villes d'art et de culture

Publié le 10 Janvier 2012

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"Les biens du Saint-Siège bénéficiant des droits d'extraterritorialité qui composent ce bien inscrit sur le Liste du patrimoine mondial rassemblent une série de monuments uniques - Sainte-Marie-Majeure, Saint-Jean-de-Latran et Saint-Paul-hors-les-Murs. Tous ont exercé une influence considérable et durable sur le développement de l'architecture et des arts monumentaux, dans une grande partie du monde chrétien.

 

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Le traité du Latran conclu en 1929 entre l'Italie et le Saint-Siège stipulait qu'un certain nombre de biens qualifiés d'« extraterritoriaux » et situés sur le sol italien demeuraient propriété exclusive du Saint-Siège. En plus des trois grandes églises, le bien compte un certain nombre de palais remarquables : la Chancellerie (1483-1517), le palais Maffei, le palais de San Callisto, enfin, le palais de la Propagation de la Foi, rénové par le Bernin et par Borromini.

 

La basilique Sainte-Marie-Majeure est l'une des quatre grandes basiliques de Rome, et présente une importance artistique, religieuse et urbanistique considérable. Dans la Rome des papes, elle devint en effet l'un des principaux points de référence du plan urbain mis en œuvre par Sixte Quint. Avec son clocher typique et ses coupoles, la basilique est caractéristique du panorama urbain. La qualité et l'abondance de ses mosaïques méritent particulièrement d'être soulignées : celles de la nef (36 panneaux) et celles de l'arc triomphal remontent au Ve siècle, tandis que celles de l'abside ont été achevées en 1295. La magnifique façade, due à Carlo Rainaldi (1673), est l'une des réalisations les plus solennelles de l'architecture baroque.

 

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Saint-Jean-de-Latran fut la première cathédrale de Rome. L'empereur Constantin permit au pape d'y créer sa chaire épiscopale après 312. Les papes vécurent dans le palais du Latran jusqu'au transfert du siège de la papauté à Avignon par Clément V (1305-1314). Son nom actuel souligne l'importance du baptistère dans l'église, et celle de la présence d'un monastère bénédictin consacré aux saints Jean-Baptiste et Jean l'Évangéliste. Elle possédait cinq nefs ; l'extérieur était simple, mais l'intérieur luxueusement décoré. Sa première grande restauration a été réalisée par le pape saint Serge (687-701). Le pape Serge III (904-911) fit reconstruire complètement la basilique au lendemain d'un tremblement de terre. On utilisa à cet effet les anciennes fondations, et l'église fut reconstruite selon son ancien périmètre. C'est après cette reconstruction qu'elle fut consacrée à Jean-Baptiste, et le pape Lucius II (1444-1445) la dédia ensuite également à saint Jean l'Évangéliste. En 1646, la basilique menaçait de s'effondrer. Le pape Innocent X confia le travail de restauration à Borromini, en préparation de l'année sainte de 1650. C'est au cours de la restauration de Borromini que l'église prit sa physionomie baroque.

 

Saint-Paul-hors-les-Murs, construite sur l'ordre de Constantin en 314 et agrandie par la suite, est l'une des quatre basiliques majeures de Rome. En 1823, après avoir été presque entièrement dévastée par un incendie, elle fut reconstruite par l'architecte Poletti, et terminée en 1854. L'intérieur de la basilique actuelle, divisé en cinq nefs, présente 80 colonnes monolithes en granit de Montorfano. Dans la partie supérieure des murs, entre de grandes baies fermées par des dalles d'albâtre égyptien, 36 fresques figurent des scènes de la vie de saint Paul. Dans la partie inférieure du mur, la frise s'étend sur toute l'aile moyenne. Contre le mur interne de la façade, six grandes colonnes d'albâtre ont été offertes par le vice-roi d'Égypte à Grégoire XVI."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/91

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Décembre 2011

 

mexique campeche (12)

 

Campeche est une ville portuaire du Yucatan au Mexique. Son centre historique  date de l'époque coloniale espagnole. Elle a gardé son mur d'enceinte et son système de fortifications, mis en place pour protéger le port contre les attaques de pirates venant de la mer des Caraïbes.

