neo-classicisme

Publié le 5 Février 2011

Thomas banks buste du docteur Anthony Addington (2)

Victoria and Albert Museum Londres 

 

Thomas Banks (29 décembre 1735 – 2 février 1805) est un sculpteur britannique, fils d'un géomètre qui était régisseur des terres du Duc de Beaufort.

 

Il a appris le dessin de son père et, en 1750, il devient apprenti auprès d'un sculpteur sur bois. A ses heures perdues, il s'exerçait à la sculpture, passant ses soirées dans le studio du sculpteur flamand Peter Scheemakers. Avant 1772, lorsque la Royal Academy lui finança son voyage pour Rome, il avait déjà exposé plusieurs de ses œuvres.

 

A son retour en Angleterre en 1779, il se désintéressa de la poésie classique qui avait été jusque là sa source d'inspiration et il passa deux ans à Saint-Pétersbourg où il travailla pour l'impératrice Catherine II qui lui acheta notamment sa sculpture dénommée "Cupid tormenting a Butterfly" (La cupidité tourmentant un papillon). Revenu à Londres, il sculpta son colossal "Achille pleurant la perte de Briseis", une œuvre pleine de force et de passion. En 1784, il fut élu associé de la Royal Academy et devint ensuite un membre à part entière.

 

Parmi ses réalisations, il faut citer dans la Cathédrale Saint-Paul de Londres les statues du Capitaine Westcott et du Capitaine Burges, dans l'Abbaye de Westminster la statue de Eyre Coote ou encore son buste de Warren Hastings à la National Portrait Gallery. L'œuvre la plus connue de Banks est sans doute le groupe de sculpture colossales appelée Shakespeare en présence de la peinture et la poésie qui est actuellement dans la maison de Shakespeare à Stratford-upon-Avon.

 

Thomas banks buste du docteur Anthony Addington

Source:

Thomas Banks. (2010, juillet 14). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 21:53, décembre 6, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Thomas_Banks&oldid=55226615.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 22 Décembre 2010

Homme est un mot...
                                       Homme est un mot qui ne caractérise
Qu'un animal, ainsi qu'ours et lion ;
Son naturel est erreur et sottise,
Malignité, superbe, ambition ;
Il naît et meurt ; et mort, on le méprise.
De son destin orgueilleux, on le voi
Fouler la terre en pays de conquête,
Que la raison a soumis à sa loi ;
Il n'est plus que la première bête
De ce séjour dont il se dit le Roi.
Maître du monde, esclave de lui-même,
Il creuse tout, et ne sait ce qu'il est ;
Son coeur, pétri d'orgueil et d'intérêt,
Craint ce qu'il hait, méprise ce qu'il aime.
Impudemment il appelle vertu
Le crime sourd d'un sophisme vêtu.
Son amour-propre inventa l'apparence ;
L'intérêt vil lui donna la prudence,
Et sa raison n'est qu'un noir composé
D'orgueil adroit, d'orgueil intéressé.
L'or animé dans ses veines palpite ;
L'or est son coeur ; c'est le Dieu qui l'agite ;
Sa voix le traîne au travers des dangers,
Pour s'engraisser sur des bords étrangers.
L'or inventa les Arts, l'Astronomie,
Et l'Avarice est mère du Génie.

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Rédigé par rafael

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Publié le 8 Décembre 2010

David - Le serment du jeu de Paume
David - Le serment du jeu de Paume

David - Le serment du jeu de Paume

« L’Assemblée nationale, considérant qu’appelée à fixer la constitution du royaume, opérer la régénération de l’ordre public et maintenir les vrais principes de la monarchie, rien ne peut empêcher qu’elle continue ses délibérations dans quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin, partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale ;

 

Arrête que tous les membres de cette assemblée prêteront, à l’instant, serment solennel de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides, et que ledit serment étant prêté, tous les membres et chacun d’eux en particulier confirmeront, par leur signature, cette résolution inébranlable. »

 
David - Le serment du jeu de Paume - Détails
David - Le serment du jeu de Paume - Détails

David - Le serment du jeu de Paume - Détails

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Publié le 17 Novembre 2010

David - Madame Récamier

David - Madame Récamier

David - La mort de Socrate

David - La mort de Socrate

David (1748-1825), élève de Vien, Prix de Rome en 1774, part pour l’Italie en cette fin du XVIIIe siècle et très vite met en place un style typiquement néo-classique qui trouve son inspiration dans les grands thèmes de la Rome Antique, dans l’exaltation des valeurs morale de cette antiquité et dans l’exécution de toile de grand format où prédomine le dessin.

