parcs et jardins

Publié le 30 Décembre 2017

Kyoto - Ninna-ji  - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Ninna-ji - Photos: Lankaart (c)

L’histoire du temple Ninna-ji à Kyoto commence au IXe siècle, le temple est construit sur ordre de l’empereur Uda. A 31 ans celui-ci abdique, comme il est coutume à l’époque, et prend la direction du temple. Par la suite les abbés du Ninna-ji furent tous des fils d’empereur instaurant ainsi une relation particulière entre le temple et le pouvoir impérial. On l’appelle pour cela le palais impérial d’Omuro, du nom de l’école bouddhiste du temple.

Un grand nombre des bâtiments du temple ont été de ce fait construit à cette époque selon un style palatial propre aux palais impériaux de Kyoto dont le hall principal. Depuis le temple a été de nombreuse fois remaniée et les bâtiments actuels datent du XVIIe siècle, mais l’ordonnancement général a perduré et en visitant ce temple on peut appréhender la composition d’origine : autour d’un hall principal une myriade de temples secondaires, de cours et de jardins forment un labyrinthe propre à la méditation et au recueillement.

Le centre du temple reste ce hall principal et la pagode à cinq étages. Quand vient la saison des cerisiers en fleurs, les jardins du temple se transforment en une véritable mer de pétales blancs et roses. Les jardins sont vastes et les cerisiers nombreux, cela en fait l'un des plus grands bois de cerisiers de Kyoto. C’est tout naturellement l’un des lieux recommandés pour admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto.

Kyoto - Ninna-ji  - Photos: Lankaart (c)
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Le centre du temple reste ce hall principal et la pagode à cinq étages. Quand vient la saison des cerisiers en fleurs, les jardins du temple se transforment en une véritable mer de pétales blancs et roses. Les jardins sont vastes et les cerisiers nombreux, cela en fait l'un des plus grands bois de cerisiers de Kyoto. C’est tout naturellement l’un des lieux recommandés pour admirer les cerisiers en fleurs à Kyoto.

Kyoto - Ninna-ji  - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Décembre 2017

Koya-san - Cimetière - Okunoin - Photos: Lankaart (c)
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Koya-san - Cimetière - Okunoin - Photos: Lankaart (c)

Koya-san - Cimetière - Okunoin - Photos: Lankaart (c)

Au IXe siècle le bonze Kukai, qui reçut le titre posthume de Kōbō Daishi, installe sa communauté religieuse dans un site reculé loin des villes de Nara et Kyoto, il choisit Koya-san situé sur un plateau à 800 m. d’altitude. Difficilement accessible le site retenu se développe au milieu d’une splendide forêt de cryptoméria, le cèdre du Japon. Il devient rapidement le principal centre du bouddhisme Shingon, plus d’une centaine de temples seront construit ainsi qu’un splendide cimetière perdu dans la forêt.

Koya-san - Cimetière - Okunoin - Photos: Lankaart (c)
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Koya-san - Cimetière - Okunoin - Photos: Lankaart (c)

Selon la superstition de l’école bouddhique shingon, point de morts à l’Okunoin mais seulement des esprits en attente. L’histoire racontée veut qu’un jour, Kûkai (774-835), plus connu au Japon sous le patronyme de Kôbô Daishi, le fondateur de la communauté religieuse du Mont Koya, sorte de sa méditation lorsqu’arrivera Miroku, le Bouddha du futur.

Alors, toutes les âmes en transit reposant au sein de sépultures ou dont les cheveux ou cendres avaient été placés par des proches devant le mausolée de Kûkai, s’élanceraient à leur suite. En attendant l’avènement de cette prophétie apocalyptique, le nombre de tombes ne cesse d’augmenter à l’Okunoin qui en comporte déjà plus de deux cent mille et se trouve être le plus grand cimetière de l’archipel.

vivrelejapon

Koya-san - Cimetière - Okunoin - Photos: Lankaart (c)
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« Le temple du fond »

L’Okunoin, dont c’est la signification littérale, reste avant tout un lieu de recueillement. Eclipsées les milliers de tombes ! Cela, par ce seul sépulcre, pourtant inaccessible au commun des mortels. Le Gobyo renfermerait le fameux Kôbô Daishi, toujours méditant, jamais soupirant. Chaque jour, des repas sont déposés à sa porte, en soutien pour son effort, alors que moines et laïcs se recueillent en silence ou en récitant à voix basse des sutras. Libre à chacun de se représenter à sa guise le vénérable dans son exigu intérieur. Les portes, quoiqu’il arrive, restent closes.