 

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La cité portuaire de Campeche est un modèle d'urbanisme caractéristique des villes baroques coloniales du Nouveau Monde: un plan de voirie en damier et  des murailles qui entourent son centre historique. Cette disposition traduit l'influence de l'architecture militaire des Caraïbes. Le système des fortifications de Campeche, exemple éminent de l'architecture militaire des XVIIe et XVIIIe siècles, fait partie du système défensif mis en place par les Espagnols pour protéger les ports donnant sur la Mer des Caraïbes contre les attaques des pirates et des corsaires.

 

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Campeche a été fondée en 1540 par Francisco Montejo El Mozo au sud ouest du territoire Maya de Ah Kin Pech qui venait d'être explorée et occupée par les conquérants espagnols dès 1517. A l'origine, son port joua un rôle majeur comme point de départ des expéditions vers la péninsule du Yucatan et la région de Peten au Guatemala et son importance commerciale et militaire en firent la seconde ville du Golfe du Mexique, après Mérida.

 

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Durant la seconde moitié du XVIe siècle, Campeche, comme d'autres villes des Caraïbes, fut systématiquement attaquée par des pirates et des corsaires à la solde des ennemis de l'Espagne. C'est la raison pour laquelle un système défensif à grande échelle fut établi. Au début du XVIIIe siècle, la ville était ainsi entourée d'une impressionnante muraille hexagonale d'un périmètre de 2536 mètres, d'une hauteur de 6 à 8 mètres et d'une épaisseur de 2.50 mètres. Le plan urbain en damier fut conservé, avec une Plaza mayor faisant face à la mer et entourée d'édifices gouvernementaux et religieux.

 

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Au XIXe siècle, la ville se dota d'un beau théâtre, harmonieusement inséré dans le tissu urbain. Pour ménager une vue sur la mer, une portion de la muraille fut abattue en 1893 et la place centrale fut transformée en jardin public.

 

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Au XXe siècle, un relatif ralentissement de l'activité économique fit en sorte que les espaces traditionnels du centre urbain furent peu affectés par le courant moderne.

 

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Source: UNESCO

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Décembre 2011

Tallin (4)

 

Tallinn, capitale de l'Estonie, est un remarquable exemple, du fait de son authenticité et de son excellente conservation, de l'urbanisme et de l'architecture des villes commerciales du nord de l'Europe fondées au cours du Moyen Âge. Elle a conservé les caractéristiques principales de cette forme unique d'économie et de société.

 

Tallin (10)

 

Les recherches ont montré qu'il existait dès les Xe -XIe siècles un fort construit sur le plateau calcaire de Toompea, qui dominait un comptoir commercial et un port sur la route viking menant à Constantinople depuis les pays scandinaves. Avec l'expansion du commerce baltique, le site, connu à l'époque sous le nom de Lyndanise (Reval en allemand, Kolyvan en russe), fut occupé en 1219 par les troupes de Waldemar II de Danemark qui fortifia ultérieurement Toompea et y construisit la première église.

 

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Après être passée sous juridiction pontificale en 1226-1227, la ville fut divisée en deux zones : la forteresse (castrum ) et la ville inférieure (suburbium ). En 1230, l'ordre des Croisés invita deux cents marchands allemands de Gotland à s'installer à Tallinn où ils s'établirent autour d'une nouvelle église consacrée à saint Nicolas, près des comptoirs commerciaux estoniens, scandinaves et russes. En 1248, Tallinn adopta le statut de Lübeck, et devint membre de la Ligue hanséatique de plein droit dès 1285. Sa prospérité se traduisit par une croissance rapide dans le courant du XIVe siècle : en 1310 commencèrent les travaux de construction du puissant mur d'enceinte à l'intérieur duquel l'urbanisme de la ville était formé de rues en étoile, conformément à la tradition balte. La ville fut vendue, avec tout le territoire du nord de l'Estonie, à l'Ordre livonien qui fit reconstruire le château de Toompea. Celui-ci devint alors l'une des plus puissantes forteresses de toute cette région.

