naturalisme et impressionisme

Publié le 24 Octobre 2013

Monet - Impression soleil levant

Monet - Impression soleil levant

"Claude Monet est l’artiste qui, depuis Corot, a montré, dans la peinture de paysage, le plus d’invention et d’originalité. Si l’on classe les peintres d’après le degré de nouveauté et d’imprévu de leurs œuvres, il faut le mettre sans hésiter au rang des maîtres. Mais comme la foule éprouve d’abord une répulsion instinctive pour tout ce qui, en peinture, est nouveau et original, cette même personnalité, qui devrait suffire à le recommander, est précisément la cause qui, jusqu’à ce jour, a écarté de lui le public et le gros des critiques. Nous prétendons que Claude Monet sera placé, dans l’avenir, parmi les paysagistes, à côté de Rousseau, Corot et Courbet, et les observations qui vont suivre ont pour but de justifier cette opinion.

Monet - Venise

Monet - Venise

Si l’on jette une vue d’ensemble sur les paysagistes modernes, on verra qu’ils ont eu la commune aspiration de pénétrer la nature et d’entrer en rapports de plus en plus intimes avec elle. Aussi leurs efforts accumulés, depuis la rénovation du paysage sous la Restauration, ont-ils amené un perfectionnement des procédés, qui fait que l’aspect du monde extérieur se fixe avec une vérité de plus en plus grande sur la toile.

Considérons, en effet, la transformation qui s’est graduellement opérée dans la manière de peindre de nos paysagistes. Voyons d’abord Théodore Rousseau.

Théodore Rousseau - Paysage

Théodore Rousseau - Paysage

Rousseau devant la nature, aux champs ou dans la forêt, prend toutes sortes de renseignements ; dessine les contours des arbres, l’ossature et la forme du sol ; précise par des croquis l’aspect du feuillage ou de l’herbe qui court sous bois ; relève à l’aquarelle ou au pastel les jeux de la lumière dans les nuages, la couleur de la terre, du ciel et des eaux. Rentré à l’atelier, il compose et peint un tableau, à l’aide des indications recueillies.

Courbet - Volterra La citadelle

Courbet - Volterra La citadelle

Corot et Courbet, venus après lui, procèdent déjà autrement. Pour diminuer la distance qui sépare les études préliminaires du travail à l’atelier, ils peignent à l’huile, sur la toile même, des esquisses en plein air, en face de la nature. Et ces premières études, terminées à l’atelier, deviendront des tableaux ou serviront à la peinture de toiles agrandies et développées qui seront des tableaux.

Ainsi Corot et Courbet ont franchi une partie de la distance qui séparait l’étude sur le terrain de la peinture du tableau, ils ont commencé à rendre les deux opérations, de successives, simultanées. Claude Monet, venu à son tour après eux, achève ce qu’ils avaient commencé. Avec lui, plus de croquis préliminaires accumulés, plus de crayons ou d’aquarelles utilisés à l’atelier, mais une peinture à l’huile tout entière commencée et terminée devant la scène naturelle, directement interprétée et rendue. Et c’est ainsi qu’il est devenu le chef de ce qu’à juste titre on a nommé « l’école du plein air ».

Pendant que les paysagistes s’accoutumaient à peindre de prime saut, face avec la nature, une autre révolution s’accomplissait : la peinture, de noire, devenait claire. On serait surpris, si l’on pouvait revoir un Salon d’il y a trente ans, du changement qui s’est opéré dans le ton général de la coloration. A cette époque, les peintres étendaient le plus souvent sur la toile une véritable sauce, ils préparaient leurs fonds au bitume, à la litharge, au chocolat, et par-dessus c’est à peine s’ils mettaient un frottis de couleur, bientôt atténué ou dévoré par la noirceur générale du dessous. Il semblait qu’ils vécussent dans des caves, aveuglés par la pleine lumière et les colorations ardentes. C’est à quelques hommes bien doués, surtout à Delacroix, qu’on doit le premier retour à cette peinture claire et colorée, qui est la véritable volupté des yeux. On peut voir, par les peintures murales de Saint-Sulpice, à quel degré de clarté il était enfin arrivé. Parmi les vivants, personne n’aura plus contribué qu’Édouard Manet à donner le goût de la peinture claire ; pendant que tant de gens le raillaient, les peintres avisés profitaient de sa gamme de tons vibrante et se l’appropriaient selon leurs moyens.

