Articles avec #bouddhisme classique tag

Publié le 29 Juin 2018

Siva-  Vietnam - Thap Banh It (Tours d'argent) - Photos: Lankaart (c)
Siva-  Vietnam - Thap Banh It (Tours d'argent) - Photos: Lankaart (c)

Siva- Vietnam - Thap Banh It (Tours d'argent) - Photos: Lankaart (c)

Le Royaume de Champa ou Tchampa est un État de culture hindouiste et de langue malayo-polynésienne situé dans la zone centrale du Viêt Nam moderne entre les IIe et XVIIe siècles. Le nom de Champa provient d'une région de l'ancien Bengale, aujourd'hui au Bihar, en Inde, dont la capitale était Champâpuri.

Sur le plan architectural, les temples sanctuaires les plus importants ont été construits au Xème siècle comme la Tour A1 de My Son. Ces temples sanctuaires sont issus de la tradition du sud de l'Inde. Ces temples de brique, de plan carré, ouverts le plus souvent à l'est par une porte et sur les autres faces des portes fictives. Des décors de grès ornent souvent les portes et les faux étages de la toiture avec à l'intérieur des petits animaux et de personnages. Son toit en forme pyramidale évoque la montagne, le séjour des dieux. L'intérieur hormis les portes ne possèdent aucune fenêtre.

Au centre se trouvait des divinités bouddhiques ou brahmaniques souvent Shiva. Ce dieu destructeur/créateur était célébré sous la forme d'une divinité anthropomorphe ou du linga (pierre cylindrique dont la forme phallique évoque la puissance créatrice du Dieu).


L'art Cham bien qu'ayant subi les influences chinoises, indiennes, malaisiennes a su préserver sa singularité dépassant une copie servile ou mal comprise des modèles extérieurs. Les sculptures de Duong Dong de la fin du IXème siècle témoignent de cette originalité. La sculpture est un support de méditation. Les représentations des divinités sont différentes selon les iconographies bien spécifiées dans les textes sacrés. Ce sont des concepts que l'on cherche à transmettre aux fidèles.

Siva-  Vietnam - Thap Banh It (Tours d'argent) - Photos: Lankaart (c)
Siva-  Vietnam - Thap Banh It (Tours d'argent) - Photos: Lankaart (c)

Siva- Vietnam - Thap Banh It (Tours d'argent) - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Juillet 2015

Vajrasattva - Mongolie

वज्रसत्त्व - 金剛薩た - 金剛薩埵

Vajrasattva, mot sanskrit signifie littéralement « être animé de diamant » tibétain : c'est un bouddha du courant vajrayana. Purificateur du karma, il concentre les énergies et la sagesse des cinq dhyani bouddhas dont il est parfois décrit comme l'essence. La pratique de Vajrasattva est centrée sur la confession et la purification. Vajrasattva est le plus souvent représenté seul, le vajra dans la main droite à la hauteur du cœur et la cloche ghanta retournée dans la main gauche, symbolisant respectivement la force et la sagesse. Il est en général de couleur blanche, mais parfois bleue ou plus rarement rouge. Occasionnellement, il apparaît en Yab-Yum avec sa parèdre Vajragharvi (matrice du vajra) ou Ghantapani (porteuse de cloche). Le bouddha Vajradhara tient un vajra dans chacune de ses mains croisées sur sa poitrine ; son corps est bleu sombre.

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 12 Juin 2015

Achala, Victoria and Albert Museum, Londres. XIII-XIVe siècle.

Achala, Victoria and Albert Museum, Londres. XIII-XIVe siècle.

Fudō Myō-ō - 不動明王 - Ачала

Acala, Achala l'immuable ou « Acalanatha » le maître immuable, est une déité bouddhique du mikkyo, il est l'un des cinq rois du savoir, associé au feu et à la colère. C'est aussi une des dénominations de Shiva auquel il emprunte de nombreux traits. Appelé serviteur des ascètes, il porte un lotus à huit pétales sur le sommet de son crâne. Il tient dans la main droite un glaive avec lequel il coupe les obstacles, dans sa main gauche une corde (pasa) qui lui permet de lier les forces hostiles à l'éveil.

