neo-classicisme

Publié le 7 Mars 2013

francois gerard ossian

 

Comme Girodet, François Gerard illustra un temps des œuvres classiques. Ossian évoque les fantômes au son de la harpe sur les bords du Lora de 1801 conserve le caractère poétique d’une esquisse à la lumière irréelle.

 

Ossian (ou Oisín, signifiant « petit faon » en irlandais), barde écossais du IIIe siècle, fils de Fingal et Sadhbh, serait l’auteur d’une série de poèmes dits « gaéliques » traduits et publiés en anglais entre 1760 et 1763 par le poète James Macpherson, qui eurent un énorme retentissement dans toute l'Europe. Il s'agit en fait d'une supercherie littéraire de Macpherson, qui s'est inspiré de textes anciens et folkloriques.

 

« Ossian regrette les aventures, les chasses, le son du cor et les vieux rois. "S'ils étaient là, dit-il à saint Patrice, tu ne parcourrais par les campagnes avec ton troupeau psalmodiant." Patrice cherche à le calmer par de douces paroles, et quelquefois pousse la condescendance jusqu'à écouter ses longues histoires, qui paraissent médiocrement l'intéresser. "Voilà mon récit, dit le vieux barde en terminant ; quoique ma mémoire s'affaiblisse et que le souci ronge mon être, je veux continuer à chanter les actions du passé et à vivre de l'ancienne gloire. Maintenant je suis vieux ; ma vie se glace et toutes mes joies disparaissent. Ma main ne peut plus tenir l'épée, ni mon bras manier la lance. Parmi les clercs se prolonge ma triste dernière heure, et ce sont des psaumes qui tiennent maintenant la place des chants de victoire." "Laisse là ces chants, dit Patrice, et n'ose plus comparer ton Finn au Roi des rois, dont la puissance est sans bornes ; courbe devant lui les genoux, et reconnais-le pour ton maître." Il fallut céder, en effet, et la légende veut que le vieux barde ait fini sa vie dans le cloître, parmi les clercs qu'il avait tant de fois rudoyés, au milieu de ces chants qu'il ne connaissait pas. »

Ernest Renan

 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 2 Janvier 2013

Gros Bonaparte au pont d'Arcole

 

Le 15 novembre 1796, Gros est présent avec l’armée près d’Arcole, où Bonaparte plante le drapeau de l'armée d'Italie sur le pont. Bonaparte lui commande à Milan un tableau pour immortaliser cet évènement. Satisfait par l'œuvre, Bonaparte lui confie le poste d’inspecteur aux revues, ce qui lui permet de suivre l’armée. En 1797, sur la recommandation de Joséphine de Bauharnais, il le nomme à la tête de la commission chargée de sélectionner les œuvres d'art volées destinées à enrichir les collections du musée du Louvre. 

 

Source:Wikipedia

 

 

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Publié le 10 Novembre 2012

francois gerard portrait de pierre redoute

Portrait de Pierre Redoute

 

Fils de l’intendant du cardinal François-Joachim de Pierre de Bernis. D’abord élève d’Augustin Pajou, puis de David à l’école duquel Gérard tente le « grand genre » : la peinture d’histoire ou d’allégorie. Ses débuts en pleine Révolution sont difficiles : échec au concours pour le prix de Rome, retour en Italie puis retour à Paris pour éviter l’inscription sur la liste des émigrés.

Il échappa, grâce à son maître David, à la conscription en se faisant nommer juré au Tribunal révolutionnaire, fonction que, simulant une infirmité, il exerça peu.

Bien connues parce que nombreuses et appréciées, ses peintures de portraits peuvent être admirées pour leur virtuosité, grâce à l’étonnante galerie de réductions (appelées « esquisses ») gardées dans l’atelier à Versailles. Sens de la nature, symbole de la silhouette bien détachée dans l’espace, lumière légèrement vaporeuse, ces qualités évoquent Prud’hon et l’école anglaise.

