Articles avec #classicisme tag

Publié le 16 Décembre 2014

 

" La Mort de Virginie, par Doyen, est une composition immense où il y a de très-belles choses. Le défaut, c’est que les figures principales sont petites, et les accessoires grandes. Virginie est manquée. Ce n’est ni Appius, ni Claudius, ni le père, ni la fille qui attachent, mais des gens du peuple, des soldats et d’autres personnages qui sont aussi du plus beau choix, et des draperies d’un moelleux, d’une richesse et d’un ton de couleur surprenant. Il y a de lui d’autres morceaux qui sont fort inférieurs à celui-ci. Sa Fête au Dieu des Jardins est coloriée vigoureusement, mais elle dégoûte. De grosses femmes, endormies et enivrées, des masses de chair monstrueuses et mal arrangées ; cependant de la chaleur, de la poésie et de l’enthousiasme. Cet homme deviendra un grand artiste ou rien ; il faut attendre. Les amateurs disent que la vanité le perdra ; c’est-à-dire qu’il sent leur médiocrité et qu’il méprise leurs conseils. Vous n’en prendrez pas, vous, plus mauvaise opinion."

 

Diderot, salon, 1759.

 

 



"Claude le Lorrain est un de ces phénomènes dont on connoît peu d’exemples, et qui prouvent que des êtres obscurs eussent été des génies du premier ordre, si les occasions les avoient mis à leur place. Cet homme extraordinaire peut à peine être un mauvais pâtissier ; le hasard l’entraîne à Rome […]


Saint Jérome "Philippe de Champaigne, placé par M. de Piles dans l’École Française, appartient justement à celle de Flandre, puisqu’il naquit à Bruxelles et que son talent s’est formé sous des peintres Flamands. Il était né, sans doute, avec une vocation bien décidée pour son art, puisqu’à huit […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Novembre 2014

Rijksmuseum d'Amsterdam, 1665-1669

 

Il était d'habitude pour les gens du peuple de faire réaliser leur portrait sous l'apparence de personnages religieux. Ce couple a choisi Isaac et Rebecca, selon une interprétation du XIXe siècle, remise en cause depuis. Rembrandt joue sur l'intimité du couple et renforce le côté mystérieux de l'ambiance par une mise en scène chatoyante des couleurs et des matières. Cette peinture reste l'une des plus belles expressions picturales de la tendre fusion entre deux êtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source: RM, Wikipedia, RR



Saint Jérome "Philippe de Champaigne, placé par M. de Piles dans l’École Française, appartient justement à celle de Flandre, puisqu’il naquit à Bruxelles et que son talent s’est formé sous des peintres Flamands. Il était né, sans doute, avec une vocation bien décidée pour son art, puisqu’à huit […]


"Claude le Lorrain est un de ces phénomènes dont on connoît peu d’exemples, et qui prouvent que des êtres obscurs eussent été des génies du premier ordre, si les occasions les avoient mis à leur place. Cet homme extraordinaire peut à peine être un mauvais pâtissier ; le hasard l’entraîne à Rome […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Novembre 2014

 

" Hallé a fait deux pendants des Dangers de l’amour et du vin . Ici, des nymphes enivrent un satyre d’une belle brique, bien dure, bien jaunâtre et bien cuite ; et puis, à côté de cette figure qui sort du four d’un potier, nul esprit, nulle finesse, point de mouvement, point d’idée, mais le coloris de Boucher. Cet homme, qu’on a très-bien nommé le Fontenelle de la peinture, finira par les gâter tous."

Diderot, salon 1759

 



Niobé pleurant ses enfants, Abraham Bloemaert, né le 25 décembre 1564 à Gorinchem et mort le 27 janvier 1651 à Utrecht, est un peintre et graveur néerlandais (Provinces-unies) du siècle d'or. Il forme de nombreux élèves et exerce une très forte influence sur le développement de l'art pictural à […]


Molière - Les Fourberies de Scapin - Comédie Française 1998 Les Fourberies de Scapin est une comédie de Molière en trois actes (comportant respectivement cinq, huit, et treize scènes) et en prose, créée au Théâtre du Palais-Royal le 24 mai 1671. Cette comédie de Molière est fortement empreinte […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 19 Novembre 2014

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" C’est un grand tableau de 7 pieds 6 pouces de haut sur 6 pieds 3 pouces de large.

