naturalisme et impressionisme

Publié le 17 Mars 2012

Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 8 Février 2012


    

  

Eh quoi ! tout est sensible !
PYTHAGORE.


  Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant:
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
Un mystère d'amour dans le métal repose;
« Tout est sensible ! » Et tout sur ton être est puissant.

Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie :
A la matière même un verbe est attaché...
Ne la fais pas servir à quelque usage impie !

Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché;
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !
Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant:
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
Un mystère d'amour dans le métal repose;
« Tout est sensible ! » Et tout sur ton être est puissant.

Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie :
A la matière même un verbe est attaché...
Ne la fais pas servir à quelque usage impie !

Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché;
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !

 

Gérard de Nerval (1808-1855) est un poète français, dont la vie comme l’œuvre sont empreint de romantisme. Défenseur d’une poésie en lien avec les rêves, Nerval eu une influence importante sur le mouvement surréaliste et les poètes français du XXe siècle. Marquée par son voyage en orient (Egypte, Syrie, et Turquie), sa vie mouvementée le porte au suicide à l’âge de 47 ans. Nerval reste un poète mystérieux dont le parcours atypique dans la première moitié du XIXe siècle annonce les inventions poétiques de Rimbaud et Verlaine à la fin du siècle.



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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Janvier 2012

 

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Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.


Arthur Rimbaud (1854-1891) est un poète à part, à la fois de part sa production et d’autre part du fait de l’aura qui l’entoure, poète maudit, sa vie comme son œuvre ont fasciné des générations, encore aujourd’hui son aura reste intact auprès de tous les âges.


Né à Charleville, Rimbaud écrit très tôt, dès quinze ans il envoie ses premiers poèmes pour publication. Tourmenté par son mal être à Charleville il part à Paris en 1871, pendant  les épisodes de la Commune, il y découvre un univers en plein bouleversement, Paris envahis par les Versaillais est au prise avec l’une de ses plus grande tragédie. Rapidement il se démarque de ses contemporains critiquant les romantiques et les Parnassiens, il recherche une poésie en phase avec le dérèglement des sens, il veut exprimer une vrai vision des choses au-delà des canons de la poésie contemporaine. Comme les impressionnistes  il revisite la réalité avec un nouveau regard. En septembre 1871 il rejoint à nouveau la capitale et présente le bateau ivre à Verlaine et ses amis, il a 17 ans.  

Puis entre Bruxelles et Londres Verlaine et Rimbaud vivent un amour passionné, qui s’achève en 1873. Une saison en Enfer fait suite à ces épisodes tourmenté, il fait un portrait de lui, de sa vie, de ses échecs et de ses révoltes sans concessions, un long cri dans la nuit. Puis il part à travers l’Europe, Allemagne, Suède, Danemark, Autriche-Hongrie, Italie, Suisse et Chypre, et poursuit l’aventure à Java, puis en Egypte, au Yémen et finalement à Aden. Il pénètre en Abyssinie où il pratique le commerce. Vie d’aventure, son périple deviendra un mythe, celui du poète maudit disparu dans la fournaise de la corne de l’Afrique. En 1891 il retourne en France, malade, une tumeur au genou lui sera fatal, il meurt à Marseille.


Sa poésie et sa vie mouvementé on créé le mythe, mais le poète est un initiateur, c’est Rimbaud qui prendra le contre pied de la poésie romantique, remettant en cause les règles classiques de composition, inventant le vers libre, développant une poésie en prose qui expose sans ménagement ses errances et ses troubles personnel. Parfois difficile à cerner, le sens de ces poèmes reste souvent un mystère, mais sa poésie reste insurpassable, et a ouvert la voie à la poésie moderne.



                                           La vrai vie est absente.
Nous ne sommes pas au monde.



Verlaine - A Madame X...

