inde hindoue

Publié le 18 Mars 2012


Hampi est l'un des sites les plus spectaculaire du centre de l'Inde, ici était l'ancienne capitale du puissant état de Vijayanagar. Cette ville construite au XIVe siècle ap. JC. rassemble de nombreux monuments, temples, palais, marchés etc...

Parmis eux les étables des éléphants royaux est un édifice très particulier. En effet il mèle les influences hindoues et islamiques pour former un mélange originale, la successions des coupoles permis de créer de vastes salles pouvant acceuillir les animaux sans problème, tout en créant cette silhouette atypique dans le paysage architecturale du sud de l'Inde. Synthèse surprenante ce bâtiment est le témoignage des échanges nombreux et riches entre le nord et le sud de la péninsule.

 

 

Photos: (c) Lankaart

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Publié le 15 Mars 2012

 

                            

Il n'y avait pas l'être, il n'y avait pas le non-être en ce temps.

Il n'y avait ni l'espace, ni le firmament au-delà.

Quel était le contenu ? Où était-ce ? Sous la garde de qui ?

Qu'était l'eau profonde, l'eau sans fond ?

Ni la mort ni la non-mort n'étaient en ce temps,

point de signe distinguant la nuit du jour.

L'Un respirait sans souffle mû de soi-même :

rien d'autre n'existait par ailleurs.


A l'origine les ténèbres couvraient des ténèbres,

tout ce qu'on voit n'était qu'onde indistincte.

Enferme dans le vide, le Devenant,

l'Un prit alors naissance par le pouvoir de la chaleur...

Cette création, d'où elle émane,

si elle a été fabriquée ou si elle ne l'a pas été,

Celui qui veille sur elle au plus haut du ciel

le sait sans doute : ou bien ne le sait-il pas ?


(Rig-Veda 10, 129)

  

 

Le Rig-Veda fait partie intégrante des quatre Samhitas, livres saints de la religion védique, il rassemble des hymnes et des chantes religieux dédié aux dieux. A travers ces chants on a une image des dieux et de leurs différents attributs. Ces cantiques nous donnent également une idée de la vision du cosmos à cette époque. La poésie qui se dégage de ces textes est indéniable. Peu de témoignages restent aujourd’hui de cette civilisation, ces textes d’une grande beauté sont le témoignage d’une société évoluée qui pratique déjà l’introspection et la poésie.


Un des hymnes du Rig-Veda présente des éléments d’une cosmologie, une partie de ce texte nous questionne sur l’essence même du monde, et esquisse l’existence d’un absolu au-delà des hommes et des dieux.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Janvier 2012

Shiva, British Museum, Londres

Shiva est l'une des manifestations de l'absolu, au même titre que Brahma et Vishnu dans la tradition des Veda. Destructeur et créateur du cosmos il est celui par qui les choses viennent et meurent, dieu imprévisible il est associé aux épidémies, à la chasse, aux sacrifices, mais aussi à la danse et la vie. Il est représenté dans les temples sous la forme du linga, représentation du phallus en érection, colonne arondie en son sommet.

Vishnu est également l'un des aspect de l'Absolu, il est le garent de l'équilibre des forces, gardien de l'orde cosmique. C'est lui qui intervient régulièrement pour rétablir l'ordre et l'harmonie. Rama et Krishna sont des représentation de Vishnu.



Harihara est une figure syncrétique qui réunie Shiva et Vishnu. Cette visualisation est assez courante dans l'hindouïsme, le but est de démonter que chaque dieu n'est en fait qu'une partie de l'Absolu. Dans cet sculpture la figure d'Harihara est parfaitement symétrique, à la droite de la sculpture Shiva, à gauche Vishnu, la coiffe par exemple est formé en partie par la tiare conique de Visnu et les cheveux relevés de Shiva. Toutes une séries de dieux mineurs, de danseuses et de représentations diverses qui ont traits aux caractéristiques des deux dieux sont figurés tout autour de la divinité duale.


