romantisme et neogothique

Publié le 9 Septembre 2013

  
                                   

Prêt à partir pour la rive africaine,

Le Cid armé, tout brillant de valeur,

Sur la guitare, aux pieds de sa Chimène,

Chantait ces vers que lui dictait l'honneur :


Chimène a dit : Va combattre le Maure ;

De ce combat surtout reviens vainqueur.

Oui, je croirai que Rodrigue m'adore,

S'il fait céder son amour à l'honneur.

- Donnez, donnez et mon casque et ma lance !

Je veux montrer que Rodrigue a du coeur :

Dans les combats signalant sa vaillance,

Son cri sera pour sa dame et l'honneur.


Maure vanté par ta galanterie,

De tes accents mon noble chant vainqueur

D'Espagne un jour deviendra la folie,

Car il peindra l'amour avec l'honneur.

Dans le vallon de notre Andalousie,

Les vieux chrétiens conteront ma valeur :

Il préféra, diront-ils, à la vie

Son Dieu, son roi, sa Chimène et l'honneur.

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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Septembre 2013

 
                            

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,

Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.

Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,

Tout ce que l’on sent en soi-même.


Elle est belle pour qui la voit,

Elle est bonne à celui qui l’aime,

Elle est juste quand on y croit

Et qu’on la respecte en soi-même.


Regarde le ciel, il te voit,

Embrasse la terre, elle t’aime.

La vérité c’est ce qu’on croit

En la nature c’est toi-même.


George Sand

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Rédigé par rafael

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Publié le 3 Septembre 2013

Les Vieilles, détail, Musée des Beaux-arts de Lille
 

Francisco de Goya (1746-1828) est un peintre espagnol charnière. Sa peinture fait la transition entre la tradition classique et le romantisme du début du XIXe siècle. Goya accompagne son époque, acteur et spectateur de l’histoire mouvementé de son pays il suit les fastes de la famille royale des Bourbons puis la ferveur républicaine, l’invasion française, la résistance espagnole, les massacres, l’épopée napoléonienne, puis la restauration, et le retour de la royauté.


Si sa première période est marqué par une peinture de genre sans grand intérêt, se sont ses portraits de la famille royale qui lui ouvrent de nouveaux horizons, son réalisme sans concessions marque la fin d’une monarchie sans illusions. Mais se sont les œuvres de la fin de sa vie, comme ce tableau les Vielles,  qui sont certainement les plus profondes, emplie de noirceurs et de désespoirs elles dépeignent une humanité désespérante, en proie aux affres du renoncement, de la vieillesse, de la mort et de la douleur.


Goya ouvre la voix à une peinture sans complaisance, à l’opposé de ses premières œuvres, à la limite de l’horreur. Marqué par son époque, par ses massacres, ses illusions perdues et ses renoncements Goya est un précurseur qui saura ouvrir la voie à une peinture sans entrave.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 2 Septembre 2013

 

 

Peintre Allemand né à Greifswald en 1774 et mort à Dresde en 1840, Caspar-David Friedrich est le plus grand des peintres romantiques allemands, symbole d'un mouvement à la fois artistique et culturel.

Peintre du paysage, il va bouleverser les canons habituels de cet art en révélant la profondeur symbolique et spirituelle de ses paysages en leur donnant un sens et un contenu.

Son art de la composition et de la lumière vont lui permettre d'initialiser un dialogue entre l'homme et la nature qui l'entourre.

En opposition avec la vague néo-classique en vogue au début du XIXe siècle, il défendra une vision humaniste et romantique de l'homme, plus tourné vers ce qui fait l'âme de l'Allemagne : ses paysages, ses monuments gothiques.
Il est loin des références à l'antiquité et aux grandes compositions néo-classiques qui servent un certain discours politique.


Ses tableaux intimistes de sa première période (1809-1818) témoignent de son goût pour la solitude, les vastes espaces et les ambiances nocturnes.

Un voyageur contemplant une mer de nuages (1818, Kunsthalle, Hambourg), L'abbaye dans un bois (1809-1810, Staaliche Museum, Berlin).


