Italie - Pompéi

Publié le 15 Septembre 2011

79 ap. J.C. l'éruption titanesque du Vésuve, son explosion peut-on dire, ensevelit complètement la ville de Pompéi sous une montagne de cendre. Tout disparaît : la vie, les amours, les bâtiments, les rues, les monuments, les animaux, les hommes... Tout ! Peu à peu, le souvenir de la catastrophe disparaît de la mémoire des hommes. Rien ne reste de Pompéi durant des siècles. En 1594, l'architecte Domenico Fontana découvre le site, mais rien n'est entrepris.



 

C'est en 1748 que les véritables fouilles commencent ; elles auront un retentissement dans toute l'Europe.


En même temps que l'on découvre Herculanum, Pompéi dévoile le visage du quotidien pendant l'antiquité : son luxe, sa douceur, son élégance, sa sensualité. Les nombreux écrits, dessins et gravures qui illustrent ces découvertes ouvrent une nouvelle époque et donnent naissance au néo-classicisme qui prendra son essor dans toute l'Europe à la fin du XVIIIe et au début du XIXe dans la mode, l'architecture et la décoration. Pompéi devient un fantasme, ses fresques une révélation, son architecture un exemple à suivre.

Regardez les femmes des tableaux de David et celles des fresques des villas pompéiennes, elles sont cousines, quasiment des sœurs dans le maintien, la douceur, l'élégance. Depuis cette époque, Pompéi est une référence incontournable, une mise en scène d'un grand réalisme de la vie quotidienne de la Rome antique.

Aujourd'hui, en parcourant les ruines de cette ville, on reste sous le charme de cet art urbain, plus qu'à Rome la glorieuse où seuls les monuments du forum sont là pour témoigner de la grandeur de l'empire. Ici, on est dans le quotidien luxueux des notables de la Campanie qui savaient vivre, qui animaient la cité et avaient un goût certain pour la beauté, l'art et le divertissement.

 

 

 

Visiter ces villas est un régal. On y est bien, on retrouve cette douceur méditerranéenne tant vantée, ces espaces agréables où l'extérieure et l'intérieure de la maison se marient autour des cours centrales, où le jardin participe à la villa.

Les pièces intimes s'agencent autour d'espaces d'articulation largement ouverts soit sur la cité soit sur des jardins privatifs. Ces espaces généreux sont, par ailleurs, agrémentés de fresques de toutes tailles faisant référence à la mythologie ou à la vie quotidienne et amoureuse qui agrémentent la vie des romains de l'époque.

C'est bien ici la douceur de vivre et d'aimer qui est mise en avant. On comprend la fascination qu'ont pu exercer ces images sur les esprits du siècle des lumières. Les images illustraient les textes sur la république, la morale, la citoyenneté, l'ensemble paraissait cohérent et en phase avec les aspirations de la révolution française ou du libéralisme anglais.

   

 

Photos: (c) Lankaart

 

Rédigé par rafael

Publié dans #ROME ANTIQUITE

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Thierry 24/05/2009 21:16

J'y suis allé (il y a 7 ans) et mon enthousiasme a été gâché par l'état de détérioration des fresques (couleurs délavées, graffitis gravés, ...).
Les plus belles fresques ont été déplacées, par pans entiers, au musée des Beaux-Arts de Naples (qui a aussi de beaux Bruegel !), à l'abri de la négligence et du vandalisme.

rafael 25/05/2009 08:25


oui en effet aujourd'hui l'inérêt est un peu diminué suite au déplacement de ces fresques, mais on reste quand même sous le charme de ce site unique