 

Tallin place centrale

 

La chute de Visby, en 1361, contribua à accroître notablement l'importance de Tallinn. Au cours du XVe siècle, la ville se transforma profondément : on bâtit alors un nouvel hôtel de ville et d'autres édifices publics, et l'on reconstruisit en pierre les maisons en bois des marchands. Tallinn fut annexé par la Suède en 1561, et ce sont des architectes suédois qui se chargèrent de la reconstruction de Toompea après un incendie désastreux, en 1684, et ajoutèrent un groupe de bastions aux fortifications. En 1710, la ville ouvrit ses portes aux troupes du tsar Pierre Ier ; la phase de stagnation commerciale et culturelle qui s'ensuivit, pendant un demi-siècle, s'acheva lorsque son rôle comme centre administratif provincial fut reconnu, avec le château pour siège central. La ville fut lourdement bombardée en 1944 : l'église Saint-Nicolas et ses environs subirent alors d'importants dommages.

 

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Tallin (8)Tallin hôtel de Ville

 

 

Le trait le plus caractéristique du site est la colline de calcaire de Toompea. Sa partie occidentale est occupée par le château, dont la tour connue sous le nom de « grand Hermann », deux bastions et d'imposantes murailles sont conservés à l'ouest, au nord et à l'est. À l'intérieur de l'enceinte, la cathédrale, gothique au départ, a été agrandie et reconstruite à de nombreuses reprises depuis le Moyen Âge.

 

Tallin cathédrale Nevski 2

 

La ville basse conserve, à un degré remarquable, sa physionomie urbaine médiévale avec son réseau de petites rues tortueuses dont certaines ont gardé leur nom médiéval, ainsi que de beaux édifices publics ou bourgeois. La répartition des lots d'habitation est, dans ses grandes lignes, restée la même depuis les XIIIe -XIVe siècles.

 

Tallin (9)

 

La place de l'hôtel de ville (1371-1404) est entourée de maisons bourgeoises exceptionnellement bien conservées. Ce sont des édifices en pierre présentant un pignon élevé, dont le rez-de-chaussée était occupé par des pièces d'habitation et les étages supérieurs par des greniers ou des entrepôts ; beaucoup d'entre eux ont conservé leurs poutres d'ancrage en saillie. La maison de la Grande Guilde (1410) est un magnifique exemple de gothique du Nord, avec ses délicats plafonds voûtés et ses colonnes richement décorées.

 

Tallin vue de la vieille ville

 

Les murs renferment différentes églises médiévales. L'église restaurée Saint-Nicolas (Niguliste) et celle de Saint-Olaf (Oleviste) présentent toutes deux un plan basilical typique, avec une voûte élevée et une géométrie précise caractéristiques de l'école de Tallinn. Deux ensembles monastiques sont conservés à l'intérieur des murs : le complexe dominicain de Sainte-Catherine, et le couvent cistercien de Saint-Michel, qui occupent une position caractéristique, à l'écart du principal noyau urbain."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/822

 Photos: lankaart (c)

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 1 Octobre 2011

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"La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias en tant que série, forment ensemble un complexe monumental remarquable au cœur de Séville. Ils résument parfaitement "l'Âge d'Or" espagnol en intégrant des vestiges de la culture islamique, des siècles de pouvoir ecclésiastique, de souveraineté royale et le pouvoir commercial qu'avait acquis l'Espagne grâce à ses colonies dans le Nouveau Monde.

 

Fondée en 1403 à l'emplacement d'une ancienne mosquée, la Cathédrale, construite en style gothique et Renaissance, couvre sept siècles d'histoire. Avec ses cinq nefs c'est le plus grand édifice gothique d'Europe. Sa tour campanaire, la Giralda, était l'ancien minaret de la mosquée, un chef-d'œuvre de l'architecture almohade et est aujourd'hui un exemple important du syncrétisme culturel grâce à la section supérieure de la tour, conçue à l'époque de la Renaissance par Hernán Ruiz. Sa "salle capitulaire" est le premier exemple connu de l'utilisation d'un plan de sol elliptique dans le monde occidental. Depuis sa création, la Cathédrale continue d'être utilisée à des fins religieuses.

