Publié le 14 Avril 2018

Delacroix - La mort de Sardanapale

Delacroix - La mort de Sardanapale

Du 29 mars au 23 Juillet 2018

 

"Le musée du Louvre et le Metropolitan Museum of Art s’associent pour organiser une exposition dédiée  à Eugène Delacroix. Réunissant 180 oeuvres, cette rétrospective relève un défi resté inédit depuis  l’exposition parisienne qui commémorait en 1963 le centenaire de la mort de l’artiste.

Malgré sa célébrité, il reste encore beaucoup à comprendre sur la carrière de Delacroix. L’exposition propose une vision synthétique renouvelée, s’interrogeant sur ce qui a pu inspirer et diriger l’action  prolifique de l’artiste, et déclinée en trois grandes périodes.

La première partie traite de la décennie 1822-1832 placée sous le signe de la conquête et de l’exploration des pouvoirs expressifs du médium pictural ; la seconde partie cherche à évaluer l’impact de la peinture de grand décor mural (activité centrale après 1832) sur sa peinture de chevalet où  s’observe une attraction simultanée pour le monumental, le pathétique et le décoratif ; enfin, la  dernière partie s’attache aux dernières années, les plus difficiles à appréhender, caractérisées par une ouverture au paysage et par un nouveau rôle créateur accordé à la mémoire.

Les écrits de l’artiste viennent enrichir et compléter la redécouverte de ce génie en constant  renouvellement."

Musée du Louvre

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Rédigé par rafael

Publié dans #EXPOSITIONS

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Publié le 12 Avril 2018

La Citadelle de Tanger

La Citadelle de Tanger

En 1911 Albert Marquet part pour le Maroc et découvre Tanger. De là il écrit à Matisse : « Je ne serai jamais un orientaliste ». Pourtant en 1920 il retourne en Afrique à Alger et à partir de 1923 passe tous les hivers en Algérie.

 

 

Le port d'Alger

Le port d'Alger

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Avril 2018

Picasso - Le chat et l'oiseau
Picasso - Le chat et l'oiseau

Picasso peint-il ici une scène de la nature ou peut-on aussi y voir une métaphore de la guerre ? (d’après Musée Picasso)

Chat dévorant un coq 1953

Chat dévorant un coq 1953

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 10 Avril 2018

Picasso - Trois figures sous un arbre

Picasso - Trois figures sous un arbre

Trois figures féminines se serrent dans ce format carré, rare chez Pablo Picasso. A l’arrière-plan, dans une forme de point de fuite factice, la silhouette d’un tronc et d’un branchage ainsi que le vert profond appliqué dans une superposition de hachures, nous disent que nous sommes dans une forêt. Les choix chromatiques opérés par Pablo Picasso soufflent le froid et le chaud. On passe d’une gamme d’ocres presque jaunes, à l’ocre orangé puis rouge évoquant l’écorce, puis au vert d’eau et au bleu profond outremer. Les mêmes couleurs sont utilisées pour le traitement des visages, des corps, de l’arbre et du fond, affirmant l’unité de l’espace pictural.

Les trois figures féminines ne sont ni de charmantes Baigneuses ni les sensuelles Trois Grâces. Leur inexpressivité les rend inquiétantes: leurs yeux sont vides, les visages figés. L’érotisme lui-même est évité par la réduction des seins à ces collerettes. Depuis l’élaboration des Demoiselles d’Avignon (été 1907), Picasso n’a eu de cesse de quitter toute expressivité sentimentale et littéraire. Il cherche à élaborer un mode de pensée et un vocabulaire purement plastiques, sans connotations poétiques. Les visages des trois femmes sont comme posés sur leurs torses, et géométrisés: un ovale avec un point noir au centre signifie «oreille», les stries verticales «cheveux», le nez triangulaire dit «en quart de brie» se prolonge en paupière et arcade sourcilière. Les ombres et reliefs sont marqués par des aplats de couleur contrastés – c’est la leçon de l’impressionnisme et de Cézanne. Ce sont des masques, et venus de fort loin.En effet, le goût pour l’art africain se développe chez les artistes. Derain a acheté au peintre Vlaminck, qui collectionne l’art africain dès 1904, un masque Fang du Gabon dont le nez se prolonge en arcades sourcilières symétriques comme ici. Matisse, que fréquente Picasso, possède des sculptures africaines au moins depuis 1906, et les a montrés à Picasso bien avant Les Demoiselles d’Avignon, qui serait resté fasciné et les collectionnera à son tour (photographie de Picasso au Bateau-Lavoir avec des sculpture africaine, DP 13). Picasso visite le musée ethnographique du Trocadéro à partir de mars 1907, avec le peintre Derain.