Manet - Le déjeuner sur l'herbe

Manet - Le déjeuner sur l'herbe

L’apparition au milieu de nous des albums et des images japonais a complété la transformation, en nous initiant à un système de coloration absolument nouveau. Sans les procédés divulgués par les Japonais, tout un ensemble de moyens nous fût resté inconnu. Il y a là une question de physiologie. L’œil japonais, doué d’une acuité particulière, exercé au sein d’une admirable lumière, dans une atmosphère d’une limpidité et d’une transparence extraordinaires, a su voir dans le plein air une gamme de tons aigus que l’œil européen n’y avait jamais vue et, abandonné à lui-même, n’y eût probablement jamais découverte. En observant la nature, le paysagiste européen avait comme oublié la coloration propre des objets, il n’avait guère vu que de la lumière et de l’ombre, le plus souvent de l’ombre ; de là vient que, sous le pinceau d’un si grand nombre de peintres, la pleine campagne s’est recouverte d’une opaque noirceur et d’éternelles ténèbres. Les Japonais, eux, n’ont point vu la nature en deuil et dans l’ombre, elle leur est, au contraire, apparue colorée et pleine de clarté, leur œil a surtout discerné la coloration des choses, et ils ont su harmoniser côte à côte, sur la soie ou le papier, sans atténuation, les tons les plus tranchés et les plus variés que les objets aperçus dans la scène naturelle leur donnaient.

Hokusai
Hokusai
Hokusai

Hokusai

Claude Monet, parmi nos paysagistes, a eu le premier la hardiesse d’aller aussi loin qu’eux dans ses colorations. Et c’est par là qu’il a le plus excité les railleries, car l’œil paresseux de l’Européen en est encore à prendre pour du bariolage la gamme de tons, pourtant si vraie et si délicate, des artistes du Japon.

Observons maintenant Claude Monet le pinceau à la main. Pour cela il faut courir avec lui les champs, braver le hâle, le plein soleil, ou rester les pieds dans la neige, puisque, sorti du logis, il travaille en toute saison directement sous la voûte du ciel, Sur son chevalet il pose une toile blanche, et il commence brusquement à la couvrir de plaques de couleur, qui correspondent aux taches colorées que lui donne la scène naturelle entrevue. Souvent, pendant la première séance, il n’a pu obtenir qu’une ébauche. Le lendemain, revenu sur les lieux, il ajoute à la première esquisse, et les détails s’accentuent, les contours se précisent. Il procède ainsi plus ou moins longtemps jusqu’à ce que le tableau le satisfasse.

Monet
Monet

Monet

Par ce système de peinture directe en face de la scène vue, Claude Monet a été tout naturellement amené à tenir compte d’effets négligés de ses devanciers. Les impressions fugitives, autrefois ressenties par le paysagiste faisant un croquis en plein air, mais perdues dans la transformation du croquis en un tableau à l’atelier, sont au contraire devenues saisissables pour l’artiste qui, peignant sa toile en plein air, peut fixer rapidement l’effet le plus éphémère et le plus délicat, au moment même où il se produit devant lui. Aussi Monet est-il parvenu à rendre tous les jeux de la lumière et les moindres reflets de l’air ambiant, il a reproduit les ardeurs des couchers de soleil et ces tons variés que l’aurore donne aux buées qui se lèvent des eaux ou couvrent la campagne, il a peint, dans toute leur crudité, les effets de la pleine lumière tombant à pic sur les objets et leur supprimant l’ombre, il a su parcourir toute la gamme de tons gris, des temps couverts, pluvieux ou estompés de brouillard. En un mot, son pinceau a fixé ces mille impressions passagères que la mobilité du ciel et les changements de l’atmosphère communiquent à l’œil du spectateur. Aussi est-ce pour la lui appliquer, qu’avec raison, on a d’abord créé l’épithète « d’impressionniste ».

