Publié le 9 Juin 2018

Horemheb et Amon - Musée Egyptien Turin - Photos: Lankaart (c)
Horemheb et Amon - Musée Egyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

Horemheb et Amon - Musée Egyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

Dernier pharaon de la XVIIIème dynastie, successeur de Ay, Horemheb régna de 1333 à 1306 avant JC. Général des Armées sous le règne d'Aménophis IV, il sût à la fois servir loyalement son Pharaon et favoriser les prêtres du clergé d'Amon. Le duo qu’il forme ici avec Amon témoigne de cette proximité et de son attachement à la ville de Thèbes, foyer principal du clergé d’Amon.

Nommé grand majordome, on lui octroie ensuite le titre de Prince. Il dirige des expéditions militaires pour consolider les frontières, menacées par les Hittites et entreprend également une campagne en Palestine au côté du jeune pharaon Toutânkhamon.

A la mort prématurée de ce dernier, Horemheb laisse le vieux Ay accéder au trône. Et lorsqu'il disparaît, il devient le nouveau pharaon. Désireux d'annoncer une ère nouvelle pour le royaume, il décide de faire raser la ville de Tell el-Amarna, balayant ainsi l'hérésie d'Akhénaton et rétablie le culte d’Amon.

Horemheb léguera un pays prospère après 27 ans de règne, à l’un de ses soldats Ramsés Ier fondateur de XIXe dynastie.

 

Horemheb et Amon - Musée Egyptien Turin - Photos: Lankaart (c)
Horemheb et Amon - Musée Egyptien Turin - Photos: Lankaart (c)
Horemheb et Amon - Musée Egyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

Horemheb et Amon - Musée Egyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #EGYPTE ANTIQUITE

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Publié le 8 Juin 2018

Les Guerriers d'Entremont - Photos: Lankaart (c)
Les Guerriers d'Entremont - Photos: Lankaart (c)
Les Guerriers d'Entremont - Photos: Lankaart (c)

Les Guerriers d'Entremont - Photos: Lankaart (c)

" Nous sommes donc aujourd'hui en présence d'un groupe de cinq masques (et presque sûrement de six) ; le plus extrême à notre droite était situé sous la main gauche d'un personnage dont le buste se dressait à l'arrière-plan de cet amoncellement macabre. La mise en scène est assez étonnante. Une tête coupée posée sur le genou d'un guerrier ceint de l'épée, en cotte d'armes, assis jambes croisées, en « tailleur », l'image est assez aisée à concevoir. Il faut maintenant se figurer un homme assis, installé en arrière de cette grappe, de ce véritable tas de têtes mortes, les jambes partiellement masquées par elles. L'idée que nous pouvions nous former de l'environnement immédiat de certaines effigies masculines est ainsi tranformée. Il faut bien noter d'ailleurs qu'à Entremont aucun des torses conservés, aucun fragment n'est relié à un socle identifiable : si les restitutions graphiques des statues ont emprunté aux exemples de Saint-Rémy-de-Provence (Glanum) et de Roquepertuse un soubassement à acro- tères, c'est par une hypothèse qui demande confirmation. On garde donc toute liberté pour remettre en place, par l'imagination, le groupe de têtes coupées nouvellement recomposé; on peut penser qu'il était pris entre les jambes ouvertes du personnage, quatre têtes dans l'espace intermédiaire, et les deux têtes extrêmes reposant sur les genoux écartés : cette situation expliquerait les particularités visibles de l'ordonnance, et notamment le décalage latéral en hauteur.

Dans l'art d'Entremont, brutal, dramatique, impressionnant, malgré sa subtilité, le thème de la tête coupée joue un rôle majeur. C'est un leitmotiv de l'art celtique, lié sans doute à la civilisation guerrière des Celtes et à son esprit. Ce thème éclatait dès les premières trouvailles faites sur le site de la ville des Salyens. Il n'a jamais été, et nulle part, aussi bien mis en évidence que par l'image qui nous est offerte, maintenant que le « relief d'Aubergue » apparaît comme la partie centrale de ce groupe de têtes navrées, empilées avec ordre, rangées pour la parade, l'une d'elles gardant encore à son contact la main orgeuilleuse et familière du vainqueur, qui joue avec la chevelure."

