villes d'art et de culture

Publié le 24 Mai 2017

Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)

Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)

Le site même de la ville aurait été un lieu de culte druidique. Les Romains y établirent un mausolée. On suppose qu’une ville existait et qu’elle s’appelait Asseconia. La ville paraît avoir été le centre intérieur des nombreux petits ports galiciens, comme Padrón, anciennement Iria Flavia, où relâchaient les bateaux de pêche ou de commerce. Une tradition de sacralité était déjà implantée dans cette région, car on croyait que Padrón possédait des pierres sacrées.

Elle fut certainement christianisée du Ier au IIIe siècle puis oubliée, à la suite des Persécutions des chrétiens.

Dès les années 785, saint Jacques est déjà présenté comme le sauveur de l'orthodoxie chrétienne et le Patron de l'Espagne par le moine Beatus de Liebana, réfugié dans les montagnes des Asturies : “ Chef resplendissant de l'Espagne, notre protecteur et patron de notre pays ”.

C’est sans doute à partir du XIe siècle que se dessine l’image du saint cavalier descendant du ciel. Comme il est d’usage, les chroniques espagnoles lui bâtissent une légitimité remontant à quelques siècles en arrière : le saint tueur de Maures serait né au cours de la bataille de Clavijo, sous le règne du roi Ramire I (842-850). Peut-être le Matamore n’est-il né que pour retenir en Espagne les Galiciens qui partaient en foule à Jérusalem en leur donnant cette image du Matamore, aussi prestigieuse que la croix des Croisés ? En 1099, le pape Pascal II somme le clergé et le roi Alphonse VI de remédier à cet exode. Il écrit : « nous avons interdit aux chevaliers de votre royaume et à ceux qui veillent sur les frontières des royaumes les plus proches des vôtres, de se rendre à Jérusalem… Que personne ne leur reproche ce retour comme une infamie ou ose les accuser par quelque calomnie. À vous tous, nous prescrivons derechef de combattre les Maures demeurant sur vos terres, de toutes vos forces ». En 866, Alphonse III le Grand fait de Saint-Jacques-de-Compostelle un évêché. Une cathédrale y est inaugurée avec éclat en 899.

Si Saint-Jacques ne fut pas conquise par les Maures, elle fut cependant prise et pillée en 997 par Muhammad ibn Abî Amir dit el-Mansour, al-Manzor en espagnol, ce qui signifie « le victorieux » en arabe. Ce chef de guerre du calife de Cordoue Hicham II, avant d'incendier la basilique, fit arracher les portes et les cloches, que des captifs chrétiens durent transporter jusqu'à Cordoue, où elles furent entreposées dans la grande mosquée. Seul le tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur, compagnon de Jésus-Christ ne fut pas touché.

La consternation fut grande dans la Chrétienté. Le puissant ordre de Cluny organisa les secours dans tout l’occident chrétien. L'événement devait frapper durablement les imaginations : ce sont ces mêmes cloches que d'autres prisonniers, musulmans cette fois, transporteront jusqu'à Tolède, à la prise de Cordoue par Ferdinand III, roi de Castille et de Léon, en 1236.

Une église romane y fut édifiée en 1075. La ville fut élevée au rang de siège épiscopal par le pape Urbain II en 1095. Son premier évêque fut un clunisien.

Calixte II fait de Saint-Jacques-de-Compostelle (dont son frère Raymond de Bourgogne est Roi), une ville sainte du même ordre que Jérusalem et Rome. Il fait construire avec son frère la cathédrale. Il suscite l’écriture du Codex Calixtinus pour assurer la dévotion à l'Apôtre du Christ, St Jacques le Majeur, venu évangéliser l'empire romain jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle, au Ier siècle et dont les saintes reliques reposeront dans la nouvelle cathédrale. Il assure la promotion du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle dans toute l'Europe.

En 1120, Diego Gelmírez est nommé archevêque et légat, à cette époque Saint-Jacques-de-Compostelle rivalise avec l’archevêché de Tolède.

Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)
Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)

Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)

Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)

Saint-Jacques de Compostelle - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

Repost0

Publié le 26 Février 2017

Paris - Ville d'art et de culture - Photo: Lankaart (c)

Paris - Ville d'art et de culture - Photo: Lankaart (c)

Paris est l’une des villes d’art et de culture les plus connu au monde, ses musées et l’ensemble de ses monuments forment un condensé époustouflant de l’histoire artistique de l’Europe et du monde. Au centre du bassin parisien, Paris bénéficie d’une riche région agricole qui peut subvenir à tous ses besoins et est au carrefour d’itinéraires commerciaux terrestre et fluviaux qui mènent du Sud au Nord de l’Europe. Ici on parlera de « Paris » comme étant l’agglomération couvrant le Paris des XX arrondissements et l’ensemble des communes qui entourent Paris : de Versailles à La Défense, de Saint-Denis à Cergy, et d’Evry à Massy, le tout formant, aujourd’hui, une mégalopole de 11 millions d’habitants.

 

Paris, les origines.


Dès 3000 av. JC, plusieurs implantations ont existées dans le bassin parisien, les principales ont été identifiées à Bercy dans le XIIe arrondissement et à Nanterre à l’Ouest. La cité gauloise était implantée certainement à Nanterre selon les dernières recherches. Pendant l’occupation romaine, Lutèce (actuel Paris), n’est qu’une petite ville de quelques milliers d’habitants, sur la rive gauche de la Seine. Dans l’empire c’est une ville de second ordre. Les grandes villes romaines de France sont plus au sud, Lyon, Nîmes, Arles, Orange. Les vestiges aujourd’hui visibles, thermes de Cluny et arènes de Lutèce n’ont qu’un intérêt historique.

Durant le bas Moyen-âge, Paris devient la capitale du royaume de Clovis. Mais le centre névralgique de l’Europe se déplace et Charlemagne aura sa capitale à Aix-la-Chapelle. Paris perd son importance politique et poursuit lentement son développement et ce malgré les incursions vikings. Les capétiens qui montent sur le trône royal en 987, installe leur capitale à Orléans. Paris reste une ville prospère, de nombreuses abbayes se créent en périphérie du centre. Le palais royal construit sur l’île de la cité accueille de temps à autre les souverains. Mais c’est sa vocation de centre religieux et d’enseignement qui va renforcer le rôle de Paris comme pôle d’attraction pour le pouvoir.

C’est à partir du XIIe siècle que Paris, redevenant capitale du royaume, prend son véritable essor. Jusque-là les monuments réalisés dans la capitale ne peuvent rivaliser avec les édifices du sud-est et du sud-ouest, véritables chefs d’œuvre du roman français. Le royaume à l’époque est pauvre, ce sont les grands aristocrates de provinces et les abbayes qui détiennent la richesse et le pouvoir.

Paris - Ville d'art et de culture - Photo: Lankaart (c)

Paris - Ville d'art et de culture - Photo: Lankaart (c)

Le Paris Gothique

 

A partir des règnes de Louis VI (1108_1137) et de Philippe Auguste (1179-1223) Paris devient un centre artistique de premier plan. En 1163 est posé la première pierre de ce qui sera la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’un des plus beaux monuments du gothique de France, dont Maurice de Sully entreprend l’édification. Paris s’organise, une enceinte est construite pour défendre la ville, le marché central est déplacé de l’île de la cité au lieu-dit les petits champs, ce qui deviendra les Halles de Paris. La bourgeoisie s’enrichit et le commerce bas son plein. Paris est au centre du mouvement gothique, le domaine royal couvre l’ensemble des régions qui vont développer cet art  au plus haut niveau, à travers la réalisation des  cathédrales de Reims, d’Amiens et de Chartres. Pour la première fois Paris est au centre d’un mouvement artistique de grande ampleur qui s’accompagne d’un renforcement de son rôle économique et politique.

