Publié le 3 Juin 2010

PENDE Centraux , Bandundu meridional , Zaire, Musee de Terv

Masque mbangu, Pende Centraux  Bandundu méridional, Zaïre. Musée de Tervuren Bruxelles. (c) Lankaart.

 

 

Ce masque très étrange représente un ensorcelé qui danse sur une chanson traditionnelle. En plus du masque il a, lors de la cérémonie, une flèche dans le dos qui symbolise l’image populaire du sorcier qui pour jeter un sort envoie une flèche sur sa victime.  Le visage mi-noir mi-blanc fait référence aux cas d’épilepsie, la paupière noir porte les marques de la petite vérole et le visage est marqué par une paralysie du nerf faciale. Tout est douleur, folie, maladie et fait référence à l’ « ensorcèlement ».

 

La plastique incérant à ce masque est évidente, la contorsion du visage, l’opposition duale du noir et blanc, l’étrangeté de l’expression du visage en fond une œuvre majeur de l’art africain, une source d’inspiration et de questionnement.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

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Publié le 2 Juin 2010

Veronese Les noces The Marriage at CanaMusée du Louvre, Paris

Appelé à Venise en 1553, Véronèse ne cessera d'exercer son talent de décorateur, apte à brosser d'immenses toiles où s'allient l'autorité scénographique, la somptuosité des costumes modernes et l'éclatante luminosité du coloris. Les Noces de Cana ornaient le réfectoire construit par Palladio pour les Bénédictins de l'île de San Giorgio Maggiore. L'épisode sacré est transposé, avec une liberté iconographique souveraine, dans le cadre fastueux d'une noce vénitienne.

 

Veronese les noces de cana (3)

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 2, 1-11


Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

 

Veronese les noces de cana (2)

 

Véronèse dispose avec aisance cent trente convives, mêlant les personnages de la Bible à des figures contemporaines. Celles-ci ne sont pas réellement identifiables, même si une légende du XVIIIe siècle raconte que l'artiste se serait lui-même représenté en blanc, avec une viole de gambe aux côtés de Titien et de Bassano participant au concert. Le maître de cérémonie barbu pourrait être l'Arétin pour qui Véronèse avait une grande admiration. Au milieu de cette foule, plusieurs chiens, oiseaux, une perruche et un chat s'ébattent.

 

Véronèse mêle le profane et le sacré pour planter le décor. Les symboles religieux annonçant la Passion du Christ côtoient une vaisselle d'argent et une orfèvrerie luxueuses du XVIe siècle. Le mobilier, le dressoir, les aiguières, les coupes et vases de cristal montrent toute la splendeur du festin. Chaque convive assis autour de la table a son propre couvert composé d'une serviette, de fourchettes et d'un tranchoir. Dans cette double lecture, aucun détail n'échappe à l'artiste. Alors qu'un serviteur coupe la viande au centre de la composition, symbole du corps mystique du Christ, des boîtes de coings, symboles du mariage, sont servies en dessert aux invités.


Véronèse orchestre une véritable mise en scène. Le thème lui permet de créer un décor théâtral pour placer ses personnages. La composition, divisée en deux montre une partie supérieure avec le ciel parcouru de nuages blancs et une partie inférieure terrestre envahie par la foule. Les colonnes cannelées aux chapiteaux corinthiens évoquent les constructions récentes de l'architecte Palladio.


Le peintre a sélectionné des pigments précieux importés d'Orient par les marchands vénitiens, des jaunes orangés, des rouges vifs et le lapis-lazuli utilisé en grande quantité pour le ciel et les draperies. Ces couleurs jouent un rôle majeur dans la lisibilité du tableau. Elles contribuent, par leur contraste, à individualiser chacun des personnages. Grâce à une restauration de trois années, les couleurs ont retrouvé leur force et leur éclat pour parfois se modifier, comme pour le manteau du maître de cérémonie, qui du rouge est devenu vert, sa couleur originale.

 

Source: Musée du Louvre


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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE ITALIE

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Publié le 1 Juin 2010

Thailande Bouddha Maravijaya art d'Ayutthaya (3)

  Musée Guimet , Paris

 

 

Ce Bouddha est un très beau témoignage de l'art d'Ayutthaya (XV-XVIe siècle), royaume puissant et très prolofique de l'ancienne Thaïlande. La pose du bouddha, la jambre droite repliée sur la gauche et la main posé délicatement symbolise la victoire de l'Eveillé sur Mara, le prince des ténèbres. Ce type de représentation est très courante en Asie du Sud-est. Cette sculpture en bronze date des débuts de la période Ayutthaya, on perçoit encore l'influence khmer, la douceur du modelé du visage et le "classicisme" de la composition font écho aux plus belles sculptures d'Angkor. Le port et le maintien du bouddha sont très émouvant, la couleur noir, dut à une patine renforce la sacralité de la représentation.

