romantisme et neogothique

Publié le 5 Juin 2013

Musée du Louvre, Paris
 

Théodore Géricault (1791-1824) est un peintre français, disparu très jeune, sa carrière fut profondément marqué par les débuts du romantisme. Si sa formation fut très académique, dès 1812 il rompt avec les principes défendu par David pour développer une peinture plus en phase avec ses goûts. Passionnées par les chevaux qu’il peint sans relâche durant ses voyages à Florence, Rome puis Londres; il offre des tableaux empreint d’une grande liberté où les chevaux font partie intégrante du sujet traité, ici manifeste dans le Cuirassé à cheval, à la gloire des armées napoléonienne.


Tête de fil du mouvement romantique en France il meurt à 32 ans.

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Avril 2013

Johann Heinrich Füssli the Nightmare

 

Johann Heinrich Füssli ou Henry Fuseli, (1741-1825) était un peintre et écrivain d'art britannique d'origine suisse. Il montra très tôt dans sa carrière, un attrait particulier pour les sujets fantastiques. Dès la cinquantaine, il vécut en Angleterre où il exécuta des illustrations des œuvres de Shakespeare, Dante, ainsi que de l'épopée germanique des Nibelungen.

 

Johann Heinrich Füssli reine

 

Peintre inventif et surnaturel, il croit nécessaire une certaine exagération dans la peinture d'histoire. Cette conception théorique de la peinture lui est venu de l'étude des œuvres de Michel-Ange et des statues de marbre de Monte Cavallo, qu'il aimait admirer lorsqu'il était à Rome. Il aime représenter dans sa peinture des actions violentes et immodérées dont une illustration saisissante est son célèbre Hamlet et le spectre de son père. Comme Rubens, il excellait dans l'art de représenter ses personnages en mouvement. Bien que les images sombres soient sa sphère privilégiée, Füssli a une perception très fine du risible.

Füssli a peint plus de deux cent tableaux, mais il en a peu exposé. Sa première peinture est Joseph interprétant les rêves du boulanger et du maître d'hôtel du pharaon. La première à avoir attiré l'attention est le Cauchemar, exposée en 1782 et dont il a réalisé deux versions. Il a également peint, de manière à peu près identique, La Sorcière.

Il a réalisé environ huit cent croquis ou dessins, généralement d'excellente qualité tant au niveau inventif que du point de vue de l'originalité de leur conception, et souvent d'une qualité supérieure à ses peintures. Dans ses dessins et ses peintures, il exagère délibérément les proportions des éléments et il représente ses personnages dans des attitudes contorsionnées.

Füssli a rarement tiré ses personnages de la vie réelle, basant son art sur l'étude de l'antiquité et de Michel-Ange. Il n'a jamais représenté des paysages et n'a peint que deux portraits.

 

Johann Heinrich Füssli amour et psycheJohann Heinrich Füssli friard puck

 

Johann Heinrich Füssli personnage

 

Johann Heinrich Füssli reves

Source: Wikipedia

Illustrations: Visipix.com

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Octobre 2012

Gros bataille de nazareth

 

Le Combat de Nazareth est un des rares tableaux de bataille qui rendent tout le mouvement et toute la fougue de l'action. On y voit la chaleur de la bataille, avec ces couleurs jaunes. Il y a des effets de réalisme (les soldats regardent en dehors de la toile, en opposition au néoclassicisme). Les soldats sont à la même échelle que le général, il y a là une absence de centre, un certain désordre dans cette bataille. Gros n'a pas pu faire le portrait de Desnoyers et Duvivier, morts depuis au champ d'honneur et leurs visages restent indistincts mais le soin apporté à la représentation de leur monture dénote une grande affection pour les chevaux qui était partagée dans les rangs de l'armée.