Cathédrale Notre-Dame de Paris - Photos: Lankaart (c)Cathédrale Notre-Dame de Paris - Photos: Lankaart (c)

Cathédrale Notre-Dame de Paris - Photos: Lankaart (c)

Sainte-Chapelle - Photos: Lankaart (c)

Sainte-Chapelle - Photos: Lankaart (c)

Au XIVe siècle Paris est devenue la ville la plus peuplé d’Europe avec 200 000 habitants. La production artistique est très importante et de grande qualité, le Gothique toujours à l’honneur produit des monuments d’une grande beauté : Sainte-Chapelle, Cathédrale de Saint-Denis.

La nouvelle enceinte construite par Charles V s’étend du Pont royal à la porte Saint-Denis. Au XIVe siècle Paris est fortement impacté par la peste noire (1348) puis la guerre de Cent Ans (1337-1453), occupé par les anglais elle reste longtemps coupée d’une partie du royaume. La population s’effondre, Paris ne compte plus que 100 000 habitants à la fin du XIVe siècle, la moitié de sa population un siècle auparavant.


La Renaissance

Les rois de France exilés de force de la capitale durant la guerre ne reviennent pas et préfère résider au XVe siècle dans le Val de Loire où ils font construire de splendides châteaux. Une fois de plus Paris n’est pas au centre de l’évolution artistique, la Renaissance en France va naître dans un premier temps et se développer le long de la Loire dans de splendides châteaux que la noblesse et les rois construisent, Azay-le-Rideau, Chambord, Chenonceau.

Eglise Saint-Etienne du Mont, Château de Fontainebleau, Palais du Louvre - Photos: Lankaart (c)
Eglise Saint-Etienne du Mont, Château de Fontainebleau, Palais du Louvre - Photos: Lankaart (c)Eglise Saint-Etienne du Mont, Château de Fontainebleau, Palais du Louvre - Photos: Lankaart (c)
Eglise Saint-Etienne du Mont, Château de Fontainebleau, Palais du Louvre - Photos: Lankaart (c)

Eglise Saint-Etienne du Mont, Château de Fontainebleau, Palais du Louvre - Photos: Lankaart (c)

Mais la capitale n’est pas loin et son influence économique et religieuse se renforce peu à peu. En 1528 François Ier s’installe à Paris, qui avec 280 000 habitants est la plus grande ville d’Europe. Les artistes suivent le mouvement et cette deuxième phase de la Renaissance voit surgir de nombreux monuments et œuvres dans la capitale. Le Palais du Louvre est remanié, une extension est réalisé le long de la Seine, le sculpteur Goujon réalise la fontaine des innocents et de nombreuses œuvres dans un style maniériste tandis que Germain Pilon réalise de très belles sculptures. Paris devient une capitale artistique qui rayonne sur l’ensemble du royaume. Même si les guerres de religion vont marquer la capitale, celle-ci poursuit son extension. Et de nombreux hôtels fleurissent notamment dans le quartier du Marais, l’aristocratie s’installe dans la capitale.

Le palais du Louvre, Hôtel Lamoignon - Photos: Lankaart (c)
Le palais du Louvre, Hôtel Lamoignon - Photos: Lankaart (c)Le palais du Louvre, Hôtel Lamoignon - Photos: Lankaart (c)

Le palais du Louvre, Hôtel Lamoignon - Photos: Lankaart (c)

Le Classicisme, Paris capitale de l’Europe 1610-1780.

 

Henri IV porte une attention particulière à l’embellissement de la ville et  fait construire les premières places royales: la Place des Vosges et la Place Dauphine, ainsi que le Pont-Neuf, premier pont en pierre de Paris. La royauté imprime durablement son image dans le paysage urbain parisien.  Sous le règne de Louis XIII Paris est un centre de production artistique très importants, les peintres, sculpteure et architectes, bien qu’influencé par l’art italien, créée les bases du classicisme Français.

Place des Vosges - Photos: Lankaart (c)

Place des Vosges - Photos: Lankaart (c)

Simon Vouet, Philippe de Champaigne Simon Vouet, Philippe de Champaigne

Simon Vouet, Philippe de Champaigne

Paris - Ville d'art et de culture

Philippe de Champaigne et Simon Vouet sauront donner à la peinture un nouveau cadre à la hauteur des ambitions d’une ville en pleine expansion. Paris atteint 400 00 habitants et est difficilement gouvernable, c’est de loin la ville la plus peuplé du royaume, et même si les rois de France ont réussi à prendre le pas sur les grands aristocrates français, le peuple de Paris est difficile à maîtriser. Louis XIV décide de déserter le centre de la ville et de s’installer en périphérie à Versailles où il est fait construire un ensemble monumentale unique en Europe. La France nation puissante à la fin du XVIIe siècle va devenir le centre du continent. C’est durant ce siècle que le classicisme français va prendre son essor. Paris et ses environs vont se couvrir de monuments et de jardins somptueux.

Jardins du Luxembourg - Photos: Lankaart (c)
Jardins du Luxembourg - Photos: Lankaart (c)

Jardins du Luxembourg - Photos: Lankaart (c)

Si les aménagements urbains réalisés par Henri IV sont les prémices de la volonté royale d’aménagé la ville pour satisfaire leur gloire, les années qui vont suivre vont renforcer cet idéal. Sous Louis XIII les architectes vont mettre en place les bases de l’art classique, mélange d’emprunts à l’antiquité et à l’art italien et de principes innovant répondant aux exigences de l’aristocratie et de la cour.


Salomon de Brosse réalise le palais et les jardins du Luxembourg pour Marie de Médicis. Vaste édifice composé d’un corps de logis et de quatre pavillons d’angle, de deux bâtiments, d’une aile et d’un pavillon d’entrée, le palais est le prototype des grandes demeures seigneuriales, il s’accompagne d’un grand jardin d’inspiration italienne. François Mansart réalise le Château de Maisons à Maisons-Laffitte pour le richissime René de Longueuil président du parlement, en périphérie de la capitale, bénéficiant d’un grand domaine il préfigure les grandes demeures et châteaux qui vont bientôt couvrir toute l’Ile-de-France.

Château de Vaux le Vicomte - Photos: Lankaart (c)
Château de Vaux le Vicomte - Photos: Lankaart (c)Château de Vaux le Vicomte - Photos: Lankaart (c)

Château de Vaux le Vicomte - Photos: Lankaart (c)

Louis le Vau (1612-1670) met en place les grands principes qui vont bouleverser complètement l’appréhension de l’espace et de la vie dans les demeures royales, c’est à Vaux-le-Vicomte, au sud-est du centre de Paris qu’il réalise le prototype de ces demeures.  Construit à la demande de Nicolas Fouquet surintendant des finances, le château n’est pas un simple bâtiment mais le centre d’une grande composition paysagère, Le Nôtre y réalise son premier jardin, ouvrant de grandes perspectives vers la nature et vers le château. Construit entre cour et Jardin ; l’œuvre fit scandale, Nicolas Fouquet fut destitué et jeté en prison, le roi Louis XIV prit Le Vau et le Nôtre à son service et engagea les travaux de Versailles sur le modèle de Vaux-le-Vicomte mais à une échelle démesurée. 

« L’éclat et la magnificence qui entourent les rois sont des éléments de leur puissance » disait Montesquieu.  C’est le fondement du développement de Paris au XVIIe siècle.

Palais de l'Institut - Photos: Lankaart (c)

Palais de l'Institut - Photos: Lankaart (c)

Mais si les demeures et châteaux fleurissent autour de Paris, en son centre les architectes continuent à embellir la ville, la construction d’hôtel particulier, d’églises et de palais se poursuit dans la capitale. Louis Le Vau construit le palais de l’Institut pour abriter la toute nouvelle académie, ainsi que le très bel hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis. Salomon de Brosse érige l’église de Saint-Gervais, Jacques Lemercier l’église de la Sorbonne, François Mansart l’église du Val-de-Grâce, Christophe Gaymard l’église Saint-Sulpice. Les dômes et les façades monumentales modifient la silhouette de la capitale.

