Publié le 27 Février 2018

Toyohara Chikanobu
Toyohara Chikanobu
Toyohara Chikanobu

Toyohara Chikanobu

En 1875, Toyohara Chikanobu décide de gagner sa vie comme artiste et se rend à Tokyo où il trouve un emploi pour le journal Kaishin Shimbun. En outre, il produit des pièce de nishiki-e.(une des étapes techniques de la mise en couleur des estampes japonaises).

Étant jeune, il étudie la peinture de l'école Kanō puis il se tourbe vers l'ukiyo-e. Il étudie avec un disciple de Keisai Eisen puis il rejoint l'école d'Utagawa Kuniyoshi. À cette époque il se fait appeler Yoshitsuru. Après la mort de Kuniyoshi il étudie auprès Kunisada puis le nigao-e avec Toyohara Kunichika et s'appelle lui-même Isshunsai Chikanobu et Yōshū.

Comme beaucoup d'artistes ukiyo-e, Chikanobu s'intéresse à une grande variété de sujets. Son domaine de créations comprend aussi bien la mythologie japonaise que la représentation des champs de bataille de son époque et les modes pour femmes. Comme un certain nombre d'artistes de cette période, il réalise des portraits d'acteurs du théâtre kabuki dans leurs personnages et il est réputé pour ses positions de mie des productions kabuki.

Chikanobu est reconnu comme un maître du bijinga, images de belles femmes et pour ses illustrations des changements dans les modes féminines, tant en ce qui concerne les vêtements traditionnels que les habits occidentaux. Son œuvre illustre les changements de coiffure et de maquillage dans le temps.....

Son œuvre saisit la transition de l'âge des samouraï vers la modernité de l'ère Meiji, le chaos artistique de la période Meiji illustrant le concept de « furumekashii / imamekashii ».

Chikanobu est nettement un artiste de l'ère Meiji mais ses thèmes sont parfois issus des périodes historiques antérieures. Un de ses tirages par exemple, illustre un incident survenu pendant le séisme d'Ensei en 1855.

Le début de l'ère Meiji est marqué par des affrontements entre des groupes de samouraï aux idées contraires relativement à la fin de l'isolation que le Japon s'est imposé et au changement de relation entre la cour impériale et le shogunat Tokugawa. Il crée une série de tirages sur des scènes de la rébellion de Satsuma et sur Saigō Takamori.

Certaines de ces estampes illustrent les troubles intérieurs et autres sujets d'actualité dont cette image de 1882 de la mutinerie d'Imo, également connu sous le nom mutinerie de Jingo .

Les images de guerre de Chikanobu paraissent au format triptyque. Ces impressions documentent la guerre sino-japonaise (1894-1895). La « Victoire d'Asan » par exemple, est publiée avec le compte rendu simultané de la bataille du 28 juillet 1894.

Wikipedia

Toyohara Chikanobu
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Publié le 26 Février 2018

Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)

Le Tenryu-ji est un temple bouddhique, situé dans le quartier d'Arashiyama, au nord-ouest de Kyoto. Fondé au milieu du XIVe siècle par le shogun Ashikaga Takauji, en hommage au récemment défunt empereur Go-daigo, le temple suit les préceptes de l'école bouddhiste zen Rinzai. C'en est d'ailleurs le représentant principal au Japon.

Plus important des cinq grands temples de Kyoto, le Tenryu-ji se place également comme un inévitable de toute visite à Arashiyama. Il s'avère d'ailleurs difficile à éluder tant sa localisation se montre centrale : accolé à la célèbre bambouseraie sur son flanc extérieur, seuls quelques pas le séparent de l'avenue principale du fameux quartier ouest de l'ancienne capitale. Détruits à plusieurs reprises au cours de son histoire, notamment par des incendies, les intérieurs furent depuis rebâtis à l'identique.

La balade très appréciée des visiteurs se concentre toutefois sur le sublime jardin japonais attenant aux bâtiments, organisé autour d'un vaste étang et ses roches solides. On le connaît sous le nom de Sogenchi-teien. En fond, les pins majestueux créent une transition vers les inébranlables collines d'Arashiyama et de Kameyama qui s'étendent à perte vue, offrant une profondeur de décor inespérée à ce tableau déjà si équilibré.

Les calmes tapis de mousses du jardin sec rappelleront naturellement l'opulent Saiho-ji et pour cause, l'initiateur de ces deux bijoux n'est qu'une seule et même personne : le moine architecte paysager de renom Soseki Muso. Le parc a donc, lui, bien conservé sa forme originelle depuis bientôt sept siècles et se voit d'ailleurs considéré aujourd'hui comme l'un des plus beaux du Japon.