En 1815, il part en voyage en Baltique et découvre de nouveaux paysages qui vont ouvrir un nouveau champs d'expression. De nouveaux sujets apparaissent : les paysages polaires et de hautes montagnes et la confrontation de l'homme avec l'échelle inhumaine de la nature. Montagnes et espaces infinis introduisent une certaine mélancolie dans ses compositions, mélancolie proprement romantique. Le Naufrage (1824, Kunsthalle, Hambourg),


Protégé par la maison de Prusse, il connut une grande notoriété de son vivant. Il était professeur et membre de l'Académie de Dresde.
Oublié après sa mort, il fut redécouvert au début du XXe siècle et, aujourd'hui, il est reconnu comme l'un des plus grands peintres allemands.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 1 Septembre 2013

Delacroix la mort de SardanapaleMusée du Louvre, Paris
 

Ce tableau confirme le désir de Delacroix de s’inscrire dans la lignée des maîtres tout en se permettant des audaces. La fusion de la couleur et de l’arabesque et l’énergie qui s'en dégage, peuvent occulter, à première vue, la méthodique et douloureuse préparation qui a précédé l’exécution. Magnifique et si gigantesque qu’il échappe aux petites vues, selon Victor Hugo, il marque un tournant décisif dans la carrière de l’artiste et de son époque.

 

Sardanapale est un roi légendaire de Ninive en Assyrie qui aurait vécu de 661 à 631 av. J.-C. Il serait une mythologisation d'Assurbanipal, un roi très cultivé, peu belliqueux. L'autre possibilté est que Sardanapale soit le frère d'Assurbanipal, que ce dernier avait chargé de gouverner Babylone. Sardanapale avait ensuite intrigué contre Assurbanipal, ce qui avait poussé celui-ci à faire le siège de Babylone pour le punir (650-648). Lorsque Sardanapale sentit la défaite approcher, il décida de mourir avec toutes ses femmes et ses chevaux et d'incendier son palais.

 Delacroix la mort de Sardanapale (3)

 

La scène représentée par Delacroix raconte l’épisode dramatique de la mort du souverain, dont la capitale est assiégée sans aucun espoir de délivrance et qui décide de se suicider en compagnie de ses esclaves et de ses favorites, après avoir brûlé sa ville pour empêcher l'ennemi de profiter de son bien. Delacroix éprouva le besoin de fournir quelques explications lorsque la toile fut exposée la première fois :

 

« Les révoltés l’assiégèrent dans son palais... Couché sur un lit superbe, au sommet d’un immense bûcher, Sardanapale donne l’ordre à ses eunuques et aux officiers du palais d’égorger ses femmes, ses pages, jusqu’à ses chevaux et ses chiens favoris ; aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre. »

 

Le poète anglais Lord Byron, l'un des écrivains phare du romantisme, avait publié en 1821 en Angleterre un drame — Sardanapalus — traduit en France dès 1822. Certains historiens pensent que Delacroix y aurait puisé son inspiration. Le poème raconte la fin tragique de ce roi légendaire d’Assyrie, qui, voyant le pouvoir lui échapper à la suite d’une conspiration, choisit, lorsqu'il se rendit compte que sa défaite était inéluctable, de se jeter en compagnie de sa favorite, Myrrha, une esclave ionienne, dans les flammes d’un gigantesque bûcher. Si Delacroix semble bien avoir repris la trame générale du drame de Byron — on reconnaît Myrrha dans la femme à demi allongée sur le lit aux pieds du monarque — il semble en revanche avoir emprunté l’holocauste des femmes, des chevaux et du trésor à un autre auteur, antique cette fois, Diodore de Sicile, qui, dans sa Bibliothèque historique, raconte une scène analogue : « Pour ne pas se retrouver prisonnier de l’ennemi, il fit installer dans son palais un gigantesque bûcher sur lequel il plaça son or, son argent et tous ses habits de monarque ; s’enfermant avec ses femmes et ses eunuques dans un espace aménagé au milieu du bûcher, il se laissa ainsi brûler avec ses gens et son palais. »

 

 Delacroix la mort de Sardanapale (2)

 

L’œuvre fut exposée au Salon de 1827, salon où Ingres exposa L'Apothéose d'Homère. Elle fut beaucoup plus mal accueillie que Scènes des massacres de Scio (1824) exposée deux ans plus tôt, qui avait déjà fait scandale et promu Delacroix au rang de chef de file de l'école romantique en peinture. Face à l’œuvre d’Ingres, La Mort de Sardanapale provoqua un nouveau scandale et fut rejetée par la majorité des critiques. Victor Hugo, une nouvelle fois clairvoyant, fut un des seuls à ne pas condamner la démesure exprimée par Delacroix, son rejet du Beau, et la cruauté de la scène contemplée par un tyran esthète à mille lieues des exemples néoclassiques de vertu.