Achala, est toujours représenté avec une tête à trois yeux et aux crocs très visibles, deux bras (sa main droite tenant une épée au-dessus de sa tête) et deux jambes. Il peut être debout ou à genoux et est orné d’un pagne de peau de tigre, de petits serpents ainsi que de bracelets aux chevilles, il porte également un long serpent comme un cordon sacré, une écharpe céleste et des bijoux. Il a souvent une effigie de bouddha dans sa coiffure. En position debout, un genou légèrement plié, l’autre jambe tendue, il foulera habituellement Ganapati / Ganesh (une divinité à tête d’éléphant d’origine hindoue). Sa main gauche peut détenir un lasso ou faire un geste symbolique. Cette statue, de l'est du Tibet, le représente sous forme du double lotus typique du XIIe-XIIIe siècle. Il tient une épée dans une main et un lasso dans l’autre.

Tibet, XIIIe siècle

Tibet, XIIIe siècle

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 18 Avril 2015

Tibet - Avalokiteshvara - XVIIIe

Avalokiteshvara - अवलोकितेश्वर - 관세음보살 - 聖観音

Avalokiteshvara est le bodhisattva de la compassion et de la manifestation terrestre du Bouddha Amitabha. Ses principaux attributs sont une fleur de lotus, un chapelet et un pot d’eau. Il est représenté sous 108 formes différentes. Les sculptures bouddhistes de l’Himalaya : Tibet, Népal et Bouthan le représentent sous différentes formes mais souvent avec une multitude de bras et de jambes. Ainsi cette sculpture tibétaine du XVIIIe siècle le représente sous la forme d’un être aux milles bras et onze têtes. Cette vision baroque est propre aux cultures himalayennes très influencées par le tantrisme.

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Rédigé par rafael

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Publié le 21 Mars 2015

Amitayus, Boston Museum, XVIIe-XVIIIe

Amitayus, Boston Museum, XVIIe-XVIIIe

Cette sculpture mongole représente Amitayus. Il tient le vase de la longévité et porte des bijoux très fleuri, la conception des feuillages correspond aux panneaux de sa couronne. Le visage carré, les épaules larges, et la base de lotus très grand avec des perles d’épaisseur et pétales très large plats sont typiques des sculptures mongoles du XVIIIe siècle.

Amitabha, Amitayus ou encore Amida1 est un bouddha du bouddhisme mahayana et vajrayana. Il règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude » monde merveilleux, pur, parfait, dépourvu du mal et de souffrance. Cette terre pure, lieu de refuge en dehors du cycle des transmigrations - ou l'équivalent du nirvana selon certaines conceptions - est au centre des croyances et pratiques des écoles de la Terre pure. Ce bouddha, qu'on appelle aussi le bouddha des bouddhas, est très populaire chez les mahayanistes, en particulier dans le monde chinois, en Mongolie, en Corée, au Japon, au Tibet et au Viêtnam.

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 19 Mars 2015

Amoghapasha - Népal - XIVe

Amoghapasha Lokeshvara est, dans la religion bouddhiste, le protecteur de la vallée de Katmandou. Il peut être debout ou assis et a généralement une tête et six ou huit bras, mais peut avoir trois têtes et 2, 4 ou 12 bras, chaque main tenant un attribut (l’un d’eux est une corde) ou faisant un geste symbolique. Ces autres attributs sont une corde, un vajra, un flywhisk, un lotus, un pot d’eau et un sceptre. Ces statues ont été généralement faites au Népal, elles sont en cuivre ou en bois polychrome. Cette statue date du XIVe siècle.

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 19 Décembre 2013

Laos Vientiane Pha That Luang

 

Principal monument de Vientiane, la capitale du Laos, et symbole nationale le Pha That Luang est l’un des plus beaux stupas d’Asie du sud-est. La légende fait remonter au IIIe siècle AP. JC l’édification d’un premier stupa contenant un morceau du sternum de Bouddha, comme le veut la tradition les plus grands stupas et les plus sacrée du monde bouddhique referment l’un des restes du maître spirituel, cheveux, os, ongle etc. Aujourd'hui il contient un cheveu de Bouddha.


L’histoire fait remonter l’édification d’un  premier temple sur le site au XIIe ou XIIe siècle.  Le stupa actuel trouve son origine au XVIe siècle, après le transfert de la capitale du Lan Xang de Luang Prabang à Vientiane le roi Setthathirat fit construire l’édifice. Autour de celui-ci quatre vat (temple) furent édifiés, aujourd’hui seul deux des vat subsistent.


Le Pha That Luang comme de nombreux édifices de la capitale fut pillé par les siamois en 1828, l’or qui couvrait le temple fut déposé. Les français procéderont à une restauration de l’édifice en 1900 puis en 1935.


