Publié le 23 Octobre 2016

Two Horses in a Meadow near a Gate (1649)

Two Horses in a Meadow near a Gate (1649)

 

"Paul Potter, un des hommes célèbres de la Hollande, est fameux par les paysages, et surtout par les animaux qu’il a peints. Dans tous ses ouvrages, son caractère distinctif est d’avoir saisi la simplicité, la bonhomie de la nature. On connait de lui de très-beaux paysages : on se souvient que son tableau de la Forêt de la Haye, fut vendu 27,000 liv. à la vente du ministre Choiseul, et qu’il n’est entré dans d’autres cabinets que pour de grosses sommes. Peut-être est-il celui qui a le mieux rendu le vert brillant de la campagne : on lui reproche cependant, avec raison, de l’avoir fait trop égal, et de ne lui avoir pas donné assez de dégradation.

Je ne sais pourquoi quelques modernes ont établi en principe que les beaux tableaux ne devaient avoir que des gazons, des arbres roux, gris, noirs, sales, et que le vert étoit un défaut. Quoi ! ce qui nous charme dans les prés, dans les bois, ce qui est beauté dans la nature, deviendrait un défaut dans un art dont le but est de l’imiter ! On s’efforcerait d’atteindre à l’éclat des chairs, des draperies, des fleurs, et l’on salirait, pour nous plaire, la riche parure des campagnes ! Le printemps nous ravit, paré du vert le plus brillant ; et cette douce et riante couleur serait repoussée par la peinture ! Non, non ; si les plus grands artistes n’y sont pas arrivés, c’est que leur palette n’y pouvait atteindre, ou que leurs couleurs sont changées. Les peintres modernes, qui, regardant comme beauté ce manque de vérité dans les anciens tableaux, cherchent à l’imiter, ressemblent à de jeunes femmes qui, pour plaire davantage, s’efforceraient de se faire des rides. Sans doute si la mort n’eut pas enlevé Paul Potter à vingt-neuf ans, il aurait porté le genre du paysage au plus haut degré d’imitation. Ceux qui nous restent de lui, quelqu’intérêt qu’ils inspirent, ne sont pas cependant ce qu’il a fait de mieux ; et même dans la plupart de ses tableaux, le paysage n’est que l’accessoire ; il semble n’avoir choisi ses sites que pour faire valoir ses animaux : c’est donc principalement comme peintre d’animaux qu’il doit être considéré, et surtout de ceux qui composent les troupeaux. Dans ce genre, aucun homme n’a été aussi parfait que lui. Correction de dessin, force de couleur justesse de mouvement, énergie d’exécution, il a tout réuni. C’est aussi un de ces caractères distinctifs d’avoir pu joindre l’énergie à la naïveté. D’autres ont fait des vaches, des bœufs, des moutons bien dessinés, bien coloriés, bien peints ; lui seul les a rendus touchants, et lui seul a bien saisi leur sorte d’expression, la physionomie de leur âme, et tout l’esprit de leur instinct. On admire les troupeaux de Berghem, de Van den Velde, de Carle du Jardin ; ceux de Paul Potter attendrissent : on reconnaît les soins qu’ils ont pris de leur poil où le fumier s’attache quelquefois, et en les fixant long-temps, on croit sentir leur odeur.

Il n’a point fait ces chevaux brillants, fiers de leurs riches harnois, qui dans le faste et l’esclavage, ont pris l’orgueil de leurs maîtres corrompus ; il n’a point fait ces coursiers généreux qui s’élancent de leurs gras pâturages, au bruit des clairons et des trompettes, pour voler au milieu des hasards ; mais il a peint, avec la plus attachante exactitude, ces bons chevaux, si utiles aux travaux rustiques, dont le poil n’est point lustré sans cesse par des peignes de fer, et qui ont la parure, les mœurs et la simplicité des hommes qui les nourrissent.

Cattle in a Meadow (1652)

Cattle in a Meadow (1652)

Il a mis peu de figures dans ses tableaux ; elles ne sont pas même toujours heureuses ; ses bergers ne sont pas ceux de l’âge d’or, ni les pasteurs de la belle Arcadie. Il a peint quelquefois de bons pâtres Flamands qui ont de la vérité, et particulièrement le caractère de leur pays et de leur profession.

