naturalisme et impressionisme

Publié le 13 Septembre 2013

Daguerre jemayall 1848

Daguerre est l’un des précurseurs de la photo au XIXe siècle, en 1837 il met au point le principe du daguerréotype et ouvre la voie à la démocratisation d’un art qui bouleversera notre vision de la réalité.


Samuel F. B. Morse, inventeur du télégraphe qualifiera en ces termes la toute nouvelle invention :

« Nulle peinture ou gravure ne peut prétendre s’en approcher(…) ; en parcourant une rue du regard, on  pouvait noter la présence d’une pancarte lointaine sur laquelle l’œil arrivait à peine à distinguer l’existence de ligne ou de lettres, ces signes étant trop menus pour qu’on puisse les lire à l’œil nu. Grâce à l’aide d’une lentille puissante, dirigée sur ce détail, chaque lettre devenait clairement et parfaitement lisible, il en était de même pour les plus minuscules brèches ou fissures sur les murs des bâtiments, et sur les pavés de la rue. »

Daguerre

La longueur du temps de pose, plusieurs minutes, faisaient disparaitre toute animation de ses vues, les hommes, les chevreaux disparaissaient de la ville comme par enchantement.  Daguerre ouvrait une nouvelle ère.


daguerre 1837 nature morte

daguerre Louvre

 



CHANSON DE LA PLUS HAUTE TOUR. Qu'il vienne, qu'il vienne, Le temps dont on s'éprenne. J'ai tant fait patience Qu'à jamais j'oublie. Craintes et souffrances Aux cieux sont parties. Et la soif malsaine Obscurcit mes veines. Qu'il vienne, qu'il vienne, Le temps dont on s'éprenne. Telle la prairie A l'oubli livrée, Grandie et fleurie D'encens et d'ivraies, Au bourdon farouche Des sales mouches. Qu'il vienne, qu'il vienne, Le temps dont on s'éprenne. J'aimai le désert, les vergers brûlés, les […]


L’Estufa Fria (Serre froide) de Lisbonne est un ensemble étonnant, la serre est constituée d’un immense toit formé d’un treillage en bois non étanche à l’eau et à l’air. En hiver ce treillage permet de maintenir une ambiance fraiche et tempérée, en été l’ombre et la présence de l’eau au sol assure une ambiance propre aux végétaux tropicaux tout en évitant les grosses chaleurs et une exposition trop importante au soleil. L’effet général est somptueux, la simplicité de la structure, le jeu […]


Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]

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Publié le 7 Septembre 2013

Londres Kew garden la Serre tempérée (5)

 

Cette serre dédiée aux plantes de climat subtropical humide et méditerranéen est deux fois plus grande que Palm House, ce qui en fait la plus grande serre victorienne encore existante au monde. Devant l'immense quantité de plantes venant des quatre coins du monde, Palm House ne suffisait plus. En 1859, les travaux commencèrent sous les ordres de Decimus Burton. La serre fut officiellement ouverte en 1863, bien que seulement en partie terminée en raison de coûts de travaux plus élevés que prévus. Elle ne fut complétée que quatre décennies plus tard en 1899.

Entre 1972 et 1975, de lourdes restaurations furent entreprises pour réparer les structures métalliques, très endommagées. Deux ailes se déploient autour de la serre centrale qui concentre les plus grands arbres. L'aile Nord correspond aux plantes d'Australie, de Nouvelle-Zélande, d'Asie et du Pacifique. L'aile Sud présente les plantes africaines.