Le Tenryu-ji cache également un joyau en son sein, qui offre d'ailleurs au temple ce nom si poétique : une fascinante peinture du dragon des nuages, rêvé par un prêtre de l'époque et transcrit en 1899 par l'artiste Suzuki Shonen. Logée dans le hall Dharma / Hatto et accessible aux visiteurs seulement les jours non travaillés, elle fut remplacée par une nouvelle version en 1997.

L'ensemble du temple est aujourd'hui inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité à l'Unesco parmi les monuments historiques de l'ancienne Kyoto.

Kanpai

Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple Tenryuji à Arashiyama - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Février 2018

Otto dix - La guerre

Otto dix - La guerre

World War I - Erster Weltkrieg - Primera Guerra Mundial - Prima guerra mondiale

 

 La Première Guerre mondiale est un conflit militaire qui s'est déroulé dans les faits en Europe de 1914 à 1918. Considérée comme un des évènements marquants du XXe siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu'alors. Elle a mis en jeu plus de soldats, provoqué plus de morts et causé plus de destructions matérielles que toute autre guerre antérieure. Plus de 60 millions de soldats y ont pris part. Pendant cette guerre, environ 9 millions de personnes sont mortes, et environ 20 millions ont été blessées. D'autres évènements survenus pendant cette période : le génocide arménien (1915-1916), la première bataille de l'Atlantique (1917), la Révolution russe (1917) et la grippe de 1918 ont augmenté la détresse des populations. Pour toutes ces raisons, cette époque a marqué profondément ceux qui l'ont vécue.

Richard Jack - La deuxième bataille d'Ypres, du 22 avril au 25 mai 1915 -  Richard Jack Collection d'art militaire Beaverbrook

Richard Jack - La deuxième bataille d'Ypres, du 22 avril au 25 mai 1915 -  Richard Jack Collection d'art militaire Beaverbrook

L'artiste de guerre Richard Jack représente la position canadienne au cours de la deuxième bataille d'Ypres, dont il n'a pas été le témoin. Il a peint cette énorme oeuvre d'art,  la toile mesure 371,5 x 589 cm,  dans son atelier de Londres. C'est la première de près d'un millier d'oeuvres, de plus de cent artistes, commandées par le Fonds de souvenirs de guerre canadiens (FSGC), organisation créée par lord Beaverbrook pour documenter l'effort de guerre du Canada. Sir Edmund Walker, qui siégeait au conseil consultatif du FSGC, avait le sentiment que Jack avait bien rendu les réalisations des Canadiens pendant la bataille, mais que l'oeuvre ne plairait pas aux Canadiens, lesquels, croyait-il, étaient « peu susceptibles d'apprécier un traitement aussi réaliste de la guerre ». Il avait tort et la peinture de Jack demeure une oeuvre représentative de la Première Guerre mondiale.

Ce conflit mondial est caractérisé par une ligne de front continue de 700 kilomètres, fortifiée, qui ne sera jamais rompue par aucune des armées en présence avant 1918. Le front est constitué de plusieurs lignes de défense creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d’accès. Les conditions de vie dans ces tranchées sont épouvantables, bien que les tranchées allemandes soient les mieux aménagées. Les troupes allemandes ont en effet très rapidement bétonné leurs tranchées alors que du côté français, on trouve des tranchées de terre qui résistent tant bien que mal aux obus. Les soldats y vivent entourés par la boue, la vermine, les rats et l’odeur des cadavres en décomposition. De plus, pour les tranchées les plus exposées au front, le ravitaillement laisse parfois à désirer.

Un no man's land rendu infranchissable par des réseaux denses de barbelés, battu par le feu des mitrailleuses, sépare les deux premières lignes. Le danger est permanent, même en période de calme quand l’activité du front est faible, la mort survient n’importe quand, par exemple au cours d’une patrouille, d’une corvée, d’une relève ou d’un bombardement d’artillerie. L’observation aérienne par les avions et les ballons permet aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d’artillerie ne tombent jamais au hasard. Les obus qui pleuvent de jour comme de nuit font un maximum de dégâts. En 1918, on compte 250 millions d'obus tirés pour la France. Les soldats ne se trouvent en sécurité qu’à une dizaine de kilomètres derrière les lignes quand ils sont hors de portée de l’artillerie lourde.