 

francois gerard madame recamier

Madame de Récamier

Sous l’Empire il devint le portraitiste de la cour : Madame de Visconti, comtesse Regnaud de Saint-Jean d'Angély (Laure de Bonneuil). Il a le goût de la matière brillante, de la lumière claire et des glacis : dans son tableau Madame Récamier (1805) que l’on peut comparer au tableau de David de 1800, sobre, sur fond uni et avec tenue simple sur un divan à l’antique. Ici la robe est plus élaborée avec une évocation en fond de paysage, masqué par une tenture.

francois gerard portrait de la reine hortense

la Reine Hortense

 

francois gerard portrait de murat

Murat

Source: Wikipedia

Illustrations: visipix.com

 

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Publié le 7 Novembre 2012

Chateau de fontainebleau empre (9)

Grand salon de l'impératrice

Le Grand Salon, dit aussi « salon des jeux de la Reine », servait aux XVIIe et XVIIIe siècles de « Grand cabinet de la Reine », avant de devenir salon des jeux sous Marie-Antoinette. En 1804, la pièce devient le deuxième salon de l'impératrice, et redevient salon des jeux à la Restauration. Transformé en salle de billard en 1827, il devient le salon de la reine en 1835, puis le Grand salon de l'impératrice en 1853.

Chateau de fontainebleau empre (11)

 

Son mobilier fait alterner le style Louis XVI et le style Empire, regroupant des ensembles présentés dans la pièce à tour de rôle. Le plafond, œuvre de Jean Simon Berthélemy, représente Minerve couronnant les Muses. Les murs sont ornés d'arabesques et de motifs pompéiens, dans le plus pur style néo-classique, réalisé en 1786 par Michel-Hubert Bourgois et Jacques-Louis-François Touzé, d'après les dessins de l'architecte Pierre Rousseau. Les dessus-de-porte ornés de Sacrifices à Mercure en trompe-l'œil sont l'œuvre de Piat Sauvage, et les motifs de sphinges et de caducées sculptés en plâtre de Philippe-Laurent Roland, réalisés eux aussi en 1786. Les lustres de cristal anglais sont des prises de guerre de Napoléon Ier en 1805.

 

Chateau de fontainebleau empre (7)

 Grand salon de l'impératrice: les décors muraux

Le mobilier de style Louis XVI, bien qu'incomplet, restitue assez fidèlement l'aspect de la pièce lors de la réalisation des décors muraux. Les tissus des rideaux et des sièges ont été réalisés par la maison Tassinari et Chatel entre 1961 et 1981 d'après l'ancien modèle qui avait subsisté sur le paravent. 

 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 6 Novembre 2012

Chateau de fontainebleau empre (15)

 

Napoléon Ier fait revivre Fontainebleau à partir de 1804, il le fait meubler, y tient sa cour pour laquelle il fait aménager 40 appartements de maître. Deux soirs par semaine, il fait donner des spectacles d'opéra et de théâtre. Fontainebleau est aussi un lieu de décision politique, comme le montrent la salle du trône et la bibliothèque de travail de l'empereur, qui y reçoit le pape Pie VII le 20 juin 1812 (déjà invité du 25 au 28 novembre 1804 à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur) qui y resta enfermé pendant dix-neuf mois et y signera sous pression, le Concordat de Fontainebleau le 25 janvier 1813. Le pape quittera Fontainebleau le 23 janvier 1814.

Le 23 mai 1808, le château accueille la visite de Charles IV d'Espagne et de la reine Marie-Louise. L'année 1807 est marquée par trois évènements : le traité fixant les frontières entre l'Autriche et le royaume d'Italie le 10 octobre, un traité d'alliance franco-danois le 15 octobre, et un traité secret entre la France et l'Espagne concernant le Portugal le 27 octobre.

 

Chateau de fontainebleau empre (12)Chateau de fontainebleau empre (10)

 

C'est également à Fontainebleau que l'Empereur signe son acte d'abdication le 6 avril 1814. Le 20 avril, après avoir vainement tenté de se suicider, il prononce un discours resté fameux à sa garde dans la cour dite depuis « cour des Adieux », scène illustrée par le tableau Les Adieux de Fontainebleau peint par Horace Vernet. Il dit notamment à ses soldats : « Continuez à servir la France, son bonheur était mon unique pensée ! » et les remercie : « depuis vingt ans [...] vous vous êtes toujours conduits avec bravoure et fidélité ! ». Napoléon se souviendra d'ailleurs du château de Fontainebleau lors de son séjour à Sainte-Hélène : « Voilà, disait-il, la vraie demeure des rois, la maison des siècles ; peut-être n’était-ce pas rigoureusement un palais d’architecte, mais bien assurément un lieu d’habitation bien calculé et parfaitement convenable. C’était ce qu’il y avait sans doute de plus commode, de plus heureusement situé en Europe... » Pendant les Cent-Jours, Napoléon y fera un arrêt le 20 mars 1815.

