renaissance france - europe du sud

Publié le 1 Novembre 2012

Jean Cousin Eva prima pandora

 

Eva Prima Pandora de Jean Cousin l'Ancien est une des œuvres majeures de la Renaissance française. Peinte vers 1549 - 1550, elle est aujourd'hui conservée au Musée du Louvre. Il s'agit peut-être du premier nu de l'histoire de la peinture française qui s'inscrit dans la naissance et le développement dans la 2° moitié du XVI° siècle du Maniérisme français autour de l'École de Fontainebleau. Cette œuvre est la seule œuvre de peinture attribuée de manière certaine à l'artiste Jean Cousin, souvent confondu avec son fils et qui est un des deux grands peintres français de la Renaissance.

 

Le sujet du tableau est tout à la fois religieux et mythologique, double référence traditionnelle de la Renaissance. Ici, la femme représente à la fois Eve, la première femme d'après la Bible, mais aussi Pandore.

 

 


Mythologie:

 

Pandore fut créée sur l'ordre de Zeus qui voulait se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée. Elle fut ainsi fabriquée dans de l'argile et de l'eau par Héphaïstos ; Athéna lui donna ensuite la vie, lui apprit l'habileté manuelle (elle lui apprit entre autres l'art du tissage) et l'habilla ; Aphrodite lui donna la beauté ; Apollon lui donna le talent musical, Hermès lui apprit le mensonge et l'art de la persuasion ; enfin Héra lui donna la curiosité et la jalousie.

 

Zeus offrit la main de Pandore à Épiméthée, frère de Prométhée. Bien qu'il eût promis à Prométhée de refuser les cadeaux venant de Zeus, Épiméthée accepta Pandore. Pandore apporta dans ses bagages une boîte mystérieuse que Zeus lui interdit d'ouvrir. Celle-ci contenait tous les maux de l'humanité, notamment la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie, la Passion, ainsi que l'Espérance.

 

Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité qu'Héra lui avait donnée et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir il était hélas trop tard ! Seule l'Espérance, plus lente à réagir, y resta enfermée.

 


 

Jean Cousin s'est probablement inspiré ici de la Vénus d'Urbino du Titien (1538) pour la position du corps et du nu avec un diadème dans les cheveux. Cette représentation italianisante du nu féminin, inspiré de l'école vénitienne rappelle aussi La Dame au bain de François Clouet. Ce bijou, unique ornement du nu (avec le léger drapé qui cache le sexe) est devenu dans la 2° moitié du XVI° siècle une caractéristique du Maniérisme, particulièrement du maniérisme français de l'Ecole de Fontainebleau.

 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 28 Octobre 2012

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (2)

 

L'architecture du château est le fruit de la rencontre entre Antoine de Clermont et Sebastiano Serlio. En effet, bien que l'architecte soit italien, il a su employer les fruits de la tradition française.

Le château est construit selon un plan centré et quadrangulaire. Quatre logis formant un carré sont chacun flanqués d'un pavillon saillant aux angles. Ce plan s'inspire des plans dits en "pi" très utilisés en France à cette époque. Serlio a séparé les deux niveaux d'élévations par une large corniche sur laquelle reposent au second niveau les baies. L'architecte a employé pour le premier niveau l'ordre toscan et au second niveau l'ordre dorique. Sur les deux niveaux, les baies sont encadrées de pilastres engagés. Il faut savoir que jusqu'au xviie siècle, une travée sur deux seulement était ouverte. Serlio voulait créer un rythme alterné entre baies ouvertes et travées aveugles.

Pour la façade de la cour intérieure, Serlio a employé au premier niveau l'ordre corinthien et au second niveau l'ordre composite. Là aussi, il a voulu jouer sur un rythme alterné entre les baies ouvertes et les niches encadrées de pilastres. Ces niches sont ornées d'un coquillage à l'intérieur. Serlio a ouvert une triple arcade au rez de chaussée qui n'est pas sans rappeler celle de la Villa Madame.

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (4)

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (3)Le chateau d'Ancy-le-Franc (5)

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (7)

 

L'intérieur du château renferme des peintures murales d'après des dessins du Primatice ou de Nicolò dell'Abbate, des plafonds à caissons, des boiseries finement sculptées, des ornementations colorées. Notamment deux fresques monumentales illustrant la lutte de Pompée et de César.