Le Palais du Louvre - Photos: Lankaart (c)

Le Palais du Louvre - Photos: Lankaart (c)

Claude Perrault érige la grande façade du Louvre, d’un style monumental classique très imposant cette réalisation tranche avec les propositions faites par Le Bernin à l’époque et montre parfaitement tout ce qui oppose le classicisme français au baroque italien, tout en courbe et en effet dramatique.

Eglise des Invalides - Photos: Lankaart (c)

Eglise des Invalides - Photos: Lankaart (c)

Invalides et jardin des Tuilleries - Photos: Lankaart (c)
Invalides et jardin des Tuilleries - Photos: Lankaart (c)Invalides et jardin des Tuilleries - Photos: Lankaart (c)

Invalides et jardin des Tuilleries - Photos: Lankaart (c)

De tous ces monuments qui embellissent la capitale c’est l’église des invalides qui est certainement le monument le plus remarquable, construite par Jules Hardouin-Mansart et Libéral Bruant c’est un monument d’une très grande élégance dont la coupole est visible  depuis la Seine. L’embellissement de Paris passe également par la réalisation d’immenses complexe en périphérie immédiate du centre dense, ouvrant de nouveaux quartiers à l’urbanisation et s’accompagnant de grandes compositions ordonnancées intégrant  la Seine comme élément de composition majeur du centre de Paris. Ce seront les Invalides et son esplanade, le jardin des Tuileries, la toute nouvelle place de la Concorde, l’amorce de l’avenue des Champs Elysées. Tous ces grands tracés inspirés par Le Nôtre vont être les armatures urbaines du développement de Paris surtout à l’Ouest.

Versailles - Photos: Lankaart (c)

Versailles - Photos: Lankaart (c)

Versailles, les jardins - Photos: Lankaart (c)Versailles, les jardins - Photos: Lankaart (c)
Versailles, les jardins - Photos: Lankaart (c)Versailles, les jardins - Photos: Lankaart (c)

Versailles, les jardins - Photos: Lankaart (c)

En plus de toutes ces réalisations, la pièce maîtresse du règne de Louis XIV reste le château de Versailles, immense domaine où pendant 50 ans, architectes, paysagistes, sculpteures et peintres vont embellir sans relâches ce somptueux ensemble. La transformation de l’ancien pavillon de chasse de Louis XIII commença en 1668 sous la direction de Le Vau. Le Nôtre sera en charge des jardins, Le Brun de la décoration et des peintures. Mais plus qu’un château, Versailles c’est un système, une façon d’exercer le pouvoir et de rendre le pouvoir inusité, tout se décide à Versailles, l’ensemble de la cour et tous les ministères y résident, tout aristocrate voulant préserver son pouvoir se doit d’être à Versailles ; la ville autour se développe très vite. La concentration du pouvoir met un terme à l’opposition des provinces et fait de Paris l’hyper-centre qu’il restera pendant 300 ans, au dépend des grandes villes de province.


Le projet politique s’accompagne d’un  projet artistique, l’académie contrôle les arts, les artistes sont au service des monarques, les fêtes somptueuses marquent la vie du château.

Place de la Concorde, Place Vendôme - Photos: Lankaart (c)
Place de la Concorde, Place Vendôme - Photos: Lankaart (c)

Place de la Concorde, Place Vendôme - Photos: Lankaart (c)

Au début du XVIIIe siècle Paris poursuit son développement sur la base du grand tracé régulateur hérité du grand siècle. Louis XV décide de la réalisation de la place de la Concorde, de l’école Militaire et de l’édification de l’église Sainte-Geneviève au sommet de la montagne du même nom. Paris reste toujours la capitale artistique et culturelle du continent européen.

Les philosophes Voltaire, Rousseau, Montesquieu influencent par leurs écrits toute l’Europe.

Néo-classicisme et révolutions, 1780-1852

 

Paris s’oppose tés vite à Versailles, le peuple à l’aristocratie. Et au milieu du XVIIIe siècle si l’art officiel rayonne depuis Versailles, la pensée libre et contestataire illumine la capitale. Le siècle des Lumières s’épanouit dans la ville  loin des fastes de la cour, tout en gardant bien évidemment un lien toujours nourrit avec l’aristocratie et les gouvernants. La peinture  se libère des carcans du classicisme, le rococo qui naît après la mort du roi soleil loue une vie légère, harmonieuse, élégante loin des fastes grandiloquent de la cour. Art très aristocratique il fait de Watteau, Fragonard et surtout Boucher des peintres de grandes renommées.

Fragonard, portrait de Diderot

Fragonard, portrait de Diderot

Boucher, WatteauBoucher, Watteau

Boucher, Watteau

Eglise Sainte-Geneviève actuel Panthéon - Photos: Lankaart (c)

Eglise Sainte-Geneviève actuel Panthéon - Photos: Lankaart (c)

C’est dans ce contexte que Paris va devenir la capitale d’un art nouveau, né de la découverte des ruines de Pompéi et d’Herculanum et des nouvelles pensées philosophiques qui mettent de plus en plus les héritages romain et grec en avant. Le Néo-classicisme va envahir la capitale porté sous Louis XVI par la réalisation de l’immense édifice que Soufflot a imaginé pour l’Eglise Sainte-Geneviève, puis par l’idéal de la Révolution qui à travers l’art veut glorifier ses plus belles heures mais également mettre en avant cette filiation.

David, L'enlèvement des Saines et les Léonidas - Photos: Lankaart (c)
David, L'enlèvement des Saines et les Léonidas - Photos: Lankaart (c)

David, L'enlèvement des Saines et les Léonidas - Photos: Lankaart (c)

Le peintre David sera le grand défenseur du néo-classicisme. Plusieurs bâtiments construit à l’initiative de la République ou de Napoléon marqueront le paysage parisien de cette époque : l’Eglise de la Madeleine, l’Arc de Triomphe du Carrousel, l’Assemblé National, l’Enceinte des Fermiers Généraux,  puis plus tard l’Arc de Triomphe de l’Etoile.

Eglise de la Madeleine, Enceinte des Fermiers Généraux, Arc de Triomphe du Carrousel et Arc de Triomphe de l'Etoile - Photos: Lankaart (c)Eglise de la Madeleine, Enceinte des Fermiers Généraux, Arc de Triomphe du Carrousel et Arc de Triomphe de l'Etoile - Photos: Lankaart (c)
Eglise de la Madeleine, Enceinte des Fermiers Généraux, Arc de Triomphe du Carrousel et Arc de Triomphe de l'Etoile - Photos: Lankaart (c)Eglise de la Madeleine, Enceinte des Fermiers Généraux, Arc de Triomphe du Carrousel et Arc de Triomphe de l'Etoile - Photos: Lankaart (c)

Eglise de la Madeleine, Enceinte des Fermiers Généraux, Arc de Triomphe du Carrousel et Arc de Triomphe de l'Etoile - Photos: Lankaart (c)

Les années qui suivent l’effondrement de l’empire (1814-1815) et le départ de Napoléon, sont marquées par un développement non encadré de la ville et l’opposition constante du peuple et de la royauté, les révolutions de 1830 et de 1848 finissent par mettre fin à celle-ci et instaure in fine la République. Pour une courte période puisque Napoléon III instaure le second empire en 1852. Si entre 1840 et 1844 la dernière enceinte de Paris est construite, sur l’emplacement de l’actuel boulevard périphérique, les aménagements urbains au sein de la capitale ont été peu nombreux de 1800 à 1850. Pourtant les faubourgs sont surpeuplés, la ville devient un bassin industriel important, les chemins de fer commence à se réaliser reliant la capitale à son environnement proche et aux grandes villes de France puis d’Europe.