Malgré cette complexité symbolique cette oeuvre ,du Xe siècle ap. JC, garde une parfaite sérénité et un équilibre surprenant au vu de la profusion de personnages et objets symboliques. Le visage empreint d'une grande sérénité fait penser aux plus belles sculptures bouddhistes de la période Gupta. L'équibre de la composition est le vivant témoignage de l'équilibre du monde et du cosmos.



 

Photos: (c) Lankaart

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Publié le 23 Décembre 2011


Le temple de Kailâsanâtha fait partie intégrente du complexe religieux d'Ellora, ensemble de grottes et de temples creusées dans la falaise, dont certains sur plusieurs niveaux. La particulrité du Kailasanatha c'est d'être un temple sculpture, entièrement taillé dans la falaise, le temple n'est qu'un immense monolithe arraché au rocher. Sa mise en scène est de ce fait prodigieuse et déroutante, on longe le temple au pied d'une falaise abrute qui vous écrase complétement et par ailleurs on peut, depuis le sommet de la falaise surplonbé la totalité du bâtiment.


Construit au VIIIe siècle ap; JC par Krichna Ier, ce temple est par ailleurs l'un des premier modèle de temple hindoue. Copie du temple de Viroupacka, il reprend les canons définie au début du siècle dans le sud de la péninsule. a ce titre il marque également la limite nord de l'influence de la civilisation Hindou du Deccan. 


Dédié à Civa, le temple présente les quatre partie traditionnelles: une haute porte d'entrée au site du temple, le gopura, un sanctuaire dédié au Nandi, le taureau de Civa, une salle hypostyle pouvant aceuillir les pélerins, et le saint des saint le sanctuaire principale surmonté d'une haute tour. Au pied du temple une frise d'éléphant "porte" le temple.  ce monument est certainement une des réalisation les plus surprenante de l'architecture hindoue.



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 30 Octobre 2011

Siva vinadharadaksinamurti cola XIe (2)

Musée Guimet Paris. XIe.

 

Les Chola sont une dynastie très ancienne du sud de l'Inde, mentionnée dans le Mahābhārata, et qui a donné son nom à la côte de Coromandel (d'après Chola mandalam, le pays des Chola) au Tamil Nadu. On sait peu de choses des premiers Chola.

 

L'art des Chola est l'une des expression les plus aboutie de l'art du sous-continent indien.

 

Panthéon indien:

 

Shiva est un personnage complexe et contradictoire. Shiva est le dieu de la destruction des illusions et de l'ignorance. Il représente la destruction mais celle-ci a pour but la création d'un monde nouveau. L'emblème de Shiva est d'ailleurs le phallus ou lingam, symbole de la création. Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l'univers et amorcer un nouveau cycle.

 

Shiva est représenté sous différentes formes (l'ascète, le yogi, le mendiant, etc.) et possède, d'après les textes, 1008 noms distincts (Shambhu, Shankara, Pashupati, etc.). L'une de ses manifestations les plus célèbres est Shiva Nataraja, le danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde. Il est alors représenté avec 4 bras. La main supérieure droite tient un tambour (damaru) qui rythme la création ; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (samhara) ; la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra) ; la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l'air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit, il écrase un nain-démon symbolisant l'ignorance. Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d'un cercle de feu (prabhamandala).

 

Ici c'est Shiva Maître de la Musique.

 

Siva vinadharadaksinamurti cola XIe

 

Photos: (c) Lankaart

Source:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Shiva

 

 

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Publié le 6 Octobre 2011

Siva somaskandamurti cola tamil nadu XIe (2)

  Musée Guimet, Paris. XIe.