 

Chateau de fontainebleau empre (13)

Chambre de Napoléon

La chambre de Napoléon a gardé l'essentiel de son décor Louis XVI (boiseries, cheminée, décors des dessus-de-porte). Elle servait en effet au XVIIIe siècle, de « cabinet à la poudre » (cabinet de toilette). Le décor fut enrichi pour l'empereur de victoires, abeilles, chiffre impérial, et par des peintures en grisaille d'or, réalisées par Simon-Frédéric Moench en 1811. Meublée en 1808-1809 dans le style Empire, avec notamment deux fauteuils dits « paumier » (aux accoudoirs inégaux) par Jean-Baptiste Rode, qui est aussi l'auteur du lit (sommé de La Noblesse et La Gloire, face à La Justice, et L'Abondance, il est recouvert comme le reste du mobilier d'un velours chiné dont le fond de couleur prune a été retissé en jaune à la demande de l'empereur, pour l'éclaircir) la pièce possède un tapis orné de trophées militaires tissé à Aubusson en 1809.

 

Chateau de fontainebleau empre

Petite chambre à coucher

Ancien cabinet de travail de Louis XVI (dont subsistent la cheminée, les dessus-de-porte et les boiseries), la petite chambre à coucher des appartements de l'Empereur constituait en fait le cabinet de travail de Napoléon, où il fit installer en 1811 un lit de repos de camp en fer doré. La garniture des meubles et des décors se compose d'un ensemble de soie verte, de brocart rouge, de draperies « à la romaine » en brocart ponceau (rouge coquelicot) et or retissés et reposés de 1984 à 1995. Au centre de la pièce a été installé un grand bureau mécanique de Jacob Desmalter conçu pour Napoléon Ier. La peinture du plafond, réalisée en 1818 par Jean-Baptiste Regnault, a été commandée par Louis XVIII et représente une allégorie des Bourbons de retour en France: La Clémence royale arrêtant le cours de la Justice.

 

Chateau de fontainebleau empre (4)

 

Chateau de fontainebleau empre (8)Chateau de fontainebleau empre (6)

 

Chateau de fontainebleau empre (2)

 

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Publié le 24 Octobre 2012

Gros bataille d'Eylau

Musée du Louvre Paris, 1808

 

Gros est décoré par Napoléon à l'occasion du Salon de 1808 où il expose la Bataille d’Eylau. cela consacre son statut de peintre à la gloire de l'empereur.

 

Histoire

 

La bataille d'Eylau a eu lieu le 8 février 1807 à Bagrationovsk dans le Nord de la Prusse-Orientale (actuel oblast de Kaliningrad), entre l’Empire russe et l’Empire français. Napoléon Ier reste maître du terrain mais au prix de très lourdes pertes, et n’a pas la victoire décisive qu’il attendait. La victoire française est réelle dans la mesure où Napoléon reste maître du terrain, mais c'est une victoire à la Pyrrhus et elle a coûté fort cher : dix mille tués ou blessés chez les Français, douze mille morts et quatorze mille blessés qui mourront faute de soins chez les Russes. Le lendemain matin, Ney s'exclama en parcourant le champ de bataille à cheval : « Quel massacre ! Et tout cela pour rien ! ».

 

Napoléon, très affecté par les pertes subies, et contrairement à son habitude, restera huit jours sur le champ de bataille pour activer le secours aux blessés. Il se retire le soir même de la bataille au château de Finckenstein à côté. Il déclare à bout de nerfs : « Cette boucherie passerait l'envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. » Cette victoire n’est pas décisive car Bennigsen, quoique très entamé, s’est retiré en bon ordre et n’a pas été réellement poursuivi du fait de l’état d’épuisement de l’armée française. Il faudra une autre grande bataille pour contraindre les Russes à la paix, décisive celle-là, ce sera Friedland.

 

Source: wikipedia

 

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Publié le 17 Octobre 2012

Chateau de fontainebleau empre (14)

Galerie de Diane

La bibliothèque du château de Fontainebleau, est installée dans la galerie de Diane. Cette galerie dorée autrefois appelée « galerie de la reine » (elle reliait les appartements de la reine et le cabinet de la volière), longue de 80 m et large d'environ 10 m, a été décorée une première fois de scènes illustrant le mythe de Diane, celui d'Apollon, et les victoires du roi, par Ambroise Dubois et Jean de Hoey, sur les attiques en bois des murs et le plafond de la voûte brisée. Son ancien décor nous est notamment connu grâce à un riche album aquarellé de Percier, et à des fragments de peintures et de lambris, conservés aujourd'hui au château.