Palais Royal - Photos: Lankaart (c)

Palais Royal - Photos: Lankaart (c)

Galerie Vivienne et Passage Colbert - Photos: Lankaart (c)Galerie Vivienne et Passage Colbert - Photos: Lankaart (c)

Galerie Vivienne et Passage Colbert - Photos: Lankaart (c)

Durant cette période l’activité commerçante et intellectuelle se retrouve dans les passages parisiens, nouveaux lieux de divertissements et de commerces. Le premier ensemble est celui du Palais Royal qui à la fin du XVIIIe est le nouveau lieu à la mode. Mais c’est au début du XIXe siècle avec la réalisation des passages des panoramas, de Colbert, et de la Galerie Vivienne que ce modèle d’aménagement prend tout son essor, les verrières métalliques élégantes qui protègent ses nouvelles rues intérieures sont les premiers effets de la toute nouvelle industrie en pleine essor.

Le nouveau Paris d’Haussmann, 1852-1890


C’est sous Napoléon III et sous la direction du baron Haussmann, préfet de Paris, qu’une transformation radicale de la capitale va avoir lieu. De nouveau Paris va édifier un modèle, mais là il s’agit plus d’urbanisme que d’architecture au sens propre. Haussmann impose un tracé couvrant l’ensemble du centre de la ville, créant place, boulevard, avenue, parc, jardins et bois en périphérie. Les travaux gigantesques vont complètement transformer la ville, des quartiers populaires entiers vont disparaitres ou être éventrés par les nouvelles artères, larges, bordées d’arbres, de boutiques et de café ; la vie artistiques et culturelle va se recentrer sur ces nouveaux grands boulevards.

Les grands magasins font leur apparition reléguant les passages parisiens du début du siècle au second plan. La ville que nous connaissons aujourd’hui se construit à pas de course, elle sera bordé par de nouvelle gares véritables temples de la nouvelle ère, Gare du Nord, Gare d’Austerlitz, Gare de Lyon, Gare de l’Est.

Gare d'Austerlitz - Photos: Lankaart (c)

Gare d'Austerlitz - Photos: Lankaart (c)

Des parcs sont aménagés à l’ouest, le Bois de Boulogne, au nord le parc des Buttes-Chaumont et le parc Monceau, et à l’est, le  Bois de Vincennes. Des quartiers entièrement neufs apparaissent, la banlieue, au-delà des enceintes s’urbanise autour de ces bois et des artères qui mènent à la capitale. Paris devient la ville Lumière centre d’une activité artistique intense, où musiciens, poètes, romanciers, sculpteurs et architectes se mêlent  à une population de nouveaux riches, d’aristocrates de l’Empire, de membres de la vieille aristocratie,  de capitaines d’industrie et de savants.


Les places ainsi crées, place de l’Etoile, place de la Nation, place de la République, les avenues et les boulevards donnent naissance à une architecture de rapport d’immeubles en pierre de style dit haussmannien, sobre et élégant qui donne à la ville l’image d’un ensemble homogène en pierre sans tomber dans l’ennui et la répétitivité. De nombreux édifices sont réalisées dans un goût éclectique, alors en vogue en Europe, qui n’est pas particulièrement élégant, seul quelques monuments de l’époque sont remarquables : l’Opéra Garnier, les grands magasins du boulevard Haussmann, la Gare du Nord, la grande halle de la Gare d’Austerlitz.

Grande Halle de la Villette et Parc des Buttes Chaumont - Photos: Lankaart (c)Grande Halle de la Villette et Parc des Buttes Chaumont - Photos: Lankaart (c)

Grande Halle de la Villette et Parc des Buttes Chaumont - Photos: Lankaart (c)

Paris centre artistique mondiale, 1890-1940.

Après l’effondrement de l’empire en 1872, et jusqu’au début du XXe siècle, les grandes opérations d’urbanismes vont se poursuivre, le style haussmannien se libère, offrant des formes plus travaillées et plus baroques,  parallèlement  les grandes constructions métalliques fleurissent dans la capitale et marquent l’apogée de la puissance de la nouvelle industrie, la Tour Eiffel, la grande galerie des Machines, le Grand Palais, la Gare d’Orsay sont les témoins de cette nouvelle ère ponctuée par les expositions universelles de 1889 et 1900.

La Tour Eiffel, Le Grand Palais, Le Petit Palais - Photos: Lankaart (c)
La Tour Eiffel, Le Grand Palais, Le Petit Palais - Photos: Lankaart (c)La Tour Eiffel, Le Grand Palais, Le Petit Palais - Photos: Lankaart (c)
La Tour Eiffel, Le Grand Palais, Le Petit Palais - Photos: Lankaart (c)

La Tour Eiffel, Le Grand Palais, Le Petit Palais - Photos: Lankaart (c)

Par ailleurs Paris organise ses grandes collections, si le Palais du Louvre a été transformé par les révolutionnaires en Musée, les collections de peintures, dont certaines ont été amplifié par les conquêtes révolutionnaires et napoléoniennes s’enrichissent également de la production des grands artistes du XIXe. D’autre part les grandes campagnes archéologiques et les grandes expéditions outre-mer vont marquer le XIXe siècle. Initié lors de la campagne de Bonaparte en Egypte, ses expéditions sont la source de l’établissement de grandes collection d’antiquité grecques, romaines, égyptienne, mésopotamienne, khmer, africaine et océanienne.

A l’instar de Londres ou de Berlin, Paris rassemble les richesses du monde entier. L’Etat, mais aussi l’aristocratie et la grande bourgeoisie s’entiche des objets en provenance de Chine, du japon, d’Afrique, de Turquie, d’Inde, des lointaines îles océanienne. En parallèle les mêmes acquièrent une partie de la production artistique européenne et surtout parisienne, qui jusqu’au années 1950 restera de tout premier plan.  Le mouvement se poursuivra au début du XXe siècle. Il s’organisera également autour de grandes institutions qui peu à peu capteront les plus belles pièces des collections privés qui viendront enrichir le fond public préexistant.

Degas, Manet, Monet, PissaroDegas, Manet, Monet, Pissaro
Degas, Manet, Monet, PissaroDegas, Manet, Monet, Pissaro

Degas, Manet, Monet, Pissaro

A la fin du XIXe siècle Paris est toujours un centre artistique de première importance, les impressionnistes révolutionnent la peinture, Rimbaud et Verlaine ouvrent de nouvelles voies à la poésie. Paris a une activité artistique foisonnante. Les deux grandes expositions  universelles de 1889 et de 1900 font de Paris le centre du monde face à Londres et Berlin.


Le tournant du siècle voit s’affronter plusieurs courants artistique, Paris est devenu, plus qu’une capitale artistique, un véritable centre de réflexion des mutations  à venir. Tous les artistes d’Europe viennent à Paris, confrontent leurs réflexions, la peinture vit une époque extraordinaire d’inventions qui vont bouleverser l’art mondiale.  Paris est pendant cinquante ans, de 1890 à 1940 la capitale mondiale d’une révolution artistique majeur. Elle est peu visible dans l’architecture des bâtiments qui reste très académique pour l’essentiel, mais elle est incontestable dans la peinture, la musique, la littérature, la sculpture ; Rodin, Debussy, Rimbaud, Monet, Manet, PicassoBraque vont changer notre vision du monde. Les quartiers de Montparnasse et de Montmartre sont au centre de cette effervescence.

Rodin, Seurat, Gauguin, BraqueRodin, Seurat, Gauguin, Braque
Rodin, Seurat, Gauguin, BraqueRodin, Seurat, Gauguin, Braque

Rodin, Seurat, Gauguin, Braque

Station de Métro Guimard - Photos: Lankaart (c)

Station de Métro Guimard - Photos: Lankaart (c)

En architecture trois mouvements parallèle s’opposent, l’art Nouveau qui  se développe dans toute l’Europe en réaction à un art éclectique et académique qui n’a jamais eu véritablement de sens, donne lieu à des réalisations marquante, Guimard développe une décoration florale très caractéristique pour le métro parisien, plusieurs immeubles art Nouveau sont construit dans les nouveaux quartiers.

Sacré-Coeur de Montmartre - Photos: Lankaart (c)

Sacré-Coeur de Montmartre - Photos: Lankaart (c)

Mais l’académisme reste bien vivant, la réalisation du sacré cœur de Montmartre au début du XXe siècle en est un exemple.

