rococo

Publié le 25 Août 2012

Solimena Assumption

 

La composition des tableaux de Francesco Solimena (1657 - 1747), dit l'Abbate Ciccio ou l'Abbé Ciccio est souvent soulignée par des éléments architecturaux (marches, arches, balustrades, colonnes) qui concentrent l'attention sur les personnages, de même que le jeu d'ombres et de lumières des étoffes.

 

Les historiens d'art ont pris plaisir à identifier les nombreux modèles qu'il avait imité dans ses compositions. Ses nombreuses études préparatoires mélangent souvent plusieurs techniques telles que des dessins à l'encre et à la plume, de la craie et des lavis d'aquarelle.

 

Solimena debora et barak

 

 

À partir des années 1680, Francesco Solimena s'approprie l'expérience chromatiste de Luca Giordano, élève de José de Ribera, qui avait assimilé les expérimentations picturales les plus diverses de l'Italie de l'époque et permis l'éclosion de la peinture baroque napolitaine. Francesco Solimena sera son héritier, ainsi que ses élèves Corrado Giaquinto et Sebastiano Conca. À partir de 1690, il revient aux exemples du baroque vigoureux et expressif de Mattia Preti et il commencera à Naples, au début du XVIIIe siècle une période artistique majeure : celle du rococo comme épuisement du baroque, mais aussi comme celle de la victoire du siècle des lumières, de la raison et du raisonnable opposée à l'arbitraire, à l'imagination et au luxe effréné. Au début du XVIIIe siècle, il s'oriente vers de vastes compositions solennelles, aux sujets sacrés ou profanes, et aux tons formels et, à partir des années 1730, revient presque à sa fougue juvénile avec une peinture néobaroque, retrouvant une bouleversante intensité visuelle.

 

Solimena le rapt d'aurore

 

Francesco Solimena a exercé une influence considérable sur les peintres des plus jeunes générations de Naples mais aussi de toute l'Europe centrale. Il a servi d'exemple aux générations naissantes et notamment Jean Honoré Fragonard, Francisco Goya et François Boucher qui s'inspirèrent abondamment de ses œuvres.

 

Grâce à lui, en un siècle, la peinture est passée à Naples des clairs-obscurs héroïques du Caravage et de Giovanni Battista Caracciolo aux scénographies lumineuses et cette ville a quitté son statut de centre artistique périphérique pour devenir une des capitales européennes de la peinture.

 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 21 Août 2012

Chardin le bocal d'olives

 

« C'est que ce vase de porcelaine est de la porcelaine ; c'est que ces olives sont vraiment séparées de l'œil par l'eau dans laquelle elles nagent, c'est qu'il n'y a qu'à prendre ces biscuits et les manger, cette bigarade l'ouvrir et la presser, ce verre de vin et le boire, ces fruits et les peler, ce pâté et y mettre le couteau.

 

C'est celui-ci qui entend l'harmonie des couleurs et des reflets. O Chardin ! Ce n'est pas du blanc, du rouge, du noir que tu broies sur ta palette : c'est la substance même des objets, c'est l'air et la lumière que tu prends à la pointe de ton pinceau et que tu attaches sur la toile.

 

(…) On n'entend rien à cette magie. Ce sont des couches épaisses de couleur appliquées les unes aux autres et dont l'effet transpire de dessous en dessus. D'autres fois, on dirait que c'est une vapeur qu'on a soufflée sur la toile; ailleurs une écume légère qu'on y a jetée. Rubens, Berghem, Greuze, Loutherbourg vous expliqueraient ce faire bien mieux que moi ; tous en feront sentir l'effet à vos yeux. Approchez-vous, tout se brouille, s'aplatit et disparaît ; éloignez-vous, tout se crée et se reproduit.

