neo-classicisme

Publié le 24 Juin 2012

Ingres Madame Moitessier

 

Ingres réalisa deux portraits de Madame Moitessier , née Marie-Clotilde-Inès de Foucauld (1821–1897). L'un, portrait de Madame Moitessier debout, peint en 1851, est à la National Gallery of Art de Washington ; l'autre, où elle est assise, peint en 1856, est à la National Gallery de Londres.

 

Celui de Londres est le portrait le plus coloré du peintre. La robe lui permet de jouer avec les contours et les volumes. On remarque également le jeu de miroir.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 18 Juin 2012

 
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"Temple à l’amour, à l’amitié, temple du courage
Qu’une marquise a fait élever dans son parc
Anglais, où maint amour Watteau bandant son arc
Prend des cœurs glorieux pour cibles de sa rage.
Mais l’artiste allemand – qu’elle eût rêvé de Cnide ! –
Plus grave et plus profond sculpta sans mignardise
Les amants et les dieux que tu vois sur la frise :
Hercule a son bûcher dans les jardins d’Armide !
Les talons en dansant ne frappent plus l’allée
Où la cendre des yeux et du sourire éteints
Assourdit nos pas lents et bleuit les lointains ;
La voix des clavecins s’est tue ou s’est fêlée.
Mais votre cri muet, Admète, Iphigénie,
Nous terrifie encore, proféré par un geste
Et fléchie par Orphée ou bravé par Alceste
Le Styx, - sans mâts ni ciel – où mouilla ton génie.
Gluck aussi comme Alceste a vaincu par l’Amour
La mort inévitable aux caprices d’un âge ;
Il est debout, auguste temple du courage,
Sur les ruines du petit temple à l’Amour."
  
Proust 
 
 
 
 

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Juin 2012

Pierre Paul Prud'hon La Justice et la Vengeance divine pour

Prud'hon La Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime

 

" Voici venir l’aimable Prud’hon, que quelques-uns osent déjà préférer à Corrège ; Prud’hon, cet étonnant mélange, Prud’hon ce poète et ce peintre, qui, devant les David, rêvait la couleur ! Ce dessin gras, invisible et sournois, qui serpente sous la couleur, est, surtout si l’on considère l’époque, un légitime sujet d’étonnement. – De longtemps, les artistes n’auront pas l’âme assez bien trempée pour attaquer les jouissances amères de David et de Girodet. Les délicieuses flatteries de Prud’hon seront donc une préparation. (…) "

 

Baudelaire.

 

Prud'honSchimmelpenninck Family

 

 

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Publié le 12 Juin 2012

David la mort de Marat

 

" Le divin Marat, un bras pendant hors de la baignoire et retenant mollement sa dernière plume, la poitrine percée de la blessure sacrilège, vient de rendre le dernier soupir. Sur le pupitre vert placé devant lui sa main tient encore le lettre perfide : « Citoyen, il suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre bienveillance ; » L’eau de la baignoire est rougit de sang, le papier est sanglant ; à terre gît un grand couteau de cuisine trempé de sang ; sur un misérable support de planches qui composait le mobilier de travail de l’infatigable journaliste, on lit : « A Marat, David. » Tous ces détails sont historiques et réels, comme un roman de Balzac ; le drame est là, vivant dans toute sa lamentable horreur, et par un tour de force étrange qui fait de cette peinture le chef-d’œuvre de David et une des grandes curiosités de l’art moderne, elle n’a rien d’un trivial ni d’ignoble. Ce qu’il y a de plus étonnant dans ce poème inaccoutumé, c’est qu’il est peint avec une rapidité extrême, et quand on songe à la beauté du dessin, il y a là de quoi confondre l’esprit. Ceci est le pain des forts et le triomphe du spiritualisme ; cruel comme la nature, ce tableau a tout le parfum de l’idéal. Quelle était donc cette laideur que la sainte Mort a si vite effacée du bout de son aile ? Marat peut désormais défier Apollon, la mort vient de le baiser de ses lèvres amoureuses, et il repose dans le calme de sa métamorphose. Il y a dans cette œuvre quelque chose de tendre et de poignant à la fois ; dans l’air froid de cette chambre, sur ces murs froids, autour de cette froide et funèbre baignoire, une âme voltige. Nous permettrez-vous, politiques de tous les partis, et vous-mêmes, farouches libéraux de 1845, de nous attendrir devant le chef-d’œuvre de David ? Cette peinture était un don à la patrie éplorée, et nos larmes ne sont pas dangereuses."