 

Les trois Grâces l’occupent presque tout entier. Celle qui est à droite du spectateur se voit par le dos ; celle du milieu, de face ; la troisième de profil. Un Amour élevé sur la pointe du pied, placé entre ces deux dernières et tournant le dos au spectateur, conduit de la main une guirlande qui passe sur les fesses de celle qu’on voit par le dos, et va cacher, en remontant, les parties naturelles de celle qui se présente de face.

 

Ah ! mon ami, quelle guirlande ! quel Amour ! quelles Grâces ! Il me semble que la jeunesse, l’innocence, la gaieté, la légèreté, la mollesse, un peu de tendre volupté, devaient former leur caractère ; c’est ainsi que le bon Homère les imagina et que la tradition poétique nous les a transmises. Celles de Van Loo sont si lourdes, mais si lourdes ! L’une est d’un noir jaunâtre ; c’est le gros embonpoint d’une servante d’hôtellerie et le teint d’une fille qui a les pâles couleurs. Les brunes piquantes comme nous en connaissons ont les chairs fermes et blanches, mais d’une blancheur sans transparence et sans éclat ; c’est là ce qui les distingue des blondes dont la peau fine, laissant quelquefois apercevoir les veines éparses en filets déliés et se teignant du fluide qui y circule, en reçoit en quelques endroits une nuance bleuâtre. Où est le temps où mes lèvres suivaient sur la gorge de celle que j’aimais ces traces légères qui partaient des côtés d’une touffe de lis et qui allaient se perdre vers un bouton de rose ? Le peintre n’a pas connu ces beautés. Celle des Grâces qui occupe le milieu de sa composition et qu’on voit de face, a les cheveux châtains : ses chairs, son teint, devraient donc participer de la brune et de la blonde ; voilà les éléments de l’art. C’est une longue figure soutenue sur deux longues jambes fluettes. La blonde et la plus jeune, qui est à gauche, est vraiment informe. On sait bien que les contours sont doux dans les femmes, qu’on y discerne à peine les muscles et que toutes leurs formes s’arrondissent ; mais elles ne sont pas rondes et sans inégalité. Un œil expérimenté reconnaîtra dans la femme du plus bel embonpoint les traces des muscles du corps de l’homme ; ces parties sont seulement plus coulantes dans la femme, et leurs limites plus fondues. Au lieu de cette taille élégante et légère qui convenait à son âge, cette Grâce est tout d’une venue. Sans s’entendre beaucoup en proportions, on est choqué du peu de distance de la hanche au-dessous du bras ; mais je ne sais pourquoi je dis de la hanche, car elle n’a point de hanche. La posture de l’Amour est désagréable. Et cette guirlande, pourquoi va-t-elle chercher si bêtement les parties que la pudeur ordonne de voiler ? Pourquoi les cache-t-elle si scrupuleusement ? Avec un peu de délicatesse, le peintre eût senti qu’elle manquait son but, si je le devine. Une figure toute nue n’est point indécente. Placez un linge entre la main de la Vénus de Médicis et la partie de son corps que cette main veut me dérober, et vous aurez fait d’une Vénus pudique une Vénus lascive, à moins que ce linge ne descende jusqu’aux pieds de la figure.

 

Que vous dirai-je de la couleur générale de ce morceau ? On l’a voulue forte, sans doute, et on l’a faite insupportable. Le ciel est dur ; les terrasses sont d’un vert comme il n’y en a que là. L’artiste peut se vanter de posséder le secret de faire d’une couleur qui est d’elle-même si douce, que la nature qui a réservé le bleu pour les cieux en a tissu le manteau de la terre au printemps, d’en faire, dis-je, une couleur à aveugler, si elle était dans nos campagnes aussi forte que dans son tableau. Vous savez que je n’exagère point, et je défie la meilleure vue de soutenir ce coloris un demi-quart d’heure. Je vous dirai des Grâces de Van Loo ce que je vous disais il y a quatre ans de sa Médée : c’est un chef-d’œuvre de teinture, et je ne pense pas que l’éloge d’un bon teinturier serait celui d’un bon coloriste.

 

Avec tous ces défauts, je ne serais point étonné qu’un peintre me dît : « Le bel éloge que je ferais de toutes les beautés qui sont dans ce tableau et que vous n’y voyez pas !… » C’est qu’il y a tant de choses qui tiennent au technique et dont il est impossible de juger, sans avoir eu quelque temps le pouce passé dans la palette ! "

 

Diderot, Salon de 1763.

 

 

 

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 18 Novembre 2014

Rijksmuseum Amsterdam, 1635.

