Publié le 6 Juin 2010

Klimt les forces Hostile Powers 1902

Les forces du mal et les trois Gorgones, 1902, Osterreichiches Galerie Vienne

 

Les Gorgones:

 

Filles de Phorcis et de Ponto ( ou de Céto) , elles étaient trois soeurs: Sthéno (la perversion sociale), Euryale (la perversion sexuelle) et Méduse (la vanité), monstres terrifiants qui vivaient près du pays des Hespérides. Elles symbolisent l’ennemi à combattre. Les déformations monstrueuses de la psyché sont dues aux forces perverties des trois pulsions : sociabilité, sexualité et spiritualité.

 

La plus connue est Méduse, la seule mortelle des trois. A l’origine jeune et belle, sa magnifique chevelure séduisit Poséidon (Dieu de la Mer) qui, métamorphosé en oiseau, l’enleva et s’unit à elle dans un temple d’Athéna. Courroucée à la suite de cette profanation, la déesse la changea en monstre ailé au regard menaçant qui pétrifiait les hommes, lui donna des défenses de sanglier pour dents, des griffes de bronze et une chevelure de serpents sifflants et repoussants et la relégua aux confins du monde occidental.

 

Ce tableau étrange de Klimt fait partie de la frise Beethoven, oeuvre grandiose du peintre. Il symbolise les puissances ennemies à gauche les trois gorgones, et derrière elles la maladie, la folie et la mort, au centre le géant Typhée leur père, sous la forme d'un singe géant, et enfin à droite la volupté, l'intempérance et l'impudicité.

 

Construite à l'mage de la neuvième symphonie de Beethoven, la Frise est une composition immense de 34 m. de long à l'intérieur du bâtiment de la Sécession à Vienne. Pour Klimt c'était une oeuvre majeur le symbole de la victoire de la vie sur la mort, repésenté ici par les trois gorgones et leures compagnes.

 


 

klimt alice bloch bauer klimt danae Klimt le baiser the Kiss

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART NOUVEAU

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Publié le 5 Juin 2010

boucher portrait de of marquise de pompadour

 Mme de Pompadour, 1750, National Gallery of Scotland, Edimbourg

 

La marquise de Pompadour est née Jeanne-Antoinette Poisson, en 1721. Issue d’une famille de la bourgeoise montante liée au monde des finances, elle bénéficie d’une éducation choisie et raffinée. Jeune protégée du fermier général Le Normant de Tournehem, peut-être son père naturel, Jeanne-Antoinette épouse en 1741, à l’âge de vingt ans, le neveu de ce dernier : Guillaume Le Normant d’Etiolles, futur fermier général. Prête à être propulsée à la cour de Louis XV, elle deviendra la maîtresse en titre du roi, en 1745.
 

Symbole d’une nouvelle époque, la marquise de Pompadour ouvre les portes des salons et rencontre Diderot, Marivaux, Voltaire et Rousseau, une élite intellectuelle qui remet en cause la pensée traditionnelle et ouvre de nouvelles perspectives. Elle soutiendra cette élite auprès du roi. Dés anoblie après un mariage qu’elle vient de rompre, elle reçoit un nouveau titre, celui de marquise de Pompadour, pour paraître officiellement à la Cour et devenir maîtresse du roi.
 

Boucher la marquise de Pompadour

Mme de Pompadour, 1759, Wallace Collection, Londres


Grâce à une rente annuelle, elle fait l’acquisition de plusieurs demeures d’exception :
les châteaux de Crécy, de La Celles-Saint-Cloud, de Ménars, puis l’hôtel d’Evreux, actuel palais de l’Elysée. Son goût pour l’aménagement intérieur s’y exprime. Protectrice des arts, la marquise sait s’entourer des grands artistes de l’époque. Parallèlement, elle s’installe à l’automne 1745 au château de Versailles, dans l’appartement de la duchesse de Châteauroux dit l’appartement d’en haut. Elle le quittera, dès 1749, pour s’établir au rez-de-chaussée du corps central de la demeure royale : dans l’appartement d’en bas. Changement d’habitat, changement de statut aussi : depuis 1751, la marquise a cessé d’être la maîtresse du roi pour devenir l’amie et la conseillère.

 

Dans ces portraits, Boucher, l’un des grands maître de la peinture de l’époque la fait apparaître comme une femme sûre d’elle, au faîte de sa puissance et de son rayonnement.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROCOCO

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Publié le 3 Juin 2010

 

L’Oiseau de feu (en russe : Жар-птица, Jar-ptitsa) est un conte dansé en deux tableaux d’après un conte national russe dont la musique a été composée par Igor Stravinski en 1909-1910 sur la commande de Serge de Diaghilev. Il a été créé à l’Opéra de Paris le 25 juin 1910 par les Ballets russes sur une chorégraphie de Michel Fokine et sous la direction de Gabriel Pierné.