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (18)

 

La Galerie de Pharsale abrite l’un des chef-d’œuvres de l'Ecole de Fontainebleau. Elle illustre la bataille de Pharsale qui opposa en 49 av. J-C. les troupes de César et de Pompée. Cette peinture murale exceptionnelle est attribuée à  Niccolo dell’Abate, Ruggiero de Ruggieri et Nicolas de Hoey.

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (16)

 

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Le chateau d'Ancy-le-Franc

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (41)

 

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Le chateau d'Ancy-le-Franc (38)Le chateau d'Ancy-le-Franc (37)

Source: Wikipedia

 

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Publié le 5 Octobre 2012

Primatice l'enlevement d'Helene

Primatice, L'enlèvement d'Hélène.

 

En 1532, Primatice arrive comme substitut de Guilio Romano auprès de François Ier, à qui il présente les modèles de son maître pour la Tenture de Scipion l’Africain. Le roi de France envoie alors Primatice à Bruxelles superviser la transcription de ces petits patrons à l’échelle définitive. La destinée du peintre bolonais est dès lors liée à celle des derniers Valois.

 

Il retrouve à la cour de France un autre italien, Rosso Fiorentino, arrivé en 1530 sur la recommandation de l’Arétin. Fontainebleau est alors un centre artistique en pleine effervescence. Sous la direction du Florentin, une vaste équipe d’artistes œuvre à la décoration de la galerie François Ier, tandis que Primatice est en charge de celle des appartements royaux. La mort soudaine de Rosso en 1540 laisse le champ libre pour trente ans à Primatice.

 

Primatice ulysse (2)

 

Primatice est un des maîtres incontestés de l’École de Fontainebleau, le premier à mettre en scène la Cour. Il imagine fêtes et mascarades, multiplie les décors intérieurs (la Galerie Basse, l’Appartement des Bains, la chambre de la duchesse d'Étampes, le cabinet du roi, etc.) mais aussi dans le jardin du château de Fontainebleau (pavillon de Pomone, fontaine d'Hercule, grotte des Pins).

 

Le chantier de la galerie d’Ulysse s’ouvre dans les années 1540 et se poursuit au-delà de la mort de son concepteur, en 1570. Au cours de séjours réguliers en Italie, il fait venir des œuvres antiques ou leurs moulages et importe les dernières inventions du maniérisme italien. Sous le règne d’Henri II, les réalisations se multiplient dans le domaine de la sculpture funéraire (tombeau des Guise, urne du cœur de François Ier…) ; à Fontainebleau, il dirige Nicolò dell’Abate, dans la décoration de la Salle de Bal. Nommé surintendant des bâtiments, il consacre principalement ses dernières années au monument funéraire d’Henri II et à la rotonde des Valois à Saint-Denis.

 

Primatice ulysse

 

Peintre du roi, à la fois dessinateur, sculpteur, architecte, Primatice fait évoluer l’art en introduisant en France le raffinement et le maniérisme italien, l'héroïsme épique (en référence permanente à la mythologie, dieux et héros) créant ainsi un style personnel, un style primaticien, dont l'influence va gagner toute l'Europe.

 

 

École de FONTAINEBLEAU PRIMATICE. Andromaque s'évanouissa

École de FONTAINEBLEAU PRIMATICE. Andromaque s'évanouissant.

 

Source: Wikipedia

 

 

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Publié le 2 Octobre 2012

Ecole de fontainebleau femme et les deux ages de la vie

 

 

Le terme "Ecole de Fontainebleau" est couramment utilisé pour désigner un courant pictural né en France au XVIe s. autour du château de Fontainebleau. En fait, on l'applique surtout aux œuvres anonymes à sujets mythologiques et souvent licencieux, aux allégories compliquées qui relèvent le plus souvent du Maniérisme international et pas nécessairement de l'art bellifontain.

 

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Publié le 1 Octobre 2012

Jean cousin l'enlèvement d'Europe

 

Jehan Cousin dit « le Jeune », ou Jean Cousin le fils, (né à Sens (Yonne) sans doute en 1522 † 1594) pour le distinguer de son père Jean Cousin l'Ancien (peintre et sculpteur souvent comparé à Dürer) est un peintre de la Renaissance.

