Publié le 20 Mai 2018

Dali - Figure rhinocerontique de l'llisos de Phidias

" Le motif central de cette œuvre de Dali s’inspire d’une des impressionnantes sculptures de marbre que Phidias exécuta pour le fronton ouest du Parthénon de l’Acropole d’Athènes. Dalí commença cette œuvre à l’été 1953, dans son atelier de Portlligat. Le paysage de Cadaqués apparaît à nouveau, avec le rocher escarpé caractéristique d’Es Cucurucuc à l’horizon. À propos de cette toile, Dalí écrit dans le Journal d’un génie :

« 1953 — AOÛT. Le 17. Par un excès de précaution, j’applique tellement peu de peinture sur la cuisse droite qu’en essayant d’ajouter plus de couleur, je tache le tableau (…) Le secret le plus ultra-secret est que le peintre le plus célèbre du monde, — que je suis — , ne sait pas encore ce qu’il faut pour peindre. Cependant, je suis tout près de le savoir et soudain, je peindrai un tableau qui dépassera ceux de l’Antiquité. J’insiste sur les testicules de Phidias pour prendre mon impulsion. Ah, si je n’avais pas peur de peindre ! Mais de fait, c’est que je veux que chaque coup de pinceau atteigne l’absolu et l’image parfaite des testicules de la peinture, testicules qui ne sont pas les miens »."

 

Source: /www.salvador-dali.org/fr/musees

Phidias : fronton ouest du Parthénon de l’Acropole d’Athènes

Phidias : fronton ouest du Parthénon de l’Acropole d’Athènes

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Rédigé par rafael

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Publié le 16 Mai 2018

Chagall - Au cirque
Chagall - Au cirque

"J'ai imaginé mon cirque dans les heures nocturnes. Il est au milieu de ma chambre. On entend les rires et les cris", écrivait de son côté Marc Chagall (1887-1985), marqué par les saltimbanques et les joyeuses troupes croisés durant ses jeunes années dans sa Russie natale.

Paris, Chagall, comme beaucoup d'autres artistes (Toulouse-Lautrec, Degas, Picasso, Calder et Matisse, entre autres), fréquente régulièrement le monde du cirque, notamment Médrano et le Cirque d'hiver dont on retrouve la trace explicite dans son oeuvre.

On retrouve l’univers de Chagall dans ces tableaux : couleurs franches ou nocturnes, lumières vives éclaboussant la piste aux étoiles, couples enlacés, bestiaire chimérique et poissons volants, autoportrait palette à la main souvent glissé au coin de l'oeuvre.

 

Source: http://www.lepoint.fr

Chagall - Au cirque
Chagall - Au cirque

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Rédigé par rafael

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Publié le 14 Mai 2018

Le Christ de Saint-Jean-de-la-Croix (1951), La Cène (1955), Corpus Hypercubicus (1954). 
Le Christ de Saint-Jean-de-la-Croix (1951), La Cène (1955), Corpus Hypercubicus (1954). 
Le Christ de Saint-Jean-de-la-Croix (1951), La Cène (1955), Corpus Hypercubicus (1954). 
Le Christ de Saint-Jean-de-la-Croix (1951), La Cène (1955), Corpus Hypercubicus (1954). 

Le Christ de Saint-Jean-de-la-Croix (1951), La Cène (1955), Corpus Hypercubicus (1954). 

Dans les années 30 et 40 l'orientation de l'oeuvre de Dali  est déjà clairement établie: on y trouve le souvenir constant des paysages de son enfance, l'exploitation systématique de toutes les formes de délire par la méthode paranoïaque-critique, ainsi qu'un goût très prononcé, typiquement surréaliste, pour ces régions à la limite de l'humain, où l'épique, le mystique et l'érotisme se rejoignent dans le sublime. Cette oeuvre singulière parfois déconcertante par ses excès, connait les variations les plus diverses tant par le style - qui va de l'utilisation de l'improvisation tachiste au réalisme emphatique de la Renaissance en passant par l’emploi de la photographie - que par les thèmes abordés: l'onirisme des montres molles (Persistance de la mémoire), l'esprit religieux ou le mysticisme, l'érotisme omniprésent, les allusions politiques ou les références culturelles comme celles à l'Angélus de Millet ou à la Dentellière de Vermeer, ou aux peintres pompiers.

