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Publié le 13 Septembre 2016

Yasmina Khadra

Yasmina Khadra est le nom de plume de l'écrivain algérien Mohammed Moulessehoul né le 10 janvier 1955 à Kenadsa dans la wilaya de Bechar dans le Sahara algérien. Ce pseudonyme est composé des deux prénoms de son épouse.

Mohammed Moulessehoul a publié trois recueils de nouvelles et trois romans sous son propre nom de 1984 à 1989 et obtient plusieurs prix littéraires, parmi lesquels celui du Fonds international pour la promotion de la culture (de l'UNESCO) en 1993. Pour échapper au Comité de censure militaire, institué en 1988, il opte pour la clandestinité et publie son roman Le Dingue au bistouri (éditions Laphomic-Alger 1989), le premier dans la série des « Commissaire Llob ». Il écrit pendant onze ans sous différents pseudonymes et collabore à plusieurs journaux algériens et étrangers pour défendre les écrivains algériens. En 1997 paraît en France, chez l'éditeur parisien Baleine, Morituri qui le révèle au grand public, sous le pseudonyme Yasmina Khadra.

Il opte définitivement pour ce pseudonyme, qui sont les deux prénoms de son épouse, laquelle en porte un troisième, Amel en hommage à Amel Eldjazaïri, petite-fille de l'Emir Abdelkader. En réalité, sa femme s'appelle Yamina et c'est son éditeur qui a rajouté un « s », pensant corriger une erreur. Il explique ce choix :

« Mon épouse m'a soutenu et m'a permis de surmonter toutes les épreuves qui ont jalonné ma vie. En portant ses prénoms comme des lauriers, c'est ma façon de lui rester redevable. Sans elle, j'aurais abandonné. C'est elle qui m'a donné le courage de transgresser les interdits. Lorsque je lui ai parlé de la censure militaire, elle s'est portée volontaire pour signer à ma place mes contrats d'édition et m'a dit cette phrase qui restera biblique pour moi : “Tu m'as donné ton nom pour la vie. Je te donne le mien pour la postérité”. »

Il fait valoir ses droits à la retraite et quitte l'armée algérienne en 2000 pour se consacrer à l'écriture et ne révèle son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman autobiographique L'Écrivain et son identité tout entière dans L'Imposture des mots en 2002. À cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.

Il acquiert sa renommée internationale avec les romans noirs du commissaire Brahim Llob : Morituri, adapté au cinéma en 2007 par Okacha Touita, Double Blanc et L'Automne des chimères. Llob est un incorruptible, dans un Alger dévoré par le fanatisme et les luttes de pouvoir. Son Algérie saigne à plaies ouvertes et cela révolte le commissaire. Llob n'hésite donc pas à prendre le risque de fouiner dans les hautes sphères de la société, ce qui lui vaut bien vite la sympathie du lecteur. Cette série s'enrichit en 2004 d'un autre roman, La Part du mort.

Khadra illustre également « le dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident » avec les trois romans : Les Hirondelles de Kaboul, qui raconte l'histoire de deux couples afghans sous le régime des Talibans ; L'Attentat, roman dans lequel un médecin arabe, Amine, intégré en Israël, recherche la vérité sur sa femme kamikaze ; Les Sirènes de Bagdad relate le désarroi d'un jeune bédouin irakien poussé à bout par l'accumulation de bavures commises par les troupes américaines.

L'Attentat

Amine, chirurgien israélien d’origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d’origine et son peuple d’adoption, et s’est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu’il adore. Jusqu’au jour où, au cœur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l’attentat, avec pour tout réconfort l’espoir de trouver le soir l’apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n’est pas là. C’est à l’hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu’il apprend la nouvelle terrifiante : non seulement il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l’accuse elle, Sihem, d’être la kamikaze… Amine ne peut tout d’abord admettre que sa femme, qui n’a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l’impossible quand il reçoit le mot qu’elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s’efforce de rencontrer tous ceux qui l’ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu’il ne peut pas entendre.

Dieu n'habite pas La Havane

À l'heure où le régime castriste s'essouffle, " Don Fuego " chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd'hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille " rousse et belle comme une flamme ", dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle.
Chant dédié aux fabuleuses destinées contrariées par le sort, Dieu n'habite pas La Havane est aussi un voyage au pays de tous les paradoxes et de tous les rêves. Alliant la maîtrise et le souffle d'un Steinbeck contemporain, Yasmina Khadra mène une réflexion nostalgique sur la jeunesse perdue, sans cesse contrebalancée par la jubilation de chanter, de danser et de croire en des lendemains heureux.

Les hirondelles de Kaboul

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

À quoi rêvent les loups

Alger - fin des années 1980.
Parce que les islamistes qui recrutent dans l'énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su lui donner le sentiment que sa vie peut avoir un sens ;
parce que la confusion mentale dans laquelle il est plongé l'a conduit à s'opposer à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères ;
parce que la guerre civile qui oppose les militaires et les bandes armées islamistes est d'une violence incroyable, l'abominable est devenu concevable et il l'a commis.

Les sirènes de Bagdad

Kafr Karam. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux. Mais le conflit va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l'honneur ne sont pas des mots vides de sens. Quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu'un Bédouin a de plus sacré, alors s'ouvre le temps de la colère et de la riposte. Seul le sang pourra laver ce qui a été souillé...