 

La composition, violente comme l’événement, est proche des tableaux des peintres anglais Turner, William Etty ou John Martin par le sujet, le décor architectural, la facture et la tension dramatiques, l’effet de lumière théâtral et les gestes d’effroi. Elle étonne aussi par l’audace du plan tronqué vu en contre-plongée, l’effet de lumière et de notes claires et fraîches qui exhaussent le cœur de l’action. Le faisceau des flammes du bûcher la traverse en diagonale du bas à droite vers le haut à gauche, modèle les corps en proie à un spasme sensuel en passant graduellement des rouges profonds aux roses nacrés sur lesquels se détachent la chair laiteuse des torses et le blanc cru du drapé du roi.

 

 

Delacroix la mort de Sardanapale (4)

 

La ville brûle au loin et le palais semble emporté dans un flot furieux où se perd toute notion de hiérarchie, de genre, d’espèce et de rang. N’obéissant plus à aucune logique, maîtres, soldats, esclaves, femmes, hommes, animaux, corps, objets, attitudes, mouvements, matières, la vie, la mort, s’enchevêtrent dans un magma pathétique. Ces êtres que le refus orgueilleux du reniement jette brutalement dans la fournaise, rappellent certains personnages bibliques, les groupes de figures de La Vie d’Alexandre de Charles le Brun ou le massacre des princes dans Les funérailles de Patrocle de Jacques Louis David.

 

Opposées à l’immobilité du maître, pareilles à celles de Corrège ou de Rubens, convulsées d’horreur, les femmes se donnent la mort avant d’être égorgées par officiers et esclaves. Au pied du roi, gît Myrrha, le dos nu, la tête et les bras écartés sur le lit ; en face d’elle, un garde s’apprête à tuer de son épée une esclave aux épaules dénudées. A droite à la base du faisceau où s’accordent des tons riches, sourds et raffinés, en écho au couple royal, un garde tue une esclave, la plus voluptueuse, nacrée et dorée, pareille aux néréides de Rubens de la galerie Médicis du Louvre.


Source: site du Musée du Louvre, Wikipédia
 

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Rédigé par rafael

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Publié le 27 Août 2013

Delacroix Massacres de Scio

Musée du Louvre, Paris. 1824.

 

Dans ce tableau Delacroix se démarque de la peinture d’histoire telle que David ou Gros la concevaient encore : la scène s’articule autour de deux groupes qui s’opposent, l’un à gauche, ramassé sur lui-même, l’autre à droite, subissant la violence du rapt. Il ne montre ni le moment de la bataille ni celui de la victoire, mais les conséquences d’une politique de domination : toute une population réduite en esclavage. Ce parti audacieux met l’accent sur le pathétique, sur la volonté d’exprimer la souffrance humaine, en somme sur une interprétation subjective des témoignages et récits sur cette guerre.

« Ces horribles scènes, rapporte Théophile Gautier, cette couleur violente, cette furie de brosse, soulevaient l’indignation des classiques dont la perruque frémissait […] et enthousiasmaient les jeunes peintres » : la toile, au Salon de 1824, conforta la querelle du romantisme. Elle peut aussi être interprétée comme un geste politique dans cette France où des comités philhellènes se constituent pour demander aux gouvernements d’intervenir et de mettre fin à l’oppression. Ce sera chose faite en 1827, et l’indépendance grecque sera enfin reconnue en 1830.