 

Le noyau central de l'Alcázar a été construit au Xe siècle en tant que palais du gouverneur musulman et est utilisé aujourd'hui encore comme résidence de la famille royale espagnole dans cette ville, conservant ainsi la même fonction que celle pour laquelle elle avait été initialement prévue : celle de résidence de monarques et de chefs d'Etat. Construit et reconstruit depuis le début du Moyen Âge jusqu'à nos jours, il consiste en un groupe d'édifices somptueux et de grands jardins. L'Alcázar offre un rare condensé de cultures où coexistent les réalisations du palais almohade original - comme le "Patio del Yeso" ou les "Jardines del Crucero" - avec le Palacio de Pedro I représentant l'art mudéjar espagnol, ainsi que d'autres constructions illustrant tous les styles culturels depuis la Renaissance jusqu'au néoclassicisme.

 

Le bâtiment de l'Archivo de Indias a été construit en 1585 pour abriter la Casa Lonja ou Consulado de Mercaderes de Sevilla (Consulat des marchands de Séville). Il est devenu l'Archivo General de Indias en 1785 et abrite depuis lors le plus important fonds d'archives concernant la découverte et les relations avec le Nouveau Monde. L'Archivo de Indias, dessiné par l'architecte à qui fut confiée la réalisation de l'Escorial, Juan de Herrera, est l'un des exemples les plus représentatifs de l'architecture espagnole de la Renaissance. Avec une énorme influence sur l'architecture baroque andalouse et sur le néoclassicisme espagnol, il symbolise le lien entre l'Ancien et le Nouveau Monde.

 

Séville doit son importance aux XVIe et XVIIe siècles à sa désignation en tant que capitale de la Carrera de Indias (la Route des Indes : monopole du commerce espagnol avec l'Amérique latine). C'était la "Porte des Indes" et le seul port de commerce avec les Indes de 1503 à 1718.

 

Le Conjunto Monumental ou groupe de bâtiments historiques comprenant la Cathédrale/Giralda, l'Alcázar et l'Archivo de Indias, constitue un remarquable témoignage des grandes périodes de l'histoire urbaine de la ville (islamique, chrétienne et l'histoire de Séville avec ses associations avec le Nouveau Monde), tout en étant le symbole d'une cité qui est devenue la capitale du commerce avec les Indes pendant deux siècles - époque durant laquelle Séville fut le pivot de la monarchie espagnole et joua un rôle majeur dans la colonisation de l'Amérique latine suite à sa découverte par Colomb.

 

Chacun de ces monuments est associé au processus de la colonisation. Le tombeau de Colomb est conservé dans la Cathédrale. La Sala de los Almirantes (Salle des Amiraux) à l'Alcázar était le siège de la Casa de Contratación (Bourse de commerce), d'où s'effectuait le monopole avec les Indes et où, en tant que centre d'apprentissage, se sont forgées certaines des plus importantes expéditions d'exploration et de découverte de cette période. Et l'Archivo de Indias renferme, depuis le XVIIIe siècle, le fonds d'archives le plus précieux et important qui donne une vision de cet événement historique."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/383

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Septembre 2011

Florence (10)

 

À partir du XVe siècle, Florence a exercé une influence considérable sur le développement de l'architecture et des arts monumentaux, d'abord en Italie, puis dans toute l'Europe. Le centre historique atteste remarquablement, par sa cohérence, son pouvoir de ville marchande au cours du Moyen Âge et de la Renaissance. Entre le XIVe et le XVIIe siècle, la ville se couvrit de prestigieux monuments qui illustrent la magnificence des banquiers et des princes florentins.