Capitaine Kenneth Keith Forbes - Artillerie canadienne à l'oeuvre - Collection d'art militaire Beaverbrook

Capitaine Kenneth Keith Forbes - Artillerie canadienne à l'oeuvre - Collection d'art militaire Beaverbrook

Un obusier canadien de 6 pouces appuie des troupes britanniques lors de l'attaque de Thiepval le 16 juillet 1916, au cours de l'offensive de la Somme. L'artiste rend l'épuisement des artilleurs, qui semblent au poste depuis des heures. Une exposition prolongée au bruit et aux chocs des tirs faisait éclater les tympans et abîmait l'ouïe. La plupart des artilleurs devenaient au moins partiellement sourds.

Sir Alfred James Munnings - 1914 - La charge de l'escadron de Flowerdew - Collection d'art militaire Beaverbrook

Sir Alfred James Munnings - 1914 - La charge de l'escadron de Flowerdew - Collection d'art militaire Beaverbrook

La plupart des membres de la cavalerie canadienne qui participa à cette attaque contre les positions de mitrailleuses occupant le bois de Moreuil le 30 mars 1918 furent tués ou blessés. Parmi eux, le lieutenant G.M. Flowerdew du Lord Stathcona's Horse, qui reçut la Croix de Victoria pour avoir dirigé la charge. Incapable de dénouer l'impasse que constituaient les tranchées et peu utile au front, la cavalerie demeura derrière les lignes pendant la majeure partie de la guerre. Toutefois, au cours des offensives allemandes de mars et d'avril 1918, la cavalerie joua un rôle essentiel dans la guerre en rase campagne que durent livrer temporairement les forces britanniques qui reculaient.

Lieutenant Cyril Henry Barraud - 1916 - Premier coup d'oeil sur Ypres - Collection d'art militaire Beaverbrook

Lieutenant Cyril Henry Barraud - 1916 - Premier coup d'oeil sur Ypres - Collection d'art militaire Beaverbrook

L'abri sommaire de soldats, à gauche, fait contraste avec les ruines de la Halle aux draps d'Ypres, que les Canadiens défendirent au cours de la deuxième bataille d'Ypres, en avril 1915. Le nuage de fumée donne à penser qu'un obus vient d'exploser dans la ville.

Major honoraire James Kerr-Lawson - La Halle aux draps, Ypres - Collection d'art militaire Beaverbrook

Major honoraire James Kerr-Lawson - La Halle aux draps, Ypres - Collection d'art militaire Beaverbrook

La Halle aux draps détruite d'Ypres est un symbole de la guerre. La ville fut bombardée par les Allemands mais jamais prise. Après la guerre, les Belges reconstruisirent la Halle aux draps à l'identique. Elle abrite maintenant un musée de la Première Guerre mondiale, avec notamment des artefacts des champs de bataille des environs d'Ypres.

Homer Ramsford Watson - Camp au lever du soleil - 1914

Homer Ramsford Watson - Camp au lever du soleil - 1914

Cette toile d'Homer Watson montre des recrues du premier contingent s'exerçant sur le champ de tir de Valcartier (Québec), 1914. 

La prise de la raffinerie de sucre

La prise de la raffinerie de sucre

Des soldats canadiens s'abritent derrière une chaudière. Ils prennent d'assaut le bastion allemand à la raffinerie de sucre de Courcelette le 15 septembre 1916. Remarquez les combats rapprochés, avec utilisation de fusils, de baïonnettes et de grenades à main.

Richard Jack - La prise de la crête de Vimy, le lundi de Pâques 1917 - Collection d'art militaire Beaverbrook

Richard Jack - La prise de la crête de Vimy, le lundi de Pâques 1917 - Collection d'art militaire Beaverbrook

Nommé en 1916, Richard Jack fut le premier artiste de guerre officiel canadien. Dans cette peinture, il représente l'équipage d'un canon de campagne de 18 livres tirant sur des positions allemandes sur la crête de Vimy. À gauche, des soldats blessés se dirigeant vers l'arrière passent à côté du canon.