Le troisième mouvement est issu de la convergence des études réalises sur de nouveau matériaux, le béton armé, et des nouveaux concepts issue de l’art moderne. Le Corbusier, Mallet-Stevens et Perret réaliseront quelques immeubles et villas à Paris et dans sa périphérie, mais aucun monument significatif. Par contre cette architecture porte en elle les fondements d’une nouvelle vision de l’espace qui vont bouleverser la deuxième moitié du XXe siècle, la villa Savoye de Le Corbusier à Poissy en est l’un des meilleurs exemples.

Villa Savoye, le Corbusier - Photos: Lankaart (c)

Villa Savoye, le Corbusier - Photos: Lankaart (c)

La première guerre mondiale frappe durement la France et Paris. La ville sort affaiblie de ces années de guerre. L’entre-deux guerres est marqué par la crise économique et les crises sociales et politiques, la vieille IIIe république manque de souffle. La production architecturale et urbaine reste limitée, les aménagements sur la colline de Chaillot face à la tour Eiffel sont le plus bel exemple de cette période. L’exposition coloniale de 1937 donnera lieu à la construction de quelques monuments dans un style Art déco entre académisme et modernisme, le palais de la porte Dorée en est un exemple. La banlieue se développe autour de grandes emprises industrielles, sans plans d’aménagements et sans vision globale dans une totale anarchie.

Paris, deuxième moitié du XXe siècle : modernisme et Ve république

La seconde guerre mondiale est un moment difficile pour Paris, occupé par les allemands, isolé de la province et séparé des ses colonies la métropole voit fuir une grande partie de ses artistes et intellectuels, certains ne reviendront pas. Après la guerre le développement de Paris s’accélère, la modernisation de la France durant les trente glorieuses (1945-1975) s’accompagne d’une augmentation importante de la population et d’une politique d’aménagement très volontariste, notamment après l’instauration de la Ve république en 1958. Paris métropole moderne se dote de nombreux bâtiments relevant du courant moderne, palais de l’UNESCO, CNIT à La Défense.

Quartier de La Défense, La Grande Arche, Tour Totem, BNF - Photos: Lankaart (c)Quartier de La Défense, La Grande Arche, Tour Totem, BNF - Photos: Lankaart (c)
Quartier de La Défense, La Grande Arche, Tour Totem, BNF - Photos: Lankaart (c)Quartier de La Défense, La Grande Arche, Tour Totem, BNF - Photos: Lankaart (c)

Quartier de La Défense, La Grande Arche, Tour Totem, BNF - Photos: Lankaart (c)

Les plans d’urbanisme de grande envergure modifient considérablement le paysage de l’ensemble de l’agglomération. De nouveaux équipements voient  le jour en périphérie, aéroport d’Orly puis de Roissy, nouveau quartier d’affaire à La Défense, ensembles de tours d’habitations et de bureaux sur les quais dans le XVe, autour de la gare Montparnasse et de la gare de Lyon et en banlieue.

A La Défense, nouveau coeur économique et financier de la capitale, de nombreuses tours seront construites des années 60 au début du XXIe siècle: Tour Nobel, Tour Areva, Coeur Défense ou la Tour EDF de Pei. entre autres. 

Le schéma directeur du département de la Seine impose la réalisation de 4 villes nouvelles et d’un système de transport rapide (le RER), les autoroutes dont le périphérique sur l’emplacement de l’enceinte de Thiers se construisent. Le paysage urbain de la ville change complètement surtout en périphérie.


A la fin du XXe siècle, la crise économique des années soixante-dix a stoppé le développement tout azimut de la capitale. Les projets se poursuivent notamment à La Défense et dans les villes nouvelles, mais la politique de décentralisation mené par le pouvoir privilégie le développement des grandes agglomérations de Province, Lyon, Marseille, Lille, Nantes, Bordeaux, Strasbourg deviennent des villes de plus en plus importantes, leur agglomération se développe elles captent une grande partie du dynamisme économique à l’heure où les grandes voies de communication et les grandes implantations industriels ne sont plus les seuls facteurs de développement.

Centre Pompidou, Rogers et Piano - Photos: Lankaart (c)

Centre Pompidou, Rogers et Piano - Photos: Lankaart (c)

Pyramide, Peï - Photos: Lankaart (c)

Pyramide, Peï - Photos: Lankaart (c)

Mais Paris avec 10 millions d’habitant reste l’une des villes-mondes de l’Europe Occidentale, aussi peuplé que Londres elle reste un centre névralgique très important pour le pouvoir, la mode, la culture, l’économie, la finance. Si les grands projets urbains ne sont plus d’actualité, le grands travaux liée à des projets culturels et scientifiques portées par l’état donne lieux à la réalisation de projet de grande envergure qui vont marquer le paysage de la ville : réalisation du Centre Pompidou en plein cœur de la capitale, rénovation complète du Musée du Louvre et réalisation de la pyramide de Peï au centre du cœur symbolique de la ville, construction de la Grande Arche à la Défense, de L’institut du Monde Arabe de Jean Nouvel, du musée des Arts Premiers du même Jean Nouvel, de la BNF par Dominique Perrault, et de l’aménagement du complexe de la Villette avec la construction de la cité de la Musique par Portzamparc, du parc par Bernard Tschumi, et du Musée des Sciences et Techniques.  A la fin du XXe siècle l’architecture à Paris bénéficie d’un renouveau, mais qui reste de courte durée.

IMA, Musée des Arts Premiers, La Vilette, La Géode - Photos: Lankaart (c)IMA, Musée des Arts Premiers, La Vilette, La Géode - Photos: Lankaart (c)
IMA, Musée des Arts Premiers, La Vilette, La Géode - Photos: Lankaart (c)IMA, Musée des Arts Premiers, La Vilette, La Géode - Photos: Lankaart (c)

IMA, Musée des Arts Premiers, La Vilette, La Géode - Photos: Lankaart (c)

Paris au XXIe siècle : état des lieux et perspectives


Au début du XXIe siècle Paris n’est plus une capitale artistique de premier plan, les choses se passent à New-York ou en Chine. Par contre le renouveau des grands musées parisiens (création du Grand Louve, du musée d’Orsay, rénovation du musée Guimet, création du Musée des Arts Premiers) a renforcé l’attrait touristique et culturel de Paris, qui reste la ville la plus fréquenté au monde, sans tomber dans une muséification à outrance, comme c’est le cas à Venise, Florence et presque à Rome. Paris offre aujourd’hui un ensemble de collections unique au monde couvrant les cinq continents.  5 000 ans d’histoires de l’art sont rassemblé dans des kilomètres de galeries somptueuses et à travers plusieurs centaines de musées dans la capitale et ses environs, dont les principaux sont : le Musée du Louvre (de l’antiquité au XIXe siècle), le Musée d’Orsay (XIXe s.), la Galerie du Jeu de Paume (début XXe), le centre Pompidou (XXe s.), le musée des Arts Modernes de la ville de Paris (XXe s.), le musée Guimet (arts asiatiques), le musée des art Premiers (Afrique, Océanie, Amérique), le musée Cernuschi (Chine, japon), le musée des antiquité nationales de Saint-Germain-en-Laye (préhistoire, antiquité, bas moyen-âge), le musée Cluny (Moyen-âge).

Fondation Louis Vuiton, Gehry - Photos: Lankaart (c)

Fondation Louis Vuiton, Gehry - Photos: Lankaart (c)

Au du XXIe siècle le manque d’ambition dans l’aménagement de la capitale et l’absence de dialogue constructif entre la périphérie et l’hyper centre ne permet pas le foisonnement créatif de ville comme Barcelone ou Londres.

Le lancement du Grand Paris pourrait redonné un dynamisme à une ville qui héritière d’un passé glorieux et extrêmement riche a besoin de se voir à sa véritable échelle, celle d’une ville de 11 millions d’habitant au cœur de l’Europe.La construction de la Fondation Louis Vuiton par Gehry symbolise ce renouveau.

