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Publié le 4 Mai 2020

Puvis de Chavannes - Les bienfaits de la Paix - Musée des Beaux-Arts de Rouen en 1888-90.

Puvis de Chavannes - Les bienfaits de la Paix - Musée des Beaux-Arts de Rouen en 1888-90.

Puvis de Chavannes - Le Bois sacré

Puvis de Chavannes - Le Bois sacré

" La composition et la couleur, voilà où il est le Maître, et où l’avenir, nous l’espérons, lui conservera la place glorieuse que les jeunes hommes de ce temps lui ont donnée. Le premier dans notre temps, il a compris que l’art décoratif devait s’accommoder aux conditions d’éclairage, de tonalité, et à l’espace du monument à décorer et qu’ainsi, entre les qualités de la fresque et les qualités du tableau de chevalet, il y avait un départ à faire et des différences à établir. « Si l’artiste qui décore une muraille, disait-il, ne s’accommode pas aux conditions de vie de cette muraille, la muraille le vomira. » En y réfléchissant, il saisit peu à peu ces différences. Il comprit tout d’abord qu’il fallait bannir de la muraille les « trompe-l’œil, » dont la vue fatigue et irrite à la longue, et même les violents effets d’ombre et de lumière qui font des trous et trompent l’œil, en effet, sur le plan et le rôle du mur. Il estima aussi que les scènes destinées à être vues longtemps durant des cérémonies publiques ou des leçons, ou dans la vie de chaque jour, doivent être calmes, paisibles, afin de s’allier également aux sentiments les plus divers, ne pas imposer leur spectacle, mais offrir un refuge à tous les rêves. Donc pas de grandes gesticulations ; pas de mouvements rapides, pas d’équilibres instables. Ne voulant pas faire de trous dans le mur, il ne pouvait détacher des groupes de figures les uns sur les autres, car le relief ne s’exprime pas sans ombres violentes, surtout le relief sur relief. Il ne pouvait les échelonner dans le sens de la profondeur. Donc pas de grappes humaines, pas de figures qui éloignées par les plans se touchent par leurs contours, mais des personnages échelonnés dans le sens horizontal, ou disséminés clairement sur des espaces aux trois quarts vides. Pas de plans se creusant et se rejoignant, mais des pans coupés très visibles allant d’un bout de la toile à l’autre. Une suite de stries horizontales dont chacune indique une profondeur égale partout. Hésitante dans ses premières œuvres : le Travail, la Paix, cette méthode se dégage dans les suivantes : le Bois sacré, s’affirme dans le Ludus pro Patria et dans la Sorbonne. C’est lui qui l’a créée. "

Robert de la Sizeranne, Puvis de Chavannes, 1898.

 

Puvis de Chavannes - l'Eté

Puvis de Chavannes - l'Eté

" En même temps, son paysage atteint la poésie par le sentiment du mystère. Il le donne en supprimant le plus possible du ciel, procédé préraphaélite, et en élevant très haut sa ligne d’horizon, procédé moderniste. Quand on tracera l’évolution du paysage depuis Van de Velde, par exemple, on verra qu’elle s’est faite toujours dans le sens de l’élévation de la ligne d’horizon, et par conséquent par la diminution ou la suppression du ciel. Puvis de Chavannes en fournit un exemple. De plus, il supprime le haut ou le bas des arbres, le commencement ou la fin des choses, ce qui fortifie le sens du mystère. Il donne l’idée de la symétrie et de l’ordre par des alignemens de troncs semblables, de même diamètre, sur le même rang. Les hautes futaies sont régulières et discrètement ornementales. Il donne l’idée de la vie facile et douce. Ses paysages tiennent ou du jardin ou de la plaine fertile. Il n’a pas de nature rebelle. A l’horizon, les bois ou les vallons s’étendent longuement, selon les lignes lentes, muettes et endormies de nos paysages du Nord. Il mêle avec une hardiesse naïve et une finesse rustique des impressions fort diverses. Ainsi, — chose très remarquable, — ses derniers plans sont modernistes et ses premiers plans sont primitifs. Tandis qu’il masse les masses, au loin, il détaille le détail, sous nos yeux : il découpe les unes après les autres des petites fleurs, des genêts, un brin de laurier. Jamais ses arbres n’ont de plans différens. Il esquive les difficultés du feuillage, soit en le massant tout d’un bloc comme dans l’Été, soit en dessinant chaque feuille l’une après l’autre, à la façon des primitifs, comme dans le Bois Sacré ou la Sorbonne. Ainsi il ne met en grappes ni les feuilles, ni les figures. Chaque groupement est disposé sur le même plan, nettement dégagé du groupe suivant ou du précédent. Les longues lignes du fond relient tout ensemble, et tout est fondu et réconcilié par la couleur. "

Robert de la Sizeranne, Puvis de Chavannes, 1898.