La prise de la crête de Vimy, le lundi de Pâques 1917 - Section d’assaut

La prise de la crête de Vimy, le lundi de Pâques 1917 - Section d’assaut

Daniel Sherrin - Char britannique

Daniel Sherrin - Char britannique

Aviation et blindés : Cette guerre est l’occasion pour l’industrie de l’armement de lancer de nouveaux matériaux qui aident à la maturation des techniques et des méthodes. De nombreux secteurs industriels et militaires se sont développés dont l'aviation. Désormais, la reconnaissance aérienne permet l’ajustement du tir de l’artillerie et la cartographie précise des lignes ennemies. L'aviation permet en outre de mitrailler et bombarder les positions. Cette période voit en effet les premiers bombardements aériens de l'histoire. Ce sont surtout les zeppelin qui se chargent de cette mission, de manière d'abord rudimentaire (des obus lâchés à la main au début, avant la mise au point de premiers bombardiers ; le premier « bombardier lourd », le Zeppelin-Staaken VGO1 allemand, rebaptisé Zeppelin-Staaken R1, volera pour la première fois le 11 avril 1915). Les combats aériens révèlent de nombreux pilotes surnommés les « as » comme l’Allemand Richthofen, le « baron rouge », les Français Roland Garros, Fonck et Guynemer, l’Anglais Mannock, le Canadien Bishop, ou encore le Sud Africain Andrew Beauchamp-Proctor.

Combat aérien

Combat aérien

Lieutenant Commander Norman Wilkinson - La réponse du Canada - Collection d'art militaire Beaverbrook

Lieutenant Commander Norman Wilkinson - La réponse du Canada - Collection d'art militaire Beaverbrook

Norman Wilkinson, artiste maritime anglais, a peint le Premier contingent du Canada quittant le pays en octobre 1914. Plus de 32 000 soldats canadiens et terre-neuviens gagnèrent la Grande-Bretagne à bord de 30 paquebots de ligne. À l'époque, c'était le plus important groupe de Canadiens à avoir jamais quitté le Canada par voie maritime.

Jean-Louis Forrain - La guerreJean-Louis Forrain - La guerre
Jean-Louis Forrain - La guerreJean-Louis Forrain - La guerre
Jean-Louis Forrain - La guerreJean-Louis Forrain - La guerre

Jean-Louis Forrain - La guerre

Engagé volontaire en 1917, Jean Louis Forain participera avec d'autres artistes à la section de camouflage. Il accompagne les soldats dans les tranchées pour continuer à dessiner et à les soutenir moralement. Il est extrêmement populaire pendant ces années de guerre et dessine toute une série de caricatures.

Jean-Louis Forrain - la Borne

Jean-Louis Forrain - la Borne

Otto Dix - la guerre
Otto Dix - la guerre

Otto Dix - la guerre

Quand la guerre éclate, Otto Dix s'engage comme volontaire dans l'artillerie de campagne allemande. L'année suivante, il reçoit une formation de mitrailleur et participe à de nombreuses campagnes en Champagne, dans la Somme ou en Russie d'où il sortira vivant. Il a alors en tête des images d'horreur qu'il essaie d'oublier en peignant, comme en témoigne Les Joueurs de skat en 1920.

Otto Dix Attaque aux gaz

Otto Dix Attaque aux gaz

L'utilisation des armes chimiques pendant la Première Guerre mondiale remonte au mois d'août 1914 où les troupes françaises utilisent contre les troupes allemandes un gaz lacrymogène, le xylylbromide, un gaz développé par les forces de police parisiennes. Par la suite, les différents camps ont cherché à fabriquer des armes chimiques plus efficaces bien que les conférences de La Haye de 1899 et 1907 aient interdit l'utilisation d'armes toxiques.

L'Empire allemand, manquant cruellement de matières premières, utilise alors des produits qu'il possède en abondance, dont le chlore, produit rejeté par les industries chimiques, est disponible en grandes quantités. Les troupes allemandes emploient donc le chlore en le présentant comme un gaz irritant et non mortel, ne portant ainsi pas atteinte aux accords des conférences de la Haye. Le premier emploi massif de gaz a lieu le 22 avril 1915 lors de la Deuxième bataille d'Ypres. 150 tonnes de chlore sont lâchées faisant 5 000 morts et 10 000 blessés. La guerre du gaz avait commencé.

Les armes chimiques sont contenues dans des bonbonnes, des obus, des bombes ou des grenades. Les gaz utilisés sont très volatils : chlore, phosgène, « gaz moutarde », arsines ou encore chloropicrine. La détection de certaines de ces armes chimiques est à l'époque quasi impossible. En effet, les conséquences de leur inhalation sur le corps humain n'étant visibles que trois jours après, on ne peut savoir à temps s'il y a eu contamination ou pas. D'où la production de défenses préventives telles que les masques à gaz.

Otto Dix - Repas dans les tranchées.

Otto Dix - Repas dans les tranchées.