 

Fondée comme colonie romaine de Florentia en 59 av. J.-C., ce n'est qu'au XIe siècle que la libre commune de Florence commença à réussir - tant sur le plan politique que sur le plan économique - là où les autres villes de Toscane avaient échoué, en engageant le lent mais irréversible processus qui culmina avec l'annexion de Sienne en 1557. Au cours du XVe siècle, la ville parvint à l'apogée de sa splendeur, en particulier grâce à la présence en ville de génies tels que les architectes Filippo Brunelleschi et Leon Battista Alberti, les peintres Masaccio, Paolo Uccello et Sandro Botticelli et les sculpteurs Donatello, Lorenzo Ghiberti et Luca della Robbia, ainsi, bien sûr, que Michelangelo Buonarotti et Leonardo da Vinci.

 

Florence (11)

 

Dès le XVe siècle, le gouvernement républicain fut aboli, et la famille des Médicis prit le pouvoir. En dépit de tentatives répétées, et toujours vouées à l'échec, de restaurer la République, la dynastie des Médicis dirigea le grand-duché de Toscane jusqu'à son extinction en 1737. Le pouvoir passa alors à la famille des Lorraine qui le conserva jusqu'en 1859, lorsque Florence fut annexée au royaume d'Italie. Capitale culturelle de l'Italie, elle en fut la capitale administrative entre 1865 et 1870.

 

Florence baptistere

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Construit au-dessus de la ville romaine, le centre historique de Florence est un véritable écrin conservant de multiples chefs-d'œuvre d'art et d'architecture. Florence, encore enfermée dans sa muraille du XIVe siècle, et construite grâce aux énormes ressources économiques de la ville, connut au cours des deux siècles suivants un véritable âge d'or. Son centre spirituel est la place de la cathédrale Santa Maria del Fiore, avec le campanile de Giotto et le baptistère San Giovanni et ses portes du Paradis de Lorenzo Ghiberti. Plus au nord, on rencontre le palais Medici-Riccardi de Michelozzo et la basilique San Lorenzo de Brunelleschi, avec la sacristie dessinée par Donatello et Michel-Ange.

 

Florence (14)

Plus loin les musées de San Marco renferment des chefs-d'œuvre de Fra Angelico, la Galleria dell'Accademia avec le David de Michel-Ange (1501-1504) et la place de la Santissima Annunziata avec la loggia de l'hôpital des Innocents de Brunelleschi. Le centre politico-culturel de Florence se trouve au sud de la cathédrale, avec le Palazzo Vecchio et la Galleria degli Uffizi. Non loin de là se trouve le musée du Bargello et la basilique de Santa Croce. En traversant le Ponte Vecchio, on rejoint le quartier de l'Oltrarno avec le palais Pitti et les jardins de Boboli. C'est également dans l'Oltrarno que se trouvent la basilique du Santo Spirito de Filippo Brunelleschi et l'église des carmélites, avec les fresques de Masolino, Masaccio et Filippino Lippi. L'imposant palais Strozzi et la basilique Santa Maria Novella, avec sa façade dessinée par Leon Battista Alberti, se trouvent à l'ouest de la cathédrale.

 

FlorenceFlorence (12)
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Le centre historique peut être admiré dans sa totalité depuis les collines environnantes, notamment du piazzale Michelangelo (juste au-dessous de la basilique romane de San Miniato), ou de Fiesole. Ces deux sites offrent des vues spectaculaires sur la vallée de l'Arno.

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/174

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 21 Septembre 2011

Riga vieille ville (13)

 

"Le centre historique de Riga, qui a conservé pour une part intacts ses édifices médiévaux, et d'autres plus récents, présente une valeur universelle du fait de la qualité et de la quantité de ses édifices de style Art nouveau ou Jugendstil , sans parallèle ailleurs dans le monde, et de son architecture en bois du XIXe siècle. Il a exercé une influence considérable sur l'évolution de l'architecture dans l'aire culturelle baltique.