De jour comme de nuit, bravant les nuées de moustiques en été ou les sinistres journées brumeuses, les visiteurs affluent en tout temps à l’Okunoin, particulièrement le jour de l’OBon, lorsqu'a lieu le Rôsoku matsuri et que les moines de Koyasan allument des milliers de bougies le long des sentiers. Une journée ne suffit pas pour en saisir l’étendue et plusieurs vies seraient nécessaires pour en déjouer tous les secrets. Malgré cela, sa quiétude, étrange pour un cimetière, apaise les âmes de passage. Sûrement parce que, impassible au fond de sa retraite, Kûkai veille.

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Koya-san - Cimetière - Okunoin - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 22 Décembre 2017

Kyoto - Konchi-in - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Konchi-in - Photos: Lankaart (c)

Le Konchi-in est un temple du complexe de Nanzen-ji, à Kyoto. Il fut construit à la fin du XIVe et le XVe siècle sous le règne du shogun Ashikaga Yoshimochi. Il a été déplacé en 1605 à son emplacement actuel. Le jardin japonais Tsurukame ("Jardin de la grue et de la tortue") conçu par Enshu Kobori constitue l’une des plus belles composantes du temple. Ce jardin sec, avec un ruisseau traversant un paysage de sable et de rochers, est considéré comme l’un des plus beaux du maître. Il date de l'époque Edo (1603-1868). Conformément au nom du jardin, une grue et une tortue sont représentées sur les rochers, à l'opposé l'une de l'autre. La grue, faite de pierres, est à droite, et la tortue, faite de pierres et de bois de genévrier, est à gauche.

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Rédigé par rafael

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Publié le 17 Décembre 2017

Kyoto - Kōdai-ji - Photos: Lankaaart (c)
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Le Kōdai-ji est un temple de l'école Rinzai du Bouddhisme Zen, situé dans le quartier de Higashiyama-ku à l’est de Kyoto. C’est l’un des plus grand sous-temple de la branche Kennin-ji. Il a été fondé en 1606 par Nene (souvent connu par le titre Kita no mandokoro et qui a pris le nom Kōdai-in), la veuve du Daimyo Toyotomi Hideyoshi troisième unificateur du Japon, afin de prier pour son défunt mari.

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Décembre 2017

Kyoto - Nanzen-ji - Temple et jardins Tenjuan - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Nanzen-ji - Temple et jardins Tenjuan - Photos: Lankaart (c)

En 1287 l’Empereur Kameyama abdique et se fait construire un palais à l’est de Kyoto dans le quartier de Higashiyama. En 1291, l’Empereur ré-agença sa villa privée pour en faire un temple Zen et invita le prête Mukan Fumon à l’ouverture du temple. Par la suite, il s’occupa du temple pendant 15 ans jusqu’à sa mort en 1305.

En 1334, l’endroit devint le premier des temples Gozan de Kyotô (les 5 principaux temples de la branche Rinzai). Il est dit que les samouraïs en particulier étaient très dévoués à celui-ci. En plus du sous-temple Konchi-in, on peut trouver la maison de thé Hasso-noseki de Kobori Enshu.

Le temple Tenjuan constitue un des éléments du complexe,  il comprends deux types de jardins que vous pouvez apprécier à votre gré : le jardin-paysage traditionnel ainsi qu'un très beau jardin autour d’un étang. 

Kyoto - Nanzen-ji - Temple et jardins Tenjuan - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 9 Décembre 2017

Kyoto - Nanzen-ji Hojo - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Nanzen-ji Hojo - Photos: Lankaart (c)

En 1287 l’Empereur Kameyama abdique et se fait construire un palais à l’est de Kyoto dans le quartier de Higashiyama. En 1291, l’Empereur ré-agença sa villa privée pour en faire un temple Zen et invita le prête Mukan Fumon à l’ouverture du temple. Par la suite, il s’occupa du temple pendant 15 ans jusqu’à sa mort en 1305.

En 1334, le Nanzen-ji devint le premier des temples Gozan de Kyotô (les 5 principaux temples de la branche Rinzai). Il est dit que les samouraïs en particulier étaient très dévoués à celui-ci.