 

Rembrandt nous livre ici un très beau portrait exotique. Très populaire au XVIIe siècle ces portraits de "turc" évoquaient un orient lointain et fascinant. Rembrandt joue de l'ambiguïté entre l'image irréel et exotique du personnage et son incarnation très prosaïque, proche des nombreux autoportraits qu'il réalisa durant toute sa carrière.

 

 Source: RR



Londres, The National Galler. 1620. Il s'agit d'une des toiles les pus étrange de la période sévilliane de la carrière de Vélazquez. Au premier plan sur la table une nature morte assez classique est mise en valeur par la lumière qui éclaire les visages des deux femmes. la femme la plus agée […]


Nature morte, Gemaldegalerie, Berlin Pieter Claesz (1597-1661) est l’un des grands maîtres hollandais de la nature morte. Ses compositions et sa technique absolument parfaite dégage une poésie empreinte de nostalgie, un regard profond sur la vie, le temps qui s’écoule, la mort. Le propre des […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 8 Novembre 2014

Rijksmuseum Amsterdam, 1663

 

Ce tableau, très originale de Vermeer, trouve toute sa valeur dans l'utilisation subtile et envahissante du bleu. Cette couleur accentue l'effet de recueillement et de concentration que suggère la pose de la jeune femme. Le premier plan est occupé par du mobilier familier et crée une distance par rapport au spectateur introduisant ainsi à l'intimité du personnage. Comme souvent dans les tableaux le fond est occupé par une immense carte dont on ne perçoit qu'une partie.

 

L'harmonie globale créé par Vermeer peut surprendre puisqu'il n'y a au premier abord rien de particulier dans la composition de ce tableau. Mais comme dans quelques œuvres du maître ici tout se conjugue et s'équilibre à la perfection et un sentiment d'harmonie et de sérénité règne sur le tableau.


Vincent van Gogh écrivait dans une lettre datée du 29 juillet 1888 adressée d’Arles à Émile Bernard :

 

« Ainsi, connais-tu un peintre nommé Vermeer qui, par exemple, a peint une dame hollandaise très belle, enceinte. La palette de cet étrange peintre est : bleu, jaune citron, gris perle, noir, blanc. Certes, il y a dans ses rares tableaux, à la rigueur, toutes les richesses d'une palette complète ; mais l'arrangement jaune citron, bleu pâle, gris perle, lui est aussi caractéristique que le noir, blanc, gris, rose l'est à Vélasquez. »

 

En effet, le tableau se distingue par une utilisation exceptionnel de la couleur bleue : pour le dossier des deux chaises, pour la nappe recouvrant la table, pour la veste de satin de la jeune femme. Mais le bleu se communique également aux autres surfaces, et contamine notamment les parties ombrées du mur de l'arrière-plan, par exemple, sur le rectangle blanc de la partie supérieure gauche, et, plus encore, dans la partie de mur prise entre le bas de la carte, le ventre de la jeune femme et le dossier de la chaise du fond, ce qui pourrait relever de ce qu'André Lhote appelle la « musicalisation […] des éléments plastiques secondaires, [qui] ne peut être obtenue que par la transposition en bleu clair des ombres qu'un œil moins exercé a tendance à voir de la même couleur que la lumière, mais plus foncées. »

 

Source: RR, Wikipedia

 


 


"Sombre chagrin des ciels uniformément gris, Plus tristes d’être bleus aux rares éclaircies, Et qui laissent alors sur les plaines transies Filtrer les tièdes pleurs d’un sol incompris ; Potter, mélancolique humeur des plaines sombres Qui s’étendent sans fin, sans joie et sans couleur, Les […]


"Douce fierté des cœurs, grâce noble des choses Qui brillent dans les yeux, les velours et les bois, Beau langage élevé du maintien et des poses - Héréditaire orgueil des femmes et des rois ! – Tu triomphes, Van Dyck, prince des gestes calmes, Dans tous les êtres beaux qui vont bientôt mourir, […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 23 Août 2014

Abraham Bloemaert - Niobe beweent haar kinderen

Niobé pleurant ses enfants,

 

Abraham Bloemaert, né le 25 décembre 1564 à Gorinchem et mort le 27 janvier 1651 à Utrecht, est un peintre et graveur néerlandais (Provinces-unies) du siècle d'or. Il forme de nombreux élèves et exerce une très forte influence sur le développement de l'art pictural à Utrecht à la charnière entre les XVIe et XVIIe siècles; de ce fait, il est considéré comme le père de l’école picturale de cette ville. Il compte parmi les représentants les plus importants du maniérisme dans les Pays-Bas septentrionaux. Après une brève période caravagesque, son style évolue progressivement vers le classicisme.