 

Au centre, un français et un turc s'arrachent un étendard, leurs chevaux abattus n'ont pas encore eu le temps de se relever. Le côté gauche de la toile est occupé par un petit groupe de soldats isolés, entourés de cadavres et qui se défendent héroïquement contre une nuée de cavaliers ennemis. Tous ces groupes sont liés par l'habile disposition des grandes lignes de la composition, par l'harmonie d'un coloris vrai et soutenu. L'exactitude des dispositions stratégiques et de la topographie, la vérité des portraits, des costumes, de cette lumière d'Orient, qui baigne toute la toile, obscurcie çà et là de nuages de poudre, font de ce tableau une des plus belles pages d'histoire. Gros peint dans ce tableau la violence des combats en désaccord avec son maitre Jacques-Louis David. Il y a un intérêt pour les détails horribles, là où David représentait un Jean-Paul Marat déjà mort dans son tableau La Mort de Marat: Gros peint par exemple un homme qui transperce de son épée un mamelouk. La forte présence de couleur rouge renforce cette sensation de violence, de sang dans ce tableau.

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Août 2012

Goya la famille de charles IV

 

Le 25 juin 1786, Francisco de Goya est nommé peintre du roi d'Espagne avant de recevoir une nouvelle commande de cartons de tapisseries pour la salle à manger royale et la chambre à coucher des infantes du Prado. Cette tâche, qui l'occupa jusqu'en 1792, lui donna l'occasion d'introduire certains traits de satire sociale (évidents dans Le Pantin ou Le Mariage) qui tranchent déjà fortement avec les scènes galantes ou complaisantes des cartons réalisés dans les années 1770.

 

C'est au tournant du siècle que Goya réalisa ses plus fameux chefs-d'œuvre.

 

Parmi ceux-ci, il faut inclure plusieurs commandes royales, telles que la coupole de la chapelle royale de San Antonio de la Florida, à Madrid (1798) ou le célèbre portrait de groupe de La famille de Charles IV (1800), où le peintre rend hommage aux Ménines de Vélazquez. Il est alors à l'apogée de sa carrière et le titre de Premier peintre de la Chambre vient enfin récompenser ses efforts. Il travailla également pour l'ambitieux Manuel Godoy, dont il immortalisa la maîtresse et future femme Pepita Tudó sous les traits de la sulfureuse Maja nue (v. 1799-1800) et de la Maja vêtue.

 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 11 Juillet 2012

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Qu’un vol de papillons sans se poser traverse

Jouant sur la tristesse ou dansant sur les flots.

Rêve, aime, souffre, crie, apaise, charme ou berce,

Toujours tu fais courir entre chaque douleur

L’oubli vertigineux et doux de ton caprice

Comme les papillons volent de fleur en fleur ;

De ton chagrin alors ta joie est la complice :

L’ardeur du tourbillon accroît la soif des pleurs.

De la lune et des eaux pâle et doux camarade,

Prince du désespoir ou grand seigneur trahi,

Tu t’exaltes encore, plus beau d’être pâli,

Du soleil inondant ta chambre de malade

Qui pleure à lui sourire et souffre de le voir …

Sourire du regret et larmes de l’Espoir ! "

 

Proust

 

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Publié le 5 Juillet 2012

Delacroix - Dernières paroles de Marc-Aurèle

Delacroix - Dernières paroles de Marc-Aurèle

 

" Marc-Aurèle lègue son fils aux stoïciens. – Il est à moitié nu et mourant, et présente le jeune Commode, jeune, rose, mou et voluptueux et qui a l’air de s’ennuyer, à ses sévères amis groupés autour de lui dans des attitudes désolées.

Tableau splendide, magnifique, sublime, incompris. – Un critique connu a fait au peintre un grand éloge d’avoir placé Commode, c'est-à-dire l’avenir, dans la lumière ; les stoïciens, c'est-à-dire le passé, dans l’ombre ; - que d’esprit ! Excepté deux figures dans la demi-teinte, tous les personnages ont leur portion de lumière. (…)

Nous sommes ici en plein Delacroix, c’est-à-dire que nous avons devant les yeux l’un des spécimens les plus complets de ce que peut le génie dans la peinture.

Cette couleur est d’une science incomparable, il n’y a pas une seule faute, - et, néanmoins, ce ne sont que tours de force – tours de force invisible à l’œil inattentif, car l’harmonie est sourde et profonde ; la couleur, loin de perdre son originalité cruelle dans cette science, nouvelle et plus complète, est toujours sanguinaire et terrible. – Cette pondération du vert et du rouge plaît à notre âme. M. Delacroix a même introduit dans ce tableau, à ce que nous croyons du moins, quelques tons dont il n’avait pas encore l’usage habituel. – Ils se font bien valoir les uns les autres. – Le fond est aussi sérieux qu’il le fallait pour un pareil sujet. (…) "

 

Baudelaire, Salon de 1846.