A Madame X... Paul VERLAINE (1844-1896) En lui envoyant une pensée Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?), Vous m'envoyâtes, fraîche éclose, Une chère petite rose, Frais emblème, message pur. Elle disait en son langage Les " serments du premier amour ", Votre coeur à moi pour toujours Et toutes les choses d'usage. Trois ans sont passés. Nous voilà ! Mais moi j'ai gardé la mémoire De votre rose, et c'est ma gloire De penser encore à cela. Hélas ! si j'ai la souvenance, Je n'ai plus la fleur, […]

Baudelaire - Citations sur l'art

"La première affaire d'un artiste est de substituer l'homme à la nature et de protester contre elle. Cette protestation ne se fait pas de parti pris, froidement, comme un code ou une rhétorique, elle est emportée et naïve, comme le vice, comme la passion, comme l'appétit. " 1846 "L'artiste, le vrai artiste, le vrai poète, ne doit peindre que selon ce qu'il voit et ce qu'il sent. Il doit être réellement fidèle à sa propre nature." 1859 "Le beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu'il […]

Degas - Nus à la toilette

Femme assise sur le rebord d'une baignoire et s'épongeant le cou ,Vers 1880 Musée d'Orsay, Paris Huysmans l'art Moderne, Le salon de 1879. "M. Degas, sur lequel je dois un peu m' étendre, -car son oeuvre me servira maintes fois de point de comparaison lorsque je serai arrivé aux tableaux modernes du salon, -est, à coup sûr, parmi les peintres qui ont suivi le mouvement naturaliste, déterminé en peinture par les impressionnistes et par Manet, celui qui est demeuré le plus original et le plus […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 26 Décembre 2011


La Gallerie Umberto Ier à Naples est l'un des monuments les plus représentatifs de l'architecture des passages commerciaux, c'est ausi l'un des derniers. La forme de la galerie étant suplanté par l'innovation des grands magasins et leurs volumes généreux disposées autour d'un atrium. La forme reviendra au XXe siècle sous la forme du mall commerciale.  

Construite entre 1887 et 1891, elle est directement inspiré de la galerie Victor Emanuel II à Milan, même proportion, même façades minérals réunies par une splendide verrière. L'architecte Emanuele Rocco qui conçu la galerie intégra dans ce programme ambitieux, café, boutiques, bureaux et également des logements. L'ensemble monumental est le symbole du dynamisme de Naples à la fin du XIXe siècle.



 

Photos: (c) Lankaart

 



Erigée à l'origine pour l'exposition universelle de 1889, la Tour Eiffel était, à l'époque, avec la Galerie des machines, le symbole de la puissance de l'industrie et de la civilisation française du XIXème siècle. Sujet à polémique lors de sa construction, son maintien dans le paysage parisien donna lieu à de nombreux débats, plusieurs personnalités lui reprochant de défigurer le paysage parisien. Mais son succès auprès du public et sa transformation en antenne relais pour la radio puis la […]



Les galeries Royales Saint-Hubert sont les premières grandes galeries commerciales construites au XIXème siècle. Edifiées en 1847 sous l'impulsion de Léopold Ier par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar, elles redonnent une autre dimension aux traditionnels passages de type parisien. Ses dimensions sont beaucoup plus généreuses et préfigurent les réalisations monumentales que l'on trouve à Milan et Naples. Larges de 8.30 m, longues de 213 m et couvertent d'une verrière qui culmine à 18 m de […]

 

 

 



La Gallerie Victor emmanuel à Milan est un très bel exemple de ces grandes galeries commerciales construites en Europe tout au long du XIXe siècle, spectaculaire de par ses dimensions, c’est certainement l’expression la plus aboutie et la plus monumentale de ce type de construction, rapidement supplanté à la fin du siècle par les premiers grands magasins. D’un luxe époustouflant la Galerie Victor Emmanuel fut construite en 1877 par Giuseppe Mengoni à proximité de la Cathédrale de Milan en […]

 

 

 


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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Novembre 2011

Camille Claudel Auguste Rodin (2)

 

"...Cette fois, il faut bien que le public admire. S'il ne sait pas encore ce que dans ces œuvres il y a d'effort et d'art conquérant, du moins est-il étreint par un charme sensuel, par des secousses d'émotion physique qui, malgré lui, domptent et violentent son ordinaire inertie mentale.