 

Depuis le début de l'ère chrétienne au moins, sinon plus tôt, la plupart des hindous lettrés sont des adorateurs, soit de Vishnu, soit de Shiva — c'est-à-dire qu'ils considèrent soit Vishnu, soit Shiva, comme le premier des dieux, voire comme dieu unique identifié au brahma indifférencié, tous les autres ne représentant à leurs yeux qu'une expression secondaire de la divinité. Ainsi, les fidèles de Vishnu ne nient pas l'existence de Shiva, mais le placent sur un plan annexe, le considérant comme une création ou une émanation de Vishnu ou de son démiurge Brahmâ. D'une façon similaire, les shivaïtes voient en Vishnu une émanation du grand dieu Shiva. De nombreux mythes, dans les purāṇa śivaites ou viṣsṇuites, illustrent la suprématie d'un dieu sur l'autre. Ainsi la lingodbhavamūrti, illustré abondamment sur les temples, surtout en Inde du Sud, raconte comment, alors que Vishnu et Brahmâ se disputaient la suprématie divine, Shiva apparut sous la forme d'un lingam de feu infini. Pour se mettre au défi, Brahmā décida d'en trouver le sommet sous la forme d'un hamsa (oie sauvage, véhicule de ce dieu) et Vishnu décida d'en trouver la base en prenant la forme d'un sanglier fouisseur. Tous deux échouèrent dans cette tâche et se prosternèrent devant le lingam de feu, reconnaissant sa suprématie. Shiva se révéla alors en sortant du lingam et leur expliqua que tous deux étaient nés de lui-même.

 

Siva somaskandamurti cola tamil nadu XIe

 

Photos: (c) Lankaart

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Shiva

 

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Publié le 27 Septembre 2011

Mamallapuram-la-penitence-d-Arjuna--4-.jpg

 

"Mahabalipuram témoigne avant tout de la civilisation pallava du sud-est de l'Inde. Le sanctuaire, particulièrement connu pour ses ratha (temples en forme de chars), ses mandapa (sanctuaires en grottes) et ses reliefs gigantesques en plein air, est l'un des principaux centres du culte de Shiva. L'influence des sculptures de Mahabalipuram, caractérisées par la douceur et la souplesse de leur modelé, s'est étendue sur une aire géographique très vaste (Cambodge, Annam, Java).

 

Fondé par les souverains pallava au VIIe siècle, au sud de Madras, le port de Mahabalipuram commerçait avec les royaumes lointains du sud-est de l'Asie : le Kambuja (Cambodge), le Shrivijaya (Malaisie, Sumatra, Java) et l'Empire de Champa (Annam). Mais la célébrité de son port fut bientôt éclipsée par celle des sanctuaires rupestres et des temples qui y furent construits ou décorés entre 630 et 728.

 

La plupart de ces monuments, comme les ratha creusés dans la roche, les scènes sculptées à ciel ouvert comme la pénitence d'Arjuna, les grottes de Govardhanadhari et d'Ahishasuramardini, ainsi que le temple de Jala-Sayana Perumal (le Mahavishnu endormi ou Chakrin derrière le complexe du temple du Rivage) sont attribués à la période de Narasimhavarman Ier Mamalla.

 

Ces monuments se répartissent en cinq catégories :

 

les temples ratha en forme de chars processionnels, qui sont des constructions monolithes creusées dans des blocs de diorite résiduels qui émergeaient du sable. Les cinq ratha méridionaux, qui sont les plus célèbres, remontent au règne de Naharasimhavarman Mamalla (630-668), le grand roi pallava (les textes chola, de fait, appellent la ville Mamallapuram).

les mandapa, sanctuaires rupestres formés de salles dont les parois sont couvertes de bas-reliefs (mandapa de Varaha, qui représente les actes de cet avatar de Vishnou ; le mandapa des Cinq Pandava et, tout particulièrement, le mandapa de Krishna et celui de Mahishasuramardini).

des reliefs rupestres en plein air illustrent un épisode populaire de l'iconographie de Shiva, celui de la descente du Gange : à la demande du sage roi Baghirata, Shiva ordonna au Gange de descendre sur terre et de nourrir le monde. Les sculpteurs ont utilisé les fissures naturelles de la colline pour suggérer cet événement cosmique auquel assistent une foule de dieux, de déesses, de personnages mythiques (Kinnara, Gandherya, Apsara, Gana, Naga et Nagini) et d'animaux sauvages ou domestiques.

