Publié le 15 Février 2018

Clyfford Still
Clyfford Still
Clyfford Still
Clyfford Still

Clyfford Still

« Nous sommes à présent obligés d’agir sans préjugés, mais pas pour illustrer des mythes usés ou des alibis contemporains. Il nous faut assumer l’entière responsabilité de ce que nous faisons. Et la part de grandeur résidera dans la profondeur de la connaissance et dans le courage avec lequel nous réaliserons notre propre conception. »

Clyfford Still

Peintre américain, Clyfford Still (1904 - 1980) s'installe à Paris dans les années 30. Il rapporte de son séjour français des visions surréalistes qui vont nourrir sa peinture et l'orienté rapidement vers l'abstraction. En 1943 et 1945 il expose à San Francisco et à New-York. Sa rencontre avec Rothko puis Peggy Guggenheim lui ouvre les portes de nombreuses galeries. Plus intellectuel et moins gestuel que les autres expressionnistes abstraits de sa génération, Sam Francis et Pollock, il s'engage résolument dans le champ de la couleur pure. Il pratique un style où il combat l'influence européenne et notamment celle de Mondrian, explorant de nouvelles voies dans la juxtaposition et le dialogue des couleurs. Si son travail reste relativement répétitif et  obsessionnel, la densité des tableaux ouvre des perspectives originales.  Misanthrope, refusant toute sa vie d’exposer en Europe, il se retire dans le Maryland en 1961 et donne à partir de cette époque une place grandissante au noir.

 

 

Clyfford Still

Clyfford Still

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 12 Février 2018

Kumi Sugai
Kumi Sugai

Kumi Sugai

Kumi Sugai est un peintre japonais. Après ses études à Osaka il s'installe à Paris en 1952 où son style connaît deux périodes successives, l'une instinctive, animée de graffitis et l'autre plus intérieure, marquée, vers 1960, de grandes toiles emblématiques qui lui valent une renommée mondiale. C'est le Japon primitif, ses magies et ses mythes que Sugai fait revivre dans ses grands idéogrammes où passent tous les fantasmes de l'âme orientale. 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE, #JAPON

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Publié le 10 Février 2018

Achille Perilli
Achille Perilli
Achille Perilli

Achille Perilli

Achille Perilli est un représentant typique de l'abstraction italienne des années 1945-1950. Il utilise principalement des contrastes de formes dynamiques et statiques. Sa production des années 2000 rentre en écho avec le développement de l'informatique et l'invasion des écrans. La couleur apporte un contrepoint à l'agencement subtil des formes et introduit le dynamisme inhérent à ses œuvres. 

Achille Perilli
Achille Perilli

Achille Perilli

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 9 Février 2018

Foujita - Le petit Bouddha

Foujita - Le petit Bouddha

Foujita
Foujita - Les chats

Foujita - Les chats

Foujita est un peintre français d'origine japonaise. Il s'installe à Paris, dans le quartier Montparnasse, en 1913. Il devient très vite l'une des figures artistiques les plus originales du quartier. Il y pratique dit-il: "le contraire de ce que font les autres", plus proche du Douanier Rousseau ou de Modigliani que de Picasso ou Braque. Après la première guerre mondiale son art délicat et appliqué dans des harmonies froides et nacrées lui vaut un succès mondial. Après avoir été peintre officiel de l'armée japonaise de 1940 à 1949, il revient vivre à Paris en 1950.

Foujita - Autoportrait

Foujita - Autoportrait

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 8 Février 2018

Ingres
Ingres

Ingres (1780-1867) commence sa carrière comme élève de David. Grand prix de Rome en 1801 il ne partira pour la Villa Médicis qu'en 1806. Pendant ces cinq années d'attente il peint de nombreux portraits, il affirme à cette époque sa rigueur classique, son sens de la psychologie et son attrait pour les singularités. A Rome, de 1806 à 1810, il continue à produire des portraits tout en composant des tableaux historiques ou mythologiques. 

Ingres - Jupiter et Thétis - Période Romaine

Ingres - Jupiter et Thétis - Période Romaine

Malmené par la critique parisienne qui lui reproche son naturalisme, Ingres reste à Rome et continua à peindre de nombreuses œuvres, dont La Grande Odalisque en 1814.

Ingres - La Grande Odalisque - 1814

Ingres - La Grande Odalisque - 1814

Résolu à revenir en France, il accepte  d'exécuter pour la Cathédrale de Montauban Le Voeu de Louis XIII qu'il présente au salon de 1824. Ce pastiche de Raphaël connut un triomphe et permet à Ingres de s'installer à Paris. Il devient vite le porte-drapeau de la tradition face au romantisme. En 1835 face aux nombreuses critiques, Ingres, élu à l'Institut, repart pour Rome afin d'y diriger l'Académie de France. 