 

Mythologie:

 

Les Métamorphoses d'Ovide, Livre II vers 847à 867

L'enlèvement d'Europe par Zeus

 

"Lui, le père et le maître des dieux prend l'apparence d'un taureau ; mêlé au jeune troupeau, il mugit et de sa belle allure, il foule l'herbe tendre. C'est qu'en effet, sa couleur est celle de la neige (...) De son cou, les muscles sont saillants, (...) jusqu'à ses épaules pend son fanon ; ses cornes sont petites (...) Sur son front, aucune menace et rien à redouter dans ses yeux ; la paix resplendit sur sa face. La fille d'Agénor s'étonne de voir un animal si beau et si peu enclin aux combats ; mais en dépit de sa douceur, elle craint d'abord de le toucher. Bientôt elle s'approche de l'animal et offre des fleurs à sa bouche d'une blancheur éclatante. Tantôt l'animal folâtre et bondit dans l'herbe verte, tantôt il pose son flanc de neige sur le sable fauve ; et quand il a peu à peu fait disparaître la peur de la jeune fille, il lui présente tantôt son poitrail à flatter de la main, tantôt ses cornes à entourer de fraîches guirlandes. La jeune princesse osa même, ignorant qui la poursuivait de ses assauts, s'asseoir sur le dos du taureau. (...) Et il emporte sa proie en pleine mer. Europe enlevée tremble d'effroi et regarde en arrière le rivage qu'elle a quitté ; de sa main droite, elle tient une corne ; sa main gauche, elle l'a posée sur la croupe de l'animal ; ses vêtements frissonnent et ondulent sous le souffle du vent."

 

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Publié le 30 Septembre 2012

fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (2)

 

Les murs de l'escalier du roi au château de Fontainebleau, sont décorés de scènes érotiques de la vie d'Alexandre le Grand réalisées entre 1541 et 1544 par Le Primatice avec une inspiration évidente des œuvres de Raphaël et de la luxure de François Ier, roi libertin aux nombreuses maîtresses (il en aurait eu 27 à la fois) qui aurait dit selon Brantôme : « Une cour sans dames, c'est comme un jardin sans fleurs ». Les décors furent complétés à partir de 1570 par Niccolo dell'Abate (après la construction de l'aile de la Belle-Cheminée), puis en 1834 avec l'intervention du peintre Abel de Pujol. Ainsi sont visibles, du Primatice : Alexandre domptant Bucéphale, Le Mariage d'Alexandre et Roxane, Alexandre épargnant Timoclée, de Niccolo dell'Abate : Alexandre fait serrer dans un coffret les œuvres d'Homère, et Thalestris monte dans le lit d'Alexandre, et d'Abel de Pujol : Alexandre tranchant le nœud gordien, Le Banquet de Persépolis (d'après une gravure de Florentin), et Apelle peignant Alexandre et Campaspe (d'après une gravure de Davent).

 

La haute bordure de l'escalier est ponctuée d'une série de caryatides aux corps très étirés, de putti, de cuirs découpés, de guirlandes de fruits, de têtes de boucs, et de satyres en stucs, œuvres du Primatice. C'est lors de la transformation de la pièce en escalier, en 1748, que les fresques et certains stucs sont déposés avant d'être réinstallés par le sculpteur Verberckt, Louis XV demandant de plus à l'architecte de recouvrir d'un voile de pudeur le sexe des représentations féminines. 

fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (5)

 

fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampesfontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (6)

 

fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (4)

 

fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (7)

 

fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (8)

Source: Wikipedia

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Publié le 26 Septembre 2012

De la jeune dame qui a vieil mari

 

                           

En languissant et en griève tristesse

Vit mon las coeur, jadis plein de liesse,

Puisque l'on m'a donné mari vieillard.

Hélas, pourquoi ? Rien ne sait du vieil art

Qu'apprend Vénus, l'amoureuse déesse.

 

Par un désir de montrer ma prouesse

Souvent l'assaus : mais il demande : " où est-ce ? ",

ou dort (peut-être), et mon coeur veille à part

En languissant.

 

Puis quand je veux lui jouer de finesse,

Honte me dit : " Cesse, ma fille, cesse,

Garde-t'en bien, à honneur prends égard. "

Lors je réponds : " Honte, allez à l'écart :

Je ne veux pas perdre ainsi ma jeunesse

En languissant. "

 

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Publié le 15 Septembre 2012

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Construite ente 1528 et 1530, elle mesure environ 64 mètres de long et 6 mètres de large, et constituait autrefois un pont couvert jouissant d'ouvertures des deux côtés. Le roi François Ier la fit édifier et décorer, afin de relier ses appartements à la chapelle de la Trinité. Il en gardait les clés et la faisait visiter à ses hôtes de marque.