Laos Vientiane Pha That Luang (2)


Laos Vientiane Pha That Luang (3)


Laos Vientiane Pha That Luang (4)

 

Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE, #LAOS

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Publié le 7 Décembre 2013

Sri-lanka Sigiriya demoiselles ladies

 

A la fin du Ve siècle, le fils cadet du roi, Kassyapa se révolte contre son frère ainé Mogallana, tue son père et prend le pouvoir. Son frère s’exil en Inde mais promet de revenir pour chasser l’usurpateur du trône. De peur Kassyapa quitte la capitale Anuradhapura et se fait construire une forteresse imprenable sur le rocher de Sigiriya.

La nouvelle capitale est construite en partie dans la plaine autour du rocher. On peut admirer le plan d’urbanisme extrêmement clair, ses longues perspectives agrémentées de bassins et de jardins. Le palais du roi fut aménagé au sommet du rocher abrupt, à 370m de hauteur. Les vues depuis le rocher sont impressionnantes. En montant on peut découvrir des vestiges de sculptures monumentales réalisées sur les parois du rocher, ainsi qu’à mi-hauteur de très belles fresques: les demoiselles de Sigiriya, portraits des courtisanes qui vivaient avec le roi cet exil intérieur volontaire. Les peintures ont été réalisées dans un style proche de celui des fresques d’Ajanta.

 


Sri-lanka Forteresse de Sigirya

 

Le roi entouré des serviteurs de la cour et de ses courtisanes vivaient en grande partie cloîtré dans son palais. 18 ans après sa prise de pouvoir les armées de son frère débarquent sur l’île et rapidement viennent faire le siège de la forteresse. Sans vivre, Kassapa se rend au bout d’une semaine, il sera exécuté sur le champ, et le site de Sigiriya complètement abandonné.

 

Sri-lanka Sigiriya demoiselles ladies (3)

 

Sri-lanka Sigiriya demoiselles ladies (4)


Sri-lanka Sigiriya demoiselles ladies (2)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 1 Octobre 2013

Laos Vang Vieng grotte de Tham Poukham et son bouddha
Autour de Vang Vieng au Laos, dans un paysage étrange et fabuleux, comparable au paysage de la baie d’Halong mais sur terre, fait de multiples formations Karstiques qui parsèment la plaine ; de nombreuses grottes ont été explorées par l’homme. Certaines d’entre elles sont devenues des lieux sacrés du bouddhisme, accueillant autel et statue. La grotte de Tham Poukham est certainement l’une des plus belles de ces grottes. Ici ce n’est pas la qualité de la sculpture représentant bouddha couché qui fait sensation mais la mise en scène d’ensemble qui crée un sentiment unique.

On est loin des galeries des musées où les œuvres sont alignées ayant perdu parfois ce qui fait leur valeur, le lieu où elles exprimaient leur spiritualité. Dans cette grotte la position du bouddha en retrait par rapport à l’ouverture principale de la grotte, les dimensions de celle-ci, immense, le jeu de la lumière sur le baldaquin sublime le lieu et le sacralise définitivement.


Laos Vang Vieng grotte de Tham Poukham et son bouddha (4)
Laos Vang Vieng grotte de Tham Poukham et son bouddha (3)

 

Photos: Lankaart (c)

Source: RR

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE, #LAOS

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Publié le 15 Septembre 2013


Bodhisattva, British Museum, Londres
 

Le Bodhisattva est un être de compassion qui parvenu au Nirvana, renonce à la itération définitive et choisi de rester auprès des hommes pour les aider dans leur quête de la voie juste.

Avalokiteshvara réside au Potala et est l’Etre de compassion,  celui qui sans cesse soulage les peines spirituelles et matérielles. Ses pouvoirs sont très étendus, et il est considéré comme une manifestation d’Amitabha, le bouddha qui règne sur la terre de la « béatitude ». Au Tibet un lien très fort l’unie au Dalaï-Lama, incarnation de son principe de compassion.


Sur cette sculpture népalaise il est représenté avec les attributs habituels du bodhisattva, les bijoux et le pagne serré à la ceinture. La douceur de l’image, la grâce du maintien renforce l’impression de douceur et d’écoute, qualités principales du bodhisattva.  L’élégance de la posture, le maintien et l’équilibre des proportions et le raffinement de l’exécution des moindres détails sont typique des sculpteurs Newar qui du XIVe au XVI siècle développèrent un art d’un grand raffinement. Intermédiaire entre l’Inde et le Tibet, cet art, influencé par l’art palla Indien,  influencera lui aussi la représentation tibétaine du bouddhisme.


 

Source: RR

Photos: Lankaart (c)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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