Ingres - Le Voeu de Louis XIII

Ingres - Le Voeu de Louis XIII

Ingres - Stratonice et Antiochus - 1840

Ingres - Stratonice et Antiochus - 1840

Il retourne à Paris en 1841 après le succès de Stratonice et Antiochus et devient dès lors le chef de l'école classique face notamment à Delacroix. Il multiplie les portraits, les scènes de genre et historiques ou de mythologie.Le couronnement de son oeuvre reste l'admirable composition du Bain Turc en 1863.

Ingres - Le bain turc - 1863

Ingres - Le bain turc - 1863

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Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

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Publié le 8 Février 2018

François Marius Granet - Crypte de Saint-Martin au Mont, Rome - Musée Fabre Montpellier - 1806

François Marius Granet - Crypte de Saint-Martin au Mont, Rome - Musée Fabre Montpellier - 1806

François-Marius Granet est un peintre français amoureux de l’Italie, qui a su, grâce à sa passion pour les paysages, faire le lien entre l’Italie et la France, le siècle des lumières et l’époque romantique. Granet, par sa sensibilité et son travail, a su dépeindre avec précision l’atmosphère délicate et poétique de lieux magiques, un peu oubliés comme la crypte de Saint-Martin du Mont à Rome. 

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Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

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Publié le 7 Février 2018

Pierre Soulages - Bleu

Pour le plaisir ...

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 5 Février 2018

François-Xavier Fabre - La mort d'Abel

François-Xavier Fabre - La mort d'Abel

Loué par la critique lors de sa présentation à Paris au Salon de 1791, ce tableau
témoigne brillamment des ambitions du jeune Fabre alors considéré comme un des
plus brillants et prometteurs élèves de David. Pensionnaire du roi à Rome, Fabre
exécute, selon les règlements de l’Académie, plusieurs académies masculines dont celle-ci, de loin la plus élaborée : s’inspirant d’un passage de la Genèse,
Fabre représente le héros biblique, le corps nu renversé sur une dalle de pierre, après
le combat avec son frère Caïn. Fabre répond à la double exigence de peindre une
académie dans un souci d’objectivité et de clarté mais aussi d’exprimer une
émotion, préoccupation essentielle du peintre d’histoire qu’il rêve alors de devenir.
La paroi rocheuse, coupante et déchiquetée, le rideau de verdure, les vapeurs du
brasier exaltent le corps glorieux du héros, glabre et lisse comme un groupe sculpté
antique. Le soin apporté au rendu des belles matières tactiles - chevelure soyeuse,
ruban rose, fourrure barrant le corps -, l’expression boudeuse du visage, le regard à
demi mort, le site solitaire et romantique ajoutent encore au charme fascinant et
trouble de ce tableau mettant en scène avec un raffinement extrême cette mort
mythique brutale et injuste. Ce chef-d’œuvre de Fabre s’inscrit dans une longue
tradition d’académie virile depuis David, Drouais, Regnault où préfigure le Sommeil
d’Endymion (Louvre) de son rival Girodet, unanimement admiré au Salon de 1793

Musée Fabre

David - La mort d'Hector

David - La mort d'Hector

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Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

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Publié le 4 Février 2018

Courbet - Les Baigneuses - Musée Fabre Montpellier - 1853

Courbet - Les Baigneuses - Musée Fabre Montpellier - 1853

Les Baigneuses est un tableau peint par Gustave Courbet en 1853. L'œuvre fait scandale au Salon de 1853 par son caractère résolument provocateur, Courbet ayant décidé de se démarquer de la production officielle par ses envois, dont cette œuvre. Le tableau est unanimement attaqué par la critique, pour la nature négligée de la scène, le caractère massif du nu en opposition avec les canons officiels. Acheté par le collectionneur et ami de Courbet Alfred Bruyas, cet achat permet à l'artiste de devenir indépendant financièrement et artistiquement.

Wikipedia

Ce grand tableau, que Courbet présente au salon de 1853 avec Les lutteurs et La fileuse endormie, reprend le thème classique des baigneuses mais d’une manière si personnelle et provocatrice qu’il lui valut un scandale sans précédent. En effet la baigneuse, qui a toujours représenté en peinture l’idéal féminin (Diane, Vénus ou Suzanne), est figurée par Courbet en bourgeoise plantureuse, les pieds sales, les bas avachis, sans fards. Par ailleurs, la monumentalité du format, jusque-là réservée aux genres nobles, peinture d’histoire ou religieuse, en accentue l’aspect provocateur. La gestuelle affectée se révèle elle-même ambiguë, faisant dire à Delacroix:

« la vulgarité des formes ne serait rien, c’est la vulgarité et l’inutilité de la pensée qui sont abominables… ».