De retour en France en 1781 il est rapidement reçu à l’Académie en 1785. C’est en 1785 qu’il livre le Serment des Horace, dernière commande de l’ancien régime et manifeste du nouveau style néo-classique. Poussé par le parti de la Révolution David devient très vite l’illustrateur des événements de son époque, le Serment du Jeu de Paume est le premier tableau qui rompt avec l’inspiration antique. Suivront de nombreux portraits des personnages marquant de la révolution française en cours : Madame de Pastoret, Madame Trudaine, Lavoisier et sa femme, Marat assassiné. Sa peinture devient extrêmement réaliste et émouvante, ainsi la Mort de Mara.

Après Thermidor il est incarcéré, rendu à la liberté il se met au service du jeune Bonaparte, le Bonaparte au mont Saint-Bernard de 1800 est une véritable image de propagande réalisé en plusieurs versions aujourd’hui à Berlin, Versailles, La Malmaison, etc.… Peintre de l’empire, son œuvre la plus monumentale restera le sacre de Napoléon.

« J'y dessinai l'ensemble d'après nature, et je fis séparément tous les groupes principaux. Je fis des notes pour ce que je n'eus pas le temps de dessiner, ainsi on peut croire, en voyant le tableau, avoir assisté à la cérémonie. Chacun occupe la place qui lui convient, il est revêtu des habillements de sa dignité. On s'empressa de venir se faire peindre dans ce tableau, qui contient plus de deux cents figures... »

Il réalisera également de nombreux portraits pendant l’Empire, de Napoléon mais aussi du Général Gérard, du Comte de Turenne, de la Comtesse Daru, entre-autres.

Après la restauration il s’exile à Bruxelles et ne reviendra plus en France, il y meurt en 1825. Légende de son vivant il reste le peintre de la révolution et de l’empire et le maître du style néo-classique.

 
David - Le Sacre

David - Le Sacre

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Novembre 2010

Musée du Louvre, Paris

David (1748-1825) est un véritable virtuose de la peinture, un génie dont les œuvres néo-classiques commencées à la fin du royaume de Louis XVI, vont trouver toute leur valeur pendant la Révolution et l'Empire. Peintre de la République, sa production mêle les œuvres intimes et les grandes compositions monumentales reflet de l'histoire contemporaine ou du glorieux passé antique.
 

Léonidas fut peint en 1814 pendant la débâcle des armées napoléoniennes. Il reprend le thème classique de la lutte de Léonidas et de ses compagnons contre l’envahisseur Perse, tableau d’inspiration grecque c’est le pendant de l’enlèvement des Sabines, qui lui fait référence à l’antiquité Romaine. Développant les thèmes de la fraternité et de la lutte contre l’envahisseur, il était la parfaite illustration du drame que vivait la France en 1814, envahie par les armées étrangères.
 


 

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Rédigé par rafael

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Publié le 2 Octobre 2010

 

Cela est si vrai que M. INGRES, le représentant le plus illustre de l’école naturaliste dans le dessin, est toujours au pourchas de la couleur. Admirable et malheureuse opiniâtreté ! C’est l’éternelle histoire des gens qui vendraient la réputation qu’ils méritent pour celle qu’ils ne peuvent obtenir. M. Ingres adore la couleur, comme une marchande de modes. C’est peine et plaisir à la fois que de contempler les efforts qu’il fait pour choisir et accoupler ses tons. Le résultat, non pas toujours discordant, mais amer et violent, plaît toujours aux poètes corrompus; encore quand leur esprit fatigué s’est longtemps réjoui dans ces luttes dangereuses, il veut absolument se reposer sur un Velasquez ou un Lawrence.

 

Si M. Ingres occupe après E. Delacroix la place la plus importante, c’est à cause de ce dessin tout particulier, dont j’analysais tout à l’heure les mystères, et qui résume le mieux jusqu’à présent l’idéal et le modèle. M. Ingres dessine admirablement bien, et il dessine vite. Dans ses croquis il fait naturellement de l’idéal ; son dessin, souvent peu chargé, ne contient pas beaucoup de traits ; mais chacun rend un contour important. Voyez à côté les dessins de tous ces ouvriers en peintures, – souvent ses élèves ; – ils rendent d’abord les minuties, et c’est pour cela qu’ils enchantent le vulgaire, dont l’oeil dans tous les genres ne s’ouvre que pour ce qui est petit.