Même si certaines formes se retrouvent, le rapport de Pablo Picasso à l’art africain n’est pas imitatif. L’art africain lui apprend à structurer autrement le volume en peinture, par la lumière qui heurte les surfaces et la simplification symbolique des formes (voir les Etudes de visages, MP624). Dans notre tableau, le clair-obscur est purement conceptuel: les zones claires sont disposées selon ce qui doit ressortir et ne correspondent à aucune illusion de lumière naturelle. On retrouvera ce système pour la série d’œuvres de la période nègre (L’amitié, La Fermière, Trois femmes dont les études sont conservées au Musée national Picasso - Paris, MP579 à MP598, 1908) et surtout pour le cubisme. De plus, cet art des «fétiches» déploie un rapport magique aux objets d’art qui frappe Pablo Picasso: ce sont des «armes» libératoire, des « outils» «pour aider les gens à ne plus être les sujets des esprits, à devenir indépendants», car «si nous donnons une forme aux esprits, nous devenons indépendants» dira-t-il à Malraux en 1937: l’art donne forme au plus spirituel en l’homme, et le libère.

Musée Picasso

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 9 Avril 2018

Géricault - Le Chasseur

Géricault - Le Chasseur

 « D’où cela sort-il ? dit David en voyant le Chasseur le jour de l’ouverture du Salon. Je ne reconnais point cette touche. » En effet ce furieux mouvement, cette pittoresque distribution du clair obscur, cette touche large et énergique, cet accent si personnel, pouvaient étonner le peintre des Sabines. Il eût dû cependant être préparé à la révolution qui allait s’accomplir dans l’art ; déjà les tableaux de Gros la faisaient pressentir. Le début de Géricault, encore qu’il surprît un peu, fut bien accueilli par le public et par la critique. Delécluze écrivait : « Le mouvement du cheval et celui du cavalier, un peu forcés peut-être, annoncent une grande vivacité d’exécution. L’ouvrage est rendu avec chaleur et avec une facilité rare, et le pinceau ne laisse à désirer qu’un peu plus de fermeté dans quelques parties. » Bien que pauvrement rédigé, le jugement de Delécluze était celui d’un vrai critique. D’un si grand effet que soit le Chasseur chargeant, ce premier tableau de Géricault est en somme plus enlevé que fait. Ce n’est point encore la touche large, ferme et précise qu’on admire dans le Carabinier à mi-corps et dans le Radeau de la Méduse. "

Henry Houssaye

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 8 Avril 2018

Max Ernst - L'Europe après la pluie

Max Ernst - L'Europe après la pluie

Max Ernst - L'Ange de la Mort

Max Ernst - L'Ange de la Mort

" Magicien des palpitations subtiles, Max Ernst a libéré un essaim de colombes dont nos doigts voudraient mais ne peuvent éprouver la chaleur, les craintes, les volontés, car des os revêtus de chair ne sont point dignes de se faire perchoir pour les oiseaux de l’Esprit. Plus haut que le ciel, plus loin que le soleil est une île couleur de mystère, et c’est pourquoi le peintre devenu prophète, a raison lorsqu’il nous dit « qu’au-dessus des nuages marche la minuit. Au-dessus de la minuit plane l’oiseau invisible du jour. Un peu plus haut que l’oiseau, l’éther pousse les murs et les toits flottent ».

