Publié le 1 Septembre 2011

Cezanne - Buffet

 

Jacques Derrida commence son livre "La vérité en peinture" par la célèbre citation de Cézanne : Je vous dois la vérité en peinture, et je vous la dirai. La vérité, pour Cézanne, n'est pas établie une fois pour toutes. Il ne l'attend pas d'une logique, mais d'un événement ou d'une chose : par exemple la pomme ou la montagne Sainte-Victoire. C'est une vérité surprenante, indicible, inouïe, mais pourtant visible. Pourquoi a-t-il peint autant de pommes? Pourquoi ne s'est-il jamais lassé? Pourquoi en a-t-il disposé à côté de ses fleurs? Sans doute oubliait-il au fur et à mesure ce qu'il avait appris et recommençait-il à zéro. Comme il avait un doute sur ce qu'il cherchait, il lui fallait toujours d'autres pommes. Chacune était différente, et chacune venait en plus.

 

La pomme peut tout remplacer, et tout peut être remplacé par une pomme. Exemples : un don fait à autrui, un désir refoulé, une femme, un coquillage, la mort, l'acte sexuel, un objet d'érotisme, de plaisir, de jouissance, une présence humaine, une qualité inaccessible, etc... (Qu'il y ait association, comparaison ou contiguité, le résultat est le même). Elle laisse toujours à désirer, alors il en faut encore d'autres. Il est rare qu'elles soient disposées "normalement". Trop proches ou trop éloignées de la coupe, sur le point de glisser ou de rouler, trop grosses, trop colorées ou trop décoratives, elles sont toujours en excès de quelque chose. Il faut qu'elles aient une valeur propre, c'est une injonction sans limite.

 

Source: http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0708240840.html

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #FAUVISME etc..

Repost0

Publié le 31 Août 2011

Chikanobu

Chikanobu

 

Chikanobu Toyohara (豊原 周延, Toyohara Chikanobu?), 1838-1912, est l'un des derniers maîtres incontestables de l'estampe japonaise de la deuxième moitié du XIXe siècle. Son œuvre est essentielle dans la transition entre l'Ukiyo-e traditionnel et le nouveau style Shin-Hanga.

 

(c) visipix.com

Chikanobu
Chikanobu
Chikanobu
Chikanobu
Chikanobu

Chikanobu

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON

Repost0

Publié le 31 Août 2011


La Mosquée Bleue d'Istanbul, ou Sultanahmet Camii, est le pendant de la Basilique Sainte-Sophie qui lui fait face. Elle est l'oeuvre de Sedefhar Mehmet Aga et fut bâtie entre 1609 et 1616 à la demande du Sultan Ahmet Ier. L'oeuvre est un manifeste de la puissance et de la créativité des ottomans face aux vestiges de la civilisation byzantine.

La mosquée est construite sur un plan similaire à la basilique Sainte-Sophie et selon les principes établis par Sinan, architecte de Soliman qui, au siècle précédent, pose les principes de l'architecture des mosquées ottomanes. 

Ces principes sont simples et inspirrés en partie par l'architecture byzantine: plan centré, édification d'immenses coupoles qui libèrent l'espace de prière, position des minarets au quatre angles des édifices, décoration somptueuses des espaces intérieurs.


Toutefois, la coupole de la Mosquée Bleue reste plus petite que celle de Sainte-Sophie, 23,5 m. de diamètre contre 31 m. pour la basilique réalisée au VIe siècle ap. JC. La coupole repose sur quatre immenses piliers dits en "pattes d'éléphants" qui ne sont pas d'une très grande élégance.


L'inérieur est somptueusement décoré de faillance bleue d'Iznik. Les six minarets autour de la mosquée sont exeptionnels. Fait unique au monde, seule la Ka'ba dispose de plus de minarets, 7. 

La Mosquée Bleue est aujourd'hui un bâtiment incontournable du paysage d'Istanbul, la silhouette de la ville est marquée par le dialogue entre les deux bâtiments qui se font face avec le Bosphore à leurs pieds.




 

Photos: (c) Lankaart

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #TURQUIE

Repost0

Publié le 30 Août 2011

Gandhara Buddha pare afghanistan VIIe (2)

  Musée Guimet, Paris. VIIe siècle

 

L’art dit du Fondukistan ( site éponyme d’un monastère) présente des caractéristiques particulières,

 

Les Bouddhas en argile ont une grâce et une délicatesse d’une grande douceur, leur gestuelle est très maniériste, les cheveux sont bouclés et ils portent des bijoux, colliers et boucles d’oreilles très ostentatoires, conférant à l’ensemble grâce et raffinement avec une pointe quelque peu sensuelle, voire féminine.