 

Thailande Bouddha Maravijaya art d'Ayutthaya (2)

 

Thailande Bouddha Maravijaya art d'Ayutthaya (4)

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 30 Mai 2010

 

RodtchenkoRodtchenko (2)

 

Alexandre Rodtchenko (1891-1956) est une figure de l’art moderne, artiste complet, peintre, photographe, typographe, designer et enseignant il est l’un des défenseurs du mouvement constructiviste russe. Art matérialiste mettant en avant l’homme et son environnement technique, le constructivisme russe va marquer profondément l’art moderne, Rodtchenko à travers ses photos crée un univers profondément original où la géométrisation de l’espace et de l’environnement humain est poussée à l’extrême. La photographie est pour lui un art charnière entre l’univers technique qu’il véhicule et la portée sociale et artistique qu’il porte en lui. Sa photographie peut ainsi être le support d’un discours social tout en conservant un fondement artistique, ce qui face à la montée progressive de la dictature communiste est pour lui un gage de continuité dans son action. On voit bien dans les photos de Rodtchenko le regard du graphiste et du peintre moderne sur le monde. Son influence sera importante durant les années 30 aussi bien en Russie que dans le reste du monde artistique, il reste une figure emblématique du mouvement moderne.



Rodtchenko (3)
 


Rodtchenko (4)
Rodtchenko (5) 


Rodtchenko (6)
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART MODERNE

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Publié le 29 Mai 2010

Ma Yuan painting paysage

 

Ma Yuan est un peintre chinois très actif entre 1190 et 1230 pendant l’époque Song. Membre de la famille Ma il en est le plus illustre représentant. Prônant un certain lyrisme dans ses œuvres, son approche pleine de poésie s’accorde avec un sentiment d’infini, et une mise en valeur de la rêverie et de la mélancolie. Dans ses peintures on ressent un équilibre subtil entre l’expression des personnages et des situations et de grands vides colorés, cet équilibre très particulier reflète les errements de l’âme humaine entre plénitude et interrogation. Peu d’artistes chinois surent aussi bien transformer la représentation de la nature en autant de symboles d’une réalité spirituelle.

 

Ma Yuan paysage landscape

 

Ma Yuan mountain path in spring

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CHINE

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Publié le 28 Mai 2010

Bouddha Tibet Buddha (2)Victoria and Albert Museum, Londres

 

Le Tibet est l’un des lieux de prédilections de développement du bouddhisme. L’art produit au Tibet a subit différentes influences, certaines sculptures sont particulièrement tourmenté faisant apparaître des divinités aux multiples bras et têtes, à la gestuelles baroque. D’autres influences plus sereines, rapproche la statuaire de l’art népalais, plus posées et plus en phase avec une vision apaisé de l’immortel, cette sculpture du XVIIIe siècle est un très bel exemple de cette approche plus classique dans la droite ligne de l’art bouddhiste traditionnel.

 

Bouddha Tibet Buddha

 
 

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Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

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Publié le 25 Mai 2010

Ingres Louis-Francois Bertin

Musée du Louvre, Paris

 

« familièrement assis et accablé de son embonpoint, le modèle appuie ses deux mains tournées en dedans sur ses cuisses écartées, et de ses bras arrondis il semble soutenir le poids de son obésité. L'expression interrogative de son œil perçant, le léger désordre de ses cheveux, le nœud lâche de sa cravate, l'ampleur de son gilet, que remplit le développement de la poitrine, la tournure d'une veste redingote dont les plis trahissent les habitudes d'un corps toujours grossissant, les larges manches d'où sortent des mains boudinées, aux doigts fuselés et délicats, tout cela spécifie la personne ne varietur ( qui ne peut être changé ) » Charles Blanc 1870.

 

Le portrait de Louis-François Bertin par Ingres, c'est le triomphe de la bourgeoisie après la révolution de 1830. Patron de presse Bertin était une figure du tout Paris, influent, sûr de lui, homme de pouvoir, bête politique, on le voit écrasant de sa personalité l'espace qui le contraint, explosant d'énergie. Il marque l'accomplissement d'une bourgeoisie libérale qui après avoir conquis le pouvoir s'installe dans cette nouvelle réalité sans complexe.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #NEO-CLASSICISME

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Publié le 25 Mai 2010

Blois-le-Chateau--2-.jpg

 

Au XVIe siècle l'ancienne forteresse des comtes de Blois renaît quand Louis XII s'y installe au début de son règne. Blois, devient résidence royale, et va jouer un rôle comparable à celui de Versailles aux siècles suivants. Louis XII et sa femme, Anne de Bretagne, se plaisent au château. Le roi commence par la construction du corps de logis de l'entrée, dont la façade donne alors sur une avant cour, et fait établir, par le jardinier italien d'Amboise, de vastes jardins en terrasses.