On ne trouve point dans ses ciels ces larges et belles formes de nuages, ces fiers déchiremens si bien sentis par Vernet ; ils sont, en général, mous et cotonneux, mais ils sont de la plus grande justesse de ton, et leur mollesse même contribue à l’effet de ses ouvrages, en faisant ressortir la touche ferme et la couleur vigoureuse de ses devans. Aucun homme n’a prouvé mieux que lui, qu’on peut faire des tableaux très-intéressans avec peu d’objets, quand ils sont bien vrais, et qu’on a bien saisi ce qui les rend attachans dans la nature. Souvent un peu de terrain couvert de gazon, quelques fleurs des champs, un mouton, un arbrisseau, un ciel presque sans nuages, lui ont fait faire un tableau délicieux, qui charme et les yeux et le cœur, et que l’on met toujours à un très-haut prix.

Quoiqu’en puisse penser et dire un écrivain de nos jours, il n’y a point de lieu plus favorable aux méditations d’un philosophe qu’une galerie de tableaux. Que de volumes seroient employés à décrire tout ce que la peinture y présente à ses yeux en un instant ! Là, semble s’ouvrir pour lui le grand livre de la nature ; auprès des portraits des bienfaiteurs de l’humanité, il voit ceux de ces illustres Érostrates, qui ne doivent leur renommée qu’à tous les maux qu’ils ont faits ; il voit encore les traits enchanteurs de ces femmes adorées, causes souvent des révolutions des États ; qui ont porté dans les âmes, tant de douleurs et tant de joie, et qui sont tombées comme les roses qui paraient leur front. Sous ses yeux, les plus puissants empires de la terre se heurtent et se dévorent pour de foibles intérêts ; une foule de climats différent, les vices, les vertus, les actions héroïques, s’offrent à la fois à ses regards, et les siècles s’écoulent devant lui avec la rapidité d’un coup d’œil. Après avoir vu le spectacle des folies et des cruautés que l’avarice, l’orgueil, la faiblesse, la superstition ont fait faire aux hommes, de quels nouveaux sentiments, de quelles nouvelles idées son esprit et son cœur ne se remplissent-ils pas en rencontrant les paysages nobles et touchants du Poussin, de Claude le Lorrain, ceux de Carle du Jardin ; en voyant dans ceux de Paul Potier, les paisibles troupeaux qui, sur des lits immenses de verdure qu’enrichissent de modestes fleurs, jouissent, sans prévoyance, de tous les bienfaits de la nature ; en voyant, presque vivant, ces bons animaux qui nous couvrent de leur laine, qui labourent nos champs, qui nous nourrissent de leur lait, et que nous payons, hélas ! de tant d’ingratitude !

On ne saurait donc accorder trop d’éloges à Paul Potter, parfait dans son genre, et dont les talents ne donnent que des plaisirs qui peuvent devenir utiles, en inspirant aux hommes le goût de la vie pastorale. Siècle des patriarches ! rêve sacré des amants et des poëtes, pourquoi ton image n’est-elle plus que dans les tableaux ! Non-seulement il doit être placé au rang des plus grands peintres, mais il pourrait l’être encore parmi ces pasteurs renommés, qui, dans les temps héroïques, étaient savants, philosophes, chantres nobles de la nature, des mortels et des dieux, qui n’ont éclairé les hommes que pour les rendre meilleurs, et dont la gloire ne rappelle rien qu’on puisse leur reprocher."

Duminil-Lesueur, 1807 (pp. 66-71).

 

Paul Potter - Jean-Joseph Taillasson - Paulus Potter
Wolf

Wolf

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Rédigé par rafael

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Publié le 23 Octobre 2016

le cimetière de Saint Privat

le cimetière de Saint Privat

Deutsch-Französischer Krieg - Franco-Prussian War - Guerra franco-prusiana

Alphonse de Neuville (1836 – 1885) fut l'un des représentants principaux de la peinture militaire du XIXe siècle, il s'est rendu célèbre par des tableaux relatant la guerre franco-prussienne de 1870.

« Je désire raconter nos défaites dans ce qu’elles ont eu d’honorable pour nous, et je crois donner ainsi un témoignage d’estime à nos soldats et à leurs chefs, un encouragement pour l’avenir. Quoi qu’on en dise, nous n’avons pas été vaincus sans gloire, et je crois qu’il est bon de le montrer ! »

— Lettre d’Alphonse de Neuville au critique d’art Gustave Goestschy, 1881

Bivouac après la bataille du Bourget

Bivouac après la bataille du Bourget

Défense de la porte de Longboyau

Défense de la porte de Longboyau

Les dernières cartouches, Bazeilles.