 

Riga vieille ville (14)

 

Les fouilles archéologiques menées dans la vieille ville ont montré qu'il existait sur la péninsule formée par le confluent de la Ridzene et de la Daugava, dès la fin du XIe siècle, un habitat de tribus locales, les Lives et les Coures, ainsi que plusieurs comptoirs commerciaux étrangers. Le lieu devint ainsi rapidement un carrefour commercial entre l'Est et l'Ouest. La Livonie fut christianisée en 1184 par le moine allemand Meinhard, mais des chroniques anciennes attribuent la fondation de Riga à l'évêque Albert, en 1201. En 1221, les habitants se soulevèrent avec succès contre la domination allemande. Un conseil municipal, élu par ses habitants, devint alors son corps législatif et exécutif. La ville indépendante prospéra, devint le troisième port commercial de Baltique (après Lübeck et Gdansk), et s'allia en 1282 avec Lübeck et Visby pour entrer dans la Ligue hanséatique.

 

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Au XVe siècle, Riga était une grande ville hanséatique typique, avec ses rues tortueuses et ses maisons serrées les unes contre les autres, sa grande place du marché, dont le centre était occupé par l'hôtel de ville, et ses puissantes fortifications. Riga fut le théâtre d'événements importants au milieu du XVIe siècle : la ville adhéra à la Réforme et à la doctrine de Martin Luther, et résista avec succès à la Contre-Réforme dans les années trente et quarante du XVIe siècle. En 1559, elle dut cependant céder aux troupes d'Ivan le Terrible. L'occupation russe fut suivie par la domination polonaise, et Riga se trouva prise entre la Pologne et les ambitions de Gustave-Adolphe II de Suède. La ville entra en 1621 dans le royaume de Suède élargi et connut de nombreuses années de guerres du fait des luttes qui opposèrent alors la Suède à la Russie. En 1710, à la suite de la défaite de Charles XII de Suède à la bataille de Poltava, Riga tomba aux mains de l'armée russe au terme d'un siège de neuf mois, et devait rester dans l'Empire de la Russie tsariste jusqu'à la création de la première République de Lettonie en 1918.

 

Riga vieille ville (10)

 

Le centre historique de Riga se compose de trois parties : la vieille ville médiévale, le demi-cercle formé par les boulevards du XIXe siècle et les quartiers des XVIIIe et XIXe siècles situés à l'extérieur de ceux-ci, et qui ont été implantés selon un plan en damier.

 

Peu de constructions médiévales sont demeurées intactes ; l'une des plus intéressantes est la maison des Trois Frères, un groupe de maisons magnifiquement restauré du XVe siècle. La maison Reutem et la maison Dannenstem, de la fin du XVIIe siècle, sont des édifices plus monumentaux, dont l'intérieur a été soigneusement décoré et meublé, et dont les façades sont impressionnantes. Les murs de la ville ont été démolis au milieu du XIXe siècle, mais une partie d'entre eux a depuis été reconstruite, avec un de leurs bastions.

 

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Les boulevards sont jalonnés par de nombreux édifices publics importants du XIXe siècle et du début du XXe siècle, dont le Théâtre national et le Musée d'art letton. La création des boulevards a coïncidé avec la diffusion en Europe de l'éclectisme, mouvement qui est très largement représenté dans la ville. Les faubourgs, qui se sont développés extrêmement rapidement à partir du milieu du XIXe siècle, sont remarquables tant par la présence de constructions en bois dans le style russe classique que par l'extraordinaire richesse des édifices construits après la destruction des fortifications et le tracé du nouveau plan urbain, notamment dans les dernières années du XIXe siècle et les premières années du siècle suivant. L'époque de l'éclectisme a permis aux architectes de faire assaut de fantaisie, comme l'illustre bien la « maison du Chat », dans la rue Meistaru.

 

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Toutefois, c'est l'Art nouveau (Jugendstil), parvenu à Riga via la Finlande à l'extrême fin du XIXe siècle, qui donna à la zone des faubourgs sa physionomie caractéristique. Les exemples en sont multiples mais, parmi eux, les plus remarquables sont peut-être les travaux de Mikhail Eisenstein dans les rues Alberta et Elizabeth. En Lettonie, le romantisme national s'est développé à partir du Jugendstil, à nouveau à partir d'un modèle finnois. Ce mouvement est représenté par des architectes comme E. Laube et A. Vanags, qui ont laissé de saisissants exemples de leur travail dans les rues Alberta et Brivibas."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/852

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Rédigé par rafael

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Publié le 19 Septembre 2011

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"Le musée d'art en tant que phénomène social tire ses origines de l'époque des Lumières, et sa diffusion auprès de tous les peuples est une conséquence de la Révolution française. L'île des Musées en offre le plus extraordinaire exemple en raison de son organisation et de sa position symbolique au cœur de la ville, mais aussi parce qu'il illustre, sur plus d'un siècle, l'évolution de la conception moderne du musée.