 

On connaît de Bloemaert non seulement quelque deux cents peintures, mais également environ mille dessins et six cents gravures. Il peint surtout des paysages, des scènes mythologiques et bibliques, mais aussi des œuvres pastorales. Il emploie des couleurs chatoyantes, et ses personnages sont généreux et élégants. Au départ, Bloemart peint ses pièces historiques dans un style extrêmement maniéré, apparenté à celui de Cornelis Van Haarlem et Joachim Wtewael. Ses paysages sont davantage greffés sur la tradition flamande. À partir de 1600 environ, il introduit un classicisme modéré dans son œuvre, comparable à celui de Hendrick Goltzius à Haarlem.

 

Par le truchement de ses élèves qui avaient voyagé en Italie, il découvre par la suite le clair-obscur du Caravage. Après une brève période caravagesque au début des années 1620, son style pictural finit par être de plus en plus lisse et uni, de sorte que l’on peut considérer que ses dernières peintures appartiennent au classicisme, bien qu’il ne sût jamais complètement réfréner son pinceau élégant. Grâce aux gravures de ses fils, l’œuvre de Bloemart fut largement propagée, et ses dessins ont servi de support d’étude jusqu’au XIXe siècle.

 

abraham bloemaert - vertumnus and pomona - 1620-800x600

 

Abraham Bloemaert Emmaus

Emmaus

 

Source: Wikipedia



Saint Jérome "Philippe de Champaigne, placé par M. de Piles dans l’École Française, appartient justement à celle de Flandre, puisqu’il naquit à Bruxelles et que son talent s’est formé sous des peintres Flamands. Il était né, sans doute, avec une vocation bien décidée pour son art, puisqu’à huit […]


"Claude le Lorrain est un de ces phénomènes dont on connoît peu d’exemples, et qui prouvent que des êtres obscurs eussent été des génies du premier ordre, si les occasions les avoient mis à leur place. Cet homme extraordinaire peut à peine être un mauvais pâtissier ; le hasard l’entraîne à Rome […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 31 Juillet 2014

 

 

Ecrite en 1673 Le malade imaginaire de Molière tourne essentiellement autour d'Argan, le "malade". Veuf, il s'est remarié avec Béline qui simule des soins attentifs, mais n'attend en réalité que la mort de son mari pour pouvoir hériter. Il se fait faire des saignées, des purges et prend toutes sortes de remèdes, dispensés par des médecins pédants et soucieux davantage de complaire à leur patient que de la santé de celui-ci. Toinette, sa servante, se déguise en médecin et lui dispense des conseils pleins d'ironie où elle se moque du ridicule des médecins. Angélique, sa fille, aime Cléante au grand dépit d'Argan. Il préférerait voir sa fille mariée à Thomas Diafoirus lui-même médecin.

 

Pour les tirer d'affaire, Toinette recommande à Argan de faire le mort. Sa femme est appelée par Toinette, et manifeste sa joie d'être débarrassée de son mari devant celui-ci, qu'elle croit mort. Toinette appelle ensuite Angélique, qui manifeste un chagrin sincère de la mort de son père : celui-ci arrête aussitôt son jeu et accepte l'union de sa fille avec Cléante, à la condition que ce dernier devienne médecin. Son frère, Béralde, lui conseille de devenir médecin lui-même, ce qu'il accepte. La pièce se termine par une cérémonie bouffonne d'intronisation d'Argan à la médecine.

 

Source: Wikipedia



Les Précieuses ridicules est une comédie en un acte et en prose de Molière, représentée pour la première fois à Paris le 18 novembre 1659 au Théâtre du Petit-Bourbon. La pièce était donnée en deuxième partie, après Cinna de Corneille. Peu représentée du vivant de Molière, Les Précieuses […]


Vierge à l'enfant "Simon Vouet pourrait être regardé, avec quelque raison, comme le fondateur de l’École française ; sans doute Jean Cousin était célèbre bien auparavant ; mais ce savant homme n’a le plus souvent déployé son génie que sur des vitraux, champ fragile, où les beaux-arts […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Juillet 2014

 

 

 

 



Les Fourberies de Scapin est une comédie de Molière en trois actes (comportant respectivement cinq, huit, et treize scènes) et en prose, créée au Théâtre du Palais-Royal le 24 mai 1671. Cette comédie de Molière est fortement empreinte de comédie italienne. À sa création, le spectacle n'obtient […]


Jean de la Fontaine - Fables I, 17 L'Homme entre deux âges, et ses deux Maîtresses Un homme de moyen âge, Et tirant sur le grison, Jugea qu'il était saison De songer au mariage. Il avait du comptant, Et partant De quoi choisir. Toutes voulaient lui plaire; En quoi notre amoureux ne se pressait […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Juin 2014

 

 

Le Tartuffe ou l’Imposteur est une comédie en cinq actes de Molière représentée pour la première fois au château de Versailles le 12 mai 1664 dans le cadre des quatre jours de jeux et de spectacles qui avaient prolongé les trois grandes journées de fête intitulées Les Plaisirs de l'Île enchantée. 