Les dernières cartouches, Bazeilles.

Son œuvre la plus célèbre est intitulée Les Dernières Cartouches (1873), il s'agit d'une peinture militaire représentant un épisode de la bataille de Sedan, soit la défense jusqu'aux dernières cartouches d'une maison cernée par l'ennemi à Bazeilles dans les Ardennes durant la guerre franco-prussienne; de Neuville en a été récompensé par la Légion d'honneur.

 

Elle passa en vente à la fin du XIXe siècle et fut alors le tableau le plus cher du monde. L'original a été racheté en 1960 et est depuis conservé au musée de Bazeilles nommé pour l'occasion la « Maison de la dernière cartouche » et qui n'est autre que l'ancienne auberge Bourgerie dans laquelle s'est déroulée la scène historique dépeinte dans l'œuvre.

France 1870 - Alphonse de Neuville
France 1870 - Alphonse de Neuville
France 1870 - Alphonse de Neuville

La guerre franco-allemande, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, oppose, du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, la France et les États allemands coalisés sous l’égide de la Prusse.

Ce conflit se solde par la défaite française, et, forts de cette victoire, les États allemands s’unissent en un Empire allemand, proclamé au château de Versailles, le 18 janvier 1871. La victoire entraîne l’annexion par le Reich du territoire d’Alsace-Moselle (dit Alsace-Lorraine) et l’affirmation de la puissance allemande en Europe au détriment de l’Autriche-Hongrie et de la France.

La défaite de Sedan et la capitulation de Napoléon III, provoquèrent, le 4 septembre 1870, la chute du Second Empire, l'exil de Napoléon III et marqua la naissance en France d'un régime républicain pérenne avec la Troisième République.

La défaite et la perte de l'Alsace-Lorraine provoquèrent en France un sentiment de frustration qui contribua à l'échec du pacifisme, et plus tard, à l'entrée du pays dans la Première Guerre mondiale.

(c) Wikipedia

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Rédigé par rafael

Publié dans #HISTOIRE

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Publié le 21 Octobre 2016

Kazuo Shiraga
Kazuo Shiraga

Kazuo Shiraga fait partie de la génération de jeunes japonais dont l'expérience de la guerre et des destructions ont marqué la jeunesse. Il étudie la peinture japonaise à l'école des Beaux Arts de Kyōto puis à celle d'Ōsaka jusqu'en 1949. En 1950 il est l'élève de Tsuguo Itoh et participe à partir de 1952 à la création du premier groupe d'avant-garde japonais « zero-kai » avec Saburô Murakami, Akira Kanayama, Atsuko Tanaka dont la devise est « L'art doit partir du point zéro absolu et se développer selon sa propre créativité. »

 

En 1955, le mouvement Zero-Kai disparait pour donner naissance à un nouveau mouvement d'avant-garde, Gutaï ("Concret") auquel il adhère. Il participe à la première exposition du groupe à Tokyo en 1955. Kazuo Shiraga rejette les principes de composition picturale, d'harmonie ou de représentation. La peinture est pour lui un corps à corps avec la couleur. Il pratique ainsi la peinture avec les pieds, debout ou pendu à une corde. Il pratique également des simulations de combat dans de la boue pour y laisser l'empreinte de son corps.

 

Lors de l'exposition de 1955, il attaque à la hache des troncs d'arbre peints en rouge devenant un des pionniers de l'art performance. Le critique français Michel Tapié le fait connaitre en France où il expose en 1962. Il entre alors en contact avec l'avant-garde française dont Jean-Jacques Lebel. A New York, Allan Kaprow s'intéresse à lui et reconnait son rôle fondateur dans l'art performance.