 

En même temps le public apprend qu'Auguste Rodin travaille à une porte colossale qui lui a été commandée pour le Palais des Arts décoratifs. Cette porte, on la décrit, même avant que l'artiste en ait fixé la forme et déterminé l'arrangement. Chacun sait que les motifs qui s'y dérouleront lui sont inspirés par l'Enfer du Dante. Autour de cette entreprise grandiose se crée une véritable agitation, accrue encore par la connaissance de quelques fragments troublants. De temps à autre, dans des expositions libres, apparaissent de petits groupes, de petites figures d'une passion étrange et fleuve, qui le déroutent dans ses goûts traditionnels du joli bête et de l'insignifiant ; tout un monde de souffrance et de volupté, hurlant sous le fouet des luxures, se ruant désespérément au néant des possessions charnelles, aux étreintes farouches des amours damnées et des baisers infâmes. Les corps marqués du mal originel, du mal de vivre en proie à la fatalité de la douleur, se cherchent, se poursuivent, s'enlacent, se pénètrent, spasmes et morsures, et retombent, épuisés, vaincus dans cette lutte éternelle de la bête humaine contre l'idéal inassouvissable et meurtrier.

 

Tout l'art de Rodin est dans ce petit bronze, plus douloureux que n'importe lequel des poèmes de Baudelaire. Le buste droit, la gorge en avant et fleurie de chair tentatrice, le corps horizontal et vibrant comme une flèche qui déchire l'air, la face cruelle, inexorable, la Femme est emportée à travers les espaces. Elle est belle de cette inétreignable beauté qu'ont les chimères que nous poursuivons et les rêves que nous n'atteindrons jamais. Renversé sur ce corps horizontal, est le corps d'un adolescent, anatomie de souffrance. Ses bras repliés en arrière cherchent à étreindre ce torse implacable; ses jambes qui pendent voudraient arrêter ce corps qui fuit. Nul enlacement de ces deux êtres : aucune partie de ces deux vies charnelles ne se joint. Et cependant tout, dans cet enfant, suppliant et vaincu, a soif d'amour, d'embrassement, d'idéal, toutes choses par quoi il meurt, qui sont là, à portée de sa main, à portée de son âme, et que sa main ne saisira jamais et dont son âme jamais ne connaîtra la possession. La femme fuit : elle ne se détournera pas.

 

Ce qu'il y a de poignant dans les figures de Rodin, ce par quoi elles nous touchent si violemment, c'est que nous nous retrouvons en elles. Suivant une belle expression de M. Stéphane Mallarmé, « elles sont nos douloureux camarades ».

 

Je n'ai pu donner qu'une notion bien incomplète, à peine intelligible, de l'œuvre déjà si considérable d'Auguste Rodin. Je terminerai par ces lignes que Stendhal écrivit en 1847 dans son Histoire de la peinture en Italie : « Si un Michel-Ange nous était donné dans nos jours de lumière, où ne parviendrait-il point ? Quel torrent de sensations nouvelles et de jouissances ne répandrait-il pas dans un public si bien préparé par le théâtre et le roman ? Peut-être créerait-il une sculpture moderne, peut-être forcerait-il cet art à exprimer des passions ! Du moins, Michel-Ange lui ferait-il exprimer des états de l'âme. » C'était la venue d'Auguste Rodin que Stendhal annonçait ainsi. Mais l'eût-il aimé, lui, qui n’aimait que Canova ?"