Chateau de fontainebleau empre (3)Chateau de fontainebleau empre (16)

 

Pendant la Révolution la galerie de Diane devient une prison dans laquelle furent incarcérés, entre autres, des religieux Trinitaires. Abîmée, elle fut restaurée d'abord sous Napoléon Ier par l'architecte Maximilien Joseph Hurtault qui supprima les décors du XVIIe siècle, puis pendant la Restauration, époque à laquelle sa voûte fut ornée dans le style du peintre David, par Merry-Joseph Blondel (Diane sur son char allant vers Endymion) et Abel de Pujol. Ces décors sont complétés de 24 scènes historiques dans le style « troubadour » (notamment Charlemagne passe les Alpes par Hyppolite Lecomte) dont 8 nous sont parvenues. Utilisée comme salle des banquets par Louis-Philippe, elle est transformée en bibliothèque sous le Second Empire, en 1858. 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 8 Septembre 2012

Ingres Madame de Senonnes

 

Sans aucun doute un des plus beaux portraits de femmes peint par Ingres. Madame de Senonnes y est représentée dans une pose caractéristique du peintre: une vue de biais, le corps formant un demi-cercle tourné vers la droite du tableau en un mouvement très élégant, accentué encore par une élongation exagérée du bras droit du modèle, dans une de ces déformations anatomiques qu'Ingres utilisait dans un but purement décoratif.

 

Tout l'attirail d'une dame de la noblesse y est représenté avec ce goût du détail et de la matière dont raffolait Ingres: la douceur du velours de la robe y voisine avec l'éclat des rubans argentés et la matière soyeuse des châles et des coussins, ces derniers font partie d'un mobilier décoratif au caractère très érotique que l'on retrouvera dans les portraits des odalisques et jusque dans les bains turcs.

 

Ingres donne de la profondeur au tableau en faisant poser son modèle dos à un immense miroir qui donne du champ à ce décor restreint. Détail amusant: Ingres a signé sur un petit papier accroché au cadre du miroir.Les coloris sont d'une grande richesse et choisis avec soin pour construire une parfaite harmonie: le rouge profond de la robe s'harmonise parfaitement avec le vieil or des coussins et du tissus mural, l'argent des rubans illumine l'ensemble et lui donne cette touche d'élégance et d'opulence qui convient à cette dame de haut rang que Ingres a peinte telle une odalisque alanguie, ce qui eut l'heure de déplaire à son époux et à ses descendants qui cachèrent durant plus d'un demi-siècle le tableau dans un grenier.

 

 


Ingres - La grande baigneuse ou Baigneuse Valpinçon



Musée du Louvre, Paris Ingres durant son séjour à la Villa Medicis à Rome poursuit ses recherches picturales et développe plusieurs représentations de la femme, l’un de ses sujets favoris. La Baigneuse Valpinçon dite la grande baigneuse peinte en 1808 est l’une de ses nombreuses peintures, elle marque une véritable rupture dans la représentation de la femme. Refusant la figuration du visage, donc l’identification de cette femme, Ingres préfère la représenter de dos dans une pose alanguie […]

 

 

 

 

 


David - Madame Recamier



Musée du Louvre, Paris David peint le portrait de Madame Récamier en 1800, ce tableau restera inachevé en raison de l'impatience du modèle et d'un mouvement d'humeur du peintre. La mise en page de ce tableau est unique dans l'oeuvre de David. Il se dégage une impression particulière de cette forme longue et sinueuse immobilisée dans un vaste espace presque vide... La beauté et le charme de Madame Récamier lui suscitèrent une foule d'admirateurs. Elle fut l'une des premières à se meubler en […]

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Publié le 6 Septembre 2012

Ingres le bain turc
 
 
Ingres est marqué très tôt par le courant orientaliste, relancé lors de la campagne d'Égypte de Napoléon. En 1806, quand il part pour l'Italie, il recopie dans ses carnets un texte vantant les « bains du sérail de Mohammed ». On peut y lire une description du harem où l'on « passait dans une chambre entourée de sophas [...] et c'était là que plusieurs femmes destinées à cet emploi attendait la sultane au sortir du bain pour essuyer son beau corps et le frotter des plus douces essences ; c'est là qu'elle devait ensuite prendre un repos voluptueux ».
 