 

Baudelaire, Le musée classique du Bazar de Bonne-Nouvelle .

 

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Publié le 30 Mars 2012

La Grande Odalisque, Ingres, Musée du Louve Paris


Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780/1867) est le chantre au XIXe siècle en France du style néo-classique. Elève de David, il commence sa carrière sous l'empire à Paris en exécutant différents portraits dans la veine néo-classique. Locataire de la villa Médicis, il part à Rome en 1806, en but à la critique parisienne, il y reste jusqu’en 1824. C'est durant ce séjour romain qu’il peint la Grande Odalisque qui dénote déjà quelques caractéristiques qui lui seront propre, un goût prononcé pour le classicisme, une volonté absolu d'atteindre l'équilibre parfait dans ses compositions, quitte a déformer les personnages, ici le dos de l'Odalisque est hors normes, une attirance pour l'orient et les sujets exotiques.

Cette recherche de l'équilibre parfait au-delà de l'absolu vérité est une caractéristique d'Ingres, il n'est pas le seul, Botticelli également déformait ses personnages pour atteindre l'équilibre parfait. L'étrangeté du coup n'est pas absente de ces toiles leur donnant ce caractère particulier qui fit du maître de l'école française à son retour à Paris, un peintre si singulier.

 
 

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Publié le 23 Mars 2012

En 1811 le prince régent, futur Georges IV, confit à John Nash la réalisation d’une importante opération immobilière : la transformation du domaine de chasse royale situé au nord-est de Londres en une vaste propriété de rapport. John Nash imaginera un projet de très grande envergure autour de ce qui sera  Regent’s Park et notamment la construction autour de ce parc de plusieurs immeubles en terrasses.

De ce projet ambitieux, ne sera réalisé que le parc et quelques immeubles de rapport dont le complexe de Nash Terraces, parfait exemple de l’architecture néo-classique anglaise. Ici John Nash développe tout le vocabulaire architecturale qui lui est chère : colonnades monumentales, fronton de couleur, sculptures venant décorées la façade, larges fenêtres donnant sur le parc et création d’une terrasse artificiel au-dessus du niveau du parc garantissant à chaque appartement des étages des vues magnifiques sur le jardin et le soleil couchant. La parfaite rigueur géométrique de Nash donne à l’ensemble une grande élégance. Aujourd’hui ces immeubles accueillent la haute bourgeoisie anglaise dans un cadre unique.





 

Photos: (c) Lankaart

 

 

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Publié le 21 Janvier 2012

Pierre-Paul Prud'hon, L'impréatrice Joséphine, Musée du Louvre, Paris

Pierre-Paul Prud'hon est l'un des peintres français (1758-1823) les plus influencé par la vague néo-classique de la fin du XVIIIe siècle. Revenu en france après un séjour en Italie, il est le chantre de la révolution française, et exécute portraits et grandes commandes pour la République, puis l'Empire.

Ce portrait de l'impératrice Joséphine exécuté en 1805 est à la fois d'une grande sensibilité tout en reprenant les canons du néo-classicisme en vogue à l'époque. Sa peinture est en quête de la beauté physique, de l'déal féminin, ici Joséphine. celle-ci annonce déja, à travers sa grande sensibilité et une certaine mélancolie, le romantisme qui surgira au début du XIXe siècle.

 

 
 

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Publié le 1 Janvier 2012


Le Memorial aux victimes des guerres et tyrannies à Berlin est à l'origine la maison de la Garde du roi. Dessiné par l'architecte Schinkel, c'est un manifeste de l'architecture néo-classique. Inspiré des temples grecs, la simplicité et l'élégance des proportions en font un bijoux d'architecture. Il fut construit à la demande du roi de Prusse en 1816-1818, après l'occupation française sur l'artère principale  de Berlin, l'avenue de Linden, à proximiter du palais royale.