 

Octave Mirbeau, Le Journal, 2 juin 1895

 




Alte Nationalgalerie, Berlin Dalou était un sculpteur reconnu en France malgrés une vie mouvementée et des séjours prolongés à l'étranger suite à sa participation active à la commune. Moins connu du grand public que Rodin, il a eu accès à des commandes importantes en Angleterre et en France. Ami de jeunesse de Rodin, il restera toute sa vie en relation avec le grand sculpteur. Le buste très réaliste qu'en fit Rodin nous montre un homme plein de charme et d'intelligence, légèrement hautain […]



Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses assistants sous sa direction, comme c'était la pratique dans son atelier. Le contraste entre la pierre grossièrement taillée dans la roche et la surface lisse des corps indique […]



Le Monument aux Bourgeois de Calais est un groupe statuaire d'Auguste Rodin commandé par la Ville de Calais où a été inauguré le premier exemplaire en bronze en 1895. Le plâtre original achevé en 1889 a été édité en onze autres exemplaires en bronze dans le courant du XXe siècle. L’ultime fonte légale a eu lieu en 1995. De manière définitive, il existe ainsi douze éditions originales en bronze des Bourgeois de Calais. C’est une des œuvres les plus célèbres d'Auguste Rodin. Ce groupe en […]


Musée rodin, Paris (c) Lankaart Jean-Alexandre-Joseph Falguière dit Alexandre Falguière, né à Toulouse le 7 septembre 1831 et mort à Paris le 19 avril 1900, est un sculpteur français de style académique et un artiste-peintre dont quelques toiles sont classées sous le signe du réalisme. Rodin présente son buste de Falguière, réalisé en 1897, à la Société nationale des Beaux-Arts en 1899. En 1900, à l’exposition de l’Alma, ce buste est présenté très haut comme le Buste héroïque de Victor Hugo […]


Musée Rodin, Paris (c) Lankaart On reconnaît dans Iris l'agrandissement d'une étude pour la figure allégorique destinée à couronner le second projet de Monument à Victor Hugo (1897), dans lequel le poète apparaît debout : disposée en position plongeante, elle fut alors complétée d'un bras droit tendu, d'une tête et d'une paire d'ailes. La figure est cependant bien antérieure à 1897 puisqu'elle fut agrandie par Henri Lebossé en novembre 1894 sous le titre « Etude de femme jambes écartées » […]


Musée de Rodin, Paris L'angoisse des êtres se poursuivant sans jamais pouvoir s'étreindre. Le parallélisme des lignes accuse le mouvement de fuite. Rodin - Cupidon et Psyché Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 2 Novembre 2011

Toulouse-Lautrec toilette

Musée d'Orsay, Paris. (c) Visipix.com.

 

« Par son observation cruelle, implacable, Toulouse Lautrec se rapproche des Huysmans, des Becque, et de tous ceux qui afficheraient sur la physionomie extérieure, sur le masque, l’intimité de l’être », Roger Max.

 

 



« Prenez par exemple un tableau de M. Degas et voyez si celui-là se borne à être un excellent « modiste », si, en dehors de sa grande habilité à rendre les étoffes, il ne sait pas vous jeter sur ses pieds une créature dont le visage, la tournure et le geste parlent et disent ce qu’elle est. Il représente des danseuses. Toutes sont de vraies danseuses et toutes diffèrent dans leur façon de s’exercer à un labeur semblable. Le propre de chacune ressort, la nervosité de la fille qui est douée […]

 



(c) Visipix.com Baudelaire - L'invitation au voyage "Il est un pays superbe, un pays de Cocagne, dit-on, que je rêve de visiter avec une vieille amie. Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu’on pourrait appeler l’Orient de l’Occident, la Chine de l’Europe, tant la chaude et capricieuse fantaisie s’y est donné carrière, tant elle l’a patiemment et opiniâtrement illustré de ses savantes et délicates végétations. Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, […]

 

 


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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Octobre 2011

Alte Nationalgalerie, Berlin


Dalou était un sculpteur reconnu en France malgrés une vie mouvementée et des séjours prolongés à l'étranger suite à sa participation active à la commune.

Moins connu du grand public que Rodin, il a eu accès à des commandes importantes en Angleterre et en France.

Ami de jeunesse de Rodin, il restera toute sa vie en relation avec le grand sculpteur. Le buste très réaliste qu'en fit Rodin nous montre un homme plein de charme et d'intelligence, légèrement hautain derrière sa barbe, un artiste reconnu et aprécié. Mais il reste sous le masque une part d'humanité. Elle se dégage du bas du buste qui nous expose un corps marqué par la vieillesse et par le regard qui cache des sentiments bien profonds.