 

Londres Kew garden la Serre tempérée (3)

 

Londres Kew garden la Serre tempérée (13)

Londres Kew garden la Serre tempérée (6)

 

Londres Kew garden la Serre tempérée (2)

Londres Kew garden la Serre tempérée (19) Londres Kew garden la Serre tempérée (21)

 

Londres Kew garden la Serre tempérée (16)

 

Londres Kew garden la Serre tempérée (35) Londres Kew garden la Serre tempérée (9) Londres-Palm-House-Kew-garden.jpg

 

Photos: Lankaart (c)

Source: Wikipedia



Palm House à Kew Garden dans la banlieue sud-ouest de Londres est une serre réalisé dans la ligné du travail éffectué par l'ingénieur Joseph Paxton au milieu du XIXe siècle. Ici les ingénieurs et architecte Decimus Burton et Richard Turner ont mis à profit toute les avancées concernant la préfabrication des éléments de verres et d'acier qui permettent de créer ces grands édifices que l'aristocratie anglaise voulait pour exposer ces plantes exotiques venue de tous les coins du monde. La […]


Le Grand Palais à Paris est l'un des monuments les plus importants de la capitale. Il fait partie des ouvrages qui ont tout à la fois été les symboles de l'exposition universelle de 1900 et qui ont marqués durablement le paysage urbain parisien. En effet la décision de réaliser une nouvelle exposition universelle à Paris, après celle de 1889 qui a vu la réalisation de la grande galerie des machines et de la tour Eiffel, est prise afin de contrer les ambitions allemandes en ce domaine et de […]

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Publié le 7 Septembre 2013

Manet Olympia

Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard.


L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche et la femme noire, s'inscrit en réalité dans la longue tradition artistique et très académique dite de « l'odalisque à l'esclave » : ainsi des Odalisques d'Ingres, ou encore de l'Odalisque de Benouville et de celle de Jalabert dans les années 1840. Bien que Manet ait à l'évidence cherché le scandale, l'avalanche de récriminations dont il fut la victime l'accabla assez fortement, et le soutien de son ami Charles Baudelaire l'aida à passer ce cap difficile de sa vie.

 

Manet s'inspire aussi pour cette toile de la maja desnuda (97x190 cm) de Francisco Goya. Le modèle de l'Olympia possède une pose identique à celle de la Vénus d'Urbin mais cette reprise de la posture va être transformée. Effectivement dans la première œuvre l'on a une figure chaste et innocente, le chien est un symbole de fidélité et les deux servantes rangent des affaires dans un coffre de mariage. La présence de l'Olympia est troublante avec un regard qui fixe le spectateur. Si la main cache le sexe, elle présente un modelé vigoureux. Cependant la femme n'a pas un regard aussi froid que le modèle de Manet. L'on peut ainsi dire que l'amour passion est dans l'Olympia remplacé par l'amour vénal. En effet, la toile représente une scène qui évoque la prostitution sous le Second Empire et le sujet va être d'autant plus strident que le traitement va être réaliste.

Le caractère désintéressé et hautain de l'Olympia est traduit par le fait que la femme de chambre au second plan se fond avec la couleur du mur. Tandis qu'elle manifeste un intérêt certain à apporter à l'Olympia les fleurs qu'elle vient de recevoir, celle-ci n'y prête aucune attention et continue à poser et à aguicher les spectateurs que nous sommes d'un regard franc et provocant.

 
Source: Wikipedia




Le Balcon est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet et présenté au Salon de Paris de 1869. La toile représente notamment Berthe Morisot (à gauche), qui deviendra en 1874 la belle-sœur de Manet. La toile, inspirée des Majas au balcon de Francisco Goya, a été réalisée à la même époque et dans la même intention que le Déjeuner dans l'atelier. Les trois personnages, tous amis de Manet, semblent n’être reliés par rien : tandis que Berthe Morisot, à gauche, fait figure d'héroïne […]



Parmi les thèmes récurant dans l’œuvre de Monet, la femme à l’ombrelle revient plusieurs fois. Mise en scène à chaque fois, il met en valeur la fragilité de la femme, sa grâce sous la lumière souvent très forte, un ciel d’un bleu profond en arrière plan. Monet fervent admirateur des estampes japonaises, réalise ici des œuvres en références à ces images pleines de garce qu’il affectionnait particulièrement, jeunes filles japonaises sous leurs ombrelles aux kimonos amples et majestueux. Le […]