Après la guerre, dans les années 50,  prodigue en images comme en paroles, Dali ne cesse d'étonner par sa profusion, son exubérance, son orgueil. Son oeuvre s'oriente résolument vers le mysticisme et la religion.   C'est dans un réalisme très minutieux, utilisant les effets de perspectives et de trompe-l'oeil, qu'il peint : Le Christ de Saint-Jean-de-la-Croix (1951), La Cène (1955), Corpus Hypercubicus (1954). 

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Mai 2018

Tunsie - Femmes

Tunsie - Femmes

Orientaliste « ethnographique », Roubtzoff refuse les excentricités du genre mais réalise une série de nus où le peintre applique les recettes de la tradition occidentale à des modèles européens et orientaux. Dans son journal écrit à la fin de sa vie et les quelques articles qu’il rédige pour la revue Tunisie (« Un quart de siècle en Tunisie », 1938), il défend un Orient résolument fidèle à ses traditions : « un peintre arabe ne doit pas oublier qu’il est arabe et non pas Von Dongen. Ni Cézanne non plus. L’Arabe doit conserver intacte sa mentalité musulmane, même s’il fréquente Montparnasse ». En 1924, lors d’un voyage en Turquie, ce pourfendeur du modernisme peint surtout la ville de Brousse « plus séduisante que Constantinople trop ravagée par les incendies [...] et le tourisme ».

De son vivant, les achats par l'État et plusieurs expositions à Tunis et en métropole lui ménagent une place importante dans la vie artistique de la colonie, évidemment à contre-courant de Boucherle et de l'École de Tunis. En 2010, un hommage officiel lui fut rendu en Tunisie avec l'exposition « Roubtzoff et la médina » - 48 dessins minutieusement réalisés en 1944, ainsi que quelques toiles, représentatives d’un art dont la mémoire fut entretenue dès la mort de l’artiste. Roubtzoff, dont les toiles ornent encore nombre de résidences officielles, est aujourd’hui le peintre tunisien le mieux coté sur le marché de l’art. Ses œuvres les plus importantes sont signées et datées en français et en arabe.

Wikipedia

 

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Mai 2018

Gustave Doré - Achan lapidé

"J’ai encore devant les yeux le dessin intitulé Achan lapidé : Achan est étendu, les bras ouverts, au fond d’un ravin, les jambes et le ventre écrasés, broyés sous d’énormes dalles, et du ciel noir, des profondeurs effrayantes de l’horizon, arrivent lentement, un à un, en une file démesurée, les oiseaux de proie qui vont se disputer les entrailles que les pierres ont fait jaillir. Tout le talent de Gustave Doré est dans cette gravure qui est un cauchemar merveilleusement traduit et mis en relief. "

Zola

La Bible: Achan

"Ayant vu un manteau d'écarlate, un lingot d'or et deux cents sicles en argent parmi les dépouilles de Jéricho, il les prit, et les alla cacher dans sa tente contre la défense expresse du Seigneur qui avait ordonné que l'on dévouât à l'anathème la ville de Jéricho sans en réserver la moindre chose (Jos 6:17-19). Quelques jours après, Josué envoya trois mille hommes pour prendre la ville de Haï (Jos 7) (An du monde 2553, Av JC 1447, Av l’ère vulgaire 1451), qui était à trois ou quatre lieues de Jéricho; mais ils furent chargés par ceux de Haï, et obligés de prendre la fuite. Toutefois, la perte ne fut pas grande, puisque les Israélites ne perdirent que trente-six hommes. Mais cette perte ne laissa pas de les décourager Josué, et les anciens du peuple déchirèrent leurs vêtements et se mirent de la poussière sur la tête, criant au Seigneur, et le conjurant de ne pas abandonner son peuple au milieu de ses ennemis. Alors le Seigneur dit à Josué : Levez-vous. Pourquoi demeurez-vous couché par terre ? Israël a Péché et a violé mon alliance en prenant de l'anathème et en cachant leur vol parmi leur bagage. Je ne serai plus avec vous jusqu'à ce que vous ayez exterminé celui qui est coupable de ce crime. Levez-vous, et sanctifiez le peuple pour demain. Le sort vous découvrira celui qui est coupable de ce crime, et il sera brûlé avec tout ce qui lui appartient.