Tout l'art de Rodin est ici exposé, loin des canons de l'art officiel et des allégories sentimentales, d'autant plus fortement que le sujet reste un ami de longue date.

 

Photos: (c) Lankaart

 



Victoria and Albert Museum, Londres, 1904 Rodin avait visité l'Angleterre en 1881 à l'invitation du peintre et graveur français, Alphonse Legros. Ce fut le début d'une carrière très réussie en Angleterre où il rencontre un certain nombre de personnalités de premier plan à Londres. George Wyndham (1863-1913) avait fait une brillante carrière militaire, il était aussi un écrivain, et était admiré pour son élégance. Il a été secrétaire d'État à la Guerre, puis secrétaire en chef pour l'Irlande […]

 

 

 



Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses assistants sous sa direction, comme c'était la pratique dans son atelier. Le contraste entre la pierre grossièrement taillée dans la roche et la surface lisse des corps indique […]

 

 

 



L'Atelier du peintre est une œuvre de Jean Désiré Gustave Courbet, artiste français né à Ornans le 10 juin 1819 et mort le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz, Suisse. Son titre complet est : L’Atelier du peintre. Allégorie Réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique (et morale). Exécutée en 1855, elle est actuellement exposée au musée d'Orsay, rez-de-chaussée, section 7. Refusée à l’Exposition universelle de 1855, l’œuvre est dévoilée au public lors d'une exposition […]


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Rédigé par rafael

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Publié le 14 Octobre 2011

Manet le dejeuner sur l'herbeMusée d'Orsay, Paris

« Le Déjeuner sur l'herbe est la plus grande toile d'Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures de grandeur naturelle dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d'arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d'une seconde femme qui vient de sortir de l'eau et qui sèche sa peau nue au grand air. Cette femme nue a scandalisé le public, qui n'a vu qu'elle dans la toile. Bon Dieu ! quelle indécence : une femme sans le moindre voile entre deux hommes habillés ! Cela ne s'était jamais vu. Et cette croyance était une grossière erreur, car il y a au musée du Louvre plus de cinquante tableaux dans lesquels se trouvent mêlés des personnages habillés et des personnages nus.

Mais personne ne va chercher à se scandaliser au musée du Louvre. La foule s'est bien gardée d'ailleurs de juger Le Déjeuner sur l'herbe comme doit être jugée une véritable œuvre d'art ; elle y a vu seulement des gens qui mangeaient sur l'herbe, au sortir du bain, et elle a cru que l'artiste avait mis une intention obscène et tapageuse dans la disposition du sujet, lorsque l'artiste avait simplement cherché à obtenir des oppositions vives et des masses franches. Les peintres, surtout Édouard Manet, qui est un peintre analyste, n'ont pas cette préoccupation du sujet qui tourmente la foule avant tout ; le sujet pour eux est un prétexte à peindre tandis que pour la foule le sujet seul existe. Ainsi, assurément, la femme nue du Déjeuner sur l’herbe n’est là que pour fournir à l'artiste l'occasion de peindre un peu de chair. Ce qu'il faut voir dans le tableau, ce n’est pas un déjeuner sur l'herbe, c'est le paysage entier, avec ses vigueurs et ses finesses, avec ses premiers plans si larges, si solides, et ses fonds d'une délicatesse si légère ; c'est cette chair ferme modelée à grands pans de lumière, ces étoffes souples et fortes, et surtout cette délicieuse silhouette de femme en chemise qui fait dans le fond, une adorable tache blanche au milieu des feuilles vertes, c’est enfin cet ensemble vaste, plein d'air, ce coin de la nature rendu avec une simplicité si juste, toute cette page admirable dans laquelle un artiste a mis tous les éléments particuliers et rares qui étaient en lui. »