 

Delacroix Massacres de Scio detail (2)Delacroix Massacres de Scio detail

 

Deux grandes masses se répondent : le groupe des Grecs hagards et meurtris à gauche, le fougueux cavalier Turc à droite, seul rappel immédiat de l’action militaire – des combats se déroulent encore au second plan, dans le vaste paysage coloré. Delacroix dispose au premier plan des personnages prostrés et insiste sur leur résignation. Ces hommes et ces femmes, seuls ou par groupes de deux, sont isolés dans leur souffrance ou dans l’attente. Nul détail ne laisse entrevoir la possibilité d’une action commune ou d’une intervention salvatrice. La nature aride et la ligne d’horizon élevée accentuent encore le sentiment de fatalité qui pèse sur les vaincus.

 

Histoire:

La guerre d’indépendance des Grecs contre l’occupant Turc débuta en 1820 et suscita l’enthousiasme des européens progressistes ; nombreux furent ceux qui s’engagèrent aux côtés des Grecs, tel le poète romantique anglais Byron, fort admiré par Delacroix, et qui mourut en 1824 à Missolonghi. Dès le 15 septembre 1821, Delacroix se « propose de faire pour le Salon prochain un tableau dont je prendrai le sujet dans les guerres récentes des Turcs et des Grecs. Je crois que dans les circonstances, si d’ailleurs il y a quelque mérite dans l’exécution, ce sera un moyen de me faire distinguer » (Correspondance, I, p. 132). Toutefois, c’est seulement en mai 1823 qu’il note dans son Journal (I, p. 32) : « Samedi je me suis décidé à faire pour le Salon des Scènes du Massacre de Scio ». En avril 1822 s’étaient déroulés en effet les dramatiques massacres des habitants de l’île de Scio. On dénombra environ vingt mille morts et le reste de la population fut emmené en esclavage.

Source: http://www.louvre.fr

Photos: Lankaart (c)

 

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Publié le 5 Août 2013

Rossetti Die Geliebte

The Beloved (The Bride, 1865 Tate gallery Londres

 

Peintre et poète anglais, Rossetti (1828-1882) fonde après ses études la Confrérie préraphaélite avec Hunt et Millais. 

En 1847, Hunt, Rossetti et Millais débattirent dans l'atelier de ce dernier, de l'une des œuvres les plus représentatives du talent de l'artiste Raphaël, La Transfiguration (Vatican, Rome). « Nous la condamnions pour son dédain grandiose de la simplicité et de la vérité, pour les poses pompeuses des Apôtres et les attitudes du Sauveur, contraires à une spiritualité vraie ». Ce tableau avait, à leurs yeux, marqué un pas décisif vers la décadence de l'art à l'époque de la Renaissance italienne.

Les préraphaélites avaient, entre autres, pour dessein de rendre à l’art un but fonctionnel et édifiant : leurs œuvres avaient pour fonction d’être morales. Mais cela n’excluait pas leur désir d’esthétisme. Le but de ces artistes était de s’adresser à toutes les facultés de l’Homme : son esprit, son intelligence, sa mémoire, sa conscience, son cœur… et non pas seulement à ce que l’œil voit.

 

Rossetti dessins marianne

 

De tempérament mystique Rossetti traite volontiers de sujets se rattachant aux légendes médiévals et à la littérature. De 1850 à 1858 il exécute surtout des aquarelles et des dessins empruntant ses sujets à Dante, Shakespeare ou Browning. Puis vers 1856 il se consacre à l'illustration du cycle du roi Arthur. Il rencontre en 1854 l'écrvain Ruskin quile soutient et lui ouvre les portes du marché de l'art. Sa passion pour Elisabeth Siddal, dont il fait de nombreux portraits lui inspire l'émouvant tableau: Beata Beatrix.

 

Rossetti Beata Beatrice

Beata Beatrix, 1864, Tate Gallery Londres.

 

De part sa sensibilité et l'originalité de sa vision Rossetti annonce l'émergence de l'Art Nouveau qu'il influença en partie. A partir de 1866 jusqu'à sa mort ses toiles traduisent une anxiétés qu'il exprime aussi dans de nombreux poémes.

 

Rossetti monna

Monna Vanna 1866, Tate Britain Londres.

 

Rossetti femme assise

 

Rossetti portrait The blue Bower

 

Sources: DA

Illustrations: Visipix.com

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Publié le 11 Juillet 2013

constable stratford-mill

Stratford Mill. Londres. National Gallery. 1820.