 

En 1515, François 1er succède à Louis XII. C'est à François 1er que l'on doit les plus belles parties de l'édifice. Sa femme, Claude de France, est la fille du défunt roi. Elle a été élevée à Blois, et est fort attachée au château. En 1524, elle meurt d'une maladie de langueur, à peine âgée de 25 ans, après avoir donné au roi 7 enfants en huit ans.

 

C'est sous Henri III que Blois joue vraiment un rôle important, Les États Généraux se tiennent à Blois à deux reprises. En 1576, on y réclame la suppression de la religion protestante. En 1588, Henri de Guise, lieutenant général du royaume, chef de la Ligue, tout-puissant à Paris et appuyé par le roi d'Espagne, oblige Henri III à convoquer pour la deuxième fois les États Généraux. 500 députés sont présents, presque tous acquis à Guise. Le Duc compte obtenir d'eux la déchéance du roi. Celui-ci se sent sur le bord de l'abîme et ne voit plus que l'assassinat pour se débarrasser de son rival. Le meurtre a lieu dans le château même, au deuxième étage.

 

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En 1617, Marie de Médicis est reléguée à Blois par son fils, Louis XIII. Après deux ans de captivité dorée, la reine mère s'évade. En dépit de son embonpoint, elle serait descendue la nuit dans le fossé, par une échelle de corde. Après cette prouesse, la mère et le fils se réconcilient.

 

En 1626, Louis XIII, pour éloigner son frère, Gaston d'Orléans, lui donne le comté de Blois. Il essaie d'éloigner cet éternel conspirateur en le persuadant de rebâtir le château. Gaston d'Orléans demande alors au grand architecte Mansart le plan d'un très vaste édifice qui ferait table rase de l'ancien. Pendant trois ans les travaux vont bon train. Puis, à la naissance du futur Louis XIV, comme les chances de régner s'éloignent pour Gaston d'Orléans, Richelieu juge inutile de continuer les dépenses et il coupe les subsides. L'activité du chantier tombe. Durant les dernières années de sa vie, le conspirateur assagi habite l'aile François 1er.

 

Blois-le-Chateau.jpg

 

Source et pour en savoir plus:

http://www.37-online.net/chateaux/blois.php

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #RENAISSANCE FRANCE - EUROPE DU SUD

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Publié le 24 Mai 2010

Goya saturne dévorant ses enfants

Musée du Prado Madrid

 

Francisco de Goya (1746-1828) est un peintre espagnol charnière. Sa peinture fait la transition entre la tradition classique et le romantisme du début du XIXe siècle. Goya accompagne son époque, acteur et spectateur de l’histoire mouvementé de son pays il suit les fastes de la famille royale des Bourbons puis la ferveur républicaine, l’invasion française, la résistance espagnole, les massacres, l’épopée napoléonienne, puis la restauration, et le retour de la royauté.

 

Si sa première période est marqué par une peinture de genre sans grand intérêt, se sont ses portraits de la famille royale qui lui ouvrent de nouveaux horizons, son réalisme sans concessions marque la fin d’une monarchie sans illusions. Mais se sont les œuvres de la fin de sa vie  qui sont certainement les plus profondes, emplie de noirceurs et de désespoirs elles dépeignent une humanité désespérante, en proie aux affres du renoncement, de la vieillesse, de la mort et de la douleur.

 

Saturne dévorant est une œuvre empreinte d’un pessimisme et d’une noirceur profonde. Peint entre 1819 et 1823 ce tableau est un vivant témoignage des recherches picturales et de la quête de sens dans laquelle c’est plongé l’artiste à la fin de sa vie. Ce tableau fait référence à la mythologie grecque, où Cronos (Saturne dans la mythologie romaine), pour éviter que ne s'accomplisse la prédiction selon laquelle il serait détrôné par l'un de ses enfants, dévore chacun d'eux à leur naissance.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANTISME ET NEOGOTHIQUE

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Publié le 24 Mai 2010

fromentin le pays de la soif sioEugène Fromentiin Le pays de la soif

 

Eugène Fromentin est un peintre et un écrivain français du XIXe siècle. Né en 1820 à La Rochelle où il meurt en 1876, il consacra une partie importante de sa vie à voyager, notamment en Algérie (1846, 1848 et 1852) et en Egypte (1876). Ses voyages lui permirent de développer une peinture à forte connotation orientaliste dans la veine de ce mouvement très influent en Europe au XIXe siècle. Soucieux du détail et de la vraisemblance, ses tableaux sont le fruit d’une observation minutieuse de son environnement. En parallèle à son travail de peintre il écrivit un roman, Dominique, édita des carnets de voyages et un livre de critique d’art, les Maîtres d’autrefois.

 

fromentin la chasse au faucon

La Chasse au faucon

 

Fromentin chevaux dans le désert

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Rédigé par rafael

Publié dans #ECLECTISME XIXe

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