 

Le lendemain Josué fit assembler toutes les tribus d'Israël ; et ayant jeté le sort, il tomba sur la tribu de Juda, ensuite il tomba sur la famille de Zaré, puis sur la maison de Zabdi, et enfin sur la personne d'Achan. Alors Josué dit à Achan : Mon fils, rendez gloire au Seigneur le Dieu d'Israël ; confessez votre faute, et déclarez-moi ce que vous avez fait, sans en rien cacher. Achan lui répondit : Il est vrai que j'ai péché contre le Seigneur, et voici ce que j'ai fait : ayant vu parmi les dépouilles un manteau d'écarlate et deux cents sicles d'argent avec un lingot d'or du poids de cinquante sicles, je les ai pris et les ai cachés dans une fosse que j'ai faite dans ma tente. Josué envoya aussitôt du monde dans la tente d'Achan, et on y trouva tout ce qu'il avait dit ; et ayant apporté ces choses en présence du peuple, ils les jetèrent devant le Seigneur. Josué et tout le peuple ayant pris Achan avec ce qu'on avait trouvé dans sa tente, l'or, l'argent, les meubles, ses fils et ses filles, ses boeufs et ses ânes, sa tente même et tout ce qui était à lui, les menèrent à la vallée d'Achor; et Josué lui dit : Puisque vous nous avez troublés, le Seigneur vous troublera en ce jour-ci. Alors (Jos 7:25) tout le peuple le lapida avec ceux de sa famille que l'on présuma avoir été complices de son crime; et tout ce qui avait été à lui fut consumé par le feu. Ils amassèrent sur lui un grand monceau de pierres qui y est demeuré jusqu'aujourd'hui. Ainsi parle l'auleur du livre de Josué. Cette histoire arriva l'an du monde 2553, avant Jésus-Christ 1447, avant l'ère vulgaire 1451. Le lieu où Achan fut lapidé s'appela dans la suite la vallée d'Achor (ou du Trouble), au septentrion de Jéricho."

 

Source: http://yves.petrakian.free.fr/456-bible/calmet/A/achan.htm

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 10 Mai 2018

Dali - La bataille de Tétouan

Dali - La bataille de Tétouan

Opposant le Sultanat du Maroc au Royaume d’Espagne, la célèbre bataille de Tétouan a été une des grandes conquêtes de l’Espagne en 1860. Peinte une première fois en 1862 par Mariano Fortuny, peintre orientaliste très attaché au Maroc, elle est réinterprétée en 1962, 100 ans après, par Salvador Dali.

 

En août 1859  les Espagnols installent des fortifications à l’extérieur de Sebta. Les tribus locales passent alors à l’action vivant cela comme une véritable provocation. Après plusieurs attaques, l’Espagne digère mal l’affront et demande au Maroc d’y remédier. Le sultan Mohammed ben Abderrahmane, qui hérite du trône à cette même période, refuse d'accéder à la demande des Espagnols, déclarant ainsi la guerre. Finalement, après plusieurs affrontements, dont la bataille de Tétouan en janvier 1860, le Sultanat du Maroc, s’avoue vaincu le 26 avril de la même année.

Envoyé par le gouvernement espagnol en Afrique du Nord afin de peindre les évènements importants du conflit dès 1859, le peintre catalan Mariano Fortuny a dépeint la bataille de Tétouan comme un reporter de guerre immortalise les conflits.

Chroniqueur de l’expédition, il développe une incroyable fascination pour la brillance des couleurs africaines. Perfectionniste, il passe 2 ans, entre 1862 et 1864, à magnifier la  toile qui restera pourtant inachevée.

Salvador Dali choisit précisément ce tableau pour rendre hommage au maître Fortuny, l’un des peintres espagnols les plus admirés par ses contemporains.

Mariano Fortuny - La bataille de Tétouan
Mariano Fortuny - La bataille de Tétouan
Mariano Fortuny - La bataille de Tétouan

Mariano Fortuny - La bataille de Tétouan

C'est vers 1918 que naît l'intérêt de Dali pour Mariano Fortuny. Il lui fallut près de 45 ans pour lui rendre hommage en remaniant, avec cette technique qui lui est propre, La Bataille de Tétouan

La technique de Dali a nourri son mythe. Ici, l’œuvre est très académique, Dali matérialisant sa revendication d’appartenance à la tradition historique espagnole, chrétienne et monarchique.  Marie-Annick Sékaly décrit l'attitude du peintre espagnol comme "un hommage réactionnaire, comique et néanmoins impressionnant".

Les couleurs sont chaudes dans les nuances d’ocres. Une armée de cavaliers, sans visage, se précipite sur nous. Ils sont désordonnés et viennent de toute part. En haut à gauche un cheval au fusil semble être prêt à nous tomber dessus et sur la droite c’est une main de soldat brandissant une épée très aiguisée qui entoure une armée sortie des nuages. Enfin, au centre, majestueuse, Gala, la muse, est représentée telle une vierge prête à porter secours aux combattants espagnols.