 

(…) Ah ! Mon ami, crachez sur le rideau d'Apelle et sur les raisins de Zeuxis. On trompe sans peine un artiste impatient et les animaux sont mauvais juges en peinture. N'avons-nous pas vu les oiseaux du jardin du Roi se casser la tête contre la plus mauvaise des perspectives ? Mais c'est vous, c'est moi que Chardin trompera quand il voudra. »

 

Diderot (Salon de 1763)

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Août 2012

Chardin nature morte

 

Les natures mortes de Chardin sont très variés : gibier, fruits, bouquets de fleurs, pots, bocaux, verres, etc. Chardin semble s'intéresser davantage aux volumes et à la composition qu'à un vérisme soucieux du détail, voire des effets de trompe l'œil. Les couleurs sont moins empâtées. Il est plus attentif aux reflets, à la lumière : il travaille parfois à trois tableaux à la fois devant les mêmes objets, pour capter la lumière du matin, du milieu de journée et de l'après-midi.

 

« En un premier temps,l'artiste peint par larges touches qu'il dispose côte à côte sans les fondre entre elles (…) ; après avoir pendant quelques années, vers 1755-1757, multiplié et miniaturisé les objets qu'il éloigne du spectateur, tenté d'organiser des compositions plus ambitieuses, il accordera une place de plus en plus grande aux reflets, aux transparences, au « fondu » ; de plus en plus ce sera l'effet d'ensemble qui préoccupera l'artiste, une vision synthétique qui fera surgir d'une pénombre mystérieuse objets et fruits, résumés dans leur permanence. »

(Pierre Rosenberg, Catalogue de l'Exposition de 1979, p. 296)

 

 Chardin nature morte (2)

 

Chardin lapin

 

Chardin nature morte (3)

 

Chardin nature morte (4)

 

Chardin lapin (2)

 

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Publié le 26 Juillet 2012

Tiepolo la famille de darius et Alexandre (2)

 

Après la bataille d'Issos, Darius parvient à s'enfuir vers l'Euphrate, laissant sa mère, ses épouses et ses enfants aux mains d'Alexandre, dont la magnanimité est grande à leur égard. C'est à ce moment que se situe l'épisode légendaire de la confusion faite par la mère de Darios entre Alexandre et Héphaistion. La défaite de Darios est un déshonneur selon les usages royaux achéménides : dans sa fuite il a abandonné ses insignes royaux (son quadrige, son arc, son bouclier et son manteau). Alexandre entame alors la conquête de la Phénicie et de l'Égypte et remporte ensuite une ultime victoire contre Darius à la bataille de Gaugamèles en 331 av. J.-C..

 

Tiepolo la famille de darius et Alexandre

 

illustration: visipix.com

 

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Publié le 10 Juin 2012

Tiepolo Thetis confort Achille

 

Mythologie:

 

Thétis est la mère de sept fils, elle les plonge dans le feu pour les défaire de leur nature mortelle. Six n'y résistent pas, Achille, le septième, est sauvé par son père. Par la suite, elle se consacre à son fils, tentant de le préserver (en le plongeant dans le Styx, selon certaines traditions) et de l'empêcher de partir à Troie, où elle sait qu'il mourra. Bien qu'elle lui ait expliqué le choix qui l'attend (vivre vieux et inconnu, ou mourir jeune mais glorieux), elle échoue.

 

Illustration : visipix.com

 

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Publié le 9 Avril 2012

Joshua Reynolds Lady Worsley

 

Sir Joshua Reynolds, peintre de l'aristocratie, premier président de la Royal Academy et ami d'écrivains célèbres, a un statut particulier dans l'histoire de l'art anglais. Son œuvre abondante et variée de portraitiste représente un véritable saut qualitatif dans l'évolution de la peinture anglaise. Qu'il s'agisse des traditionnels portraits en pied d'aristocrates, des portraits plus familiers des célébrités du moment ou des toiles représentant des enfants, on y lit la plupart du temps une liberté de la composition, une variété dans la pose, et avant tout une attention nouvelle à la personnalité du modèle, qui hissent le portrait au rang d'un genre majeur en Grande-Bretagne. Certes, on a pu ironiser sur ses emprunts aux maîtres italiens et hollandais, sur son habitude d'idéaliser ses modèles, sur sa technique peu assurée. Mais ces choix sont la conséquence de ses partis pris esthétiques qu'il a clairement formulés dans ses Discours sur l'art, ultime formulation du classicisme issu de la Renaissance. L'œuvre, pourtant, va au-delà des normes si soigneusement prescrites, et contredit à l'occasion les principes si exigeants du professeur. Un sens infaillible de l'élégance ne bride jamais l'invention plastique ou l'expressivité psychologique, dans une série de portraits où s'expriment les valeurs nouvelles d'une société sûre de sa puissance et fière de sa culture et de son goût.