Otto Dix - Tranchées

Otto Dix - Tranchées

Otto Dix - Cadavre

Otto Dix - Cadavre

Otto Dix - Cadavre

Otto Dix - Cadavre

"Avec un souci inouï du détail qu’accentue l’intensité du clair-obscur, le peintre s’attache ici à représenter la déshumanisation des corps et la bestialité de la mort : « La guerre, c’est le retour à l’animalité : la faim, les poux, la boue, ce bruit infernal… En regardant les tableaux d’autrefois, j’ai eu l’impression qu’on avait oublié un aspect de la réalité : la laideur », indiquait Dix. Il insiste tout particulièrement sur les visages et sur les mains des morts qui révèlent au mieux, l’expression de la souffrance des corps devant la mort. "

Source:  https://www.histoire-image.org/fr/etudes/corps-morts

Otto Dix - cadavres dans les barbelés - Danse des Morts - 1924

Otto Dix - cadavres dans les barbelés - Danse des Morts - 1924

« Je me faufilais dans mes rêves à travers des ruines dans les tranchées et boyaux. Il fallait que je me débarrasse de tout cela. En fait on ne s’aperçoit pas, quand on est jeune, que dans son for intérieur on souffrait malgré tout. Car pendant de longues années, pendant au moins dix ans, j’ai rêvé sans cesse que j’étais obligé de ramper pour traverser des maisons détruites et des couloirs où je pouvais à peine avancer. Les ruines étaient toujours présentes dans mes rêves. »

Otto Dix

« Le silence se prolonge. Je parle, il faut que je parle. C’est pourquoi, je m’adresse à lui en
lui disant : « Camarade, je ne voulais pas te tuer. Si, encore une fois, tu sautais dans ce trou, je ne le ferais plus, à condition que tu sois aussi raisonnable. Mais d’abord, tu n’as été pour moi qu’une idée, une combinaison née dans mon cerveau et qui a suscité une résolution ; c’est cette combinaison que j’ai poignardée. À présent, je m’aperçois pour la première fois que tu es un homme comme moi. J’ai pensé à tes grenades, à ta baïonnette et à tes armes ; maintenant c’est ta femme que je vois, ainsi que ton visage et ce qu’il y a en nous de commun. Pardonne-moi camarade. Nous voyons les choses toujours trop tard. Pourquoi ne nous dit-on pas sans cesse que vous êtes de pauvres chiens comme nous, que vos mères se tourmentent comme les nôtres et que nous avons tous la même peur de la mort, la même façon de mourir et les mêmes souffrances ? Pardonne-moi camarade, comment as-tu pu être mon ennemi ? Si nous jetions ces armes et cet uniforme, tu pourrais être mon frère, tout comme Kat et Albert. Prends vingt ans de ma vie, camarade et lève-toi… Prends-en davantage, car je ne sais pas ce que, désormais, j’en ferai encore ». (…)
Tant que j’ignore son nom, je pourrai peut-être encore l’oublier ; le temps effacera cette image. Mais son nom est un clou qui s’enfoncera en moi et que je ne pourrai plus arracher. Il a cette force de tout rappeler, en tout temps ; cette scène pourra toujours se reproduire et se présenter devant moi. Sans savoir que faire, je tiens dans ma main le portefeuille. Il m’échappe et s’ouvre. Il en tombe des portraits et des lettres. Je les ramasse pour les remettre en place ; mais la dépression que je subis, toute cette situation incertaine, la faim, le danger, ces heures passées avec le mort ont fait de moi un désespéré. (…) Ce mort est lié à ma vie ; c’est pourquoi je dois tout faire et tout promettre, pour me sauver ; je jure aveuglément que je ne veux exister que pour lui et pour sa famille. Les lèvres humides, c’est à lui que je m’adresse et, ce faisant, au plus profond de moi-même réside l’espoir de me racheter par là et peut-être ici encore d’en réchapper, avec aussi cette petite ruse qu’il sera toujours temps de revenir sur ces serments. J’ouvre le livret et je lis lentement : « Gérard Duval, typographe. »
J’inscris avec le crayon du mort l’adresse sur une enveloppe et puis, soudain, je m’empresse de remettre le tout dans sa veste.
J’ai tué le typographe Gérard Duval. Il faut que je devienne typographe, pensé-je tout bouleversé, que je devienne typographe, typographe… »
 
Erich Maria Remarque (1898-1970), « A l'Ouest rien de nouveau », 1928.