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE, #PARIS

Repost0

Publié le 15 Février 2017

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

"Ancienne capitale des Indes portugaises, Goa a conservé un ensemble d'églises et de couvents qui illustrent l'activité des missionnaires en Asie, en particulier l'église du Bom Jesus où se trouve le tombeau de saint François Xavier. Ces monuments ont exercé une influence dans tous les pays de mission d'Asie, diffusant à la fois les modèles de l'art manuélin, du maniérisme et du baroque. "

UNESCO

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

"Avec le démantèlement du royaume de Bahmanî, en 1482, Goa passa sous le contrôle de Yusuf Adil Shah, le roi de Bîjâpur, qui régnait lorsque les Portugais arrivèrent en Inde.

À l'époque, Goa était un important point d'embarquement des pèlerins indiens pour La Mecque, mais c'était surtout un port de commerce sans rival sur la côte occidentale, hormis Calicut. C'était en particulier un centre d'importation de chevaux arabes, en provenance d'Ormuz, marchandises vitales pour les royaumes du Dekkan en guerre perpétuelle. La place était facilement défendable par n'importe quelle puissance qui avait la maîtrise des mers, car les fleuves qui encerclent la région ne pouvaient être traversés à gué qu'en un seul point qui avait été infesté délibérément par des crocodiles.

Les Portugais attaquèrent le 10 février 1510 sous le commandement d'Afonso de Albuquerque. Un ascète hindou ayant prédit la chute de la ville et la garnison de mercenaires ottomans étant dépassée par le nombre, la ville se rend sans combattre, et Albuquerque y entre en triomphe, acclamé par la population hindoue.

Trois mois plus tard, Yusuf Adil Shah arrive avec 60 000 hommes de troupe, force le passage à gué, et bloque les Portugais dans leurs bateaux de mai à août, jusqu'à ce que la fin de la mousson leur permette de reprendre la mer. En novembre, Albuquerque revient avec des forces plus importantes et, après avoir réduit une résistance désespérée, reprend la ville, autorise ses soldats à la piller pendant trois jours, et fait massacrer toute la population musulmane."

Wikipedia

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

"Goa est la première implantation portugaise en Asie. Albuquerque l'imagine comme une colonie et une base navale, à la différence des comptoirs fortifiés qui avaient été établis dans certains ports indiens. Il encourage ses hommes à épouser des femmes indigènes, et à s'installer comme fermiers, commerçants ou artisans. Ces hommes deviennent bientôt une caste de privilégiés, et la population eurasienne de Goa augmente considérablement. Albuquerque et ses successeurs respectent les coutumes des trente communautés villageoises de l'île, interdisant seulement le rite de la satî. Un recueil de ces coutumes (Foral de usos e costumes) est édité en 1526, et constitue un document historique de grande valeur.

Goa devient la capitale de tout l'empire portugais en Orient. Les mêmes privilèges civiques que Lisbonne lui sont accordés. Son Sénat ou chambre municipale était en communication directe avec le roi et payait un représentant spécial pour s'occuper de ses intérêts à la cour. En 1563, le gouverneur propose même de faire de Goa le siège d'un parlement, auquel toutes les parties de l'orient portugais seraient représentées, ce à quoi le roi met son veto.

En 1542, saint Francois Xavier mentionne la splendeur architecturale de la ville qui atteint l'apogée de sa prospérité entre 1575 et 1625. La « Goa Dourada », en français « Goa Dorée », est alors la « merveille des merveilles », selon tous les voyageurs qui s'y rendent, et un proverbe portugais disait : « Celui qui a vu Goa n'a pas besoin de voir Lisbonne ».

Des marchandises de tout l'Orient étaient disponibles dans le bazar de Goa, telles les perles et le corail de Bahreïn, la porcelaine et la soie de Chine, les drogues et les épices de l'archipel malais. Des esclaves étaient vendus aux enchères dans les rues principales.

Siège de la cour du vice-roi, mais aussi place militaire et religieuse importante, la vie sociale de Goa est alors très brillante. Cependant, au cours du XVIe siècle, le luxe et l'ostentation de toutes les classes sociales y deviennent outranciers. La quasi-totalité des travaux manuels sont le fait des esclaves et la société goanaise entre en décadence.

L'arrivée des Néerlandais dans les eaux indiennes entraîne la ruine progressive de Goa. En 1603 et 1639, ces derniers font le siège de la ville sans réussir à la prendre. En 1635, elle est ravagée par une épidémie.

Le commerce est graduellement monopolisé par les Jésuites. Thevenot en 1666, Baldaeus en 1672, Fryer en 1675 décrivent sa paupérisation et son déclin inéluctable. En 1683, la ville est sauvée in extremis d'une capture par les Marathes par l'arrivée opportune de l'armée moghole et en 1739, le territoire attaqué par le même ennemi n'est sauvé que par l'arrivée inattendue d'un nouveau vice-roi et de sa flotte. Ce péril était toujours imminent et ce jusqu'en 1759, quand une paix est conclue avec les Marathes. Cette même année, la proposition, discutée depuis 1684, du déplacement du siège du gouvernement vers Panjim devient réalité. Entre 1695 et 1775, la population diminua de 20 000 à 1 600 habitants, et en 1835, Goa n'est plus habitée que par quelques prêtres, moines et nonnes.

En 1943, Goa subit un raid des forces britanniques, dénommé opération Boarding Party. Sa baie abrite alors des navires allemands, internés par le Portugal, pays pourtant neutre et dont le régime de l'Estado Nuevo est plutôt proche de l'Axe."

Wikipedia

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)
Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Goa - Patrimoine mondial UNESCO - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE, #INDE

Repost0

Publié le 8 Février 2017

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Jodhpur est l’une des antiques villes du Rajasthan, la ville bleue dans l’imaginaire des voyageurs. Fondée en 1459 par Rao Jodha la vielle ville s’organise de façon concentrique autour du fort qui la surplombe. Les nombreuses maisons bleues qui appartenaient à l’origine aux brahmanes lui donnent son caractère unique.

Les rues tortueuses et étroites sont bordées de nombreuses demeures richement décorées aux intérieures fastueux, témoignages des splendeurs des empires Moghols et des dynasties Marathes.

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jodhpur - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE, #INDE

Repost0

Publié le 29 Janvier 2017

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

La ville d’Udaipur au Rajasthan fut fondée en même temps que la citadelle imposante qui la surplombe par Maharana Udai Singh II en 1559. Les successeurs du souverain embelliront le palais et la ville durant 300 ans. Udaipur était la capitale du royaume de Mewar créé en 568 par Guhil, le premier Maharana du Mewar, à Nagda, à 30 km au nord d'Udaipur.  La capitale fut transférée au VIIIe siècle à Chittor, mais face à l’avancé des Moghols, Udai Singh choisit de fonder une nouvelle capitale proche du lac Pichola. Après la prise de Chittor par Akbar en 1568, Udai Signh s’installa définitivement à Udaipur.

La ville s’organise au pied de l’immense City Palace, au bord du lac, les nombreuses demeures, temples et palais forment un très bel ensemble qui entoure le lac Pichola.

Après l'Indépendance de l'Inde, le 15 août 1947, et à l'initiative de Maharana Bhupal Singh, le royaume de Mewar fusionna avec l'Union indienne en 1949 en même temps que les autres États princiers du Rajasthan. Les Maharanas ont alors perdu leurs privilèges, leurs titres. Toutefois, ils ont conservé la propriété de leurs palais à Udaipur. Certains ont été transformés en hôtels de luxe ou en commerce gérés par la société Mewar Trust.

De nombreux palais sont devenus des hôtels, tandis que de nouveaux bâtiments seront construits en bordure du lac à la fin du XXe siècle.