 

Joshua Reynolds Portrait of Angelika Kaufmann

 

Source: http://www.universalis.fr/encyclopedie/joshua-reynolds/

 

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Publié le 6 Avril 2012

Musée du Louvre Paris
 

Hubert Robert (1733-1808) est un peintre voyageur. Après un séjour un séjour à la villa Médicis à Rome, il parcourt l’Italie, dessinant des scènes pittoresques et les ruines nombreuses et grandioses de l’antiquité. Reçu à l’académie en 1766 à Paris, il repart en Provence et en Italie, peignant les mêmes motifs, paysages de ruines ou de grandes constructions monumentales notamment de l’antiquité. Ce sont ces vues qui le rendront célèbres.

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Publié le 5 Avril 2012

Le Nid, Musée du Louvre, Paris

 

François Boucher (1703-1770) est l’un des grands peintres français du XVIIIe. Reçu à l’académie en 1734, ses commandes auprès de la cour vont lui permettre d’imposer un style qui va rapidement se diffuser dans toute l’Europe. Il met à l’honneur la sensualité et le libertinage, offrant à la cour de Louis XV une peinture plus familière, proche des aspirations de l’aristocratie loin du faste écrasant du siècle de Louis XIV. Ses qualités de peintres, sa virtuosité lui permettent de mettre en avant la femme dans des situations très diverses, aussi bien des scène de genre que des évocations antiques, mais toujours avec le souci de faire de celle-ci un être plein de grâce et de sensualité à la porté du monde qui l’entoure, et non un être diaphane et idéalisé appartenant à un autre monde.  Son style subit les critiques, notamment de Diderot,  dès la mort de Mme de Pompadour en 1764. Le Néo-classicisme allait bientôt rejeter cette approche légère et féminine  de la vie.


 

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Publié le 25 Mars 2012

    watteau fete
 
                     Crépuscule grimant les arbres et les faces,
Avec son manteau bleu, sous son masque incertain ;
Poussière de baisers autour des bouches lasses…
Le vague devient tendre, et le tout près, lointain.
La mascarade, autre lointain mélancolique,
Fait le geste d’aimer plus faux, triste et charmant.
Caprice de poète – ou prudence d’amant,
L’amour ayant besoin d’être orné savamment-
Voici barques, goûters, silences et musique.
 
watteau visite à la galerie
 

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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Mars 2012

Diderot, Musée du Louvre Paris
 

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) se présente à l’Académie en 1752, puis part à Rome de 1757 à 1761. A son retour il est reçu à l’Académie en 1765. Sa peinture à son début est jugé libertine et mondaine. En fait Fragonard défend une peinture sensuelle et généreuse, son geste est rapide, ses œuvres flamboyantes, intenses.


 Les deux portraits celui de Diderot et celui de l’abbé sont des preuves incontestables de son génie, on y ressent toute la fougue du peintre, le pinceau survole la toile, le portrait de l’abbé aurait été exécuté en 1 heure par l’artiste, preuve de son génie, de la sureté de son art. On appellera ces portraits, des portraits de fantaisie « fa presto » (exécuté rapidement en italien), la spontanéité est mise à l’honneur. On retrouve dans cette touche la même sensibilité que Frans Halls, cette même fougue. Cette peinture si généreuse accompagne les derniers fastes de la cour, la vague néo-classique porté par David plongera le peintre et sa peinture dans l’oubli.


 

Portrait de fantaisie Musée du Louvre Paris

 

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Rédigé par rafael

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