Alors parce que Max Ernst nous convie à la miraculeuse ascension, nos paupières deviennent des ailes, nos regards volent, plus rapides que le vent.

Le vent : Picasso, à sa gloire, de chaque pierre triste a fait jaillir les Arlequins et leurs sœurs cyclopéennes, et tout un monde endormi dans le secret des guitares, l’immortalité du bois en trompe-l’œil, les lettres d’un titre de journal.

Encore à la gloire du vent, Chirico a construit ses villes immuables, et je suis sûr que c’est en l’honneur de cet invisible que Max Ernst a peuplé de volantes créatures ses forêts. Fleurs sans joie, nos mains voudraient ressusciter au seuil d’une autre vie, car les voilà hantées du secret d’une création si simple mais si impérieuse qu’elles cherchent à caresser ce rêve, ce cheval qui galope sur les nuages.

Max Ernst, sous le titre : « Histoire naturelle », nous a présenté les terribles merveilles d’un univers dont notre semelle ne peut essayer d’écraser les secrets, plus grands que nous.

Que les bûcherons, comme par le passé, coupent les arbres, les étoiles, dans les troncs des chênes, dont les ébénistes avaient coutume de faire le centre des guéridons, réintègrent l’éther et des petites tables tournent, astres autour de notre globe. Les araignées lasses de manger des mouches se repaissent de nos montagnes habituelles, et nous connaissons le règne des choses disproportionnées. La terre frémit et la mer invente des chansons nouvelles.

Toute flore, toute faune se métamorphosent. Le rideau du sommeil tombé sur l’ennui du vieux monde, se relève pour des surprises d’astres et de sable. Et nous regardons, vengés enfin des minutes lentes, des cœurs tièdes et des cerveaux raisonnables.

Univers imprévu, quels océans ont pu, jusqu’à ces bords, mener le peintre, navigateur du silence ? À cette question, Max Ernst répond par le nom trouvé pour l’un des plus surprenants de ses tableaux : « La Révolution,… La Nuit. »

La Révolution,… La Nuit.

Nous savons que l’esprit attentif aux contours, docile aux objets, soumis à leurs apparences, comme on lui a si longtemps conseillé d’être, n’aurait point de vie propre, et même, à vrai dire, n’existerait pas. André Breton ne nous rapporte-t-il pas, et non sans raison, dans le « Manifeste du Surréalisme », que le poète Saint-Pol Roux avait écrit sur la porte de sa chambre à dormir, de sa chambre à rêver : « Le poète travaille » ?

Miracle de Transsubstantiation qui fait chair et esprit la toile que le peintre a couverte de son dessin, de ses couleurs. Les cadres des tableaux de Max Ernst ne sont que simples portes. Semblable miracle, dans une ville, où tout, jusqu’à la fumée, s’était pétrifié sous une lave glauque, nous fut offert par Giorgio de Chirico. Ses avenues insensibles, creusées au centre même de la terre, son ciel ignorant du chaud et du froid, l’ombre de ses arcades, de ses cheminées, en nous donnant le mépris des apparences, des phénomènes, déjà, nous rendaient plus dignes du rêve où Kant put sentir son âme s’amplifier, en plein vertige nouménal.

Ainsi craquent nos vieux remparts.

L’ombre du mystère, à elle seule, disjoint les plus lourdes pierres.

« Visage perceur de murailles », explique le poète Paul Éluard, et de la planète minuscule, nous partons pour le pays sans limite.

Et il ne s’agit plus de quelque arbitraire mythologie.

Max Ernst a raison qui annonce « Histoire naturelle ». Le Sphinx ne se nourrit pas des mêmes pommes de terre que nos porcs. N’empêche que la Folie n’est point son aliment préféré.

Et l’histoire du rêve, du miracle, l’histoire Surréelle est bien, comme le dit Max Ernst : Une Histoire Naturelle."