des temples construits en pierre taillée, comme le temple du Rivage édifié par le roi Rajasimha Narasimhavarman II (695-722), avec sa haute tour pyramidale à gradins et ses milliers de sculptures célébrant la gloire de Shiva.

des ratha monolithes, sur un à trois niveaux, qui présentent une grande variété de formes architecturales : les ratha Dharmaraja, Arjuna et Draupadi sont carrés, les ratha Bhima et Ganesa rectangulaires et le ratha Sahadeva absidé. L'architecture complexe, qui culmine avec la construction du temple du Rivage, y a été introduite sur une large échelle par Pallava Rajasimha (700-728).

 

Le temple du Rivage, érigé face à l'océan, est un édifice d'une grande beauté architecturale. Il appartient à une période au cours de laquelle le style architectural des Pallava était à son apogée en termes de beauté des décors et de qualité intrinsèque. Cet édifice ayant été endommagé par l'action corrosive de l'eau de mer et de l'air, ses sculptures ont aujourd'hui à peu près disparu."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/249

 

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Publié le 2 Septembre 2011


Le site de Mamallapuram, sur la côte est de l'état du Tamil-Nadu en Inde du sud, devint un centre religieux et économique important au VIIe siècle ap. JC.

Un grand port militaire et marchand faisait la richesse de la région et commerçait avec tout le sud-est asiatique.
De nombreux temples rupestres seront édifiés à cette époque ainsi que les premiers temples construits.


L'immense bas-relief de la Descente du Gange est l'un des témoignages les plus importants de l'époque Pallava. Composition monumentale, il marque un tournant dans l'art indien. Divisé en deux par une faille naturelle qui figure le Gange, le bas-relief fourmille de personnages dont les plus imposant sont les deux éléphants à droite de la composition.  

Deux hypothèses ont court quant à la signification de la scène : la Descente du Gange - thème lié au mythe de Shiva ou la Pénitence d'Arjuna, un épisode du Mahabharata.

Lors des cérémonies, on faisait couler de l'eau dans la faille depuis le haut du rocher.



Au centre, le Gange. Un petit temple à gauche préfigure les essais architecturaux en cours sur la forme idéale du temple. De nombreuses scènes réalistes se mèlent aux évocations érudites et à la figuration des principales divinités hindous, Vishnu par exemple à l'intérieur du petit temple.

Livre de pierre à ciel ouvert, cette composition préfigure les grandes compositions classiques de bas-reliefs que l'on trouvera sur les temples hindous de la période classique.

 

 

Photos: (c) Lankaart

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Publié le 28 Août 2011


En face de Bombay, les îles Elephanta regroupent un ensemble de temples rupestres du milieu du VIe siècle Ap. JC.

Huit grottes seront creusées à l'époque des Kalachuri, la plus grande sera consacrée à Shiva.

Le temple de Shiva comprend une grande salle hipostyle appelée mandapa dans la tradition hindoue et un temple carré au centre. Trois imposants hauts-reliefs animent les parois du temple.

L'entrée de la grotte principale n'est pas décorée. Les poteaux sont de section carrée en bas, ronde en partie supérieure. Les chapitaux sont en forme de coussin. On retrouve ces piliers à Ajanta.

 



Les dvarapala sont des figures postées de chaque côté des portes, leurs fonctions sont apotropaïques, c'est-à-dire qu'elles protègent les lieux sacrés des mauvais esprits. Les mains ont disparu mais elles portaient certainement des lances.

L'ensemble du complexe est imposant et très populaire en Inde.

 

 

Photos: (c) Lankaart

 
 

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Publié le 11 Février 2011

hampi temple du lotus (2)

 

A Hampi, grande ville royale du sud de l'Inde, Le pavillon du lotus Mahal, dans le zenana ou quartier de la ville réservé aux femmes, est une œuvre d'un grand raffinement mêlant l'art hindoue et les influences islamiques.

  

hampi temple du lotus

 

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