Le bilan humain de la Première Guerre mondiale s'élève à environ dix millions de morts et environ huit millions d’invalides, soit environ 6 000 morts par jour. Proportionnellement, en nombre de combattants tués, la France est le pays le plus touché avec 1,45 million de morts et de disparus, et 1,9 million de blessés, la plupart lourds (obus, tympans, gaz toxiques), soit 30 % de la population active masculine (18-65 ans), la plupart des hommes jeunes de 17 à 45 ans, qui n'auront jamais d'enfants.

En comptant les pertes civiles, la Serbie et la Roumanie, qui ont subi des occupations militaires et des famines, ont été encore plus durement touchées, perdant 6 à 10 % de leur population totale. Les pertes anglaises (colonies comprises) s'élèvent à 1,2 million de tués. Cette saignée s’accompagne d’un déficit des naissances considérable. Le déficit allemand s'élève à 5 436 000, le déficit français à 3 074 000, le déficit russe est le plus élevé et atteint 26 millions. Ainsi, de 25 % de la population mondiale en 1914, l'Europe tombe à 24 % en 1919-1920 et surtout à environ 20 % en 1939.

La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne cesse de croître qu’avec le recours à l’immigration, principalement d'origine italienne, polonaise et espagnole. Ces immigrants participent à la reconstruction d’un pays dont le Nord est en ruines. Apparaît également le phénomène nouveau des gueules cassées, nom donné aux mutilés de guerre qui survivent grâce aux progrès de la médecine tout en gardant des séquelles physiques graves. L’intégration de ces victimes de guerre en nombre à la société doit alors se faire au moyen de nouvelles lois et d'organismes comme l'Union des blessés de la face. On compte alors en France de 10 000 à 15 000 grands blessés de la face.

Au Royaume-Uni, des sculpteurs, comme Francis Derwent Wood, fabriquent des masques pour rendre un aspect humain aux soldats blessés. Les sociétés d'après-guerre vont garder les marques vivantes de la guerre de nombreuses années encore.

Otto Dix - Invalides
Otto Dix - Invalides

Otto Dix - Invalides

Lovis Corinth - Le Christ rouge

Lovis Corinth - Le Christ rouge

Après la guerre de nombreux artistes allemands vont trouver dans la représentation du Christ martyr une évocation de l'humanité en souffrance au-delà de toute considération religieuse. Lovis Corinth, même s'il n'a pas participé à la guerre illustre bien ce mouvement notamment à travers son Christ Rouge.

En parallèle à la guerre nait en Suisse le mouvement Dada:

Succédant à des révoltes individuelles et solitaires contre la civilisation occidentale — Arthur Rimbaud a « assis la beauté sur ses genoux et l'a trouvée amère » —, cristallisée par l'épreuve du conflit de 1914-1918, la contestation culturelle de Dada se manifeste par la truculence provocatrice et la dérision, souvent au cours de manifestations publiques. Hannah Höch qui dessinait des patrons de couturier pour une revue, les utilisait en découpage sauvage pour en faire des collages politiques.

Pour la première fois, les femmes sont acceptées comme artistes à part entière, camarades de jeu et complices des manifestations, « traitées comme des collègues » et non plus seulement comme des amantes, des « amatrices douées » ou des « objets de sublimation dans l'art ».

 

Source: http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/guerre/official-art-f.aspx, Wikipédia


Dada
Dada

Dada

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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Février 2018

Giovanni Battista Piazzetta - La Devineresse - 1740 - Venise

Giovanni Battista Piazzetta - La Devineresse - 1740 - Venise

La Devineresse est le tableau le plus achevé de Giovanni Battista Piazzetta, peintre vénitien du début du XVIIIe siècle. On y retrouve l'inspiration du Caravage et son talent pour le rendu des ombres et lumières. Le tableau date de sa période dite "de lumière solaire" où il atteint la pleine maîtrise de son art. 

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Février 2018

Ferrer et Arnau Bassa
Ferrer et Arnau Bassa
Ferrer et Arnau Bassa

Ferrer et Arnau Bassa

Ferrer Bassa (1285 - 1348) est un peintre catalan de la période gothique. Les fresques de la chapelle Saint-Michel du monastère de Pedralbes près de Barcelone font parties des plus belles œuvres du gothique catalan. Son style aux larges plans solidement architecturés révèle l'influence de Lorenzetti et de Giotto. Son fils Arnau fut son collaborateur et continua, à la mort de son père a perpétuer son style.