Il s’agit du premier grand ballet du musicien, qui le rendit instantanément célèbre. Diaghilev renouvela par la suite régulièrement ses commandes pour Stravinski jusqu’en 1928. Les premiers ballets à suivre L’Oiseau de feu ont été Petrouchka en 1911 et Le Sacre du printemps en 1913.

 

Source: Wikipedia

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 3 Juin 2010

PENDE Centraux , Bandundu meridional , Zaire, Musee de Terv

Masque mbangu, Pende Centraux  Bandundu méridional, Zaïre. Musée de Tervuren Bruxelles. (c) Lankaart.

 

 

Ce masque très étrange représente un ensorcelé qui danse sur une chanson traditionnelle. En plus du masque il a, lors de la cérémonie, une flèche dans le dos qui symbolise l’image populaire du sorcier qui pour jeter un sort envoie une flèche sur sa victime.  Le visage mi-noir mi-blanc fait référence aux cas d’épilepsie, la paupière noir porte les marques de la petite vérole et le visage est marqué par une paralysie du nerf faciale. Tout est douleur, folie, maladie et fait référence à l’ « ensorcèlement ».

 

La plastique incérant à ce masque est évidente, la contorsion du visage, l’opposition duale du noir et blanc, l’étrangeté de l’expression du visage en fond une œuvre majeur de l’art africain, une source d’inspiration et de questionnement.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 2 Juin 2010

Veronese Les noces The Marriage at CanaMusée du Louvre, Paris

Appelé à Venise en 1553, Véronèse ne cessera d'exercer son talent de décorateur, apte à brosser d'immenses toiles où s'allient l'autorité scénographique, la somptuosité des costumes modernes et l'éclatante luminosité du coloris. Les Noces de Cana ornaient le réfectoire construit par Palladio pour les Bénédictins de l'île de San Giorgio Maggiore. L'épisode sacré est transposé, avec une liberté iconographique souveraine, dans le cadre fastueux d'une noce vénitienne.

 

Veronese les noces de cana (3)

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 2, 1-11


Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

 

Veronese les noces de cana (2)

 

Véronèse dispose avec aisance cent trente convives, mêlant les personnages de la Bible à des figures contemporaines. Celles-ci ne sont pas réellement identifiables, même si une légende du XVIIIe siècle raconte que l'artiste se serait lui-même représenté en blanc, avec une viole de gambe aux côtés de Titien et de Bassano participant au concert. Le maître de cérémonie barbu pourrait être l'Arétin pour qui Véronèse avait une grande admiration. Au milieu de cette foule, plusieurs chiens, oiseaux, une perruche et un chat s'ébattent.

 

Véronèse mêle le profane et le sacré pour planter le décor. Les symboles religieux annonçant la Passion du Christ côtoient une vaisselle d'argent et une orfèvrerie luxueuses du XVIe siècle. Le mobilier, le dressoir, les aiguières, les coupes et vases de cristal montrent toute la splendeur du festin. Chaque convive assis autour de la table a son propre couvert composé d'une serviette, de fourchettes et d'un tranchoir. Dans cette double lecture, aucun détail n'échappe à l'artiste. Alors qu'un serviteur coupe la viande au centre de la composition, symbole du corps mystique du Christ, des boîtes de coings, symboles du mariage, sont servies en dessert aux invités.


Véronèse orchestre une véritable mise en scène. Le thème lui permet de créer un décor théâtral pour placer ses personnages. La composition, divisée en deux montre une partie supérieure avec le ciel parcouru de nuages blancs et une partie inférieure terrestre envahie par la foule. Les colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens évoquent les constructions récentes de l'architecte Palladio.


Le peintre a sélectionné des pigments précieux importés d'Orient par les marchands vénitiens, des jaunes orangés, des rouges vifs et le lapis-lazuli utilisé en grande quantité pour le ciel et les draperies. Ces couleurs jouent un rôle majeur dans la lisibilité du tableau. Elles contribuent, par leur contraste, à individualiser chacun des personnages. Grâce à une restauration de trois années, les couleurs ont retrouvé leur force et leur éclat pour parfois se modifier, comme pour le manteau du maître de cérémonie, qui du rouge est devenu vert, sa couleur originale.