Femme assise sur le rebord d'une baignoire et s'épongeant le cou ,Vers 1880 Musée d'Orsay, Paris Huysmans l'art Moderne, Le salon de 1879. "M. Degas, sur lequel je dois un peu m' étendre, -car son oeuvre me servira maintes fois de point de comparaison lorsque je serai arrivé aux tableaux modernes du salon, -est, à coup sûr, parmi les peintres qui ont suivi le mouvement naturaliste, déterminé en peinture par les impressionnistes et par Manet, celui qui est demeuré le plus original et le plus […]

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Publié le 4 Septembre 2013

Manet le Fifre

Le Joueur de fifre est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet en 1866, et resté célèbre en raison de ses couleurs vives et contrastées. Le thème de la toile, de même que la posture du personnage, s'inspirent explicitement des portraits de nains et de bouffons autrefois réalisés par Diego Vélasquez. Cette œuvre fut appelée La carte à jouer.


Le refus du Joueur de fifre au Salon de Paris de 1866 sera l'occasion pour le jeune écrivain Émile Zola de publier un article retentissant dans L’Événement, dans lequel il prenait la défense du tableau. L’année suivante, Zola alla jusqu’à consacrer une étude biographique et critique très fouillée à Édouard Manet, afin de permettre la « défense et illustration » de sa peinture, qu’il qualifiait de « solide et forte » et associait – peut-être à tort – au naturalisme.

 

 


 


Paris, Musée Marmottant Monet. 1872. Le Havre au petit matin: Monet exprime parfaitement son ressenti subjectif sur les quais du port du Havre face à la mer et aux barques et bateaux. Ce tableau reçu un accueil très critique, le peintre fut jugé "fou", traité "de barbouilleur". Pourtant aujourd'hui ce tableau reste l'une des oeuvres majeurs du peintre. Illustration: visipix.com Source: DA. Art Monet - Londres le parlement Londres le parlement, Musée des Beaux arts, Bruxelles Claude Monet […]



Edouard Manet naît à Paris en 1832 dans une famille aisée, et se destine très tôt à une carrière dans la marine, tout en ayant un véritable goût pour l'art et pour le dessin. Son échec au concours d'admission à l'École Navale le conduit malgré tout à s'embarquer sur un bateau-école à destination de l'Amérique du Sud. Au cours de ce long voyage, il réalise de nombreux dessins et décide de se consacrer finalement à l'art. De retour à Paris, quelques mois plus tard, il entre dans l'atelier du […]



Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]

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Publié le 30 Juillet 2013

renoir la balancoire

Paris, Musée d'Orsay. 1876.

Renoir donne une vision réaliste de cette vie populaire du dimanche entre les guinguettes, les bords de Marne et de Seine, les rencontres sous le soleil, les déjeuners sur l'herbe et les siestes sur les bords de l'eau. La balançoire est un thème que Fragonard avait sublimé, ici Renoir serait-il plus sage ...


illustration: http://www.visipix.com

Source: DA.Art



Londres le parlement, Musée des Beaux arts, Bruxelles Claude Monet (1840-1926) est l’un des plus grands peintres français, à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle. Au début de sa carrière il peint avec Bazille, Renoir et Sisley des sujets et paysages du quotidien autour de Fontainebleau participant activement au mouvement impressionniste et renversant toutes les convenances picturales de l’académisme en vogue à l’époque. Il poursuit sa quête de la lumière et à travers ses voyages en […]


Childe Hassam est un peintre américain (1859 - 1935). Il sera l'un des promoteur de l'impressionisme aux Etats-Unis. Il profite de ses séjours à Paris de 1883 à 1888 pour se libérer de l'académisme et adopte les principes de l'impressionisme. Sa facilité décorative et sa touche très rapide lui donne un style originale. Ses vues panoramiques surtout de Paris auront un grand succès. Il fonde en 1898 le groupe des dix (The Ten American Artist). DA Franck Buchser - Femmes Travaillant de […]