La galerie a été confiée aux Italiens Rosso Fiorentino et Le Primatice qui la décorèrent de façon originale avec des peintures, des lambris, des fresques et des stucs. Les travaux s'échelonnèrent de mars 1535 à mai 1537 pour les stucs, à partir de 1536 pour les fresques, et furent achevés juste avant la visite de Charles Quint à la Noël 15391.

Les boiseries en noyer sculpté sont l'œuvre du menuisier italien Francisco Scibec de Carpi qui les réalisa dès 1535 avec des essences rares, mais se tourna presque exclusivement vers le bois de noyer à partir de 1539, date à laquelle il exécute le parquet de la galerie et les lambris.

Les peintures, réparties en deux groupes de six fresques séparées par une travée centrale, représentent des récits de la mythologie gréco-romaine et des allégories dont le sens nous échappe aujourd'hui (Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier, admettait elle-même la complexité des thèmes et disait « lire en hébreu » sans explications ), mais qui symbolisent probablement le bon gouvernement du roi et font l'éloge de François Ier. Les couleurs et la facture de ces scènes se rapprochent du maniérisme florentin, où l'on perçoit notamment une influence de Michel-Ange dans le traitement des nus.

 

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - l’Éléphant royal -  Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - l’Éléphant royal -  Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - l’Éléphant royal -  Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - l’Éléphant royal - Photos: Lankaart (c)

Dans la deuxième travée nord, figure la célèbre fresque de l'Éléphant royal (par Rosso Fiorentino) dite aussi L'Éléphant au caparaçon (symbole de force, de sagacité, et de pérennité de la royauté) représenté sur une place, portant le chiffre royal sur le front (écu à la salamandre) et des fleurs de lys sur le caparaçon, représentant ainsi le roi François Ier lui-même. À ses pieds figurent trois allégories de l'air, de la terre et de l'eau (l'homme au foudre représente Jupiter, l'homme au trident Neptune, et celui accompagné de Cerbère Pluton, en référence aux trois espaces sur lesquelles règne François Ier), ainsi qu'une cigogne qui symboliserait l'amour filial, celle-ci représentant la mère du roi, Louise de Savoie. Sur les côtés sont peintes deux fresques sur le thème des enlèvements mythologiques : à droite Saturne déguisé en cheval enlevant Philyre, et à gauche Jupiter, changé en taureau, enlevant Europe. Les stucs illustrent légèrement l'Histoire d'Alexandre le Grand, avec notamment Alexandre tranchant le nœud gordien, sous la fresque.

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - L'incendie - Rosso Fiorentino -  Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - L'incendie - Rosso Fiorentino -  Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - L'incendie - Rosso Fiorentino - Photos: Lankaart (c)

Dans la troisième travée nord est peinte la fresque de L'incendie (par Rosso Fiorentino), dans laquelle deux jeunes hommes portent leurs pères sur leurs épaules. Il pourrait s'agir d'une évocation des jumeaux de Catane, ou bien du mythe d'Enée quittant Troie en flammes et portant son père Anchise sur les épaules. Les stucs représentent à gauche un homme barbu vêtu de braies et à droite un jeune homme portant un pagne, ces deux personnages évoquant l'amour filial, tandis que la fresque pourrait faire référence au dévouement des deux fils de François Ier, ceux-ci se livrant à l'ennemi espagnol en échange du roi alors prisonnier à Madrid.

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Dans la première travée sud est peinte la fresque de L'Ignorance chassée (œuvre de Rosso Fiorentino), avec sur la droite la représentation de François Ier en empereur romain, couronné de laurier, tenant une épée et un livre. L'ignorance, représentée par des personnages aux yeux bandés, est chassée. Les stucs encadrant la fresque représentent deux satyres mâles et femelles et leurs enfants. Cette fresque pourrait évoquer la politique culturelle de François Ier, en tant qu'elle permet d'éloigner l'ignorance et place ainsi le roi en garant de la connaissance. Les deux satyres illustreraient le résultats de l'ignorance, entraînant le vice.

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier  -  Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier  -  Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Dans la sixième travée nord est peinte une fresque consacrée à L'Éducation d'Achille par le centaure Chiron (par Le Rosso), dans laquelle on observe le jeune héros grec accomplissant une série d'exercices (escrime, natation, chasse etc.) avec à gauche des prisonniers enfermés dans une cage. Cette fresque illustrerait l'éducation de François Ier et ainsi l'éducation « idéale » d'un prince, tandis que les prisonniers illustreraient la forme « d'escalavage » que constituerait le manque d'éducation. Les fresques latérales représentent des Géants attachés à des arbres.