Source: Telquel.ma

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Rédigé par rafael

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Publié le 9 Mai 2018

 

La même pose, le même mouvement du bras, le même regard, de Giogione à Gauguin, du Titien à Manet, cette femme, éternelle, nous regarde allongée, calme, souriante, sûr d'elle. 

Manet - Olympia

Manet - Olympia

Le Titien - Venus

Le Titien - Venus

Giogione - La Venus de Dresde

Giogione - La Venus de Dresde

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Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

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Publié le 8 Mai 2018

Dali - Portrait de Pablo Picasso au XXIe siècle (Parmi une série de portraits de génies: Homère, Dali, Freud, Christophe Colomb, Guillaume Tell, etc.)

Dali - Portrait de Pablo Picasso au XXIe siècle (Parmi une série de portraits de génies: Homère, Dali, Freud, Christophe Colomb, Guillaume Tell, etc.)

Dali - Autoportrait avec du lard grillé

Dali - Autoportrait avec du lard grillé


Portrait allégorique de Picasso, peint pendant l’étape américaine de Dalí et exposé pour la première fois à la galerie Bignou de New York, du 25 novembre 1947 au 31 janvier 1948. Dalí tint à ce qu’il fasse partie de la collection permanente du Théâtre-Musée Dalí de Figueres et décida de le mettre dans la Salle des Poissonneries, devant son Autoportrait mou avec du lard grillé de 1941. Il baptisa cette huile d’un nom très long, où il qualifie Picasso de génie — dans l’œuvre Moi aussi j’ai connu l’Empereur , il le considère comme un empereur et le présente couronné de lauriers — , et il la situe au XXIe siècle, aussi bien dans le titre que sur la toile, où apparaissent les chiffres romains correspondants. L’œillet, les cornes de la chèvre et la mandoline font référence à des valeurs comme l’intellectualisme, l’exaltation de la laideur et le sentimentalisme présents dans l’œuvre de Picasso, pour lequel il avait une grande admiration.

Théâtre-Musée Dalí

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Rédigé par rafael

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Publié le 7 Mai 2018

Pierre-Narcisse Guérin - Didon écoutant le récit des malheurs d’Énée

"   Didon écoutant le récit des malheurs d’Énée offre des qualités fort remarquables. Il est impossible de ne pas rendre justice à la pose de Didon, tout à la fois gracieuse et nonchalante. L’inflexion générale du corps est d’une grande souplesse et se recommande par des lignes très heureuses. Le visage tout entier écoute bien, Guérin a très habilement rendu l’expression du poète latin, qui nous représente la reine de Carthage suspendue aux lèvres d’Enée. L’attitude voluptueuse du personnage se concilie sans effort avec l’attention qui respire dans tous les traits. On a trouvé le héros troyen quelque peu insignifiant, et j’avoue qu’il me serait difficile de saisir sur son visage une pensée nettement déterminée. Cependant il y a dans son attitude, sinon dans son regard, une expression de noblesse et de grandeur. La sœur de Didon, appuyée sur le lit où la reine est couchée, est une des figures les plus gracieuses qui soient nées sous le pinceau de l’auteur. Les yeux et la bouche sont pleins de tendresse, et cette tendresse est mêlée de générosité. Anna écoute d’une oreille, attentive le récit d’Énée, comme si elle pressentait la passion funeste que ce récit allumera dans le cœur de Didon. Je ne professe pas une grande admiration pour le faux Ascagne, bien que cette figure ait obtenu, il y a trente-trois ans, une popularité prodigieuse. La malice que le peintre a voulu mettre dans les yeux et sur les lèvres du faux Ascagne n’est pas exempte d’afféterie. Or, s’il y a au monde un poète qui conseille, qui prescrive la simplicité, c’est à-coup sûr Virgile. Chez le poète latin, il n’y a pas trace du défaut que je signale dans le faux Ascagne. Cependant, malgré la physionomie insignifiante du narrateur, malgré l’afféterie qui gâte la malice du fils de Vénus, il reste encore dans ce tableau beaucoup à louer. La toile tout entière est inondée de lumière. La mer s’étend au loin et l’œil nage avec bonheur dans cet espace indéfini. On pourrait souhaiter une plus grande sobriété de détails dans le vêtement de la reine, dans le lit même où elle est couchée. Il est certain en effet que les ornemens prodigués par le peintre exposent le regard du spectateur à de fréquentes distractions, et nuisent d’autant à l’effet poétique de la composition. Pourtant il ne faut pas oublier que Virgile nous représente Didon comme une femme belle et fière de sa beauté, et l’illustre Mantouan, dans le portrait de la reine de Carthage, n’omet pas la coquetterie. Ainsi je n’attache pas une grande importance à la remarque précédente. Bien que je préfère, en toute occasion, la simplicité à la profusion, je ne puis voir dans les ornemens imaginés par le peintre pour le vêtement de Didon un sujet de reproche bien sérieux, et je loue volontiers l’élégance et l’élévation qui règnent dans toutes les parties du tableau ; car le faux Ascagne lui-même, malgré sa malice un peu affectée, n’est pas dépourvu d’élégance. Pour traduire ainsi les poètes de l’antiquité, il faut avoir vécu avec eux dans un commerce familier, et la Didon de Guérin demeure comme un témoignage éclatant de l’assiduité, de la persévérance de ses études. "