 

Peintre anglais né à Londres en 1776, John Constable fut célébré en France après sa participation au Salon de 1824 pour ses paysages, il y impressionna notamment Delacroix et Géricault. 

Pourtant en 1821 quand Constable présente son tableau Strastford Mill il essuie les critiques du public. Pendant deux ans il travaille uniquement sur les effets du temps, les variations météorologiques pour enfin peindre le tableau La Charette de foin qui va avoir un succès important en France.

 

constable la charette de foin

La Charette de foin. Londres National Gallery. 1821.

Source: DA. Art

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Publié le 14 Juin 2013

delacroix aquarelle chasse au lion

Chasse au lion

 

Le voyage que Delacroix a effectué en Afrique du Nord de fin janvier à juillet 1832 est primordial pour sa technique et son esthétique. Il en rapporte sept carnets constituant le journal de son voyage, dont il ne reste plus que quatre exemplaires (trois sont conservés au musée du Louvre et un, au musée Condé de Chantilly) et quelques 800 feuilles. Ils permettent de suivre pas à pas le périple africain du peintre. Il a peint en tout plus de quatre-vingts peintures sur des thèmes orientaux, notamment Les Femmes d'Alger dans leur appartement (1834, musée du Louvre), La Noce juive au Maroc (1841, musée du Louvre), Le Sultan du Maroc (1845, musée des Augustins de Toulouse).

 

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delacroix croquis maroc 7delacroix croquis maroc 8

 

Ce voyage permettait à Delacroix, qui n'avait jamais été en Italie, de retrouver « l’Antiquité vivante ». La lettre, qu’il adresse à jean-Baptiste Pierret le 29 janvier, est très éloquente à ce sujet : « Imagine mon ami ce que c’est que de voir couchés au soleil, se promenant dans les rues, raccommodant des savates, des personnages consulaires, des Caton, des Brutus, auxquels il ne manque même pas l’air dédaigneux que devaient avoir les maîtres du monde… ».

 

delacroix aquerelle meknes

Cavaliers Meknes

 

delacroix croquis maroc 1delacroix croquis maroc 4

 

delacroix croquis maroc paysagedelacroix croquis maroc pont
delacroix croquis maroc sellesDelacroix maroc belle

 

delacroix baie de tanger

Baie de Tanger

 

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delacroix croquis maroc etudesdelacroix croquis maroc femme juive assise
delacroix croquis maroc tentesdelacroix croquis maroc ville

 

 

Delacroix maroc (5)

 

Source: Wikipedia

Illustrations: visipix.com

 

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Publié le 13 Juin 2013

 

Delacroix - Le Sultan du Maroc entouré de sa garde

 

Musée des Beaux-arts de Dijon.

 

" Voilà le tableau dont nous voulions parler tout à l’heure quand nous affirmions que M. Delacroix avait progressé dans la science de l’harmonie. – En effet, déploya-t-on jamais en aucun temps une plus grande coquetterie musicale ? Véronèse fut-il jamais plus féerique ? Fit-on jamais chanter sur une toile de plus capricieuses mélodies ? un plus prodigieux accord de tons nouveaux, inconnus, délicats, charmants ? Nous en appelons à la bonne foi de quiconque connaît son vieux Louvre ; - qu’on cite un tableau de grand coloriste, où la couleur ait autant d’esprit que dans celui de M. Delacroix. – Nous savons que nous serons compris d’un petit nombre, mais cela nous suffit. – Ce tableau est si harmonieux, malgré la splendeur des tons, qu’il en est gris – gris comme la nature – gris comme l’atmosphère de l’été, quand le soleil étend comme un crépuscule de poussière tremblante sur chaque objet. – Aussi ne l’aperçoit-on pas du premier coup ; - ses voisins l’assomment. – La composition est excellente ; - elle a quelque chose d’inattendu parce qu’elle est vraie et naturelle. "

 

Baudelaire, Salon de 1845.

 delacroix etudes pour le sultan du maroc

Etude

 

delacroix etudes pour le sultan du maroc 2

Etude

 

delacroix etudes pour le sultan du maroc 3

Etude

Illustrations: http://www.louvre.fr

 

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