rajasthan - UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Fort de Kumbhalgarh - Forts des collines du Rajasthan - UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Fort de Kumbhalgarh - Forts des collines du Rajasthan - UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Hill Forts of Rajasthan - Fuertes de las colinas del Rajastán

"Dans l’État du Rajasthan, six grands et majestueux forts de colline ont été choisis pour illustrer les centres fortifiés et sophistiqués du pouvoir des États princiers rajput qui se sont épanouis entre le VIIIe et le XVIIIe siècle et leur relative indépendance politique.

Les imposantes fortifications – jusqu’à 20 kilomètres de circonférence – tirent le meilleur parti des différentes particularités des collines en particulier : la rivière à Gagron, les forêts denses à Ranthambore et le désert à Jaisalmer, et montrent une phase importante du développement d’une typologie architecturale basé sur les « principes traditionnels indiens établis ». Le vocabulaire des formes architecturales et des ornements partage une base commune avec d’autres styles régionaux comme ceux du Sultanat de Delhi et de l’Empire moghol. Le style rajput n’était pas « unique » mais sa manière éclectique particulière, tirant son inspiration de ses prédécesseurs et de ses voisins, capable ensuite d’influencer les styles régionaux, par exemple l’architecture mahratte, lui donne un caractère original.

À l’intérieur des murs d’enceinte, l’architecture caractéristique des palais et des autres édifices reflète leur rôle en tant que centre de culture de cour et lieu de mécénat des arts et de la musique. Lieux de résidence de la cour et de cantonnement des garnisons, les forts comprenaient des établissements urbains (dont il subsiste quelques exemples) et certains avaient des centres marchands dont l’activité soutenait leur prospérité. La plupart des forts possédaient des temples ou des édifices sacrés, dont certains sont antérieurs aux fortifications et ont survécu aux royaumes rajput. Tous les forts sont équipés d’importantes structures de collecte de l’eau, dont beaucoup sont encore utilisées.

Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Kumbhalgarh - Photos: Lankaart (c)

En tant qu’ancienne capitale du clan Sisodia et l’objet de trois célèbres sièges historiques, Chittorgarh est fortement associé à l’histoire et au folklore rajput. De plus, la quantité et la variété des vestiges architecturaux anciens (allant du VIIIe au XVIe siècle) en font un fort exceptionnel par sa taille et sa monumentalité, comparable à très peu d’autres forts indiens. Kumbhalgarh fut construit en une seule phase (hormis le palais de Fateh Singh ajouté ultérieurement) et conserve sa cohérence architecturale. Sa conception est attribuée à un architecte dont on connait le nom – Mandan – qui fut aussi auteur et théoricien à la cour de Rana Kumbha à Chittorgarh. Cette association de facteurs est très exceptionnelle. Situé au milieu de la forêt, Ranthambore est un exemple établi de fort de colline de forêt. De plus, les vestiges du palais de Hammir comptent parmi les structures subsistantes les plus anciennes de tous les palais indiens. Gagron est un modèle de fort de colline défendu par une rivière. De plus, son implantation stratégique sur un col lui donne le contrôle des routes commerciales.

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)
Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)
Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)
Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort de Chittorgarh - Photos: Lankaart (c)

Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)
Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)
Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)
Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)

Fort d'Amber - Photos: Lankaart (c)

Le palais d’Amber est représentatif d’une phase clé (XVIIe siècle) du développement d’un style de cour rajput-moghol commun qui se manifeste dans les édifices et les jardins ajoutés au fort par Mirza Raja Jai Singh I. Jaisalmer est un exemple de fort de colline dans un désert. La grande ville qu’il comprenait dès l’origine, encore habitée aujourd’hui, et le groupe de temples jaïns, en font un exemple important, et unique à certains égards, de fort (ville fortifiée) à la fois sacré et séculaire.

Les Forts des collines du Rajasthan montrent un important échange d’idéologie princière rajput en matière de planification, de fortifications, d’art et d’architecture depuis le début jusqu’à la fin de l’époque médiévale entre les différentes aires culturelles et géomorphologiques du Rajasthan. Bien que l’architecture rajput partage beaucoup d’éléments avec les autres styles régionaux, par exemple avec l’architecture moghol ou celle du Sultanat de Dehli, elle avait un caractère éclectique, tirant son inspiration de ses prédécesseurs et de ses voisins, et capable à son tour d’influencer les styles régionaux plus récents, comme l’architecture marhatte."

(UNESCO - Patrimoine mondial)

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Rédigé par rafael

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Publié le 8 Mai 2016

Gangaur Ghat - Udaipur

Gangaur Ghat est un très bel ensemble architectural et urbain érigé au bord du lac Pichola à Udaipur, il se compose d’une porte monumentale donnant sur le centre ville, d’emmarchements plongeant dans le lac et d’un embarcadère. Les rajas qui habitaient le City Plalace au cœur de la ville avaient pour habitude de venir à cet endroit pour embarquer vers les îles du lac. Aujourd’hui c’est un des lieux les plus animées et les plus agréable de la vieille ville.

Gangaur Ghat - Udaipur
Gangaur Ghat - Udaipur
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Rédigé par rafael

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Publié le 10 Avril 2016

Cénotaphes des mahârâjas du Mewâr à Ahar - Udaipur

A l’extérieur de la ville d’Udaipur, un site clos regroupe les Cénotaphes des mahârâjas du Mewâr. Ce cimetière est peu fréquenté, pourtant il regroupe un ensemble de constructions intéressantes qui témoigne des évolutions de l’architecture et du décor funéraire durant au moins trois siècles.

Cénotaphes des mahârâjas du Mewâr à Ahar - Udaipur
Cénotaphes des mahârâjas du Mewâr à Ahar - Udaipur
Cénotaphes des mahârâjas du Mewâr à Ahar - Udaipur

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Rédigé par rafael

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Publié le 3 Avril 2016

City Palace Udaipur

City Palace - सिटी पैलेस, उदयपुर - Palais d'Udaipur

Le City Palace à Udaipur est un ensemble de plusieurs palais édifié du XVIe au XIXe siècle. Cet ensemble monumental prend place sur une colline au bord d’un lac artificiel, le lac Pichola, au sud-ouest de la ville. Sa situation exceptionnelle et son architecture raffinée en fond l’un des plus beaux palais rajput d’Inde. Le style du palais est une fusion des influences moghols et du style rajput traditionnel.

Au début du XVIe siècle les luttes incessantes entre la dynastie rajpute des Sisodia et l’empereur moghol Akbar poussent le Maharama Udai Singh à choisir une nouvelle capitale en lieu et place de Chittorgarh. En 1559 il fait construire le premier palais du City Palace et en 1568, après la prise de Chittorgarh par Akbar, transfère définitivement sa capitale à Udaipur.

L’ensemble du City Palace regroupe 11 palais, certains ouvert au public d’autres transformés en hôtels. Les différents palais s’organisent autour de cours et de jardins à différentes hauteurs en fonction de la topographie d’origine. L’ensemble forme une immense façade de pierre de 244 m de long faisant face au lac Pichola et au soleil couchant. Au sud de très beaux jardins achèvent la composition au nord le palais s’ouvre sur la ville et son animation chaotique.

City Palace Udaipur
City Palace Udaipur
City Palace Udaipur
City Palace Udaipur
City Palace Udaipur
City Palace UdaipurCity Palace Udaipur
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Rédigé par rafael

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