 

La vocation de l'île des Musées remonte à l'époque où l'Ancien Musée fut construit sur les plans de Karl Friedrich Schinkel en 1824-1828. Un projet de développement de la partie de l'île, située derrière ce musée, fut élaboré dès 1841 par l'architecte de la Cour Friedrich August Stüler, à la demande de Frédéric-Guillaume IV. La première opération de ce projet d'ensemble consista à construire le Nouveau Musée (1843-1847). La Galerie nationale, dessinée par Johann Heinrich Strack, fut édifiée en 1866. Deux décennies passèrent ensuite avant la construction du Kaiser-Friedrich Museum (actuellement Bodemuseum) en 1897-1904, sur des dessins d'Ernst von Ihne. Le projet de Stüler fut complété en 1909-1930 par la construction du Pergamonmuseum d'Alfred Messel.

 

Le complexe de l'île des Musées comporte cinq édifices :

 

- L'Ancien Musée est un bâtiment à deux étages de plan rectangulaire placé sur un soubassement élevé, avec des salles d'exposition disposées autour de deux cours internes et une rotonde centrale à deux niveaux dotée d'un lanternon. Les élévations latérales et postérieure sont relativement dépouillées, mais celle qui regarde vers le site de l'ancien château comporte un portique élevé formé de 18 colonnes ioniques de grès, avec deux pilastres d'angle. L'accès se fait par un escalier de la largeur de sept travées, doté de larges limons.

 

- Le plan du Nouveau Musée est comparable à celui de l'Ancien Musée, mais sa rotonde a été remplacée par l'escalier monumental principal. Contrairement à l'Ancien Musée, auquel il était à l'origine relié par un passage, c'est un édifice relativement sobre, davantage dans le style de l'école de Schinkel. L'intérieur richement décoré contraste avec un extérieur dépouillé. Sa structure présente une innovation intéressante : les plafonds à voûte surbaissée traditionnelle, à charpente de bois et maçonnerie, sont remplacés, au troisième étage, par une structure dotée d'arcs de fonte et de membrures en fer forgé. Cette construction légère était rendue nécessaire par des fondations médiocres.

 

- La Galerie nationale est formée d'un soubassement massif en pierre de taille, aux fenêtres rectangulaires, surmonté par un temple corinthien pseudo-diptère du type in antis , avec un portique ouvert. L'arrière présente une forme de conque semi-circulaire. Un escalier ouvert à deux rampes, doté de cinq volées de marches, conduit au portique de la façade, avec ses colonnes corinthiennes. L'édifice, revêtu de grès Nebra, possède quatre étages et présente un plan rectangulaire aux extrémités absidées. Le soubassement comporte une réserve et un niveau d'exposition, la superstructure deux salles d'exposition. Son décor se compose d'une multitude d'images symboliques, sculptures, bas-reliefs et peintures. Le niveau d'exposition de l'étage supérieur était conçu à l'origine comme une vaste salle de banquet, mais il est actuellement utilisé pour les expositions.

 

- Le Bodemuseum (musée Bode) est une structure néobaroque qui occupe une position dominante à l'extrémité nord-ouest de l'île. Revêtu de grès, et doté d'un soubassement de pierre peu élevé, il comporte deux étages reliés entre eux par des pilastres corinthiens, que couronne une balustrade. La façade arrondie de l'entrée est décorée des mêmes colonnes et d'arcs ouverts en plein cintre. L'entrée, avec son impressionnant escalier, se trouve sous la plus petite des deux coupoles ; elle donne accès aux deux ailes latérales et à une partie centrale, reliées entre elles par des sections transversales, formant ainsi cinq cours internes.