 

Dans un certain sens, M. Ingres dessine mieux que Raphaël, le roi populaire des dessinateurs. Raphaël a décoré des murs immenses ; mais il n’eût pas fait si bien que lui le portrait de votre mère, de votre ami, de votre maîtresse. L’audace de celui-ci est toute particulière, et combinée avec une telle ruse, qu’il ne recule devant aucune laideur et aucune bizarrerie : il a fait la redingote de M. Molé ; il a fait le carrick de Cherubini ; il a mis dans le plafond d’Homère, – oeuvre qui vise à l’idéal plus qu’aucune autre, – un aveugle, un borgne, un manchot et un bossu. La nature le récompense largement de cette adoration païenne. Il pourrait faire de Mayeux une chose sublime. La belle Muse de Cherubini est encore un portrait. Il est juste de dire que si M. Ingres, privé de l’imagination du dessin, ne sait pas faire de tableaux, au moins dans de grandes proportions, ses portraits sont presque des tableaux, c’est-à-dire des poèmes intimes. Talent avare, cruel, coléreux et souffrant, mélange singulier de qualités contraires, toutes mises au profit de la nature, et dont l’étrangeté n’est pas un des moindres charmes, flamand dans l’exécution, individualiste et naturaliste dans le dessin, antique par ses sympathies et idéaliste par raison.

 

Accorder tant de contraires n’est pas une mince besogne : aussi n’est-ce pas sans raison qu’il a choisi pour étaler les mystères religieux de son dessin un jour artificiel et qui sert à rendre sa pensée plus claire, – semblable à ce crépuscule où la nature mal éveillée nous apparaît blafarde et crue, où la campagne se révèle sous un aspect fantastique et saisissant. Un fait assez particulier et que je crois inobservé dans le talent de M. Ingres, c’est qu’il s’applique plus volontiers aux femmes ; il les fait telles qu’il les voit, car on dirait qu’il les aime trop pour les vouloir changer ; il s’attache à leurs moindres beautés avec une âpreté de chirurgien ; il suit les plus légères ondulations de leurs lignes avec une servité d’amoureux. L’Angélique, les deux Odalisques, le Portrait de Mme d’Haussonville, sont des oeuvres d’une volupté profonde. Mais toutes ces choses ne nous apparaissent que dans un jour presque effrayant ; car ce n’est ni l’atmosphère dorée qui baigne les champs de l’idéal, ni la lumière tranquille et mesurée des régions sublunaires.

 

Les oeuvres de M. Ingres, qui sont le résultat d’une attention excessive, veulent une attention égale pour être comprises. Filles de la douleur, elles engendrent la douleur. Cela tient, comme je l’ai expliqué plus haut, à ce que sa méthode n’est pas une et simple, mais bien plutôt l’emploi de méthodes successives.

 

Charles Baudelaire, Salon de 1846.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Mai 2010

Ingres Louis-Francois Bertin

Musée du Louvre, Paris

 

« familièrement assis et accablé de son embonpoint, le modèle appuie ses deux mains tournées en dedans sur ses cuisses écartées, et de ses bras arrondis il semble soutenir le poids de son obésité. L'expression interrogative de son œil perçant, le léger désordre de ses cheveux, le nœud lâche de sa cravate, l'ampleur de son gilet, que remplit le développement de la poitrine, la tournure d'une veste redingote dont les plis trahissent les habitudes d'un corps toujours grossissant, les larges manches d'où sortent des mains boudinées, aux doigts fuselés et délicats, tout cela spécifie la personne ne varietur ( qui ne peut être changé ) » Charles Blanc 1870.

 

Le portrait de Louis-François Bertin par Ingres, c'est le triomphe de la bourgeoisie après la révolution de 1830. Patron de presse Bertin était une figure du tout Paris, influent, sûr de lui, homme de pouvoir, bête politique, on le voit écrasant de sa personalité l'espace qui le contraint, explosant d'énergie. Il marque l'accomplissement d'une bourgeoisie libérale qui après avoir conquis le pouvoir s'installe dans cette nouvelle réalité sans complexe.

 

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Rédigé par rafael

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