Le hojo (chambre des prêtres) est un trésor national qui fuit construit en dehors de l’ancien palais impérial relocalisé. Il est constitué d’un petit hojo et d’un grand hojo. Dans le petit hojo se trouvent 40 portes coulissantes dites fusuma, peintes par Kano Tanyu aussi surnommé le Gunzoku. Dans le jardin Hojo, on trouve un très beau jardin élaboré par Enshu Kobori, ainsi que le « Jardin du Tigre traversant » nommé ainsi d’après la formes des pierres qui le composent.

En plus du sous-temple Konchi-in, on trouve la maison de thé Hasso-noseki de Kobori Enshu. Et au Tenjuan, il y a deux types de jardins que vous pouvez apprécier à votre gré : le jardin-paysage traditionnel ainsi que le jardin autour d’un étang. Il y a aussi le temple Nanzenin qui inclut un mausolée à la mémoire de l’Empereur Kameyama.

Kyoto - Nanzen-ji Hojo - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 19 Novembre 2017

British Museum

British Museum

Cette fresque de la tombe de Nemabon est certainement l'une des première représentation d'un jardin clos. Au centre un bassin aux lotus rempli de poissons et de canards. Atour des alignements de palmiers dattier, sycomores, grenadiers et autres arbres fruitiers donnent une première image du paradis, symboles de l'ordre, de la fertilité et de l'abondance.

Le jardin clos est une figure classique des jardins orientaux, ceints de murs en pisé et plantés de vergers, ces jardins du paradis sont souvent situées au milieu de parcelles agricoles irriguées. 