 

- Le Pergamonmuseum (musée de Pergame), formé de trois ailes, a été construit pour exposer la collection d'antiques qui s'enrichissait rapidement à partir du produit des fouilles allemandes de Pergame et d'autres sites grecs d'Asie Mineure, ainsi que de celles de Mésopotamie, qui se trouvaient auparavant au Vorderasiatisches Museum . Il s'élève juste au-dessus de la Spree, tout comme le Bodemuseum, dont il présente les dimensions et les proportions. Le corps de bâtiment central et les ailes latérales sont dépourvus de fenêtres, compte tenu de sa structure de gigantesques pilastres plats et de frontons abrupts."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/896

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Septembre 2011

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Istanbul ou Istamboul (en turc İstanbul) est la métropole de la Turquie et la préfecture de la province du même nom. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985.

 

Située de part et d’autre du détroit du Bosphore, à cheval sur deux continents : l’Europe et l’Asie, elle est généralement considérée comme européenne parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit.

 

Elle est la plus grande agglomération du pays avec près de treize millions d'habitants recensés (des estimations donnent néanmoins le chiffre de seize millions) ce qui fait également l’une des plus grandes agglomérations du continent, et constitue aussi le principal pôle économique de la Turquie.

 

Appelée officiellement İstanbul depuis le 28 mars 1930, elle a porté d'autres noms durant son histoire (encore parfois utilisés selon les contextes) notamment : « Byzance », au moment de sa fondation ; puis « Constantinople » (à partir du 11 mai 330 en l'honneur de l'empereur romain Constantin Ier).

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Istanbul

 

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Publié le 8 Septembre 2011

Londres Tower Bridge (2)

 

Londres est dynamique et très diverse sur le plan culturel. Elle joue un rôle important dans l'art et dans la mode. C'est aussi une importante destination touristique. Elle reçoit 27 millions de touristes par an et compte quatre sites listés au patrimoine mondial ainsi que de nombreux monuments emblématiques : le Palais de Westminster, le Tower Bridge, la Tour de Londres, l'Abbaye de Westminster, le Palais de Buckingham mais également des institutions telles que le British Museum ou la National Gallery.

 

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Londres

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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Septembre 2011

Porte-de-Brandebourg-Berlin--3-.jpg

 

Fondée au XIIIe siècle, Berlin a été successivement capitale du royaume de Prusse (1701-1871), de l'Empire allemand (1871-1918), de la république de Weimar (1919-1933) et du Troisième Reich (1933-1945). Après 1945 et jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, la ville est partagée en quatre secteurs d'occupation. Pendant la Guerre froide, le secteur soviétique de la ville, nommé Berlin-Est, est devenu la capitale de la République démocratique allemande, tandis que Berlin-Ouest était politiquement rattachée à la République fédérale d'Allemagne, devenant ainsi un bastion avancé du monde occidental à l'intérieur du Bloc communiste. Elle redevint capitale en 1990 et les principales institutions fédérales y emménagèrent en 1999.

 

Berlin est une ville mondiale culturelle et artistique de premier plan. La ville abrite ainsi 165 musées, 146 bibliothèques et 60 théâtres. .

 

Potsdam a probablement été fondée au Xe siècle, la ville a été mentionnée pour la première fois en 993. Le village restait petit et sans importance jusqu'à ce qu'il eût été choisi comme résidence par Frédéric Guillaume Ier. Frédéric Guillaume Ier fit de Potsdam un centre administratif et surtout une ville de garnison au point que les trois quarts de sa population se composaient de militaires. La ville a été adoptée aussi comme résidence par la famille royale de Prusse. La plupart de ses bâtiments prestigieux ont été érigés sous le règne de Frédéric le Grand. Le palais de Sanssouci est son monument le plus connu. Pendant que Berlin était la capitale officielle de la Prusse et plus tard de l'Empire allemand, la Cour restait à Potsdam. La ville a perdu son statut de deuxième capitale en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale quand l'empereur Guillaume II a abdiqué.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Potsdam

 

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Rédigé par rafael

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