Le gospel est un chant religieux chrétien, protestant d'origine, qui prend la suite des negro spirituals. Il s'est développé en même temps que le blues primitif. Les artistes modernes de gospel
ont aussi intégré des éléments de musique soul. Le gospel se développa d'abord chez les afro-américains et les blancs du sud, avant de conquérir le reste de l'Amérique et du monde. Le mot Gospel
signifie « évangile » : littéralement god spell, c'est-à-dire « la parole de Dieu ». Les Gospel Hymns sont […]
Leonard Norman Cohen, CC, né le 21 septembre 1934 à Montréal (Québec), est un poète, romancier et auteur-compositeur-interprète canadien. Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en
1956 et son premier roman en 1963. Les premières chansons de Cohen (principalement celles de Songs of Leonard Cohen, 1967) sont ancrées dans la musique folk, et chantées avec une voix de
baryton. Dans les années 1970, ses influences se multiplient : musique pop, de cabaret, et du monde. Depuis les années […]
"On a mis en cage l’oiseau des îles. Tout le jour des petites filles en habits surannés ont délaissé le jeu de grâce et la
tapisserie pour admirer son plumage ravissant. L’une d’elles a ouvert la porte. L’oiseau s’est envolé. La campagne alors s’est couverte d’une multitude de bonnets phrygiens. Moisson merveilleuse,
mais que nulle saison de fera mûrir, Joan Miro, si vous n’acceptez pas de revenir librement parmi les petites filles. L’une d’elle alors vous embrassera sur la bouche, vous redeviendrez le prince
charmant que vous étiez jadis et sur lequel un sorcier jeta ce mauvais sort."
Bleu II Centre Pompidou Paris, 1961 Né en 1893 Miró devient comptable puis s'inscrit à l'Académie de Francesc Galí à Barcelone en 1912 pour y étudier la peinture. Vite attiré par la communauté
artistique réunie à Montparnasse, il s'établit à Paris, en 1922. Il y rencontre Pablo Picasso, le mouvement Dada, et sous l’influence des poètes et écrivains surréalistes développe dès 1924 son
style unique, une géographie de signes colorés et de formes poétiques en apesanteur, placée sous le double […]
MOMA New-York 1923-1924 “Il n’y a de pays que de l’enfance”, écrivait Roland Barthes, pointant par là l’importance fondatrice du lieu, berceau et réceptacle des premières expériences sensibles
de tout sujet, qui marquerait à jamais la relation d’un individu au monde entendu en termes d’espace et de sensations. Miró a fait de sa Catalogne et surtout de Montroig, la chère ferme
parentale où il se réfugiait la moitié de l’année, l’été et une partie de l’automne, le lieu par excellence de son […]
"C’est cette force d’amour et de poésie qui fait de Francis Picabia l’un des individus admirables de l’époque. Il ne s’agit pas pour
lui de faire « de la peinture », d’écrire « un poème », mais de vivre. Je ne connais peut-être personne chez qui ce sentiment latent ait des racines plus profondes. Non que
Francis Picabia appartienne à ces snobs qui croient prouver leur existence en révélant aux pays lointains leur débilité congénitale. Rien chez lui de ce cosmopolitisme que certain romancier
commercial prétend différencier de l’exotisme et de la recherche imbécile de la couleur locale. C’est que Francis Picabia, encore qu’il dissimule soigneusement son attitude, est surtout préoccupé
de l’essence des choses.
On imagine aisément alors que la peinture et la poésie de Francis Picabia ne répondent pas à ce besoin d’imitation qui est le
propre de l’art. De Michel-Ange au fabricant de roses en tissu, il y a peu de différence, encore ma préférence va-t-elle sans hésitation au fleuriste. Lassé des paysages extérieurs et des
plastiques superficielles, Picabia abandonna rapidement une simulation arbitraire rendue inutile par la photographie et que Bonnat, en dépit des clameurs des « esthètes », avait poussé
aux plus hauts sommets. Un des premiers, il conçu la nécessité d’une recréation (sans accent) ; qu’il s’agisse de sa peinture, évoluée de la façon que l’on sait pour la stupéfaction des
critiques qui fondèrent quelque espoir en lui, qu’il s’agisse de sa poésie sublimée et jaillie des sources premières, qu’il s’agisse de sa vie, on retrouve le même foi, le même
enthousiasme.