Les hasards heureux de l'escarpolette (la Balançoire) (1767). collection Wallace, Londres « Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer votre tableau. » M. de Saint-Julien, receveur général des biens du clergé Les moeurs ont bien évolué sous Louis XV, et Fragonard répondant aux directives de son client nous […]

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Publié le 15 Juillet 2013

Camille Pissarro pontoise (3)

Camille Pissarro Pontoise

 

"Je crois qu’il n’y aura rien de plus triste à raconter dans l’histoire de l’art, que la longue persécution infligée aux artistes vraiment originaux et créateurs de ce siècle. Il n’est pas un de nos grands peintres qui n’ait d’abord été méconnu, poursuivi de huées et d’injures. Il n’est pas un qui n’ait eu à soutenir, pour arriver à vivre du fruit de son travail, une lutte cruelle qui, pour certains, a été un vrai martyre empoisonnant la vie. Rousseau, repoussé avec persistance des Salons, a passé sa jeunesse dans la misère. Delacroix a été combattu jusqu’à son dernier jour. Corot, d’abord absolument inaperçu, a ensuite, pendant des années, accumulé les chefs-d’œuvre, sans que les mieux disposés des critiques voulussent y voir autre chose que d’agréables pochades et des esquisses. Millet est mort à la peine, tout au plus compris d’une élite, chargé de famille et écrasé de dettes presque toute sa vie. Courbet a été considéré de son vivant comme un rustre, l’œil fermé aux délicatesses de la nature. Et quand est venue son exposition posthume à l’École des Beaux-Arts, c’est avec surprise que le public a reconnu qu’à la force se joignaient, dans son œuvre, une finesse de tons que l’œil le plus subtil et le plus velouté avait seul pu saisir.

 

Renoir le bal du moulin de la galette

Renoir, le bal du moulin de la galette.


On aurait cru que tant d’exemples de dénigrement ayant porté à faux auraient pu rendre les critiques plus circonspects et épargner aux artistes tard venus le triste sort de leurs devanciers. Il n’en a rien été. Manet, venu après les autres, a été peut-être encore plus mal accueilli. Ce peintre à la palette si franche et si heureuse de tons, homme du monde délicat et spirituel, a été pendant dix ans traité comme une sorte d’artiste grossier et de badigeonneur. Voilà cependant que les jeunes peintres lui ont fait obtenir les récompenses officielles, la critique désarme à son égard, tout le monde lui reconnaît du talent. Mais si on le lâche ainsi, c’est qu’on trouve ailleurs à qui s’attaquer. Par derrière lui, ce sont maintenant ceux qu’on appelle les Impressionnistes, qui ont à supporter les mépris de l’éternelle routine et de l’éternelle banalité.

 

Manet Olympia

Manet, Olympia


Or, si l’on croit que les peintres se succédant au sein d’une école, constituent une filiation et un chaînon dont les anneaux sont dépendants, on reconnaîtra tout de suite que les Impressionnistes continuent et complètent leurs devanciers. Ce qu’on peut considérer, en effet, comme le trait saillant de l'école de peinture contemporaine, c’est un effort incessant pour se rapprocher de la nature, et serrer la vie de plus en plus près. Dans ce sens, les romantiques Delacroix et Rousseau ont réalisé un progrès sur les classiques de l’école de David ; venus après les romantiques, Corot et Millet ont été encore plus loin ; Courbet et Manet, qui ne travaillent plus que d’après le modèle vivant, marquent un nouveau pas, toujours dans la même voie. Les Impressionnistes, poussant encore plus avant, s’il est possible, dans chaque scène vue, dans chaque physionomie ou figure reproduite, observent l’aspect fugitif, la notation spéciale du moment, l’impression, en un mot, de l’objet, pour la fixer sur la toile. Et c’est pourquoi ce nom d’Impressionniste a été accepté par les artistes auxquels on voulait faire une injure, comme en valant, après tout, autant qu’un autre !