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Juin 2012

chasseriau Le Calife de Constantine suivi de son escorte

 

" Ce tableau séduit tout d’abord par sa composition. – Cette défilade de chevaux et ces grands cavaliers ont quelque chose qui rappelle l’audace naïve de grand maîtres. – Mais pour qui a suivi avec soin les études de M. Chassériau, il est évident que bien des révolutions s’agitent encore dans ce jeune esprit, et que la lutte n’est pas finie.

 

La position qu’il veut se créer entre Ingres, dont il est élève, et Delacroix qu’il cherche à détrousser, a quelque chose d’équivoque pour tout le monde et d’embarrassant pour lui-même. Que M. Chassériau trouve son bien dans Delacroix, c’est tout simple ; mais que, malgré tout son talent et l’expérience précoce qu’il a acquise, il le laisse si bien voir, là est le mal. Ainsi, il y a dans ce tableau des contradictions. – En certains endroits c’est déjà de la couleur, en d’autres ce n’est encore que coloriage – et néanmoins l’aspect en est agréable, et la composition, nous nous plaisons à le répéter, excellente.

 

Déjà, dans les illustrations d’Othello, tout le monde avait remarqué la préoccupation d’imiter Delacroix. – Mais, avec des goûts aussi distingués et un esprit aussi actif que celui de M. Chassériau, il y a tout lieu d’espérer qu’il deviendra un peintre, et un peintre éminent. "

 

Baudelaire, Salon de 1845.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 9 Juin 2012

gericault grec sur un rocher

Théodore Géricault, Jeune Grec en costume moderne assis sur un rocher: Aix-en-Provence, musée Granet

 

Illustration: visipix;com

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Juin 2012

 


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La madeleine dans le désert  

 

" C’est un tête de femme renversée dans un cadre très étroit. - à droite dans le haut, un petit bout de ciel ou de rocher – quelque chose de bleu ;- les yeux de la Madelaine sont fermés, la bouche est molle et languissante, les cheveux épars. Nul, à moins de la voir, ne peut imaginer ce que l’artiste a mis de poésie intime, mystérieuse et romantique dans cette simple tête. Elle est peinte presque par hachures comme beaucoup de peinture de M. Delacroix ; les tons, loin d’être éclatants ou intenses, sont très doux et très modérés ; l’aspect est presque gris, mais d’une harmonie parfaite. Ce tableau nous démontre une vérité soupçonnée depuis longtemps et plus claire encore dans un autre tableau (Le Sultan du Maroc entouré de sa garde)… ; c’est que M. Delacroix est plus fort que jamais, et dans une voie de progrès sans cesse renaissante, c’est-à-dire qu’il est plus que jamais harmoniste. "

 

Baudelaire, Salon de 1846

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 28 Avril 2012

Delacroix Roméo et Juliette

 

" Roméo et Juliette, - sur le balcon, - dans les froides clartés du matin, se tiennent religieusement embrassées par le milieu du corps. Dans cette étreinte violente de l’adieu, Juliette, les mains posées sur les épaules de son amant, rejette la tête en arrière, comme pour respirer, ou par un mouvement d’orgueil et de passion joyeuse. Cette attitude insolite, - car presque tous les peintres collent les bouches des amoureux l’une contre l’autre, - est néanmoins fort naturelle ; - ce mouvement vigoureux de la nuque est particulier aux chiens et aux chats heureux d’être caressés. – Les vapeurs violacées du crépuscule enveloppent cette scène et la paysage romantique qui la complète.

Le succès général de ce tableau et la curiosité qu’il inspire prouvent bien ce que j’ai déjà dit ailleurs – que Delacroix est populaire, quoi qu’en disent les peintres, et qu’il suffira de ne pas éloigner le public de ses œuvres, pour qu’il le soit autant que les peintres inférieurs."

 

Baudelaire, Salon de 1846

 

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Rédigé par rafael

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