En 1950 il est transformé en Mémorial aux victimes, l'intérieur extrèmement dépouillé et simplement éclairer par une lanterne acceuille depuis 1993 une sculpture  de Kathe Kollwith. L'ambiance à l'intérieur est très particulière, l'absence de fenêtre, la lumière douce du plafond, le sol noir au calepinage irrégulier crée une ambiance de receuillement.



 

Photos: (c) Lankaart

 

 

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Publié le 29 Octobre 2011


L'Egise de la Madeleine à Paris est l'un des bâtiments les plus représentatifs des recherches architecturales du mouvement néo-classique.

Construit à l'initiative de Napoléon Ier pour commémorer les exploits de la grande armée, le bâtiment est conçu à l'origine comme un temple laïque dédié aux exploits de l'empire naissant.

Le temple fut édifié à l'emplacement d'une église en construction depuis 1763 dans l'axe transversal de la place Louis XV, devenue Place de la Concorde, selon le parti proposé par Jacque-Ange Gabriel l'architecte de la grande composition classique qui marque aujourd'hui la place.

Le projet d'Eglise de l'architecte Guillaume Martin Couture était inspiré par Soufflot et envisageait une église à plan en croix grecques surmonté d'une coupole et précédé d'un portique de style corinthiens.
A la révolution, les travaux furent suspendus. Les colonnes s'élevaient alors jusqu'au chapiteau. Cette église pouvait laisser la place à un temple idéalement situé dans une des perspectives les plus emblématique du centre de Paris, le symbole était fort, l'emplacement idéal.

« Le Monument dont l'Empereur vous appelle aujourd'hui à tracer le projet sera le plus auguste, le plus imposant de tous ceux que sa vaste imagination a conçus et que son activité prodigieuse sait faire exécuter. C'est la récompense que le vainqueur des Rois et des Peuples, le fondateur des empires, décerne à son armée victorieuse sous ses ordres et par son génie. La postérité dira : il fit des héros et sut récompenser l'héroïsme. [...] À l'intérieur du monument, les noms de tous les combattants d'Ulm, d'Austerlitz et d'Iéna seront inscrits sur des tables de marbre, les noms des morts sur des tables d'or massif, les noms des départements avec le chiffre de leur contingent sur des tables d'argent. »


Un concours permis de désigner l'architecte Pierre-Alexandre Vignon qui proposa un temple néo-classique monumental. La construction du bâtiment fut suspendu en 1811 et en 1812 car l'empereur deçida de changer la vocation de l'édifice et de le transformer en église.

La construction se poursuivit sous la restauration, l'église devenant l'un des symboles de la nouvelle monarchie. La décoration intérieure fut de ce fait modifiée pour répondre à sa nouvelle vocation.  

Mais, en 1828, à la mort de l'architecte Pierre-Alexandre Vignon, l'ouvrage n'était toujours pas achevé. Son collaborateur Jacques-Marie Huvé mena à terme la construction de l'édifice qui fut consacré en 1845.


L'eglise demeure l'une des réalisations les plus originale du néo-classicisme. Si l'extérieur reprend les canons principaux de l'architecture des temples grecques et romains, l'intérieur s'organise autour d'une vaste nef éclairée par trois coupoles qui mennent à une abside. L'ensemble offre un espace intérieur qui ne reprend pas les principes habituels de l'ordonnacement religieux et privilégie une apréhension par séquence de l'espace intérieur, plus propre à un espace laïque qu'à une église.

 





 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 22 Octobre 2011


L'Altes Museum est l'une des oeuvres les plus accomplie de l'architecte néo-classique Schinkel.

Construit entre 1823 et 1828 pour exposer la collection d'art de la famille royale prussienne, il abrite aujourd'hui des collections d'antiquités grecques et romaines. Il avait pour but de rivaliser avec les grands musées de Paris et de Londres.

Petit à petit, autour de ce musée, va naître un complexe muséographique exeptionnel regroupant quatre grands musées autour de l'Altes Museum.


Le monument que Schinkel conçoit est dans la droite ligne d'un néo-classicisme rigoureux qui s'inspire des monuments de la Grèce antique et des justes proportions développées pendant l'antiquité. La façade, à ce titre, est une composition pleine d'équilibre qui repose sur l'utilisation du nombre d'or à l'infini. L'élégance de la façade est remarquable.
 


 

Photos : (c) Lankaart

 

 

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