 

Source: Wikipedia (c)

Kazuo Shiraga

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 19 Octobre 2016

Picasso - Maternité - Dessin

Picasso - Maternity - Mutterschaft - Maternidad - Maternità

 

De 1905 à 1906, Picasso connaît sa « période rose ». Celle-ci se caractérise par un optimisme mélancolique : il use de gammes de roses, d’ocres, de rouges pour représenter le monde du cirque, des saltimbanques, les humbles, les chevaux et la maternité. Ce dessin est une oeuvre préparatoire à la Maternité.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 17 Octobre 2016

Miro - 1920-1940

Au début de sa carrière la vision réaliste de Miro s'harmonise avec une structuration de la forme par plans juxtaposés ou imbriqués qui débouche à partir de 1925 sur un répertoire de signes qui s'oriente, sous l'influence du surréalisme, vers une poétique visionnaire d'une féerique fantaisie.

 

Personnage et chien devant le soleil

Personnage et chien devant le soleil

C'est dans cette voie que Miro trouvera son style propre où il ne cesse de montrer son verve, son humour et son sens du merveilleux. Son invention est illimitée; ses décors de ballets, ses dessins collages, ses grands pastels qui ouvrent en 1934 la "période sauvage" témoignent de son constant esprit de renouvellement. 

Il illustre constamment les propos de Breton :"Il reste des contes de fées à écrire pour adultes". 

 

Miro - 1920-1940Miro - 1920-1940
Miro - 1920-1940Miro - 1920-1940
Miro - 1920-1940Miro - 1920-1940

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Rédigé par rafael

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Publié le 16 Octobre 2016

Francis Bacon - Autoportraits

 

Bacon retrouve l’animal dans l’homme en nous montrant des êtres qui sont des présences pures de chair, sans transcendance. Ses figures surgissent de l’informe de la matière picturale elle-même, une matière tronçonnée, balayée, balancée, ravagée, bouleversée.

  

Là encore Bacon ne cherche pas d’achèvement : la mise en présence de la figure vient de son inachèvement même. C’est une matière picturale en devenir qui est saisie à son point le plus incandescent

 

Francis Bacon - AutoportraitsFrancis Bacon - Autoportraits
Francis Bacon - AutoportraitsFrancis Bacon - Autoportraits

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 16 Octobre 2016

Bilal - Partie de chasse

"Vassili Alexandrovitch Tchevtchenko, bien qu'atteint d'une paralysie faciale qui le rend muet, reste un homme puissant dans l'URSS des années 80. Révolutionnaire aux côté de Lénine et Staline, il a traversé toutes les épreuves du régime communiste russe. Très influent, il a orchestré la main mise soviétique sur les différents pays européens du bloc soviétique.

Amateur de chasse, il se rend en Pologne, dans une résidence somptueuse, à la frontière avec la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie et l'URSS. Un endroit idéal pour une partie de chasse avec ses amis des différents pays du bloc de l'Est.

Bilal - Partie de chasse
Bilal - Partie de chasse

Amis,  presque tous membres influents des polices secrètes de leur pays respectifs, ayant traversé avec Vassili les différentes tempêtes qui ont secouées leurs nations. Vieux, amers et désabusés pour la plupart, chacun y va de ses réminiscences ainsi que du rôle de leur ami dans leur vie.

A travers ces récits, l'on découvre des pages d'histoire d'Europe de l'Est mais aussi la redoutable influence du vieux russe muet. Une influence toujours d'actualité, malgré le fait qu'il n'occupe plus que des postes de prestige en URSS, suffisante pour réunir ses pions pour une ultime partie sur l'échiquier russe. Car le moment est venue de sacrifier, encore une fois, une pièce.

Récit élégiaque du communisme européen, Partie de Chasse dresse le portrait sans complaisance d'un héros soviétique, hanté par son passé et tourné vers l'avenir. Ecrit en 1983, le récit se conclu par un texte magnifiquement illustré ajouté lors de la réédition de 1990. En effet, si cette BD se voulait annonciatrice de la Perestroïka, elle n'avait pas prévu l'effondrement du bloc communiste d'où la nécessité d'un prologue pour rattraper l'histoire."

 

Source: http://efelle.canalblog.com/

Bilal - Partie de chasse
Bilal - Partie de chasse

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS GRAPHIQUES BD XXe et XXIe

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Publié le 15 Octobre 2016

Soulage surface noir (2)

 

 "La création d'une oeuvre, c'est le triple rapport qui se crée entre la chose qu'elle est, celui qui l'a produite et celui qui la regarde."

Pierre Soulages

 

"Le noir est l'absence de couleur la plus intense, la plus violente qui confère une présence intense et violence aux couleurs, même au blanc..."