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Rédigé par rafael

Publié dans #EGYPTE ANTIQUITE, #PARCS et JARDINS

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Publié le 18 Novembre 2017

Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)
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.. Bien qu'il existe depuis plus de quatre siècles, c'est seulement depuis quelques années que le "jardin de pierre" de Ryoanji de Kyoto est devenu l'objet d'un vif intérêt. Jusqu'alors, peu de gens connaissaient son existence ou s'intéressaient à lui. Nos conceptions esthétiques ne nous fournissaient pas les moyens de le comprendre. Ce n'était en fait, selon nos critères, rien moins qu'un jardin : dénué de tout pittoresque "oriental", sans fleurs, sans arbres épanouis, sans lanternes de pierre ni ponts délicats surplombant des bassins de poissons rouges, il n'avait rien à nous offrir que quelques rochers dispersés et une surface unie de sable. Qu'y avait-il là qui pût séduire?
... Chaque époque voit ce qu'elle est préparée à découvrir. C'est seulement après qu'une certaine évolution de nos propres traditions nous eut appris à voir le jardin de Ryoanji que nous en vînmes à le considérer comme un chef-d'oeuvre. Que nous le regardions comme un jardin, comme une sculpture ou comme une peinture, nous sommes à présent frappés par la perfection de sa composition abstraite, réduite à l'essentiel, qui nous fait mieux comprendre les principes présidant à la conception non seulement d'autres jardins mais aussi bien de formes d'expression différentes. La netteté du sable blanc évoque les surfaces vierges de la peinture sumi et de la calligraphie, des parquets oû l'on pose les tatami (nattes), voire, de façon plus subtile, certains aspects de la musique, de la poésie haïku et de la danse Nô.
... Bien qu'on attribue la conception de ce jardin au célèbre Soami, son véritable créateur est inconnu. Il convient pourtant de noter qu'en matière de jardins les moines bouddhistes étaient des maîtres. C'est avec l'introduction des doctrines du Zen au cours de l'ère Kamakura (1150-1310) que les principes de la religion furent appliqués aux règles traditionnelles de la composition des jardins. A cette époque on rédigea plusieurs importants traités relatifs à cet art. L'application des principes religieux se fit plus rigoureuse encore avec l'accession de Kyoto au rang de capitale culturelle du Japon, et elle atteignit son plein épanouissement dans les jardins de la période Muromacho. C'est alors - et sans doute en 1499 - que fut créé le jardin de Ryoanji, un temple bouddhiste de la secte zen Rinzai.
... Entouré de trois côtés par un petit mur de terre, il ne peut être vu que de la véranda du temple qui borde son quatrième côté. Cet unique point de vue, joint à la tranquillité du lieu (sur les collines, hors de Kyoto), souligne le fait que ce jardin est un objet de contemplation - mais non point pourtant une image du passé, évoquant le caractère transitoire de la vie, car l'absence de fleurs et de formes susceptibles de se faner et de tomber fait que l'on ne songe pas à l'impermanence d'une beauté momentanée. Sa beauté est celle du roc et du sable et de leurs "correspondances" abstraites. Ce jardin a le caractère permanent de toutes choses, et si quelque changement se produit, ce n'est pas en lui, mais dans l'esprit de celui qui regarde et dans l'idée qu'il s'en fait.
... L'espace vierge du jardin, comme le silence, absorbe l'esprit, le libère des détails insignifiants, l'entraîne au "royaume des multitudes". Pourtant, il n'est pas possible d'ignorer les rochers. Comme le sable, ceux-ci constituent un élément de base de l'esthétique japonaise. A Ryoanji, ils aident à suggérer de complexes associations d'idées. Rappelons qu'il était coutumier, jadis, de "nommer" les pierres d'après des figures bouddhiques et de leur assigner certaines dispositions rituelles. Par exemple, une disposition triangulaire ou un groupe de trois pierres constituait souvent une référence à une triade sacrée. De même, la disposition respective de rochers verticaux et horizontaux, ronds ou plats, était terminée par des considérations philosophiques aussi bien qu'esthétiques, tel le principe du Yang et du Yin. Notons encore que les quinze rochers de Ryoanji ne peuvent être vus en même temps, ce qui nous rappelle peut-être que nos sens ne peuvent saisir d'un même et unique point de vue tous les aspects de la réalité.
... La plupart des interprétations du jardin de Ryoanji se fondent essentiellement sur ces rochers, laissant d'ordinaire le sable de côté. Lorsqu'on parle de lui, il est considéré en tant qu'espace vierge, comme une image du vide. Mais alors une question se pose : si le jardin est cette image du vide, pourquoi n'est pas fait seulement d'un rectangle de sable nu? Pourquoi ces rochers, soigneusement choisis et disposés? Et c'est ici que nous touchons à l'un des paradoxes fondamentaux de la pensée bouddhiste : ce n'est que par la forme que nous pouvons concevoir le vide. Le vide n'est pas considéré comme un concept accessible par le processus analytique de la raison, mais comme une affirmation de l'intuition ou de la perception : "un fait d'expérience au même titre que la rectitude d'un bambou ou la rougeur d'une fleur" (D. T. Suzuki).
... C'est de ce "fait d'expérience" que découle le principe de la peinture sumi. La feuille de papier blanc n'est que du papier, et c'est seulement en le couvrant de signes qu'on y crée du vide - un peu comme c'est le bruit que fait la grenouille en plongeant dans la mare qui crée le silence, dans le haïku bien connu de Basho. Le son donne une forme au silence, en fait le vide, l'absence de son. Dans le théâtre Nô, c'est la voix et la musique qui nous font prendre conscience de ce silence, des costumes savants et multicolores créent un sentiment de simplicité et de nudité - et dans la danse, le mouvement crée l'immobilité, l'immobilité devient mouvement.
... Le vide, exprimé par l'espace vierge en peinture, par le silence en musique, par l'ellipse en poésie ou par l'immobilité dans la danse, ne peut être créé et compris que par le truchement de formes esthétiques amenant à sa perception conceptuelle. Ainsi, c'est dans un poème bien construit que le plongeon sonore de la grenouille créera le silence, et Si les mouvements du Nô ne sont pas parfaitement exécutés, ils donneront le sentiment non de l'immobilité mais d'une mobilité ralentie. De même, sans le choix et la disposition très étudiés des rochers, le sable de Ryoanji perdrait toute signification.
... Cette disposition des rochers dans chaque groupe et des groupes entre eux est un des sommets de l'art. On ne pourrait ajouter, ôter une pierre ou modifier leur position sans détruire la composition générale et par conséquent sa signification. Mais on peut se demander : pourquoi cinq groupes? pourquoi quinze rochers? Un seul groupe ou un seul rocher ne suggérerait-il pas mieux l'idée de vide, en laissant libre une plus grande surface de sable? Du point de vue rationnel, oui. Mais c'est oublier que ce rocher ou ce groupe deviendrait un "centre d'intérêt ", attirant toute l'attention, telle une sculpture. Une sculpture isolée retient ou déçoit notre attention, mais n'affecte pas l'espace qui l'entoure. La pensée se fixe et se concentre sur cette forme et les idées ou l'émotion qu'elle suscite. Les rapports de cette forme avec l'espace qui l'entoure ne peuvent être formulés que d'un point de vue dualiste; ils sont positifs ou négatifs. Deux groupes de rochers constitueraient un double objet d'attention, créant peut-être une "tension spatiale " entre eux, mais toujours sans rapport avec cet espace lui-même, Trois groupes constitueraient une solution esthétique et conceptuelle classique et presque universelle, et d'ailleurs ce schème triangulaire n'est pas absent du jardin de Ryoanji. Pourtant, s'en tenir à cette composition c'eût été mettre l'accent seulement sur la notion de triade - et laisser l'attention du spectateur se fixer sur la forme des choses. Pour aller au-delà du symbolisme littéral, pour exprimer complètement la notion d'espace vide, il fallait faire un pas de plus. Le rapport entre la forme et l'espace devait être tel que l'esprit ne s'arrêtât pas à l'un des deux seulement, mais saisit leur nécessité respective, leur relation mutuelle. Dès lors l'adoption de cinq groupes de rochers nous apparaît comme une solution à la fois subtile et complexe, soulignant l'unité indivisible du sable et de la pierre. La forme prend sa place dans l'espace vierge de telle manière que nous percevons le vide comme une forme et la forme comme un vide.