Puvis de Chavannes - Doux Pays

Puvis de Chavannes - Doux Pays

"Et l’harmonie est, en dernière analyse, le grand charme de cette œuvre. Cette couleur sourde, atténuée, qui, dans nos Salons. paraissait morte à côté des violentes fanfares de nos romantiques attardés, est la couleur qui convient le mieux à la peinture murale. Il suffît d’aller au Panthéon pour s’en apercevoir. A côté de cette harmonie en rouge pâle et en bleu qui est l’Enfance de sainte Geneviève les peintures si vives des autres décorateurs détonnent. Leur couleur chante brillamment, mais celle de Puvis de Chavannes psalmodie comme il faut dans ce temple. Leurs figures semblent sortir du mur ou s’y enfoncer, ou y avoir été collées par un méchant sorcier et faire des gestes désespérés pour s’enfuir. Les siennes paraissent y être nées et vivre d’une vie semblable à celle du marbre ou de la pierre de taille. Celles-là ont quelque chose de transitoire, d’agité, d’accidentel : celles-ci semblent éternelles. "

Robert de la Sizeranne, Puvis de Chavannes, 1898.

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Avril 2020

Puvis de Chavanne - l'Eté - 1891

Puvis de Chavanne - l'Eté - 1891

Les figures allégoriques de Puvis de Chavannes nous semblent des merveilles de clarté depuis que nous avons vu celles de M. Khnopff, et de santé depuis que nous avons vu celles de M. Carloz Schwabe. Son « christianisme » nous paraît bien philosophique et rationnel depuis que nous avons essuyé l’assaut du mysticisme esthétique, des chevaliers du Graal et de leurs « éthopées. » Ses gris nous frappent par leur lumière depuis que nous avons vécu dans l’atmosphère de M. Carrière. Mais cette critique surannée reflète très exactement les impressions ressenties par les amateurs durant trente ans devant les œuvres de Puvis de Chavannes, les sourires qu’elles soulevaient, les indignations qu’elles inspiraient et enfin les ostracismes dont on les a frappées. "

Robert de la Sizeranne, Puvis de Cahvannes, 1898

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 8 Avril 2020

Monument à Jean Hus - Prague
Monument à Jean Hus - Prague
Monument à Jean Hus - Prague

La place de la Vieille Ville à Prague organise 'espace public autour de 5 grands monuments de la ville: l'Hôtel de Ville, horloge astronomique, Notre-Dame de Tyn, l'église Saint-Nicolas et le monument à Jean Hus. Le monument à Jean Hus fut érigé en 1915, il représente Jean Hus, l'un des personnages les plus importants de l'histoire tchèque, debout au milieu de deux groupes de personnages, l'un est celui des Combattants de Dieu, les partisans de Jean Hus, l'autre représente les Exilés, ceux qui furent bannis du royaume pour avoir soutenu le prédicateur. 

Jean Hus (1369-1415), fut un réformateur de l'église catholique, précurseur du mouvement protestant. Son excommunication en 1411 par le Pape, marque la rupture entre les Tchèques et l'Empire et les allemands. Symbole de la liberté pour les Tchèques, il est devenu un héros national après sa mort sur le bûcher le 06 juillet 1415.

Lankaart (c)

Monument à Jean Hus - Prague
Monument à Jean Hus - Prague
Monument à Jean Hus - Prague

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Rédigé par rafael

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Publié le 14 Octobre 2019

Akseli Gallen-Kallela - La défense du Sampo - Le Kaleva - 1896

Akseli Gallen-Kallela - La défense du Sampo - Le Kaleva - 1896

Le Kalevala est une épopée composée au xixe siècle par Elias Lönnrot, folkloriste et médecin, sur la base de poésies populaires de la mythologie finnoise transmises oralement. Il est considéré comme l'épopée nationale finlandaise et compte parmi les plus importantes œuvres en langue finnoise. Une première version, publiée en 1835, fut suivie en 1849 d'une édition considérablement augmentée qui comprend environ 23 000 vers. Le Kalevala est une sorte de patchwork, obtenu par l'assemblage de poèmes populaires authentiques recueillis entre 1834 et 1847 dans les campagnes finlandaises, notamment en Carélie. Ce poème représente la pierre angulaire de l'identité nationale finlandaise. Cette épopée a influencé bon nombre d'artistes finlandais.