Peintres et sculpteurs modernes de la France - Géricault
Gustave Planche
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

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Publié le 6 Mai 2018

Dali - Apothéose du dollar

Dali - Apothéose du dollar

Salvador Dalí peignant Gala dans l’Apothéose du dollar plus connue sous le titre L’apothéose du dollar est une œuvre de grande dimensions (400 × 300 cm) peinte par Salvador Dalí en 1965.

La toile a été qualifiée de réponse à l’anagramme d’André Breton  « Salvador Dali – Avida dollars ».

On note au premier plan des colonnes saloniques ondulantes et des hommages picturaux à Diego Vélasquez, Francisco de Goya, Johannes Vermeer, Ernest Meissonier et Goethe, en plus de l’omniprésence du symbole du dollar américain imbriqués dans l’image de Gala transformée en Vénus et du propre artiste déguisé en Vélasquez.

La toile est considérée comme une œuvre clef de l’artiste qui conclut une période de travail de 1941 à 1970. Antoni Pitxot, artiste surréaliste et ami de Dalí, la définit comme « la plénitude et en même temps la compilation de toute une vie de l’artiste »

Source: Wikipedia

Dans cette toile, comme dans son Théâtre-Musée, Dalí exprime toutes les tendances, les mythes et les obsessions qui l’ont accompagné tout au long de sa vie. Rappelons-en quelques-uns : Duchamp à gauche habillé en Louis XIV avec le joueur de luth de Watteau sur la tête. José Nieto, le « logeur » de Las Meninas, qui apparaît jusqu’à trois fois. À côté de Duchamp-Louis XIV, le profil d’Hermès de Praxitèle, avec sur l’ombre de son nez, la figure de Goethe et sur la commissure des lèvres, le portrait de Vermeer de Delft. À droite, Dalí fait son autoportrait, comme Vélasquez, en train de peindre Gala ; à côté de celle-ci apparaît la double image du visage de Béatrice de Dante, qui est en même temps un Dom Quichotte agenouillé. Au-dessus, on peut contempler les armées vaincues de Napoléon, alors que dans la partie supérieure gauche, on distingue les soldats de la bataille de Tétouan en plein effort (réminiscences de Meissonier pour les uns, de Fortuny pour les autres ) .

Théâtre-Musée Dalí

Ici Salvador Dali
Nommé par un anagramme par André Breton :
Avida Dollars
Lequel anagramme avait été fait avec une petite mauvaise intention
Croyant me gêner.
Au contraire, c’était le mot magique
Qui a fait que depuis ce moment
Les dollars ont plu sur ma tête
Comme une véritable divine diahrrée.
Ce qui fait que depuis je m’endors chaque nuit
De plus en plus entouré de satisfaction
Parce qu’il y a rien au monde
Qui me procure autant de satisfaction
Que sentir cette pluie monotone et divine de dollars.

Mais il y a un autre côté qui amusera tous les gens qui m’écoutent
C’est que justement, Auguste Comte, le grand philosophe français
Au moment d’inventer sa nouvelle religion positiviste
Il avait dit, avant de commencer cette religion :
“Il faut que nous comptions avec les banquiers”

Or ça c’est quelque chose d’apothéosique
Et qui prouve que sans banquiers il n’y a même pas de religion.
Tout le Moyen Age a été basé sur la transmutation de la matière vile en or
Puisque l’unique façon de spiritualiser la matière
C’est de l’aurifier.
Or, aussitôt que quelque chose devient de l’or
Devient de la puissance e-spirituelle.
Et dans un monde dans lequel il y a de plus en plus d’impuissance,
Il faut vraiment que l’or qui reconstitue cette barre de Jasé
Qui va de la terre vile au ciel par la transmutation de l’or.

Dali

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Rédigé par rafael

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