 

renoir le dejeuner des canotiers

Renoir, le Déjeuner des canottiers.


Ainsi les peintres de l’école contemporaine se sont de plus en plus rapprochés de la nature, mais pour y réussir il leur a fallu s’affranchir des règles de dessin purement conventionnelles et des procédés du métier traditionnels. Tous les maîtres modernes ont donc lutté pour conquérir la liberté de leur pinceau. De leur effort commun sont sortis cette manière de peindre large et prime-sautière et ce coloris clair qui, encore, trouvent leur épanouissement dans la peinture des Impressionnistes.

Je prends comme type, parmi le groupe impressionniste, M. Claude Monet pour le paysage, et M. Renoir pour la figure. Chez le premier je trouve notés les aspects les plus variés et les plus fugitifs que peuvent revêtir le ciel, les eaux et les champs ; chez le second, toutes les nuances dont est susceptible la figure humaine, tous les reflets que le jeu de la lumière peut faire courir sur les vêtements ou les chairs. Tous les deux obtiennent leurs effets, au moyen d’une touche large et personnelle et en juxtaposant sur la toile les tons tranchés que le coup d’œil jeté sur la scène naturelle leur a réellement donné. Je ne suis plus ici en face de paysages enveloppés d’ombres opaques, qui n’ont jamais existé en plein air ; je n’ai plus à contempler de pauvres figures pâlottes, se détachant à peine, dans leur tristesse, sur des fonds effacés. Mais mes yeux ont le plaisir de se promener sur des couleurs de note aiguë, qui leur donnent la sensation voluptueuse que leur ont procuré, dans la campagne, la lumière du ciel et la transparence des eaux ou, chez les êtres vivants, des cheveux soyeux, des joues rosées et des lèvres de carmin.

renoir la balancoire Renoir jeune fille au bain

Renoir, la balançoire, Jeune fille


L’exposition des œuvres de M. Renoir, à l’occasion de laquelle j’écris ces quelques remarques, comprend un ensemble de tableaux de l’artiste, qui nous permet de le suivre depuis son origine et de constater le développement qu’a subi son talent. Dès l’abord nous lui reconnaissons la faculté de peindre la femme dans toute sa grâce et sa délicatesse, ce qui l'a conduit tout particulièrement à exceller dans le portrait. Ce don du charme, l’artiste l'a manifesté, dès le début, dans sa plénitude, et c’est dans ses qualités de peintre et de coloriste, que nous avons à observer le progrès et le développement. Nous le voyons acquérir une touche de plus en plus large et personnelle, donner de plus en plus de souplesse à ses figures, les entourer de plus en plus d’air, les baigner de plus en plus de lumière ; nous le voyons accentuer sans cesse son coloris et arriver enfin à réaliser, comme en se jouant, les combinaisons de couleurs les plus hardies."

 

Th. Duret (Théodore Duret). Critique d’avant-garde. 1885

 

 



Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]


" M. James Whistler, né à Baltimore, est Américain d’origine. Venu jeune avec sa famille en Europe, il a fait ses études d’artiste à Paris. En 1856, il fréquentait l’atelier de Gleyre. Sorti de l’atelier du maître et livré à lui-même, il envoie aux Salons de 1859 et de 1860 des toiles qui sont refusées par le jury. En 1863, le jury le repoussa de nouveau, cette fois avec une œuvre importante, la Fille blanche, qui, exposée au Salon des refusés, fit sensation parmi les artistes. M. Whistler, […]

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Publié le 13 Juillet 2013

Monet impression soleil levant

Paris, Musée Marmottant Monet. 1872.