Wikipedia

Akseli Kallen-Kallela  (1865-1931) est l'un des plus grands peintres finlandais. son oeuvre s'inspire en grande partie de la vie quotidienne dans les campagnes et des grandes épopées finlandaise dont le Kalevala dont il illustre ici l'un des récits.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 9 Avril 2019

 

Le symbolisme ambigu et exotique de Ferdinand Khnopff (1858-1921) est souligné par la perfection du dessin et la subtilité complexe de la mise en page l'ensemble renforcé par un don de coloriste à la limite de l'abstraction comme dans ce tableau Roses et éventail japonais.

Source: DA

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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Avril 2019

Fernand Khnopff - Gardien dans le fossé

Fernand Khnopff - Gardien dans le fossé

Ferdinand Khnopff, peintre belge de la fin du XIXe siècle, réalise plusieurs paysage de Fosset, petite ville des Ardennes belges. Ces tableaux très réalistes témoignent des recherches solitaires de Ferdinand Khnopff sur la couleur, la lumière , les textures. Le peintre capte l’atmosphère de la campagne, le temps qui change, l'immobilité du temps et du monde , comme dans Le Gardien dans le fossé. Oeuvre statique, sans objet, juste l’immobilité du temps qui passe. 

source: RR

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Mars 2019

Ferdinand Khnopff - Portrait

Ferdinand Khnopff - Portrait

Ferdinand Khnopff - Portrait de Marguerite

Ferdinand Khnopff - Portrait de Marguerite

Ferdinand Khnopff (1858-1921), est un artiste belge, premier disciple du Sar Péladam, fondateur de l'Ordre kabbalistique de la Rose-Croix, ami de Burne-Jones et admirateur des préraphaélites. Ce peintre symboliste reste très proche de l'ésotérisme des Rose-Croix. Cofondateur en 1884 des XX, il expose à Bruxelles puis à Paris, Londres et Vienne. Si son oeuvre mêle tout à la fois des paysages et des nature-mortes froides, austères et souvent magnifiques à des portraits, notamment de sa soeur Marguerite, empreint d'une douce nostalgie, ce sont ces oeuvres symboliques qui lui apportent la renommée. 

Ses oeuvres symboliques sont portés par un dessin d'une grande perfection et la subtilité complexe de la mise en page. Misogyne, il s'attache à une certaine image de la femme incarnée par sa "soeur-épouse" Marguerite, double de lui-même, qu'il représente dans de nombreux portraits énigmatiques et virginaux. De ses portraits de femmes distantes et secrètes, Sapho, Ophélie ou Salomé, à la chevelure luxuriante, au baiser tentateur, comme figées dans des extases languides, se dégage une sorte d'érotisme retenu au maniérisme suranné. 

Source: DA

Ferdinand Khnopff
Ferdinand Khnopff
Ferdinand Khnopff
Ferdinand Khnopff - Gardien dans le fossé

Ferdinand Khnopff - Gardien dans le fossé

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Mars 2019

Fernand Khnopff - Des caresses, ou l'Art, ou le Sphinx

Fernand Khnopff - Des caresses, ou l'Art, ou le Sphinx

Fernand Khnopff reste toute sa vie attaché à l'image de sa sœur Marguerite, la femme guépard enlaçant Oedipe dans l'une de ses œuvres les plus célèbres,  Des Caresses ou Le Sphynx, 1896, est un portrait d'elle: large mâchoire, nez droit, regard ailleurs, le tout figé dans le temps.  Cette oeuvre typique du mouvement symboliste témoigne du monde étrange qui occupe les rêves du peintre.

Source : RR

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Mars 2019

Ferdinand Khnopff - Le pont à Fosset

Ferdinand Khnopff - Le pont à Fosset

Ferdinand Khnopff, peintre belge, peint à la fin du XIXe siècle plusieurs paysage de Fosset, petite ville des Ardennes belges. Ces tableaux de petit format sont très réalistes, sans personnage ils témoignent des recherches solitaires de Ferdinand Khnopff sur la couleur, la lumière , les textures. Le peintre capte l’atmosphère de la campagne, le temps qui change et surtout les couleurs qu'il sature avec envie, comme dans Le Pont à Fosset où le vert intense devient presque abstrait. 

source: RR

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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Août 2018

Franz Stuck - Le gardien du Paradis - The Guardian of Paradise

Franz Stuck - Le gardien du Paradis - The Guardian of Paradise

Franz von Stuck (23 février 1863 - 30 août 1928) est un peintre allemand symboliste et expressionniste. Son style en peinture est basé sur une grande maîtrise de la composition et serait plutôt sculptural que pictural. Ses sujets favoris sont de nature mythologique et allégorique. Toutefois son traitement de sujets classiques est généralement peu conventionnel. Ce très beau portrait du "gardien du Paradis"  illustre bien son talent.

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Rédigé par rafael

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