 

Le relief d'Aubergue et les têtes coupées d'Entremont [article]

Jean Marcadé François Salviat

Les Guerriers d'Entremont - Photo: Lankaart (c)

Les Guerriers d'Entremont - Photo: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #EUROPE AGE DU BRONZE et DU FER

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Publié le 7 Juin 2018

Thoutmôsis III - Musée égyptien Turin - Photos: Lankaart (c)
Thoutmôsis III - Musée égyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

Thoutmôsis III - Musée égyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

Thoutmôsis III ou Djehoutymès III est le sixième pharaon de la XVIIIe dynastie.

Thoutmôsis III, que l'égyptologue américain James Henry Breasted appela « le Napoléon de l'Égypte antique », reprend la politique de conquêtes de son père et porte le Nouvel Empire à son apogée. Il mène des campagnes en Nubie, où il dépasse la 4e cataracte et en Syro-Palestine, où la bataille et le siège de Megiddo sont les épisodes le plus connus. Au cours de ses seize (ou dix-huit) expéditions militaires en Asie, il aurait capturé 350 cités, soumettant la plupart des territoires à l'ouest de l'Euphrate, qu'il franchit au cours d'une campagne contre le royaume de Mitanni.

 

Thoutmôsis III - Musée égyptien Turin - Photos: Lankaart (c)
Thoutmôsis III - Musée égyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

Thoutmôsis III - Musée égyptien Turin - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Juin 2018

Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)

Manta Castello dei Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)

Le château de Saluzzo dans le Piémont est situé sur les collines de l’arrière-pays de la ville de Saluzzo. Bâti en 1200 sur un édifice plus ancien, il fut légué aux seigneurs collatéraux des Saluzzo en 1300. Acheté en 1400 par le Marquis Thomas III, il fut légué à son fils Valerano qui l’élargit et l’enjoliva. Vers 1530 le marquis Michele Antonio l’agrandit. La Salle des Barons conserve des fresques parmi les plus importantes du gothique courtois européen, réalisées au cours des décennies 1410-1430 et attribuées au peintre turinois Giacomo Jaquerio ou, selon d'autres historiens de l'art, à Jacques Yverni, peintre d’origine française actif dans l’Italie du nord entre 1411 et 1435.

Sur la paroi ouest : les Preux et les Héroïnes, un sujet de l’enluminure du « Livre du Chevalier Errant » de Thomas III, dont le manuscrit, actuellement à la Bibliothèque Nationale de France se trouvait encore à Saluzzo en 1437. Les personnages, en grandeur nature, sont représentés dans un décor avec pré fleuri, séparés par des arbres fruitiers auxquels sont suspendues leurs armoiries. Hector (Valerano) ouvre la suite sur le côté droit. Sur la paroi Est se trouve la Source de Jouvence, l’un des mythes les plus populaire de l’époque. On y voit un convoi de vieillard se transformer, dans la source de jouvence, en de dynamiques jouvenceaux et jouvencelles qui s’enlacent  tendrement.

 

Source: http://peintures.murales.free.fr/fresques/Italie/Piemont/Valle_Varaita/Manta/MantaChateau.htm

Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)

Manta Castello dei Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)

Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)
Manta  Castello dei  Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)

Manta Castello dei Marchesi di Saluzzo - Fresques - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

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Publié le 5 Juin 2018

Picasso - La Grande famille de saltimbanques - 1905

Picasso - La Grande famille de saltimbanques - 1905

" La distraction préférée des artistes qui fréquentaient Montmartre était le cirque. Les clowns, les chevaux, les danseurs et les acrobates fascinaient des artistes comme Degas, Toulouse-Lautrec, Seurat, et fascineront plus tard Léger, Miro ou Chagall. Picasso se lie lui aussi d'amitié avec les gens du voyage qui deviennent, naturellement, ses modèles. En 1905, il exécute de nombreuses études et peintures qui donneront naissance aux Saltimbanques, la plus grande toile qu'il ait peinte jusqu'alors. Il n'y a pas de message ou d'allégorie cachée ici, mais uniquement un hommage spontané et délicat à un monde qu'il aime.