 

Le Havre au petit matin: Monet exprime parfaitement son ressenti subjectif sur les quais du port du Havre face à la mer et aux barques et bateaux. Ce tableau reçu un accueil très critique, le peintre fut jugé "fou", traité "de barbouilleur". Pourtant aujourd'hui ce tableau reste l'une des oeuvres majeurs du peintre.

 

Illustration: visipix.com

Source: DA. Art



Londres le parlement, Musée des Beaux arts, Bruxelles Claude Monet (1840-1926) est l’un des plus grands peintres français, à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle. Au début de sa carrière il peint avec Bazille, Renoir et Sisley des sujets et paysages du quotidien autour de Fontainebleau participant activement au mouvement impressionniste et renversant toutes les convenances picturales de l’académisme en vogue à l’époque. Il poursuit sa quête de la lumière et à travers ses voyages en […]


Eugène Boudin était un peintre marin, expert en matière de rendu de tout ce qui est lié à la mer et à ses rivages. Il peignit notamment de nombreux tableaux décrivant la vie des pêcheurs sur les ports et les marchés ; ainsi que celle des familles bourgeoises du XIXe siècle sur les plages de Normandie. L'importance du ciel et des effets atmosphériques dans ses peintures lui valut d'être surnommé le « roi des ciels » par le peintre français Camille Corot. Il attachait en effet une grande […]

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Publié le 27 Juin 2013

La gare Saint-Pancras à Londres est un bâtiment phare de l’époque victorienne, elle fut construite entre 1868 et 187. Sa récente rénovation à la fin du XXe siècle a permis de mettre en valeur sa très belle charpente, une prouesse technique pour l’époque et longtemps la plus grande portée unique au monde (74 m), conçu par Barlow et Ordish de Rowland. Elle fut le symbole au XIXe siècle de la nouvelle industrie conquérante et des possibilités techniques offerte à l’homme.




 

Photos: Lankaart (c)

 



Le Grand Palais à Paris est l'un des monuments les plus importants de la capitale. Il fait partie des ouvrages qui ont tout à la fois été les symboles de l'exposition universelle de 1900 et qui ont marqués durablement le paysage urbain parisien. En effet la décision de réaliser une nouvelle exposition universelle à Paris, après celle de 1889 qui a vu la réalisation de la grande galerie des machines et de la tour Eiffel, est prise afin de contrer les ambitions allemandes en ce domaine et de […]


Palm House à Kew Garden dans la banlieue sud-ouest de Londres est une serre réalisé dans la ligné du travail éffectué par l'ingénieur Joseph Paxton au milieu du XIXe siècle. Ici les ingénieurs et architecte Decimus Burton et Richard Turner ont mis à profit toute les avancées concernant la préfabrication des éléments de verres et d'acier qui permettent de créer ces grands édifices que l'aristocratie anglaise voulait pour exposer ces plantes exotiques venue de tous les coins du monde. La […]


La Gallerie Umberto Ier à Naples est l'un des monuments les plus représentatifs de l'architecture des passages commerciaux, c'est ausi l'un des derniers. La forme de la galerie étant suplanté par l'innovation des grands magasins et leurs volumes généreux disposées autour d'un atrium. La forme reviendra au XXe siècle sous la forme du mall commerciale. Construite entre 1887 et 1891, elle est directement inspiré de la galerie Victor Emanuel II à Milan, même proportion, même façades minérals […]

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Publié le 11 Juin 2013

Londres le parlement, Musée des Beaux arts, Bruxelles

Claude Monet (1840-1926) est l’un des plus grands peintres français, à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle.