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Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
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Cette idée fondamentale de "vide", traduite en termes d'esthétique par des moyens variés, ne signifie pas, en termes de philosophie, la préexistence de quelque chose qui a cessé d'être. Pour illustrer par comparaison le vide du jardin de Ryoanji, disons qu'il n'est pas celui de certaines peintures surréalistes de Dali, de Tanguy ou de Chirico. Chez ces peintres, le vide évoque un manque, une absence, une attente. Chez Chirico, par exemple, il nous ramène à l'homme : les objets et le décor vide qui les entoure impliquent l'absence de l'homme, créant un sentiment de nostalgie et de solitude. L'espace vierge de Ryoanji, lui, n'éveille aucune association d'idées de ce genre; l'émotion n'y a pas sa place. Dans les peintures surréalistes, l'espace s'étend à l'infini (par les procédés de la perspective) et rejoint à l'horizon l'espace également infini du ciel. C'est dans un espace sans fin de cette nature que flottent les formes de Tanguy, figurées comme distinctes de lui. Nous revenons là au concept de la forme isolée dans l'espace et, par association, de l'homme perdu dans l'infini. Cette comparaison peut nous aider à comprendre la conception de l'espace qui s'exprime dans le "jardin de pierre", car elle diffère à la fois esthétiquement et philosophiquement de celle que nous venons de définir.
... A Ryoanji, la surface de sable est strictement délimitée par ses quatre côtés. Ce rectangle limite également la vision du spectateur : aucun trompe-l'oeil, aucun artifice ne donne à celui-ci l'illusion d'un au-delà spatial. En outre, le petit mur de terre qui entoure le jardin sur trois côtés délimite à son tour l'espace dans le sens vertical. L'idée que suggère ce jardin n'est pas une idée d'immensité mais d'espace intérieur.
... Les rochers ne sont pas posés sur le sable (comme des formes isolées, indépendantes, existant par elles-mêmes) mais en partie enfouis dans le sol. Certains des plus petits sont, en fait, presque entièrement enterrés, leur surface supérieure apparaissant seule au niveau du sable. La manière d'enfoncer les rochers dans le sol est l'objet d'une grande attention dans le jardinage japonais. L'effet recherché est un peu comparable à celui que produisent les icebergs, dont la partie visible n'est pas la plus importante. Il souligne également les rapports entre les rochers et le sable : les premiers sont moins des formes posées sur une surface que des masses souterraines apparaissant à cette surface .
... Plutôt qu'à la peinture surréaliste, le jardin de Ryoanji pourrait faire songer par sa conception à la sculpture de Giacometti, dont les personnages filiformes se dressent sur des blocs massifs et larges. Ces personnages ne sont pas particulièrement remarquables par eux-mêmes : comme les rochers de Royanji, leur raison d'être est de donner forme à l'espace qui les entoure, de faire sentir sa démesure. Pourtant, malgré ces affinités, la différence est évidente, du point de vue philosophique, entre les deux conceptions de la forme, de l'espace vide et de leurs rapports. Le modèle de Giacometti est l'homme, solitaire et perdu dans le "rien". C'est l'homme de l'existentialisme, jeté dans le vide, dans un néant différent de lui, extérieur à lui - le néant du désespoir. Or - répétons-le - le sunyata bouddhiste n'est pas une absence, un néant opposé à l'être, une chose extérieure, il ne signifie pas l'anéantissement de ce qui est. Il coexiste avec les formes, avec les choses ou les êtres individuels ; là où il n'y a pas de forme, il n'y a pas de vide : "La forme est vide et le vide est forme". Ces idées vont de pair avec la conception bouddhiste de l'objet ou de la forme comme événement, et non comme chose ou comme substance.
... Dire que le jardin de Ryoanji "représente" des îles dans l'océan ou quoi que ce soit du même ordre, c'est s'en tenir aux formes et être prisonnier d'elles. D'autre part, dire de façon plus abstraite que le sable symbolise le vide, c'est ignorer les rochers. Il s'agit toujours là d'équations dont le jardin lui-même serait l'inconnue. Considéré comme un problème à résoudre, comme un puzzle, le jardin ne propose aucune solution mais au contraire oppose de nouvelles questions à chaque réponse. Toutes les interprétations sont valables, sur un certain plan - à condition que nous les tenions toutes pour incomplètes ou inadéquates, car en matière d'art les explications n'expliquent jamais rien. Il est probablement futile et vain de parler, comme on l'a fait ici, de sunyata, de vide, de vacance - car dès que nous nous mettons à parler du jardin de Ryoanji, son vrai sens nous échappe, les mots portant en eux-mêmes leurs limites et freinant la faculté de perception. En fin de compte, le jardin doit être regardé comme une oeuvre d'art, et regardé en silence. Tel un sermon silencieux, il nous pose de nombreuses questions mais n'attend pas que nous y répondions. Il rappelle la fleur que Bouddha montrait en silence à ses disciples, non pour éveiller en eux le désir de classification, de description, d'analyse ou de discussion, mais pour leur inspirer seulement le sourire compréhensif de la "claire vision".
... Comme toute grande oeuvre d'art, le jardin de Ryoanji est peut-être un "koan visuel". Il s'impose à l'esprit et, s'il peut être rapproché de quelque chose, c'est de l'esprit lui-même plutôt que "d'îles dans l'océan". Peu importe dés lors de quels matériaux il est composé. Ce qui importe, c'est l'esprit qui interprète ses données essentielles. Le jardin existe en nous : ce que nous voyons dans cet enclos rectangulaire, en fin de compte, c'est ce que nous sommes.