Préface au catalogue d'une exposition de Marx Ernst
René Crevel
 

Galerie Bernheim
(décembre 1928)

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Avril 2018

Ise - Photo: Lankaart (c)

Ise - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Photo: Lankaart (c)

Le mot machiya, littéralement maison citadine, signifie le bâtiment traditionnel qui servait à la fois de logement et de boutique ou d'atelier artisanal surtout dans le centre-ville.

Dans la région Kansai où se situent Kyôto, Osaka et Nara, les maisons particulières prenaient une forme très allongée : elles mesuraient en général à peine 6 mètres de large, mais sur 25 ou même 50 mètres de long. Par plaisanterie on appelle cette sorte de bâtiment « lit de l'anguille (unagi no nedoko) ». Les Japonais l'attribuent très souvent à l'imposition sur les immeubles basée sur leur largeur sous le shogunat d'Édo. En fait, dans ces grandes villes importantes, on bénéficiait toujours l'exonération de l'impôt sur les biens immobiliers et cette explication ne se tient donc point.

En effet, on a hérité ce plan bien particulier directement des maisons de l'époque Heian. La façade à deux ou trois ken (travées) était déjà normale depuis le 12e siècle pour les citadins de la première ville du pays.

Plus tard à l'époque Muromachi, les machiya construits coudes à coudes étonnaient toujours les provinciaux qui venaient à la capitale. Un campagnard criera dans une pièce du théâtre humoristique : « Tiens, regarde! Ces maisons-là qui se serrent bras dessus bras dessous en bons amis... »

Culture Japon

Ise - Photos: Lankaart (c)
Ise - Photos: Lankaart (c)

Ise - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 5 Avril 2018

Courbet - Le retour de la foire

Courbet - Le retour de la foire

Le Retour de la Foire, de Courbet, est « la France rustique, avec son humeur indécise et son esprit positif, sa langue simple, ses passions douces, son style sans emphase, sa pensée plus près de terre que des nues, ses mœurs également éloignées de la démocratie et de la démagogie, sa préférence décidée pour les façons communes, éloignée de toute exaltation idéaliste, heureuse sous une autorité tempérée, dans ce juste milieu aux bonnes gens si cher, et qui, hélas ! constamment les trahit ».

Proudhon

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 3 Avril 2018

Albert Marquet - Le lac Léman vu de Montreux - 1937

Albert Marquet - Le lac Léman vu de Montreux - 1937

L'œuvre d'Albert Marquet est fait de plans simplifiés, de couleurs vives et dégradées, travaillé de manière rapide à la fois croquis et notation de lumière avec un art accompli du cadrage qui privilégie la plongée. Les personnages présents au début de sa carrière tendent à disparaître pour ne laisser apparaitre que l'effet d'ensemble de paysages, de ports ou d'architectures maritimes dans des camaïeux de gris. Ami de Matisse et de Derain, il a conservé, de sa période fauve, le sens de la couleur et de la lumière. Il peint Paris et ses environs, les ponts de la Seine, les rues illuminées la nuit, Paris sous la neige ou sous un soleil de plomb. Son art est poli, doux et mesuré, sans violence ni pathos ou expressionnisme et place la couleur sans excès, en réserve, au mur d'un intérieur.

Comme Monet il crée des séries d'études des variations de la lumière en fonction des saisons, de l'heure de la journée, et du temps. Ainsi, entre 1905 et 1906, il peint une série de paysages urbains sur le thème du quai des Grands-Augustins, qu'il voit depuis la fenêtre de son atelier au numéro 25, acheté par ses parents en 1905.

Il participe en 1905 à l'exposition des « Fauves » qui fait scandale par une vision brutale des formes et des couleurs. Il abandonne plus tard cette manière pour la recherche d'une harmonie tonale, privilégiant les couleurs plus harmonieuses, moins saturées afin de rendre toutes les nuances de la lumière. L'eau est l'un de ses motifs favoris, avec notamment la représentation de la Seine et des quais, tout comme les ports d'Afrique du Nord : Alger, Bougie, Oran, Tunis, La Goulette.