On retrouve dans le profil d'Arlequin les traits de Picasso, comme s'il voulait s'identifier encore plus étroitement avec ses amis saltimbanques. "

 

Source: edwige.roland.pagesperso

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 4 Juin 2018

Statue d'Amenhotep II présentant les vases nou - Musée égyptien de Turin - Photos: Lankaart (c)
Statue d'Amenhotep II présentant les vases nou - Musée égyptien de Turin - Photos: Lankaart (c)

Statue d'Amenhotep II présentant les vases nou - Musée égyptien de Turin - Photos: Lankaart (c)

Amenhotep II  en grec Aménophis II, est le septième roi de de la XVIIIe dynastie et règne sur l'Egypte entre 1400 et 1428 av. JC. 

À la différence de Thoutmôsis III, Amenhotep II n’était guère un « roi bâtisseur ». En effet, une part considérable de son œuvre architecturale consistait à achever les sanctuaires de son prédécesseur, notamment à Amada, à Éléphantine et à El Kab. À Karnak, il se fit représenter sur la face sud du 8e pylône dans l’attitude rituelle de pharaon tuant des captifs étrangers. Ailleurs sur le site, il ne subsiste plus de son œuvre que le pavillon de fête-Sed entre les 9e et 10e pylônes. Divers fragments remployés dans des édifices de ses successeurs attestent cependant un programme de construction plus ambitieux, dont il nous est toutefois difficile de mesurer l’importance.

Source: Wikipedia

 

Statue d'Amenhotep II présentant les vases nou - Musée égyptien de Turin - Photos: Lankaart (c)
Statue d'Amenhotep II présentant les vases nou - Musée égyptien de Turin - Photos: Lankaart (c)
Statue d'Amenhotep II présentant les vases nou - Musée égyptien de Turin - Photos: Lankaart (c)

Statue d'Amenhotep II présentant les vases nou - Musée égyptien de Turin - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 3 Juin 2018

Masque Dogon

Les Dogons vivent au Niger, le long des falaises de Bandiagara et à l’intérieur de la boucle du Moyen Niger. Peuple profondément mystique, l’art est omniprésent dans leur vie, portes, masques, décors, ustensiles, statues, l’art Dogon se caractérise par sa profusion et son ancienneté.


Les masques sont un des éléments de cette production artistiques, fabriqué à partir de bois léger et de fibres ils sont particulièrement fragiles. On en connait une grande variété de type différent, environ 80, représentant des femmes, des anciens, des jeunes, des sorciers, des personnages mythiques etc.… Ces masques polychromes sont toutefois très caractéristiques, le sommet du masques est souvent proéminant, ils ont une certaine ampleur. Ils sont dérivées de la « mère des masques » qui était préservé à l’écart et n’était utilisé que lors des célébrations de la grande fête du Sigri, une fois tous les 60 ans.

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 1 Juin 2018

Bruce Davidson
Bruce Davidson

Bruce Davidson

Né à Chicago en 1933, Bruce Davidson obtient, en 1949, le premier prix du Kodak National High School Competition. Il assiste ensuite un photographe local et apprend à cette occasion les techniques photographiques. Il prendra également des cours de photographie à l'Institut technologique de Rochester.

Il sort diplômé de l'université Yale en 1955 et sa thèse universitaire sur les coulisses d'une équipe de football américain sera publiée dans le magazine Life.

Il emménage ensuite pendant deux ans à Paris pour son service militaire, où il réalise son premier sujet : Widow of Montmartre, qu'il présente à Henri Cartier-Bresson. Il obtient parallèlement le poste de pigiste pour Life.

Il intègre l'agence Magnum en 1958, et réalise un sujet sur un clown solitaire dans un cirque ambulant : The Dwarf (Le Nain). Le clown nain, Jimmy Armstrong, surnommé « Little Man », est alors photographié non comme un monstre mais, au contraire, comme un individu à part entière, capable de dégager une force d’émotion puissante, ce que montre toute la série des clichés « The dwarf ». Par la suite, Jimmy Armstrong conduit Bruce Davidson à l’intérieur du monde du cirque, lui permettant de découvrir les coulisses et de se lier avec les autres artistes, une rencontre illustrée par la série « The Clyde Beatty Circus », réalisée la même année que The Dwarf, qui transmet à la fois la magie du monde des chapiteaux et la capacité de Davidson à photographier ses sujets en tant qu’êtres humains à part entière, et non comme des anonymes.

Il réalise en 1959 Brooklyn Gang, et en 1960 photographie le tournage de The Misfits de John Huston avec Marilyn Monroe, qui contribueront à le rendre célèbre.