Will Petersen

Source : "Le Monde du Zen" Anthologie du Bouddhisme Zen
composée et présentée par Nancy Wilson Ross © Stock 1963

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Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #PARCS et JARDINS

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Publié le 5 Novembre 2017

Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)

A l’entrée du Shoren-in deux imposants arbres, vieux de plusieurs centaines d’années, introduisent à la beauté sereine de l’un des plus beaux sites de Kyoto.

Le temple Shoren-in, qui fut la résidence du fondateur de la secte bouddhique Tendai, Saicho (767-822), est agrémenté de quatre jardins dessinés entre le XVe et le XVIIe siècle, tandis que les bâtiments actuels, détruits en 1893 par un incendie, ont été reconstruits en 1895.

Endroit peu fréquenté, ses espaces extérieurs recèlent étangs et fontaines, côtoyant un jardin sec et un jardin de mousses à l’étrange solennité. L’ensemble s’observe depuis les galeries du temple, le calme du lieu et l’équilibre de la composition d’ensemble donne un caractère unique au Shoren-in.

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #PARCS et JARDINS

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Publié le 3 Novembre 2017

Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Le Eikan-dō Zenrin-ji à Kyoto est l’un des temples les plus renommés de la ville pour ses jardins et ses frondaisons colorées notamment en automne. Temple de la secte bouddhiste de la Terre pure (Jodo-shu), il est adossé à la montagne, les forêts avoisinantes constituant le cadre de ses bâtiments et des jardins dispersés sur les contreforts. Lieu paisible et envoûtant le temple offre de très belles vues sur Kyoto depuis sa plus haute pagode, le Taho-tô,  ainsi que des espaces de recueillement ou de contemplation.

Le lieu est célèbre pour sa statue du bouddha Amida (appartenant au bouddhisme tantrique, le vajrayâna), appelée Mikaeri Amida. Littéralement « Amida qui regarde en arrière », il est représenté la tête étrangement tournée, comme s'il désirait regarder par-dessus son épaule. Ce mouvement figé pour l'éternité dans une attitude délicate est remarquable. 

Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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