En dépit de toutes ces critiques, Alfred Bruyas, avide de modernité, se fit un devoir d’acquérir ce tableau manifeste:

« Voici l’art libre, cette toile m’appartient » aurait-il dit.

Ce fut à cette occasion qu’il rencontra Courbet et que se noua l’amitié si féconde entre l’artiste et le mécène montpelliérain. Au-delà du scandale, les motivations de Courbet laissent encore place aux interprétations. Lui-même disait :

« le tableau des Baigneuses représente une phase curieuse de ma vie, c’est l’ironie ».

Le tableau ne se résume pas à une sulfureuse caricature destinée à provoquer le bourgeois. II témoigne aussi du grand lyrisme de Courbet envers la nature, exprimé dans les obscures frondaisons et les solides rochers de sa FrancheComté natale, nécessaires motifs de ressourcement, tout comme dans les voluptueux corps de femme auxquels il voue un culte amoureux durant toute sa carrière.
À la grande liberté d'exécution des rochers, travaillés au couteau, répond en effet son talent incomparable à peindre la chair. Une capacité célébrée par Zola lorsqu'il écrivait à propos de Courbet,

« il se sentait entraîné par toute sa chair, par toute sa chair entendez-vous, vers le monde matériel qui l'entourait, les femmes grasses et les hommes puissants, les campagnes plantureuses et largement fécondes. Trapu, vigoureux, il avait l'âpre dessein de serrer entre ses bras la nature vraie ; il voulait peindre en pleine viande et en plein terreau… »

Musée Fabre

La Baigneuse est une satire de la bourgeoisie : « Oui, la voilà bien cette bourgeoisie charnue et cossue, déformée par la graisse et le luxe ; en qui la mollesse et la masse étouffent l’idéal, et prédestinée à mourir de poltronnerie, quand ce n’est pas de gras fondu ; la voilà telle que sa sottise, son égoïsme et sa cuisine nous la font. »

Proudhon

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 3 Février 2018

Fabre - La mort de Narcisse - Musée Fabre Montpellier - 1814

Fabre - La mort de Narcisse - Musée Fabre Montpellier - 1814

« Monsieur Fabre,(…), doit être loué comme un homme très capable. Il peint avec goût et avec un très bon coloris brillant. Il peint aussi de temps en temps des paysages avec de petits personnages historiques dans le goût de Poussin »

Hackert (grand paysagiste allemand du XVIIIème siècle) à Goethe dans un correspondance (1806).

Fabre est considéré comme un paysagiste à part entière à l'instar d'autres de ses contemporains tels que Valenciennes, Bertin ou Demarne qui poursuivent sous l'Empire une brillante carrière. Le paysage occupe une part non négligeable de l'activité du peintre montpelliérain. Plusieurs indices montrent l'intérêt fondamental de l’artiste pour le paysage. En premier lieu, les dessins, et ce dès les années romaines, comme en attestent les correspondances des directeurs de l’Académie, parlant d’un coup de soleil attrapé par le jeune Fabre lors de séances en plein air.

Fidèle à l'enseignement de Valenciennes dont il achète les Eléments de perspective pratique dès leur parution en 1801, Fabre ne cesse de pratiquer le dessin sur le motif, en particulier dans ce vaste parc des Cascine, aménagé au XVIIIème siècle et situé à l'ouest de Florence sur la rive droite de l'Arno. Le grand nombre d'études, conservées au musée Fabre, exécutées dans la campagne florentine, et de nombreux tableaux, y compris les portraits, prouve la persistance de l’intérêt de Fabre, tout au long de sa carrière, pour la représentation de la nature. C’est ainsi qu’il peut continuer à travailler son métier de peintre, toujours avec un réalisme scrupuleux et un désir d’élever le genre vers la peinture d’histoire. L'Extase de Sainte Madeleine, réalisé en 1805, montre notamment, à travers le choix d'un sujet sacré et édifiant, la volonté d'anoblir et de représenter la nature comme un sujet historique. Ces éléments placent d'emblée Fabre dans la lignée des grands maîtres du paysage classique du XVIIème siècle. Plusieurs tableaux parmi les plus connus, du Portrait d’Allen Smith (Fitzwilliam Museu à Cambridge), à La Mort de Narcisse (Musée Fabre à Montpellier) permettent d’envisager toutes les recherches que l’artiste a pu mener dans ce domaine, allant du romantisme nordique à un classicisme témoignant de sa dévotion envers les grands modèles du passé comme Dughet et Poussin.

 

Source: Musée Fabre

Fabre - La mort de Narcisse - Musée Fabre Montpellier - 1814 - Détail

Fabre - La mort de Narcisse - Musée Fabre Montpellier - 1814 - Détail

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Rédigé par rafael

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