 

Ferrer et Arnau Bassa

Ferrer et Arnau Bassa

Arnau Bassa

Arnau Bassa

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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Février 2018

Peintures de la Terre d’Arnhem - Australie
Peintures de la Terre d’Arnhem - Australie
Peintures de la Terre d’Arnhem - Australie

Peintures de la Terre d’Arnhem - Australie

 

 "Il semblerait qu’avant l’arrivée des premiers collectionneurs dans le nord-est de la Terre d’Arnhem, les écorces peintes aient surtout été réalisées à l’occasion de certaines phases initiatiques, comme supports à la révélation des motifs sacrés (likan miny’tji) du groupe (Morphy 2007). Les premiers « tableaux sur écorce » yolngu s’inspirent clairement de la peinture corporelle, tant par leur composition que par leur taille, qui ne dépassait guère celle d’un torse humain. Kupka déplore d’ailleurs l’agrandissement des panneaux peints qu’il observe dans la mission de Yirrkala, évolution qu’il considère comme « dangereuse » pour l’intégrité des peintures et qui témoigne selon lui de l’influence néfaste de certains collectionneurs précédents. Les motifs (miny’tji) dessinés sur l’écorce et sur la peau – deux surfaces épidermiques qui portent d’ailleurs le même nom (barrwarn) – recouvrent aussi les objets secrets rangga, eux-mêmes conçus comme les « os » (ngarraka) des êtres totémiques wangarr ou les « os » des clans. Les motifs les plus sacrés sont appelés likan miny’tji,le mot likan signifiant « coude », « branche », « baie maritime » ou « croissant de lune », soit la propriété de tout ce qui s’articule (Keen 1994). Ils sont dits manifester le pouvoir spirituel (marr) des ancêtres (Thomson 1975). Peints sur le corps, les écorces et les objets rituels secrets, ils figurent l’articulation (likan) qui existe entre « l’extérieur » (warrangul) et « l’intérieur » (djinawa) de la réalité, la relation substantielle entre des clans, des êtres totémiques et des sites géographiques. Seuls les peintres confirmés détenaient l’autorité rituelle requise pour « faire sortir » dans le domaine public (garma), ouvert et extérieur (warrangul), des images précédemment réservées au domaine secret (ngärra), fermé et intérieur (djinawa) [De Largy Healy 2010]. "

Source: gradhiva

Peintures de la Terre d’Arnhem - Australie

Peintures de la Terre d’Arnhem - Australie

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART PREMIER OCEANIE

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Publié le 23 Février 2018

Viguier - Coeur Défense - Photo: Lankaart (c)

Viguier - Coeur Défense - Photo: Lankaart (c)

Tour Nobel - Photo: Lankaart (c)

Tour Nobel - Photo: Lankaart (c)

La Défense, en région parisienne, est le premier quartier d'affaires européen par l'étendue de son parc de bureaux. Érigée dans les années 1960, La Défense est majoritairement constituée d'immeubles de grande hauteur, regroupant principalement des bureaux (environ 3 millions de m2). La Défense est cependant un quartier mixte : elle accueille 600 000 m2 de logements et l'ouverture du centre commercial des Quatre-Temps en 1981 en a fait un pôle commercial majeur en région Île-de-France.

Tours - Coeur défense - Tour EDF - Tour Peï - Photos: Lankaart (c)
Tours - Coeur défense - Tour EDF - Tour Peï - Photos: Lankaart (c)
Tours - Coeur défense - Tour EDF - Tour Peï - Photos: Lankaart (c)

Tours - Coeur défense - Tour EDF - Tour Peï - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN

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Publié le 22 Février 2018

Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)

" L’esthétique ne peut se réduire aujourd’hui au domaine des pratiques labellisées comme artistiques, fussent-elles exotiques, populaires, naïves, psychiatriques ou “brutes”. On sait maintenant qu’il s’agit d’une dimension permanente, quotidienne de toute pratique, qu’elle soit placée au premier plan ou qu’elle demeure voilée et quasi imperceptible derrière les aspects techniques ou économiques.

C’est précisément la leçon que nous a donné le Japon lors de sa réouverture, en 1868 (restauration de l’empereur Meiji) : lorsque les cultures occidentales ont su dépasser le premier exotisme, puis le japonisme –comme imitation fascinée–, pour accéder à une connaissance plus profonde et plus exacte de cette culture, longtemps “nec-plus-alter” pourrait-on dire, parce que longtemps fermée à l’Occident, elles ont découvert une tout autre manière de comprendre l'esthétique. Là, nos catégories du beau et notre hiérarchie des beaux-arts perdaient toute pertinence : l’objet le plus simple et le plus commun y devenait le plus propre à investissement esthétique. C’est là que réside la notion essentielle de seihin : honorable pauvreté, principe de frugalité, austérité, prôné par les religieux japonais, particulièrement Kamo no Chômei à l’époque Kamakura.