Il est embauché par Vogue en 1961 comme photographe de mode et y restera trois ans2. Il commence un travail sur le combat des Noirs américains la même année 1961 pour le mouvement d'égalité des droits civiques, et reçoit l'année suivante la bourse Guggenheim pour étendre son étude à New York, Chicago et au sud des États Unis. Ces images sont aujourd'hui rassemblées dans le recueil Time for Change publié en 2002. Le sujet fait par ailleurs l'objet d'une exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson en 2007.

 

Il réalise le film Living off the Land en 1970, qui reçoit le prix de la critique à l'American Film Institute.

 

Bruce Davidson - Images: Getty Museum
Bruce Davidson - Images: Getty Museum
Bruce Davidson - Images: Getty Museum
Bruce Davidson - Images: Getty Museum

Bruce Davidson - Images: Getty Museum

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Rédigé par rafael

Publié dans #PHOTOS XXe

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Publié le 30 Mai 2018

Dali - Galatea des sphères

Dali - Galatea des sphères

" C’est une œuvre parmi les plus représentatives de l’époque mystico-nucléaire dans la peinture de Dali. Elle est le fruit d’un Dalí passionné par la science et les théories de la désintégration de l’atome. Le visage de Gala est composé par un décor discontinu, fragmenté, densément peuplé de sphères, qui dans l’axe de la toile acquièrent une vision et une perspective tridimensionnelles prodigieuses. Comme l’explique Dalí dans son Anti-Matter Manifesto :

« Actuellement, le monde extérieur, — celui de la physique — , a transcendé celui de la psychologie. Mon père, aujourd’hui, c’est le docteur Heisenberg » .

C’est l’un des hommages les plus éloquents au visage de Gala réalisé par Dalí et il souhaitait que l’on puisse le voir dans la Salle du Palais du Vent de son Théâtre-Musée, sur un chevalet qui avait appartenu à Meissonier, peintre dont deux œuvres, qui faisaient partie de la collection privée de Dalí, sont exposées au Musée. "

 

Source: www.salvador-dali.org/fr/musees

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 29 Mai 2018

Vue de Marseille

Vue de Marseille

La ruine de son père le rappelle brusquement à Aix en 1845. Son oncle, adjoint à l'École des beaux-arts de Marseille, parvient à le faire nommer à la direction de l'école pratique de dessin de Marseille en 1845, fonction qu'occupait Augustin Aubert depuis 18102. Il marque l'école par sa volonté d'instruire ses élèves à une recherche plus naturelle des modèles vivants et suscite l'admiration. Dans le même temps, Loubon fonde dans cette ville en 1846 le premier salon du Cercle des amis des arts, qui donne lieu à une exposition de peintres français réunissant 200 tableaux ; on y trouve des toiles d'Eugène Delacroix, Camille Corot, ou Prosper Marilhat. Il recommence en 1847 mais l'année suivante, les événements politiques suspendent l'opération.

En 1849, il part quelque temps en Orient, où il puisera des sujets d'œuvres d'inspiration orientaliste. Il en rapportera notamment une Vue de Nazareth. En 1853, il présente trois toiles au Salon de Paris dont Vue de Marseille prise des Aygalades, un paysage de très grand format où figure une scène de genre pastoral d'une réelle intensité et un souci du détail vrai : le fond du tableau montre par exemple des cheminées d'usines fumantes. Malgré l'usage qu'il faisait du bleu, Loubon détestait cette couleur. Sur la fin de sa vie, ses bleus tourneront d'ailleurs au gris-bleu et au brun.

Sa femme ne joua pas un rôle positif sur lui. Selon Brahic-Guiral, « très belle, très gâtée par celui qui lui passait tous ses caprices d'enfant ingrate, l'ancien modèle ne sut pas donner à l'artiste un intérieur reposant »4. Les dernières années de Loubon sont marquées par une certaine aigreur face à ses contemporains. Il dira un jour : « J'ai toujours été exploité par la société et il n'est forme que l'on n'ait employé pour me soutirer quelques-unes de mes œuvres ou quelques-uns de mes dessins, me mettant à contribution pour un décor ou pour composer un travestissement. » Malade de longues années, il finit par succomber à un cancer des intestins le 3 mai 1863.

 

Source: Wikipedia

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Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe

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