 

Texte: Lankaart, Wikipedia

Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Udaipur - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE, #INDE

Repost0

Publié le 25 Janvier 2017

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Contrairement à la plupart des peuplements humains du sous-continent indien, où le moindre village a souvent plus de 2 000 ans, Jaipur est de fondation récente : c’est l'œuvre du mahârâja Jai Singh II, un râjput de la famille des Kachhwâhâ .

Le mahârâja fait appel au brahmane bengalî Vidyadhar Bhattacharya pour concevoir la cité fondée en 1727 et dont les travaux principaux — palais principaux, avenues et square central — dureront quatre ans. Située au pied des monts Ârâvalli, elle suit un plan en damier trois par trois et est entourée d’une muraille de 6 m de hauteur et de 4 m de large. L’entrée de la ville se fait par l’intermédiaire de huit portes. La Jaipur originelle comportait de larges avenues de 34 m de large, le reste des rues composant le quadrillage ayant au moins 4 m de largeur. Les boutiques connaissent aussi une taille standardisée, une rigueur étonnante dans le chaos baroque qui règne dans la plupart des villes du sous-continent.

À l’origine, la ville n’était pas du rose uniforme qu’on lui connaît actuellement, mais offrait une large palette, principalement du gris avec des rehauts de blanc. Cependant, en prévision de la visite du prince Albert, en 1876, elle fut peinte en rose dans sa totalité, le rose étant une couleur traditionnelle de bienvenue. Depuis, elle conserve cet usage et est surnommée la ville rose.

L’observatoire astronomique de Jaïpur, Yantra Mandir, a fait référence dans le monde entier depuis sa mise en service en 1726 jusqu’aux débuts des temps modernes.

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)
Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Rajasthan - Jaipur - Photos: Lankaart (c)

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE, #INDE

Repost0

Publié le 13 Février 2015

Matera pouilles italie

 

Situé dans la région du Basilicate, c'est l'exemple le plus remarquable et le plus complet d'un ensemble d'habitations troglodytiques de la région méditerranéenne, parfaitement adapté à son terrain et à son écosystème. La première zone habitée remonte au paléolithique et les habitations postérieures illustrent un certain nombre d'étapes importantes de l'histoire humaine.

 

Matera pouilles italie (11)

 

Matera pouilles italie (13)

 

Les Sassi de Matera et leur parc sont un remarquable exemple d'habitat rupestre parfaitement adapté à sa situation géomorphologique et à son écosystème, et présentent une continuité de plus de deux millénaires. Ils sont un important témoignage d'habitat traditionnel et d'exploitation du territoire, qui illustre l'évolution d'une culture qui a su maintenir, au fil du temps, une relation harmonieuse avec son environnement naturel.

 

Matera pouilles italie (3)

 

La région de Matera a été habitée par l'homme dès le paléolithique. C'est après le premier âge glaciaire que s'y développèrent les premiers villages, dont l'économie se fondait sur l'agriculture. La déforestation de la zone entraîna une importante érosion et créa un problème de gestion des eaux. L'invasion graduelle des champs par la garrigue et le maquis entraîna un passage de l'agriculture à la transhumance pastorale. Le développement de Matera s'explique par sa position géologique : une ceinture de tuf tendre située entre 350 et 400 m au-dessus du lit de la vallée renferme deux dépressions naturelles (grabialioni) ; c'est là que se développa l'habitat. Le plateau argileux situé au-dessus était réservé à l'agriculture et à l'économie pastorale.

Avec les âges des métaux, la création de meilleurs outils permit de creuser plus facilement les tendres bancs de tuf et de calcaire affleurant dans les ravines (gorges ou canyons). Dès l'âge du bronze, on a témoignage du creusement de citernes et de tombes souterraines, et surtout de maisons rupestres qui ouvraient sur un espace central (jazzi). Les blocs de tuf extraits furent utilisés pour la construction de murs et de tours. Ces aménagements étaient plus facilement réalisables sur les côtés du ravin, où affleurait une couche de tuf plus tendre. La colonisation grecque favorisa l'introduction de technologies et de structures politiques plus développées, influencées par l'école pythagoricienne. Les habitats dispersés plus anciens se regroupèrent alors en centres de gouvernement urbains, ayant leurs propres rois (les Re Pastori ), qui formèrent dans certains cas de véritables villes. L'âpreté du paysage favorisa le développement d'un esprit de farouche indépendance, qui résista aux vagues successives d'envahisseurs postérieures à la période byzantine. La région exerça également une forte attraction sur les communautés monastiques et utopiques.

 

Matera pouilles italie (12)

Matera pouilles italie (10)

 

matera pouilles italie eglise (2)

matera pouilles italie eglisematera pouilles italie eglise (3)

 

Cette organisation ne connut pas de changement notable jusqu'au XVIIIe siècle. L'expansion et les interventions des XIXe et XXe siècles conduisirent à l'abandon de l'ancien principe de gestion de la terre fondé sur l'alimentation en eau et le drainage jusqu'au plateau argileux situé au-dessus.

 

Matera pouilles italie (4)

 

Matera pouilles italie (8)Matera pouilles italie (6)

 

 

La plus ancienne forme de maison consiste en une simple grotte creusée dans le tuf, fermée par un mur construit avec les blocs ainsi extraits. Ce type d'habitat très simple fut ensuite agrandi par une salle voûtée (lamione) construite dans l'espace ouvert, et subit plus tard différentes adaptations et extensions importantes. Les maisons groupées autour d'une cour commune donnèrent naissance à la structure sociale du vicinato , dont les habitants partageaient un certain nombre d'installations, notamment une citerne. Le centre fortifié de la ville (cività), qui renferme la cathédrale, a été installé entre les deux sassi . Ateliers et greniers se trouvaient en dehors de la cività , qui était reliée aux sassi par des sentiers étroits et des escaliers. L'alimentation en eau était remarquablement organisée : recueillie sur le plateau situé au-dessus, elle descendait au niveau des maisons par la seule force de gravité. Avec la croissance de la ville, les maisons rupestres se multiplièrent, escaladant la colline ; dans nombre de cas, leurs toits servent de rues à celles qui se trouvent au-dessus. Les maisons devinrent progressivement plus imposantes, et l'on y construisit des jardins en terrasses à la Renaissance.

 

Matera pouilles italie (9)

 

Source: UNESCO, Photos: Lankaart (c)

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

Repost0

Publié le 5 Novembre 2014

Lecce pouilles italie (8)

 

Réputée pour son patrimoine artistique particulièrement bien conservé, la ville est considérée comme l'une des capitales de l'architecture baroque de par l'originalité et la richesse du style architectural qui y a été développé à partir de la fin du XVVIe siècle, rendu possible par la malléabilité exceptionnelle de la pierre calcaire locale, appelée « Pierre de Lecce ». À cet égard, l'on parle même d'un barocco leccese, un « baroque de Lecce », qui possède des caractéristiques et un vocabulaire architectural qui lui sont propres. Lecce a, pour ces raisons, reçu des surnoms flatteurs tels que la « Florence baroque », la « Florence du Sud » ou encore l'« Athènes des Pouilles » et est considérée comme l'un des fleurons de l'Italie méridionale.

 

Lecce pouilles italie (10)

 

Lecce pouilles italie (11)

Lecce pouilles italie (14)

Lecce pouilles italie (5)

 

Lecce pouilles italie Lecce pouilles italie (3)

 

Bien que subsistent encore plusieurs bâtiments datant de l'antiquité et du Moyen Âge, c'est bien l'art (et notamment l'architecture) baroque, qui s'est développé à Lecce entre les XVIe et XVIIIe siècles, qui a complètement transformé la ville et lui a donné cet aspect léger, aérien, raffiné, qui aujourd'hui encore la caractérise. L'avènement de l'art baroque à Lecce survient après 1571, lorsque la victoire vénitienne sur les Ottomans à la bataille de Lépante écarte définitivement la menace, jusque là constante, des raids turcs sur les côtes des Pouilles. Lecce, qui n'était qu'une ville d'importance moyenne construite autour d'un château voulu par Charles Quint, connut alors une importante période d'essor et d'agrandissement. Une forte impulsion au niveau artistique fut donnée notamment par les autorités religieuses de la ville (comme l'évêque Luigi Pappacoda) puis par les familles nobles ce qui aboutit à la construction de monuments et d'édifices dans le nouveau style baroque. Celui-ci concerna d'abord les édifices religieux et les plus grands palais nobiliaires puis gagna toutes les constructions entreprises dans Lecce jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

 

Lecce pouilles italie (15)

 

Plusieurs grands architectes se sont distingués par leurs réalisations et sont considérés comme les maîtres d'œuvre du barocco leccese (baroque de Lecce) : ce sont Giuseppe Cino (1644-1722), Cesare Penna, Emanuele Manieri et surtout Giuseppe Zimbalo (1617-1710).