 

 

Gandhara Buddha pare afghanistan VIIe

 

Photos: (c) Lankaart

 



Museum fur Indische Kunst, Berlin Représenté debout, ce bodhisattva montre toutes les caractéristiques de l’art du Gandhâra communément désigné par « art gréco-bouddhique » ; les sculpteurs gandhâriens s’inspirent du canon hellénistique pour ces premières figurations bouddhiques : ainsi en est-il du drapé mouillé de la traditionnelle dhotî dont il est vêtu. Son torse nu est recouvert de bijoux ; sa parure mêle les influences indiennes, scythes, gréco-romaines et iraniennes. Cette oeuvre […]

 

 

 



Bouddha assis, British Museum, Londres Maitreya est le nom du futur Bouddha, celui qui doit advenir. Dans la tradition bouddhiste il régne sur le "paradis" Tusita, comme Bodhisattva de la "dixième terre" en attente du passage à l'insurpassable parfait éveil qui lui permetra de devenir le nouveau Bouddha et de revenir parmis les hommes. Cette venue sur terre est prévue à Bénarès (Varanasi) pour y réorienter l'humanité vers l'Eveil. La pose particulière du Maitreya suggère l'état de […]

 

 

 

 


Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #INDE BOUDDHISTE et JAIN

Repost0

Publié le 28 Août 2011


La Casa Mila, à Barcelone, est l'une des oeuvres les plus importantes de l'architecte catalan Gaudi, figure remarquable de l'Art Nouveau.

Construit entre 1906 et 1910, cet immeuble, surnomé "La Pedrera", était destiné à la famille Mila qui y occupait un appartement de 1400 m².

La façade symbolise la mer et ses ondulations, les ouvertures s'apparentent à des entrées de grottes sous-marines, elles sont ornées de garde-corps en ferronnerie d'inspiration végètale, comme d'immenses algues posées sur les rochers.

Aucune ligne droite dans cette composition, tout est ondulation, courbes et contre-courbes.

Gaudi dessina l'ensemble de la décoration intérieure des appartements ainsi que le mobilier.



La partie la plus surprenante de l'immeuble se situe sur la terrasse du toit. Les sorties d'escaliers et les cheminées ont été traitées comme un immense décors fantastique de monstres et de personnages casqués qui créent une scène féérique au-dessus des toits de la ville.

Décrié lors de son inauguration, ce symbole de l'art Nouveau est aujourd'hui l'un des bâtiments les plus visité de Barcelone.

 

   


Pour découvrir Barcelone et d'autres oeuvres de Gaudi cliquez ici

 

Photos: (c) Lankaart

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART NOUVEAU

Repost0

Publié le 28 Août 2011

Angkor - Porte - Photo: Lankaart (c)

Angkor - Porte - Photo: Lankaart (c)

Angkor est l'un des principaux sites archéologiques de l'Asie du Sud-Est. Il renferme les magnifiques vestiges des différentes capitales de l'Empire khmer, qui rayonna du IXe au XVe siècle. L'art khmer, tel qu'il s'est développé à Angkor, exerça une influence profonde sur une grande partie de cette région, et joua un rôle fondamental dans l'évolution qui la caractérise. L'architecture khmère s'est largement développée à partir de celle du sous-continent indien, dont elle s'émancipa toutefois rapidement en développant ses propres caractéristiques, dont certaines se sont formées de manière indépendante, tandis que d'autres ont été empruntées aux traditions de cultures proches, donnant ainsi naissance à un nouvel horizon artistique dans l'art et l'architecture de l'Orient.

Au commencement du IXe siècle, les deux États qui couvraient le territoire du Cambodge actuel furent réunis par Jayavarman II, qui jeta les bases de l'Empire khmer, qui devait demeurer la principale puissance du sud-est de l'Asie pendant près de cinq siècles. L'un de ses sites se trouvait au centre du Cambodge, au nord de Tonle Sap (le grand lac) où un demi-siècle plus tard le fils de Jayavarman, Yashovarman, fonda Yashodapura (la ville prit ensuite le nom d'Angkor), qui devint alors capitale permanente de l'Empire khmer jusqu'au XVe siècle.