En 1825, il recopie un passage des Lettres d'Orient de Lady Mary Montagu intitulé Description du bain des femmes d'Andrinople. Cette femme de diplomate britannique avait accompagné son mari en 1716 dans l'Empire ottoman. Entre 1763 et 1857, les lettres de Lady Montagu furent rééditées huit fois en France et alimentèrent la fièvre orientaliste. « Je crois qu'il y avait en tout deux cents filles », indique Lady Montagu dans le passage recopié par Ingres. « De belles femmes nues dans des poses diverses... les unes conversant, les autres à leur ouvrage, d'autres encore buvant du café ou dégustant un sorbet, et beaucoup étendues nonchalamment, tandis que leurs esclaves (en général de ravissantes filles de dix-sept ou dix-huit ans) s'occupaient à natter leur chevelure avec fantaisie ».
 

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Rédigé par rafael

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Publié le 31 Août 2012

David Brutus et ses fils

 

Les licteurs rapportent à Brutus les corps de ses fils est le dernier tableau de la série des peintures d'histoire pré-révolutionnaire. Dans cette œuvre David, conscient du reproche qu'on lui a fait de mettre systématiquement ses personnages sur un seul plan à l'imitation des bas-reliefs, décide de répartir les figures sur trois niveau de profondeur. Au premier plan Brutus dans l'ombre, au second les femmes éplorées, et au troisième la procession des licteurs qui portent les corps des fils du consul. Il tente aussi d'insuffler du mouvement, là où ses précédent tableau d'histoire péchaient par leurs statisme. Dernier tableau du style néoclassique romain de David, il en est aussi l'aboutissement, par la volonté du peintre d'insuffler un caractère d'authenticité archéologique, en reprenant le buste de Brutus du Capitole pour la figure du consul, et en faisant figurer la statue allégorique de Rome sur la gauche du tableau, et le mobilier de style romain.

 

Histoire

 

Après le viol de Lucrèce par Sextus Tarquin, Lucius Junius Brutus, qui jusque-là contrefaisait la folie (" Brutus " signifie "l' Idiot") aidé de Tarquin Collatin, mari de Lucrèce, soulève le peuple et chasse le roi Tarquin le Superbe de Rome. Le roi et sa famille se réfugient en Etrurie. La République est proclamée en 509 avJ.C. Brutus devient consul. Des envoyés des Tarquins viennent réclamer la restitution des biens royaux. On délibère. La restitution des biens est votée. Mais les émissaires en profitent pour fomenter un complot contre la république et font écrire aux conjurés une lettre assurant leur fidélité aux Tarquins. Cette lettre les perdra puisqu'ils seront dénoncés par l'esclave Vindicius, témoin de la remise de la lettre. A la connaissance du complot, les sénateurs refusent de rendre les biens royaux et les donne à piller au peuple. Voici le récit de l'exécution des traîtres et en particulier des fils de Brutus : Titus et Tibérius, tel que nous le rapporte Tite-Live dans l'Histoire Romaine au livre II :

 

" Après le pillage des biens royaux, les traîtres furent condamnés et punis ; leur exécution fut en ce point remarquable qu'elle contraignit un père, à titre de consul, à ordonner le châtiment de ses fils, et, alors qu'il aurait dû être la dernier des spectateurs, le sort précisément le désigna exécuteur du supplice. Se trouvaient là, attachés au poteau, des jeunes gens de la fine fleur de la noblesse ; mais tous les regards se détournaient des autres, comme s'il s'agissait d'inconnus pour se reporter sur les fils du consul ; ce n'est pas tant leur châtiment qu'on déplorait que le crime qui le provoquait : " précisément cette année même, leur patrie rendue à la liberté, leur père, son libérateur, le consulat qui avait pris naissance dans leur famille, le sénat, le peuple, tous les dieux et les hommes de Rome, tout cela ils avaient résolu de le livrer au roi superbe de naguère, à l'exilé hostile d'aujourd'hui !" Les consuls prirent place sur leur siège et dirent aux licteurs de procéder au supplice. Ceux-ci battent de leurs verges les corps nus des condamnés, ils les frappent de leurs haches : pendant tout ce temps, on n'avait d'yeux que pour le père, son visage, sa physionomie où perçait l'amour paternel au milieu de sa charge de justicier. "

 

Source: wikipedia,  http://eduscol.education.fr/louvre/mort/mortbru.htm

 

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Rédigé par rafael

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