L'un des éléments les plus représentatifs du baroque de la ville est la piazza del Duomo (place du dôme, c'est-à-dire de la cathédrale), qui évoque un décor de théâtre, et regroupe un ensemble d'édifices baroques (à la réalisation desquels ont participé trois des architectes précédemment cités) qui mettent en valeur la beauté de la pierre locale (en italien pietra leccese ou leccisu en gentilé), au grain fin et doré. Le baroque leccese trouve précisément son originalité dans l'utilisation de cette pierre calcaire, tendre, blanchâtre, et très malléable qui prend en vieillissant une belle couleur chaude, dorée.

 

Lecce pouilles italie (13) Lecce pouilles italie (4)

 

Mais le monument le plus symbolique de l'art baroque de Lecce et de son foisonnement est certainement la basilique Santa Croce (avec l'attenant palais des Célestins), reconstruite à partir de 1549 et achevée en 1695 que l'on doit notamment à Giuseppe Zimbalo. L'imagination fertile des artistes a pu s'y exprimer en toute liberté et a produit un décor d'une richesse inouïe, dont la beauté provient de la profusion même, un décor qui marque le regard par cette folie ornementale portée à son paroxysme.

 

Lecce pouilles italie (12)

 

Lecce pouilles italie (16)

 

Lecce pouilles italie (6)

 

Source: Wikipedia, Photos: Lankaart (c)

 

Lecce - Pouilles
Lecce - Pouilles

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

Repost0

Publié le 16 Décembre 2013

Amsterdam (29)Amsterdam (30)

 

Amsterdam est une destination touristique très prisée, c’est une ville fantastique pour y passer le week-end ou des vacances. Son passé très intense se traduit aujourd’hui par une forte richesse culturelle.

 

 Amsterdam (1) Amsterdam (22) Amsterdam (7)

 

La capitale des Pays-Bas est un véritable paradis pour n’importe quel touriste. Facile d’accès grâce à de nombreuses dessertes aussi bien en avion (compagnies low-cost), qu’en train (depuis toute l’Europe), qu’en voiture (autoroute E19, E35 et E231), s’y rendre est un véritable jeu d’enfants. Son architecture flamande typique dans les vieux quartiers, avec des immeubles aux façades penchées surplombant les canaux, produit un effet tout à fait unique. Autre charme de cette ville, la possibilité de se déplacer exclusivement en vélo en toute sécurité, grâce aux innombrables pistes cyclables réservées au seul usage des cyclistes.

rembrandt la leçon d'anatomie du docteur Tulp

Rembrandt

Lorsque l’on est amateur de culture, les premiers endroits qui viennent à l’esprit sont sans aucun doute le musée Van Gogh, le Rijksmuseum et le Stedelilk Museum, ce qui est moins connu, c’est la profusion de petits musées tout aussi intéressants qu’abrite Amsterdam. Son importance historique et son rayonnement culturel se sont traduits au fil des siècles par l’accumulation de trésors historiques et artistiques. Cette abondance culturelle couvre les thématiques les plus variées.

 

van Gogh Auvers sur oise (2)van Gogh Auvers sur oise (4)

Van-Gogh

 

Voici quelques exemples qui vous donneront des idées de visites originales lors de votre passage à Amsterdam. Pour les passionnés d’histoire direction le Nederlands Scheepvaartmuseum (musée de la marine) avec la plus riche collection au monde dédiée à la marine ; pour les amateurs d’art impossible de passer à côté de la maison de Rembrandt pour en savoir un peu plus sur la vie du peintre ; pour les curieux il y a aussi le musée tropical (Tropeenmuseum) consacré à l’étude des cultures tropicales, et enfin pour les fans de sport et de sa culture, pourquoi ne pas faire un tour au musée de l’Ajax, club de foot emblématique de la capitale néerlandaise.

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

Repost0

Publié le 12 Septembre 2013

Cuba La Havane (5)

 

Fondée en 1519 par les Espagnols, La Havane est devenue au XVIIe siècle un grand centre de construction navale pour les Caraïbes. Bien qu'elle soit aujourd'hui une métropole tentaculaire de deux millions d'habitants, son centre ancien conserve un mélange intéressant de monuments baroques et néoclassiques, ainsi qu'un ensemble homogène de maisons avec des arcades, des balcons, des grilles en fer forgé et des cours intérieures.

 

Cuba La Havane (4)

 

La Havane, la dernière des villes fondées à Cuba par les conquistadores espagnols, est devenue vers 1550 la plus importante de l'île et a conservé cette prépondérance jusqu'à nos jours. La ville a été fondée à cet emplacement en 1519 par les Espagnols et devint l'un des principaux chantiers navals des Caraïbes. Son emplacement en fit le lieu de rassemblement des navires qui transportaient en Espagne, chaque année, les trésors arrachés au Mexique et au Pérou. La Havane devint ainsi le principal accès au vaste empire colonial espagnol puis, en 1607, la capitale de Cuba.

 

Cuba La Havane (14)

 

Au cours de la période de la prohibition aux États-Unis, La Havane devint un paradis pour ceux qui voulaient boire du rhum de qualité et fumer de bons cigares, jusqu'au réveillon de 1959, lorsque des rebelles conduits par Fidel Castro s'emparèrent de la ville. C'est aujourd'hui une capitale de près de 2 millions d'habitants, la plus grande ville des Antilles et, avec son quartier de gratte-ciel dominant le port, la plus moderne d'entre elles.

En dépit de son histoire mouvementée, la cité a peu souffert des guerres et des révolutions qui ont affecté le pays et se présente aujourd'hui, en grande partie, comme elle était il y a un siècle ou plus. Sa vieille ville conserve un intéressant mélange de monuments baroques et néoclassiques, ainsi qu'un ensemble homogène de maisons privées avec leurs arcades, leurs balcons, leurs portails en fer forgé et leurs cours intérieures.

Beaucoup des plus beaux édifices de la vieille ville de La Havane, riche en églises, palais, châteaux, monuments révolutionnaires et marchés, ont été transformés en musées ; toutefois, les rénovations ne gagnent que lentement les zones d'habitation. La Plaza de la Catedral est l'une des plus belles places de la ville, dominée par les tours de la cathédrale San Cristóbal de La Habana. 

 

Cuba La Havane

 

Cuba La Havane (10)

 

Au cours des dernières années, le gouvernement de Cuba à entrepris de rendre au centre historique son caractère de ville coloniale, gâté par une urbanisation trop rapide. La forteresse de La Fuerza a été restaurée, de même que les palais de Segundo Cabo et des Capitanes Generales. Le souvenir de la ville d'origine est encore transmis aujourd'hui par quatre de ses grandes places : Plaza de la Cathedral, Plaza de San Francisco, Plaza Vieja et Plaza de Armas. Il existe aussi un intéressant ensemble d'édifices construits entre le XVIIe et le XIXe siècle.

 

Cuba La Havane (11)

Cuba La Havane (15)

 

Cuba La Havane (2)

Cuba La Havane (3)

Cuba La Havane (6)

 

Cuba La Havane (13)

 

Source: UNESCO

Photos: Lankaart (c)

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #VILLES D'ART ET DE CULTURE

Repost0