Angkor - Groupe de Roluos - Phots: Lankaart (c)
Angkor - Groupe de Roluos - Phots: Lankaart (c)

Angkor - Groupe de Roluos - Phots: Lankaart (c)

Différents éléments de la première ville se conformaient au schéma classique d'une capitale khmère : un périmètre fortifié longé par un fossé avec un temple d'État en son centre, fait en brique ou en pierre, et un palais en bois. On y trouvait aussi de nombreuses constructions privées, construites presque entièrement en bois, à l'intérieur de l'enceinte comme à ses abords. Le temple d'État de Roluos, le Bakong, et le temple construit à la mémoire des ancêtres de la dynastie royale, le Preah Ko, ont été édifiés autour de 880. Un autre élément essentiel de la capitale khmère, le grand réservoir d'eau, a été aménagé une dizaine d'années plus tard, avec en son centre un troisième temple construit au nord-est du Roluos, près de la colline de Phnom Bakeng, connue aujourd'hui sous le nom de Baray oriental.

Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)
Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

Temple de Banteay Srei - Photos: Lankaart (c)

La seconde capitale d'Angkor fut construite par Rajendravarman autour de 960, avec un temple d'État situé à Pre Rup. Il édifia aussi un temple, le Mebon oriental, sur une île artificielle qui se trouvait au centre du Baray oriental, ainsi que le merveilleux temple de Banteay Srei. Le fils de Rajendravarman, Jayavarman V, abandonna le site de Pre Rup pour un autre emplacement à Ta Kev où il construisit son propre temple d'État, qui fut consacré autour de 1000. Peu de temps après, il fut renversé par Suryavarman Ier , qui ordonna la construction des formidables fortifications qui entourent son palais royal et son temple d'État, le Phimeanakas, ainsi que de celle du grand Baray occidental.

Angkor Thom - Le Bayon - Photos: Lankaart (c)
Angkor Thom - Le Bayon - Photos: Lankaart (c)

Angkor Thom - Le Bayon - Photos: Lankaart (c)

En 1050, son successeur construisit un nouveau temple d'État, plus impressionnant encore, le Baphuon. Les souverains successifs laissèrent peu d'édifices monumentaux, et il faut attendre l'arrivée au pouvoir de Suryavarman II, en 1113, pour que débute la dernière grande phase édilitaire du site. Il est en effet le bâtisseur du plus grand de tous les monuments khmers, Angkor Vat, dédié à Vishnou, et situé à l'intérieur d'une vaste enceinte. La mort de Suryavarman II, survenue vers 1150, fut suivie par une période de luttes intestines et de pressions extérieures qui culminèrent, en 1177, avec le sac d'Angkor par les Cham. La situation fut rétablie par Jayavarman VII, qui célébra son succès militaire en créant encore une nouvelle capitale à Angkor Thorn, et en lançant une campagne de construction sans précédent. Son temple d'État était l'imposant Bayon, dédié à Bouddha.

Un autre élément caractéristique du complexe d'Angkor est le système d'irrigation de toute la région, assuré par de grands réservoirs qui ont permis de développer l'infrastructure économique des différentes capitales khmères.

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/668

Angkor Vat - Photos: Lankaart (c)
Angkor Vat - Photos: Lankaart (c)

Angkor Vat - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ART KHMER

Repost0

Publié le 28 Août 2011


En face de Bombay, les îles Elephanta regroupent un ensemble de temples rupestres du milieu du VIe siècle Ap. JC.

Huit grottes seront creusées à l'époque des Kalachuri, la plus grande sera consacrée à Shiva.

Le temple de Shiva comprend une grande salle hipostyle appelée mandapa dans la tradition hindoue et un temple carré au centre. Trois imposants hauts-reliefs animent les parois du temple.

L'entrée de la grotte principale n'est pas décorée. Les poteaux sont de section carrée en bas, ronde en partie supérieure. Les chapitaux sont en forme de coussin. On retrouve ces piliers à Ajanta.

 



Les dvarapala sont des figures postées de chaque côté des portes, leurs fonctions sont apotropaïques, c'est-à-dire qu'elles protègent les lieux sacrés des mauvais esprits. Les mains ont disparu mais elles portaient certainement des lances.

L'ensemble du complexe est imposant et très populaire en Inde.

 

 

Photos: (c) Lankaart

 
 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #INDE HINDOUE, #INDE

Repost0

Publié le 28 Août 2011


Le Monastère de San Juan de los Reyes est l'un des bâtiments les plus somptueux de Tolède.

Construit à la fin du XVe siècle pour les Rois Catholiques, il est un exemple de la transition entre le gothique hispano-flamand, premier niveau des arcades du cloître et les débuts de la renaissance au deuxième niveau.

Ce cloître fut réalisé par Enrique Egas, de grandes baies ouvrent sur le cloître, la décoration florale et animale agrémente l'ensemble.
Des plafonds ploychromes, de style mudejar, agrémentent l'étage. Le cloître est d'une très grande qualité architecturale. La verticalité des éléments d'architecture prédomine dans la composition des façades du cloître, assurant l'équilibre de la composition d'ensemble.