Au début de sa carrière il peint avec Bazille, Renoir et Sisley des sujets et paysages du quotidien autour de Fontainebleau participant activement au mouvement impressionniste et renversant toutes les convenances picturales de l’académisme en vogue à l’époque. Il poursuit sa quête de la lumière et à travers ses voyages en Normandie et en Angleterre enrichie sa palette et sa vision de celle-ci, toujours changeante, métamorphosant les paysages qui l’entoure à  chaque instant. Il exécutera plusieurs vus de la cathédrale de Rouen et du parlement à Londres, mettant en valeur l’importance de la lumière et des couleurs dans l’appréhension de la réalité. Son séjour à Londres le met en présence des œuvres de Turner, qui déjà avait poussé très loin un travail de déconstruction de la réalité par la lumière, offrant au regard des tableaux souvent à la limite de l’abstraction.


En 1874 il participe à la première exposition des « impressionniste » à Paris, ouvrant la voie à une véritable révolution picturale.




La célèbre série de Monet consacrée à la Cathédrale de Rouen sous différentes lumières fut effectuée en 1893 depuis la fenêtre du 2ième étage d'une boutique en face de la cathédrale. Il fit 18 vues frontales. Changeant de canevas selon la lumière, Monet suivait les heures de la journée, depuis le petit matin avec la façade en bleu ombré de brouillard, à l'après-midi , quand le soleil disparaissant derrière les constructions de la ville, transformait l'oeuvre de pierre érodée par le temps en […]



Parmi les thèmes récurant dans l’œuvre de Monet, la femme à l’ombrelle revient plusieurs fois. Mise en scène à chaque fois, il met en valeur la fragilité de la femme, sa grâce sous la lumière souvent très forte, un ciel d’un bleu profond en arrière plan. Monet fervent admirateur des estampes japonaises, réalise ici des œuvres en références à ces images pleines de garce qu’il affectionnait particulièrement, jeunes filles japonaises sous leurs ombrelles aux kimonos amples et majestueux. Le […]

Eugene Boudin

Eugène Boudin était un peintre marin, expert en matière de rendu de tout ce qui est lié à la mer et à ses rivages. Il peignit notamment de nombreux tableaux décrivant la vie des pêcheurs sur les ports et les marchés ; ainsi que celle des familles bourgeoises du XIXe siècle sur les plages de Normandie. L'importance du ciel et des effets atmosphériques dans ses peintures lui valut d'être surnommé le « roi des ciels » par le peintre français Camille Corot. Il attachait en effet une grande […]

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Publié le 3 Juin 2013

Musée du Louvre, Paris

Jean-Baptiste Corrot (1796-1875) est un peintre français de l’école réaliste. Riche héritier Corrot put se consacré à son art durant toute sa vie sans contingence matériel. Ses voyages en Italie, en 1826, 1834 et 1843,  le marqueront durablement. Son travail sur le paysage se fait sans contrainte esthétique, il recherche simplement à rendre les effets de la lumière sur la matière. Ces deux paysages de Volterra exposé au Musée du Louvre illustre parfaitement son travail, loin de l’académisme ou du romantisme en vogue en Europe. Son goût du réalisme sans emphase en fond une personnalité à part dans la peinture du XIXe siècle un précurseur des travaux de Courbet et des impressionnistes.




 



Waldmüller (1793-1865) s'intéressa progressivement à la nature, et se mit à peindre des paysages. C'est dans ce genre que son style atteindra la plus grande originalité : son sens des couleurs et sa bonne connaissance de la nature l'aidèrent à réaliser quelques toiles remarquables. Waldmüller fut un temps professeur à l'académie des beaux-arts de Vienne, mais eut régulièrement des disputes avec l'élite viennoise en raison de ses critiques au sujet du système de l'académie, qu'il voulait […]


Eugène Boudin était un peintre marin, expert en matière de rendu de tout ce qui est lié à la mer et à ses rivages. Il peignit notamment de nombreux tableaux décrivant la vie des pêcheurs sur les ports et les marchés ; ainsi que celle des familles bourgeoises du XIXe siècle sur les plages de Normandie. L'importance du ciel et des effets atmosphériques dans ses peintures lui valut d'être surnommé le « roi des ciels » par le peintre français Camille Corot. Il attachait en effet une grande […]

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