Pierre Soulages

 

"Cet objet qu'est le tableau... ne dit rien. Il ne porte pas de titre. Il ne livre aucun message. Il n'engage l'artiste que vis-à -vis de son art et de lui-même, mais absolument. Aussi, la peinture n'est ni image ni langage. Elle est une organisation de formes et de couleurs sur laquelle viennent se faire et se défaire les sens qu'on lui prête."

Pierre Soulages

 

Soulage surface noirSoulage surface noir (3)

 

Pierre Soulages, né le 24 décembre 1919 à Rodez (Aveyron), est un peintre français, spécialiste du noir-lumière, l’outre-noir.

 




« Il n'est pas vrai que l'on puisse faire une bonne peinture à propos de rien » Mark Rothko "Comme mes tableaux sont grands, colorés et sans cadre, et comme les murs des musées sont habituellement immenses et redoutables, le danger existe que les tableaux se relient aux murs à la manière de zones décoratives. Ce serait une déformation de leur signification, puisque les tableaux sont intimes et intenses, et sont à l’opposé de ce qui est décoratif ; et qu’ils ont été peints à l’échelle de la […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 14 Octobre 2016

Picasso - Garçon à la pipe

Picasso a peint ce tableau à 24 ans en 1905 durant la « période rose ». Picasso s’est inspiré pour cette composition des jeunes de Montmartre qui vivaient en partie de l’industrie du spectacle en plein développement sur les Grands Boulevards et dont certains fréquentaient le Bateau-Lavoir. On n’a jamais connu l’identité du modèle.

Source: Lankaart

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 12 Octobre 2016

Musée Picasso Paris

Musée Picasso Paris

“Si, aujourd’hui, des millions d’hommes voient en Picasso, l’auteur de la Colombe, l’homme de la paix ils sont infiniment plus proches du vrai Picasso que les esthètes rabougris, qui se délectent de certains de ses tableaux en n’y voyant que des surfaces colorées sans signification objective, mais qui se détournent du Massacre de Corée avec dédain et dégoût.”

D. H. Kahnweiler

Premier grand conflit après la seconde guerre mondiale la guerre de Corée marque une étape importante dans l’irréversible tournant entrainant les États-Unis et l’Union Soviétique dans la guerre froide. Le conflit se déroula en quatre phases principales :

Mal préparée, face aux 200 000 soldats nord-coréens bien équipés par les Soviétiques, les forces du Sud accusèrent de lourdes pertes durant les deux premiers mois et, à la mi-septembre 1950, elles se retrouvèrent acculées dans le sud-est de la péninsule, repliées sur le périmètre de Busan.

Une rapide contre-offensive des forces de l'ONU, dirigées par le général MacArthur, avec un débarquement le 15 septembre à Incheon, non loin de Séoul, repoussa en octobre 1950 les Nord-Coréens bien au-delà du 38e parallèle, presque jusqu'au fleuve Yalou, à la frontière chinoise.

La République populaire de Chine entra en guerre aux côtés de la Corée du Nord. 1,7 million de « volontaires chinois », commandés par Peng Dehuai, forcèrent les Sud-Coréens et les troupes de l'ONU à se replier derrière le 38e parallèle à la mi-octobre 1950. En janvier 1951, les communistes reprirent Séoul, reconquise par les Américains en mars 1951.

Au printemps 1951, ce sont les troupes onusiennes qui gagnèrent peu à peu du terrain au nord, et le front s'établit de nouveau aux alentours du 38e parallèle, revenant peu ou prou aux positions d'avant le début du conflit.

La guerre fit plus de deux millions de victimes civiles, et plus de 800 000 militaires. Cette geurre est un exemple probant de l’application des principes de la « guerre totale » amenant chacun des belligérants à utiliser les bombardements massifs sur les villes, le napalm et les armes chimiques.La ville de Séoul fut détruite à 70 %.

Picasso signe ici une œuvre qui, comme Guernica, dénonce la guerre et ses atrocités. Cette guerre qui impose aux populations civiles un lourd tribu.

Source: Wikipedia, lankaart

Picasso - Massacre de Corée
La guerre dans SeoulLa guerre dans Seoul
La guerre dans SeoulLa guerre dans Seoul

La guerre dans Seoul

Picasso - Massacre de Corée
Picasso - Massacre de Corée

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Rédigé par rafael

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