Émile Zola, Édouard Manet, 1867 et lps 91



Manet le dejeuner sur l'herbe - Copie

Rejetée par le jury du Salon de 1863, cette œuvre est exposée par Manet sous le titre Le Bain au "Salon des Refusés" accordé cette année là par Napoléon III. Elle en constitua la principale attraction, objet de moqueries et source de scandale. Pourtant, Manet revendique dans Le déjeuner sur l'herbe l'héritage des maîtres anciens et s'inspire de deux oeuvres du Louvre. Le Concert champêtre du Titien, alors attribué à Giorgione, fournit le sujet, tandis que la disposition du groupe central s'inspire d'une gravure d'après Raphaël : Le jugement de Pâris. Mais dans Le déjeuner sur l'herbe, la présence d'une femme nue au milieu d'hommes habillés n'est justifiée par aucun prétexte mythologique ou allégorique. La modernité des personnages rend obscène, aux yeux de ses contemporains, cette scène presque irréelle. Manet s'en amusait d'ailleurs, surnommant son tableau "La partie carrée".


Le style et la facture choquèrent presque autant que le sujet. Manet abandonne les habituels dégradés pour livrer des contrastes brutaux entre ombre et lumière. Aussi, lui est-il reprochée sa "manie de voir par taches". Les personnages ne semblent pas parfaitement intégrés dans ce décor de sous-bois davantage esquissé que peint, où la perspective est ignorée et la profondeur absente. Avec Le déjeuner sur l'herbe, Manet ne respecte aucune des conventions admises, mais impose une liberté nouvelle par rapport au sujet et aux modes traditionnels de représentation.

Source: Musée d'Orsay




Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]



Le Balcon est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet et présenté au Salon de Paris de 1869. La toile représente notamment Berthe Morisot (à gauche), qui deviendra en 1874 la belle-sœur de Manet. La toile, inspirée des Majas au balcon de Francisco Goya, a été réalisée à la même époque et dans la même intention que le Déjeuner dans l'atelier. Les trois personnages, tous amis de Manet, semblent n’être reliés par rien : tandis que Berthe Morisot, à gauche, fait figure d'héroïne […]



Edouard Manet naît à Paris en 1832 dans une famille aisée, et se destine très tôt à une carrière dans la marine, tout en ayant un véritable goût pour l'art et pour le dessin. Son échec au concours d'admission à l'École Navale le conduit malgré tout à s'embarquer sur un bateau-école à destination de l'Amérique du Sud. Au cours de ce long voyage, il réalise de nombreux dessins et décide de se consacrer finalement à l'art. De retour à Paris, quelques mois plus tard, il entre dans l'atelier du […]

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Publié le 4 Octobre 2011

Erigée à l'origine pour l'exposition universelle de 1889, la Tour Eiffel était, à l'époque, avec la Galerie des machines, le symbole de la puissance de l'industrie et de la civilisation française du XIXème siècle.

Sujet à polémique lors de sa construction, son maintien dans le paysage parisien donna lieu à de nombreux débats, plusieurs personnalités lui reprochant de défigurer le paysage parisien.
Mais son succès auprès du public et sa transformation en antenne relais pour la radio puis la télévision justifiera sa conservation. Haute de 300 mètres, elle fut, jusqu'en 1930, le bâtiment le plus haut de la planète, détrônée à l'époque par le Chrysler Building à New-York.


Aujourd'hui, sa silhouette féminine et unique en font une icône mondialement reconnue du paysage et de l'identité de Paris.


Gustave Eiffel érigea la tour en deux ans, faisant preuve d'un génie accompli tout à la fois dans la mise au point de la structure mais aussi dans sa mise en œuvre. L'absence de décoration et l'expression aboutie de la méga structure de la Tour Eiffel, ont fait de celle-ci le symbole d'une civilisation technicienne en pleine expansion. 

Au contraire des bâtiments de l'exposition de 1900, le Grand et le Petit Palais, ou des grandes gares parisiennes qui trouvent leur équilibre entre des structures en acier d'une très grande innovation et des façades en pierre monumentales et lourdement décorées, la Tour Eiffel s'exprime dans une nudité structurelle captivante et révolutionnaire pour l'époque. C'est aussi cette caractéristique qui fait qu'aujourd'hui encore la Tour Eiffel garde toute sa modernité.