 



 

Photos: (c) Lankaart

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 27 Août 2011

 

 

 

Jan Josephsz Van Goyen (Leyde, 13 janvier 1596 – La Haye, 27 avril 1656) est un peintre et dessinateur de paysages néerlandais (Provinces-unies) du siècle d’or. Van Goyen a laissé beaucoup de peintures représentant des chemins forestiers, des rivières, des lacs et des canaux des environs de La Haye, Rotterdam, Delft, Dordrecht, Leyde, Gouda, Arnhem et Emmerik.

 

Tout comme Jacob et Salomon Van Ruysdael, il se spécialisa dans la peinture de paysages. À partir de 1630, il contribua au développement de la peinture de marines et de paysages fluviaux, sous des cieux pluvieux et chargés de nuages qui font s'estomper les couleurs.

 

Son style se caractérise par l’alternance de bandes sombres et plus claires, de manière complexe dans ses œuvres plus tardives. Il ne peignait pas de façon réaliste, comme on peut le constater en regardant sa représentation de la Hooglandse Kerk de Leyde au bord d’une rivière ; et ce ne sont pas tant les différents éléments les composant que l’impression d’ensemble qui caractérisent ses peintures. Leur caractère est par ailleurs déterminé par l’activité humaine : Van Goyen était un grand observateur des détails de la vie quotidienne.

 

Van Goyen consigna des notes et des dessins préparatoires dans son carnet de croquis, à la plume pour commencer, ensuite au fusain. Ses œuvres les plus tardives sont les plus importantes, comme Gezicht op de Kaag et Storm op het Haarlemmermeer.

 

 

(c) visipix.com

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Van_Goyen

 



"Nous marchons. J'allois la tête baissée, selon mon usage; lorsque je me sens arrêté brusquement, et présenté au site que voici. A ma droite, dans le lointain, une montagne elevoit son sommet vers la nue. Dans cet instant, le hazard y avoit arrêté un voyageur debout et tranquille. Le bas de cette montagne nous etoit dérobé par la masse inter posée d'un rocher. Le pié de ce rocher s'etendoit en s'abaissant et en se relevant et separoit en deux la profondeur de la scène. Tout a fait vers la […]

 

 



Payasage d'Hiver, Alte Nationalgalerie, Berlin Ruysdael (1628-1682) est un paysagiste hollandais qui sut à son époque développé un art autonome du paysage jusqu’ici considéré comme un art mineur. La profondeur de ses ciels, la lumière si particulière de ses tableaux donnent à ses vues une spiritualité qui va au-delà d’une simple description naturaliste. Ruysdael fait le portrait de la création, d’un monde voulu par dieu et dont l’existence même est une manifestation du pouvoir divin, […]

 

 

 



Altes Galeries, Berlin Vermeer de Delft (1632-1675) est un peintre hollandais étrange et mystérieux. Ayant une vie difficile loin du succès bien que reconnu par ses contemporains, il peindra sans relâche toute sa vie des scènes de genres, des portraits, des vues de Delft. Son style est d’un grand réalisme et sa qualité tient à une très grande maîtrise de la lumière et des couleurs, les ambiances ainsi rendu sont souvent magiques, le temps est suspendu, l’instant est saisie, comme ici cette […]

 

 

 


 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

Repost0

Publié le 27 Août 2011

Figure Nok, Musée des Arts Premiers, Louvre, Paris

Le peuple de Nok vivait au Nigeria à l'époque de la haute antiquité (Ie s av JC au VIe s ap).

A l'origine d'une civilisation foisonnante et très riche, il nous a laissé parmis les plus belles pièces en terre cuite d'Afrique. Somptueuses sculptures, ces oeuvres sont à l'origine de l'art des nombreuses civilisations qui vont s'épanouir le long du Niger.


De même, l'art de Sokoto est né dans la moyenne vallée du Niger, et révèle une civilisation raffinée et très évoluée. Cette civilisation est contemporaine de la civilisation de Nok. Les aires géographiques se recoupent et les échanges entre les deux peuples ont du être importants.

Découverte seulement en 1992, cette culture est loin d'avoir encore révélée tous ses secrets.

Figure Nok, Musée des Arts Premiers, Louvre, Paris.
Statue Nok, Musée des Arts Premiers, Louvre, Paris.
Portrait Sokoto, Musée des Arts Premiers, Louvre, Paris.

Photos: (c) lankaart 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #ARTS PREMIERS AFRIQUE

Repost0