Observer l’expérience, l’émotion, puis la relation esthétique ne se réduit plus alors à observer les pratiques de production d’objets spécifiques par des acteurs légitimés, ni les pratiques de leur simple réception. La relation esthétique concerne tout objet, et plus encore l’objet dit "commun", ordinaire, quotidien, c’est à dire en fait toute pratique (dans sa dimension esthétique) et tout résultat, toute trace de cette pratique. Par "objet", il faut également entendre objet simple et isolé, ou bien "dispositif", assemblage, ensemble complexe d’objets coordonnés selon des règles précises (ou au contraire une apparente absence de règles), et des valeurs choisies, exprimées. Un exemple particulièrement riche de ces assemblages sont les lieux de la ville, produits, ressentis et pratiqués quotidiennement par le plus grand nombre d’une société (et non par les fractions spécifiques qui fréquentent les lieux artistiques spécialisés). "

Philippe Bonnin

Esthétique ordinaire de la ville KYÔTO-PARIS-TÔKYÔ

http://www.culture.gouv.fr/culture/mpe/recherche/pdf/R_425.pdf

Photos: lankaart (c)

Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Village - Esthétique de l'ordinaire - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 21 Février 2018

 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)

Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)

A Koya-san, sur les hauteurs de la ville, le mausolée des Togukawa offrent un bel exemple d'architecture sacrée. L'ensemble des bâtiments furent édifiés en 1643 à la demande du shogun Iemisu Togukawa en l'honneur de son grand-père Ieyasu et de son père Hidetada. De très belles dorures propres au style du début de la période Edo ornent les deux bâtiments. 

 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)
 Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)

Koya-San - Mausolée des Tokugawa - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

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Publié le 19 Février 2018

Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)
Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)
Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)
Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)

Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)

Okochi Sanso est une demeure privée composée d'une villa et d'un jardin japonais, située à Arashiyama dans le quartier de Sagano, au nord-ouest de Kyoto. La visite des extérieurs rassemble toutes les attentes des voyageurs en quête de quiétude et d'esthétisme dans l'aménagement des espaces verts.

Les amateurs de jardins japonais peuvent se réjouir de la découverte de cet écrin de verdure aménagé à flanc de colline (au pied du Mont Ogura) et à quelques mètres du cœur vivant de la bambouseraie d’Arashiyama.

Protégées de la masse touristique à cause de (ou grâce à ?) son coût d’entrée considéré comme assez élevé, les allées privées d’Okochi Sanso gardent leur tranquillité tout au long de l’année. L’on doit cette remarquable villa à l’investissement de son propriétaire Okochi Denjiro (1898-1962), qui consacra une trentaine d’année ainsi qu’une bonne partie de sa fortune à la construction et à l’entretien de son bien tant aimé. Aujourd’hui, cette ancienne star de cinéma jidai-geki (films historiques de samouraïs) lègue aux curieux une balade hors du temps et pleine de charme.

Le jardin en lui-même s’étend sur deux hectares, où il s’avère facile de se perdre au détour des différents pavillons et chemins parfois sinueux. Cette impression de s’enfoncer dans une des forêts environnantes révèle toute la beauté des lieux, qui réussissent à faire oublier les frontières entre espaces arrangés et décors naturels ; style que l’on nomme shakkei, c’est-à-dire "emprunté à la nature".

Toutes les nuances de vert s’expriment au fil des saisons entre le feuillage des arbres, le tapis de mousses, la pelouse et les divers bosquets. Les fleurs se font plutôt rares, et il faut venir en période de cerisiers ou d’érables pour espérer diversifier la palette de couleurs, du rose au rouge en passant par l’orange.

La vue successive sur les monts Hiei, Daimon-ji et Arashi qui entourent la ville de Kyoto offre de ravissants panoramas par temps dégagé. À l’arrivée de l’automne, les montagnes peuvent être dissimulées dans la brume qui s’évapore notamment de la rivière Hozu située en contrebas.

Les intérieurs de la villa ne sont pas ouverts au public. Il est toutefois possible de déguster son thé matcha offert pendant la visite, en extérieur ou bien dans une salle bordée par des arbres et quelques bambous.

Okochi Sanso se présente comme une bonne idée de visite pour terminer en douceur une longue journée à déambuler dans la zone nord-ouest de Kyoto.

Kanpai

Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)
Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)
Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)
Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)
Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)

Kyoto - Villa Okochï Sansö - photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #PARCS et JARDINS

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