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Rosso -  Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Rosso -  Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Rosso - Photos: Lankaart (c)

Dans la sixième travée sud est peinte par le Rosso une scène tirée d'une fable de Nicandre de Colophon et illustrant La jeunesse perpétuelle perdue par les hommes. On peut y voir en haut à gauche le dieu Mercure venant au-devant des hommes annoncer que Jupiter accepte de leur donner la jeunesse éternelle. À gauche sont représentés un groupe de jeunes gens, au centre l'âne portant la jeunesse est en train de s'abreuver tandis que le serpent enlève la jeunesse représentée sous les traits d'une jeune fille. À droite enfin sont représentés des vieillards. Aux encadrements de la fresque sont représentés à gauche : des jeunes gens entrant dans un temple, et à droite : des allégories dont la médisance (une femme à trois têtes entourrée d'abeilles).

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Rosso -  Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Rosso -  Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Rosso - Photos: Lankaart (c)

Dans la septième travée nord est visible la scène de Vénus et l'Amour au bord d'un bassin (intitulée aussi Vénus frustrée ou encore Vénus tentant de réveiller l'Amour endormi), tandis que Mars est parti guerroyer, peinte par le Rosso. Trois amours portent un bouclier, un casque, et une lance. Les stucs représentent un jeune homme à gauche et une jeune femme à droite. Des bas-reliefs illustrent à gauche un combat naval, et à droite une batterie de cavalerie. Cet ensemble pourrait évoquer le roi en chef militaire, et sa tristesse à l'idée de quitter sa demeure de Fontainebleau (symbolisée par Vénus). 

Source: Wikipedia

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)
Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

Château de Fontainebleau - Galerie de François Ier - Photos: Lankaart (c)

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Publié le 23 Avril 2012

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La renommée de Josquin a traversé tout le XVIe siècle siècle, grandissant encore plusieurs décennies après sa mort. Zarlino, qui écrivait dans les années 1580, citait toujours Josquin en exemple dans ses traités de composition. La réputation de Josquin n'a diminué qu'après le début de la période baroque avec le déclin du style polyphonique pré-tonal. Pendant les XVIIIe siècle et XIXe siècles, elle a été éclipsée par celle Palestrina, compositeur de l'École romaine79 de la seconde moitié du XVIe siècle, dont la musique était considérée comme atteignant un grand raffinement polyphonique (mais qui était, plus encore, reconnu par l'Église catholique romaine pour avoir su appliquer au mieux les préceptes du Concile de Trente visant à résoudre la question de l'alliance des textes sacrés et d'une musique polyphonique à qui, de plus, on demandait souvent de ne pas étouffer le chant grégorien). L'art de Palestrina a été codifié par des théoriciens comme Johann Fux. Cette recherche d'un équilibre menant à une certaine perfection ne gêna nullement le raffermissement, durant le XXe siècle, de la réputation de Josquin, au point que les spécialistes le considèrent à nouveau comme « le plus grand et le plus réputé des compositeurs de son époque ». Selon Richard Sherr, écrivant dans l'introduction du Josquin Companion, au sujet de la réduction du nombre de canons composés par Josquin du fait de la rectification d'attributions erronées, " Josquin survivra parce que sa meilleure musique est réellement aussi magnifique que tout le monde a toujours dit qu'elle était".

 

Depuis les années 50, la réputation de Josquin a grandi grâce à la diffusion des enregistrements, et grâce à l'apparition d'ensembles spécialisés dans l'interprétation de la musique vocale du XVIe siècle, dont beaucoup ont mis au cœur de leur répertoire la musique de Josquin.

 

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Publié le 6 Avril 2012

Tenture de Saint-Eloi , Hospice de Beaune.
 

La tapisserie est en France un art florissant pendant la période gothique et la Renaissance. Les ateliers de Tournai et Arras produisent de nombreux chefs d’oeuvres. Les tapisseries sont exécutées d’après des cartons réalisés par des artistes peintres.  Au XVe siècle les ateliers des bords de la Loire produisent une série de tapisserie dite « aux milles fleurs » caractérisées par leurs décors floraux et des sujets célébrant la galanterie et la beauté des femmes. La tenture de Saint – Eloi réalisé en Flandres au XVIe siècle et conservé aux hospices de Beaune fait partie de ces tapisseries. De grande dimension elle est l’exemple même d’un art aboutie qui, sur un fond bleu profond met en scène une rencontre fortuite dans un décor extravagant. L’élégance de la composition, le « réalisme utopique » du décorda en font une œuvre d’exception.



 

 

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