 

Source: Musée du Louvre


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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 1 Juin 2010

Thailande Bouddha Maravijaya art d'Ayutthaya (3)

  Musée Guimet , Paris

 

 

Ce Bouddha est un très beau témoignage de l'art d'Ayutthaya (XV-XVIe siècle), royaume puissant et très prolofique de l'ancienne Thaïlande. La pose du bouddha, la jambre droite repliée sur la gauche et la main posé délicatement symbolise la victoire de l'Eveillé sur Mara, le prince des ténèbres. Ce type de représentation est très courante en Asie du Sud-est. Cette sculpture en bronze date des débuts de la période Ayutthaya, on perçoit encore l'influence khmer, la douceur du modelé du visage et le "classicisme" de la composition font écho aux plus belles sculptures d'Angkor. Le port et le maintien du bouddha sont très émouvant, la couleur noir, dut à une patine renforce la sacralité de la représentation.

 

Thailande Bouddha Maravijaya art d'Ayutthaya (2)

 

Thailande Bouddha Maravijaya art d'Ayutthaya (4)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 30 Mai 2010

 

RodtchenkoRodtchenko (2)

 

Alexandre Rodtchenko (1891-1956) est une figure de l’art moderne, artiste complet, peintre, photographe, typographe, designer et enseignant il est l’un des défenseurs du mouvement constructiviste russe. Art matérialiste mettant en avant l’homme et son environnement technique, le constructivisme russe va marquer profondément l’art moderne, Rodtchenko à travers ses photos crée un univers profondément original où la géométrisation de l’espace et de l’environnement humain est poussée à l’extrême. La photographie est pour lui un art charnière entre l’univers technique qu’il véhicule et la portée sociale et artistique qu’il porte en lui. Sa photographie peut ainsi être le support d’un discours social tout en conservant un fondement artistique, ce qui face à la montée progressive de la dictature communiste est pour lui un gage de continuité dans son action. On voit bien dans les photos de Rodtchenko le regard du graphiste et du peintre moderne sur le monde. Son influence sera importante durant les années 30 aussi bien en Russie que dans le reste du monde artistique, il reste une figure emblématique du mouvement moderne.



Rodtchenko (3)
 


Rodtchenko (4)
Rodtchenko (5) 


Rodtchenko (6)
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 29 Mai 2010

Ma Yuan painting paysage

 

Ma Yuan est un peintre chinois très actif entre 1190 et 1230 pendant l’époque Song. Membre de la famille Ma il en est le plus illustre représentant. Prônant un certain lyrisme dans ses œuvres, son approche pleine de poésie s’accorde avec un sentiment d’infini, et une mise en valeur de la rêverie et de la mélancolie. Dans ses peintures on ressent un équilibre subtil entre l’expression des personnages et des situations et de grands vides colorés, cet équilibre très particulier reflète les errements de l’âme humaine entre plénitude et interrogation. Peu d’artistes chinois surent aussi bien transformer la représentation de la nature en autant de symboles d’une réalité spirituelle.

 

Ma Yuan paysage landscape

 

Ma Yuan mountain path in spring

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CHINE

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Publié le 28 Mai 2010

Bouddha Tibet Buddha (2)Victoria and Albert Museum, Londres

 

Le Tibet est l’un des lieux de prédilections de développement du bouddhisme. L’art produit au Tibet a subit différentes influences, certaines sculptures sont particulièrement tourmenté faisant apparaître des divinités aux multiples bras et têtes, à la gestuelles baroque. D’autres influences plus sereines, rapproche la statuaire de l’art népalais, plus posées et plus en phase avec une vision apaisé de l’immortel, cette sculpture du XVIIIe siècle est un très bel exemple de cette approche plus classique dans la droite ligne de l’art bouddhiste traditionnel.

 

Bouddha Tibet Buddha

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 25 Mai 2010

Ingres Louis-Francois Bertin

Musée du Louvre, Paris

 

« familièrement assis et accablé de son embonpoint, le modèle appuie ses deux mains tournées en dedans sur ses cuisses écartées, et de ses bras arrondis il semble soutenir le poids de son obésité. L'expression interrogative de son œil perçant, le léger désordre de ses cheveux, le nœud lâche de sa cravate, l'ampleur de son gilet, que remplit le développement de la poitrine, la tournure d'une veste redingote dont les plis trahissent les habitudes d'un corps toujours grossissant, les larges manches d'où sortent des mains boudinées, aux doigts fuselés et délicats, tout cela spécifie la personne ne varietur ( qui ne peut être changé ) » Charles Blanc 1870.

 

Le portrait de Louis-François Bertin par Ingres, c'est le triomphe de la bourgeoisie après la révolution de 1830. Patron de presse Bertin était une figure du tout Paris, influent, sûr de lui, homme de pouvoir, bête politique, on le voit écrasant de sa personalité l'espace qui le contraint, explosant d'énergie. Il marque l'accomplissement d'une bourgeoisie libérale qui après avoir conquis le pouvoir s'installe dans cette nouvelle réalité sans complexe.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

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