 

On a longtemps cru que Molière l'avait écrite en réaction aux agissements de la très dévote Compagnie du Saint-Sacrement, mais on sait aujourd'hui que cette influence a été considérablement exagérée par les historiens anticléricaux de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. En fait, dans la mesure où les dévots qui étaient présents à la Cour critiquaient le libertinage des mœurs (et les amours adultères du roi), le luxe, les fêtes, la politique de prestige et même la politique extérieure du royaume, Molière a été tenté, après avoir fait la satire de la conception traditionnelle (et donc catholique) du mariage dans L'École des femmes, de lancer une satire de la dévotion. En proposant un spectacle dans lequel les dévots sont présentés soit comme des ridicules (Orgon) soit comme des hypocrites (Tartuffe), il savait qu'il obtiendrait l'approbation du roi, les applaudissements de la plus grande partie de la Cour et les rires de l'aristocratie mondaine qui était la partie influente de son public dans son théâtre du Palais-Royal. Une thèse est que la pièce fut même une commande personnelle du roi pour le protéger des critiques de l'entourage de la reine-mère sur sa vie privée, la pièce étant jouée pour les Plaisirs de l'Île enchantée alors qu'y était célébré le retour de couches de sa maîtresse Mlle de La Vallière.

 

Louis XIV, qui avait applaudi la pièce à Versailles, dut se résoudre à interdire à Molière d'en donner des représentations publiques, à la demande de l'archevêque de Paris, Hardouin de Péréfixe, son ancien précepteur : l'Église et les dévots accusaient Molière d'impiété et lui reprochaient de donner une mauvaise image de la dévotion et des croyants. Après un premier placet adressé au roi pour défendre sa pièce et accuser ses ennemis de ne pas être de vrais dévots, mais de dangereux hypocrites, Molière entreprit de la remanier pour la rendre moins provocante, tout en composant et créant plusieurs autres pièces célèbres : Dom Juan ou le Festin de pierre en 1665, qui connaîtra six semaines de triomphe avant de tomber dans l'oubli3 ; puis Le Misanthrope ou l'Atrabilaire amoureux en juin 1666 (la pièce avait été entreprise au début de 1664, parallèlement à Tartuffe), puis plusieurs autres divertissements, pastorales et comédies (dont L'Avare en 1668). Une deuxième version en cinq actes, jouée le 5 août 1667 sous le titre de L'Imposteur avec l'accord du roi, fut aussitôt interdite en l'absence de Louis XIV (qui faisait alors le siège de Lille). Malgré les plaidoiries de Molière (il écrivit alors un deuxième placet), ce n'est qu'en 1669, au lendemain de la signature de la « Paix de l'Église » qui, apaisant les tensions religieuses, redonnait les coudées franches à Louis XIV, que la pièce — désormais appelée Tartuffe ou l'Imposteur — fut autorisée à être jouée régulièrement au théâtre du Palais-Royal et connut un immense succès : du 5 février au 9 avril, date de la clôture annuelle du théâtre pour la Semaine sainte, la troupe donna 28 représentations consécutives de la pièce, sans compter six visites, dont une chez la reine. Molière en profita alors pour écrire un troisième placet triomphateur.

 

Source: Wikipedia



Jean de la Fontaine - Fables I, 17 L'Homme entre deux âges, et ses deux Maîtresses Un homme de moyen âge, Et tirant sur le grison, Jugea qu'il était saison De songer au mariage. Il avait du comptant, Et partant De quoi choisir. Toutes voulaient lui plaire; En quoi notre amoureux ne se pressait […]


Les Précieuses ridicules est une comédie en un acte et en prose de Molière, représentée pour la première fois à Paris le 18 novembre 1659 au Théâtre du Petit-Bourbon. La pièce était donnée en deuxième partie, après Cinna de Corneille. Peu représentée du vivant de Molière, Les Précieuses […]

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Rédigé par rafael

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