 

Wikipedia, Amazon (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANS XXIe

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Publié le 11 Septembre 2016

Laurent Gaudé

Laurent Gaudé est né le 6 juillet 1972 à Paris, c’est l’un des écrivains français les plus talentueux de sa génération. Il a obtenu le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires avec La Mort du roi Tsongor en 2002. Et en 2004, il est lauréat du prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta.

Sa première pièce de théatre, Combat de possédés, paraît en 1999. Elle sera jouée en Allemagne et lue au Royal National Theatre de Londres. La seconde pièce de Laurent Gaudé, publiée en 2000, est Onysos le Furieux, Il s'agit d'un monologue épique, écrit en seulement 10 jours au printemps 1996. Laurent Gaudé a aussi écrit d'autres pièces de théâtre dont Pluie de Cendres, Cendres sur les mains, Médée Kali, ou encore Le Tigre bleu de l'Euphrate.

En 2002, La Mort du roi Tsongor, son deuxième roman, lui vaut d'être cité pour le prix Goncourt et surtout d'être récompensé par le prix Goncourt des lycéens et le prix des libraires. Deux ans plus tard, il remporte le prix Goncourt ainsi que le prix du jury Jean-Giono avec son roman Le Soleil des Scorta qui sera également un succès de librairie (80 000 exemplaires vendus entre la parution du roman et l'attribution du prix Goncourt en 2004).

La Mort du roi Tsangor

Ce roman tragique raconte l'histoire du suicide d’un roi face à la guerre et l’amour. L'histoire folle de deux hommes qui s’affrontent pour une femme, Samilla,  dans un décor et un lieu hors du temps, hors du monde.  Evocation des tragédies grecques, ce roman marque le début de la carrière de Laurent Gaudé.

Ecoutez nos défaites

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d'élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d'une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l'envahisseur fasciste... Un roman inquiet et mélancolique qui constate l'inanité de toute conquête et proclame que seules l'humanité et la beauté valent la peine qu'on meure pour elles.

Le Soleil des Scorta

Le Soleil des Scorta est un roman écrit par Laurent Gaudé publié chez Actes Sud le 1er août 2004 et ayant remporté le prix Goncourt la même année, constituant le premier prix prestigieux obtenu par les éditions Actes Sud. Ce roman a également reçu le prix du roman populiste et le prix du jury Jean-Giono en 2004.

Le massif du Gargano dans les Pouilles – qui constitue le décor rude et aride du roman – et en particulier les villes de Monte Sant'Angelo et surtout de Peschici, où réside une partie de l'année Laurent Gaudé et dont la femme est originaire1, ont servi de source d'inspiration à l'auteur pour décrire la vie quotidienne d'un petit village du sud de l'Italie. Le roman reçoit un excellent accueil auprès du public et des libraires avant d'être récompensé par le prix Goncourt en novembre 20042.

La Porte des Enfers

Au sujet de la genèse de son roman, Laurent Gaudé a déclaré : « Je m'étais fixé un pari : me lancer dans un livre dont le sujet principal serait une descente aux enfers alors que le début du roman se déroulerait dans un monde contemporain, réaliste au possible ». L'auteur a précisé que ce qui l'a intéressé était aussi de décrire sa propre vision des enfers dans ce roman, sans se baser sur les récits chrétiens, bouddhistes, ou autres.

 

« Les quarantaines de pages qui concernent la descente aux enfers, je les ai écrites rapidement, joyeusement et avec plaisir ». Cependant, l'auteur a beaucoup travaillé toute la partie du roman précédant cette séquence, pour que le lecteur aborde la descente aux Enfers « en y croyant » : l'enchaînement des évènements a été modifié plusieurs fois. L'un des éléments retenus a été d'introduire des personnages étranges s'exprimant avec conviction sur des sujets en lien avec la mythologie, comme le professore Provolone.

 

Questionné sur la violence de certaines séquences de son roman, Laurent Gaudé a déclaré : « d'un point de vue littéraire, de la force des images et de la densité, je trouvais qu'il fallait quelque chose de très rude pour commencer l'histoire [référence au sort que subit Toto Cullacio]. Comme un écho à l'émotion que provoque la mort absolument absurde, injuste et révoltante de cet enfant ».

Pour seul cortège

Alexandre se meurt, Alexandre n'est plus. L'empire vacille, tout gravite pour quelque temps encore autour de la figure vénérée et de son corps sans vie. Les voix entrecroisées des vivants et des morts font entendre le souvenir des combats partagés, des conquêtes glorieuses, des rêves inachevés. Les proches parents craignent pour leur vie, les proches combattants convoitent les dépouilles de l'empire, et le fidèle Ericleops, dépêché par l'empereur, trouvera, au-delà de sa propre mort le chemin du Gange et de l'ultime conquête.

Eldorado

Ce roman a été écrit par Laurent Gaudé immédiatement après l'obtention du prix Goncourt en 2004 pour Le Soleil des Scorta. Il met en scène à nouveau le sud de l'Italie, cette fois-ci il décrit  le phénomène d'immigration clandestine en provenance d'Afrique du Nord vers l'île italienne de Lampedusa qui a pris de l'ampleur à partir de 2004-2005.

 

Le roman est divisé en treize chapitres qui entremêlent alternativement les histoires des différents protagonistes.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ROMANS XXIe

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