Ce n'est pas assez dire de Picabia qu’il est jeune : il n’a pas d’âge. Il vit toujours à la minute prochaine et son rire clair
est un défi aux attitudes penchées des truqueurs et des pontifes dissimulant sous un masque de notaire une quiétude bovine. Mais vivre aussi individuellement a pour corollaire la solitude ou le
scandale. Picabia n’a pas eu peur de celui-ci et c’est pourquoi, dans un temps où le Cant et l’hypocrisie triomphent, il incarne cette anarchie supérieure contre laquelle s’insurgent depuis une
trentaine d’années les disciplinés du néo-classicisme. L’invention dont il a fait sa raison d’être, ce besoin perpétuel de renouvellement, cette destruction systématique de la tradition confèrent
à son attitude multiple un prestige insultant pour la foule…"
MOMA, New-York, 1931 " La persistance de la mémoire", populairement connue comme "les montres molles ", a été peint par Salvador Dali en 1931 entre Cadaqués et Paris, où il a été achetée par un
marchand de New York avant de
tourner dans plusieurs musées puis d'intégrer le fonds permanent du MOMA. Salvador Dalí a peint ce tableau en pleine époque surréaliste, lors d'une période de transitions personnelle et
créatrice. La persistance de la mémoire, allégorie de l'immortalité, est une des […]
La tentation de saint-Antoine, 1946 Après la seconde guerre mondiale Dali cherche de nouvelles voies, l'avènement de l'ère atomique, les débuts de la guerre froide et le bilan de la 2nd guerrre
mondiale l'amènent au mysticisme. Il se tourne vers des thèmes classiques et s'inspire des grands peintres. La tentation de Saint-Antoine fut peinte pour un concours d'affiche pour un film. La
mise en scène du tableau associe des éléments mystiques et fantastiques dans un univers proche des tableaux […]
Vincent Corpet est né le 20 mars 1958 à Paris. Il a vingt ans, en mars 1978, lorsqu'il « décide de devenir artiste » et concrétise cette décision en entrant aux
Beaux-Arts de Paris (ENSBA) en 1979. Pressé, il obtient le diplôme supérieur d'Arts Plastiques (DSAP) et quitte l'école après seulement deux années d'études, en 1981.
Corpet indique avoir peint et signé son premier tableau, intitulé Pour le renouveau du bien être, le 8 juin 1982. Il précise qu'il s'agit du seul tableau à
avoir un nom et à porter sa signature.
Gerhard Richter Bach 1992 Öl auf Leinwand Moderna Museet Stockholm. « Mes tableaux sont sans objet ; mais comme tout objet, ils sont l’objet d’eux-mêmes. Ils n’ont par conséquent ni contenu, ni
signification, ni sens ; ils sont comme les choses, les arbres, les animaux, les hommes ou les jours qui, eux aussi n’ont ni raison d’être, ni fin, ni but. Voilà quel est l’enjeu. (Mais il y a
quand même de bons et de mauvais tableaux.) » (in Notes, 1984) G. Richter. Rotkho - Rouge, orange et noir « […]
Le dessin a une grande importance dans l'œuvre d'Olivier Cazenove et c'est une manière pour lui de saisir la place des êtres dans la banalité de leur quotidien. Il est de ces artistes chercheurs,
toujours en quête de nouvelles actions sur la matière, la couleur et les êtres. Ses derniers travaux (lambda et digigraphie) témoignent de ces actions et de cette capacité à exercer une autorité,
un pouvoir sur un monde qu'il se crée. Nancy Holt - Sun Tunnels L’œuvre résulte d’une adéquation aux […]
Cette adaptation du roman de Victor Hugo doit beaucoup à sa distribution. C'est la puissance angélique d'un Jean Gabin-Valjean face à la veulerie et à la sournoiserie d'un génial
Bourvil-Thénardier qui hésita longtemps avant d’accepter ce rôle de grand méchant. C'est aussi la présence de comédiens très rares au cinéma : une des plus grandes tragédiennes de la scène,
Silvia Monfort, transcendée par son personnage d'Éponine, va jusqu’à adopter les regards et la gestuelle du personnage décrit […]
Le théâtre nô est un des styles traditionnels de théâtre japonais venant d'une conception religieuse et aristocratique de la vie. Le nô allie des chroniques en vers
à des pantomimes dansées. Arborant des costumes somptueux et des masques spécifiques (il y a 138 masques différents), les acteurs jouent essentiellement pour les shoguns et les samouraïs. Le
théâtre nô est composé de drames lyriques des XIVe et XVe siècles, au jeu dépouillé et codifié. Ces acteurs sont accompagnés par un petit orchestre et un chœur. Leur gestuelle est stylisée autant
que la parole qui semble chantée. La gestuelle est entrecoupée par les fameux miiye qu'ont représentés les graveurs d'acteurs japonais. Ce sont des arrêts prolongés dans le temps du geste et de
la mimique afin d'en accroître l'intensité.
Gagaku Etenraku Le gagaku (littéralement musique raffinée, élégante) est un genre de musique de cour traditionnelle japonaise comprenant des instruments, des chants et de la danse que l'on peut
mettre en opposition au zokugaku, la musique folklorique, « vulgaire ». Il date du VIIIe siècle ap. JC, et est originaire de Chine, il perdure jusqu'à la période Edo au XIXe siècle.. Le gagaku
japonais se constitue de quatre genres se rattachant à des fonctions rituelles ou profanes, à […]
Britisch Museum, Londres Le Bugaku est un art de plein air en provenance de Chine, cette dans date du VIIIe siècle et est réglée par des principes strictes. Empreintes d’une grande solennité le
Bugaku existe sous deux formes, l’une d’origine chinoise caractérisée par la lenteur des mouvements et des costumes somptueux, l’autre d’origine coréenne plus légère. Ces danses étaient
pratiquées par l’aristocratie et était exécuté sur une estrade. Ils existent plus d’une soixantaine d’œuvre connu […]
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