La Tour Eiffel comprend 3 étages : le 1er étage à 57 mètres de hauteur, puis le deuxième à 115 mètres et le troisième à 276 mètres.
Le sommet culmine à plus de 300 mètres de hauteur, 324 mètres au sommet de l'antenne.


 

photos: (c) Lankaart


Bruxelles - Les Galeries Royales Saint-Hubert ou Passage de la Reine


Les galeries Royales Saint-Hubert sont les premières grandes galeries commerciales construites au XIXème siècle. Edifiées en 1847 sous l'impulsion de Léopold Ier par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar, elles redonnent une autre dimension aux traditionnels passages de type parisien. Ses dimensions sont beaucoup plus généreuses et préfigurent les réalisations monumentales que l'on trouve à Milan et Naples. Larges de 8.30 m, longues de 213 m et couvertent d'une verrière qui culmine à 18 m de […]

 

 

 



Peace- Burial at Sea (1842), Tate Gallery at London. (c) Visipix.com Entre les années 1829 et 1837, l'oeuvre de Turner va évoluer de manière radicale pour s'intéresser de moins en moins à la réalité figurative, et ne garder qu'une vision lumineuse et transfigurée de celle-ci, le sujet de l'oeuvre est davantage la représentation des effets de lumière, les reflets, l'atmosphère, parfois irréelle. Ainsi, quarante ans avant Monet, Turner invente une nouvelle peinture - qui ne sera pas comprise […]

 

 

 



Le Grand Palais à Paris est l'un des monuments les plus importants de la capitale. Il fait partie des ouvrages qui ont tout à la fois été les symboles de l'exposition universelle de 1900 et qui ont marqués durablement le paysage urbain parisien. En effet la décision de réaliser une nouvelle exposition universelle à Paris, après celle de 1889 qui a vu la réalisation de la grande galerie des machines et de la tour Eiffel, est prise afin de contrer les ambitions allemandes en ce domaine et de […]

 


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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 22 Septembre 2011

paris Grande halle la villette (3)

 

« …c’est le marché aux bestiaux et l’abattoir de la Villette qui reprennent l’ossature ferronnière des Halles que M. Janvier, sur les plans de M. Baltard, élargit encore. Ici, le métal atteint des proportions grandioses. D’énormes routes filent, rompues par de sveltes colonnes qui jaillissent du sol, supportant de légers plafonds, inondés de lumière et d’air. C’est l’énorme préau dans les flancs duquel s’engouffrent des milliers de bêtes, la vaste plaine dont le ciel couvert plane sur une activité fébrile de commerce, sur un incessant va-et-vient de bestiaux et d’hommes, c’est une série d’immenses pavillons dont la sombre couleur, l’aspect élancé et pourtant trapu, convient aux infatigables et sanglantes industries qui s’y exercent. »

Huysmans, L’Art Moderne, 1883, Le Salon de 1881

 

paris Grande halle la villette (5)

 

paris Grande halle la villette (2)

 

paris Grande halle la villette

 

Photos: (c) Lankaart

 



« Prenez par exemple un tableau de M. Degas et voyez si celui-là se borne à être un excellent « modiste », si, en dehors de sa grande habilité à rendre les étoffes, il ne sait pas vous jeter sur ses pieds une créature dont le visage, la tournure et le geste parlent et disent ce qu’elle est. Il représente des danseuses. Toutes sont de vraies danseuses et toutes diffèrent dans leur façon de s’exercer à un labeur semblable. Le propre de chacune ressort, la nervosité de la fille qui est douée […]

 



Le Grand Palais à Paris est l'un des monuments les plus importants de la capitale. Il fait partie des ouvrages qui ont tout à la fois été les symboles de l'exposition universelle de 1900 et qui ont marqués durablement le paysage urbain parisien. En effet la décision de réaliser une nouvelle exposition universelle à Paris, après celle de 1889 qui a vu la réalisation de la grande galerie des machines et de la tour Eiffel, est prise afin de contrer les ambitions allemandes en ce domaine et de […]

 


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