Formé de manière académique et classique pendant une dizaine d'années, le jeune Marquet s'affranchit en pratiquant le portrait, et des nus féminins très présents, des dessins érotiques de bordel qui seront reproduits dans des livres. Ses dessins à l'encre de Chine, comme ceux croquant des passants parisiens, visibles au musée Malraux du Havre, sont tracés d'un trait de pinceau elliptique et dépouillé.

La séparation d'Yvonne et le mariage avec Marcelle, semblent sceller l'abandon des nus et des scènes de genre au profit d'un art du paysage qu'il aime pratiquer avec ses amis peintres. Dès 1919, il voyage beaucoup, notamment en Tunisie et Algérie, en compagnie de Jean Launois et Étienne Bouchaud. Il a aussi parcouru le Nord de la France, la côte belge et la Hollande, faisant des ports ses ateliers. À l'été 1920, Marquet invite Signac à le rejoindre à La Rochelle. Sur place, le peintre rochelais Gaston Balande leur fait découvrir les paysages environnants qu'ils peignent, ensemble, sur le motif. De 1919 à 1939, il séjourne, entre autres, à Poissy, Triel et Méricourt et y peint des paysages de la Seine.

En 1939, à La Frette-sur-Seine, il peint sa femme en train de coudre (Intérieur à la Frette) et son ami Desnoyer en train de peindre (l'Atelier de la Frette) à ses côtés.

Dans ses souvenirs, son épouse Marcelle écrit : « C'est peut-être dans cette modeste maison de la Frette qu'Albert se sentait le plus chez lui. Son atelier bien isolé dans le grenier dominait une boucle de la Seine, son fleuve. (…) Albert s'y sentait à l'aise et comme à l'abri. Desnoyer travaillait dans son coin d'atelier, il ne se gênaient ni l'un ni l'autre. »

Wikipedia

Albert Marquet - Les Sables d’Olonne plage

Albert Marquet - Les Sables d’Olonne plage

Albert Marquet - Le port de la Ponche - 1905

Albert Marquet - Le port de la Ponche - 1905

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Rédigé par rafael

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Publié le 1 Avril 2018

Kyoto - Kodai-ji - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Kodai-ji - Photo: Lankaart (c)

Kyoto - Ginkakuji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ginkakuji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Ginkakuji - Photos: Lankaart (c)

Le kare-sansui (jardin sec) est un jardin sans aucun courant d'eau, composé parfois seulement avec des roches et du gravier fin. Le mot “kare” vient du verbe kareru, qui signifie la mort des plantes ou le tarissement d'un puits ou d’un cours d’eau.

Le prototype du kare-sansui se trouve déjà dans l'époque Heian (du 9e au 12e siècle), mais il était à cette époque plutôt secondaire. C'est avec l'arrivée du courant zen au Japon vers le début du 13e siècle que ce style a pris un nouveau sens.

Alors que les jardins de l'époque précédente étaient surtout destinés à la promenade de leurs maîtres aristocrates laïcs ou religieux, ceux des temples zen, généralement moins vastes, n'étaient plus pour la déambulation, mais pour la méditation de moines. Les religieux les contemplaient et en recevaient une inspiration révélatrice. Dans ce but, le jardin est souvent conçu abstrait, avec les matières purement inorganiques. D'ailleurs, Musô Soseki (1275-1351), prélat du zen aussi important dans la politique, était un des pionniers du kare-sansui dans les temples zen, et ses œuvres montrent la transition des deux époques.

Mais le kare-sansui n'exclut pas les plantes ni une expression pittoresque: à Daisen In au sein de Daitoku Ji (Kyôto), vous verrez un kare-sansui qui représente une cascade et une rivière au moyen des rochers et du sable, et un forêt par des arbrisseaux. Par contre, le jardin composé seulement avec les roches et du gravier, ou tout au plus avec de la mousse, est appelé ishiniwa ou sekitei, qui signifie le jardin aux roches.

Culture japonaise

Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Nanzenji Hojo - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Ryoanji - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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