Claude Monet est né à Paris en novembre 1840. Il a donc moins de quarante ans. A cet âge Corot était encore inconnu du public, et dédaigné des beaux esprits et des critiques.

Monet s’est surtout consacré à peindre les environs de Paris. Il a successivement habité Argenteuil et Vétheuil, où la Seine lui offrait ces eaux capricieuses et changeantes qu’il affectionne tout particulièrement. Il a aussi visité à plusieurs reprises les côtes de la Manche et est allé peindre en Angleterre et en Hollande. Son œuvre est déjà considérable et des plus variées, par le choix des sites et le genre des sujets. On y trouve des paysages de tout ordre, des marines, des effets de neige, des vues prises dans les villes, des natures mortes, des tableaux où sont reproduits, avec toute leur vivacité de coloris et leurs effets diaprés, les fleurs des jardins, le feuillage élégant des bosquets, les grands arbres de la forêt de Fontainebleau. Aucun artiste n’a moins connu la monotonie, car, travaillant devant la nature, en contact intime avec elle, il en saisit tous les mobiles aspects et peut ainsi se renouveler perpétuellement.

Monet possède une grande facilité de pinceau ; sa touche est large et rapide ; le travail et l’effort s’y dissimulent. Il a su, chaque fois qu’il abordait un sujet nouveau, découvrir tout naturellement, pour le rendre, un procédé approprié.

Monet - Argenteuil

Monet - Argenteuil

Monet s’est surtout consacré à peindre les environs de Paris. Il a successivement habité Argenteuil et Vétheuil, où la Seine lui offrait ces eaux capricieuses et changeantes qu’il affectionne tout particulièrement. Il a aussi visité à plusieurs reprises les côtes de la Manche et est allé peindre en Angleterre et en Hollande. Son œuvre est déjà considérable et des plus variées, par le choix des sites et le genre des sujets. On y trouve des paysages de tout ordre, des marines, des effets de neige, des vues prises dans les villes, des natures mortes, des tableaux où sont reproduits, avec toute leur vivacité de coloris et leurs effets diaprés, les fleurs des jardins, le feuillage élégant des bosquets, les grands arbres de la forêt de Fontainebleau. Aucun artiste n’a moins connu la monotonie, car, travaillant devant la nature, en contact intime avec elle, il en saisit tous les mobiles aspects et peut ainsi se renouveler perpétuellement.

Monet possède une grande facilité de pinceau ; sa touche est large et rapide ; le travail et l’effort s’y dissimulent. Il a su, chaque fois qu’il abordait un sujet nouveau, découvrir tout naturellement, pour le rendre, un procédé approprié.

Monet - Vétheuil sous la neige

Monet - Vétheuil sous la neige

Un artiste aussi bien doué n’eût eu qu’à vouloir pour réussir dans n’importe quel genre de peinture goûté tout de suite du public. Et en effet, à ses débuts, au Salon de 1865, il avait exposé Une femme verte, aujourd’hui chez M. Arsène Houssaye, qui avait fait sensation. Il n’eût dépendu que de lui de répéter à l’infini le genre d’œuvre qui lui avait procuré un premier succès, en se consacrant à peindre des femmes élégamment parées, carrière où tant d’autres ont trouvé faveur et fortune. Mais il a dédaigné ce genre facile, et s’est adonné tout entier au paysage, vers lequel il se sentait irrésistiblement entraîné. Il est de cette famille d’artistes qui marchent droit devant eux sans s’inquiéter du jugement des philistins, certains qu’un jour leur œuvre accumulée les mettra tout naturellement à leur vraie place."

 

Monet, Th. Duret (Théodore Duret. Critique d’avant-garde). 1885

 

 

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Publié le 21 Octobre 2013

Manet bar folies bergere

 

Un bar aux Folies Bergère est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet au début des années 1880, il fut exposé au Salon de Paris en 1882. Il s'agit de la dernière œuvre majeure de Manet avant sa mort. Son thème est en phase avec les péocupations des impressionnistes: montrer la ville et la vie de leur époque à travers des scènes se déroulant dans des cafés, des bars, des maisons closes, tous les leius de la vie parisienne.

Manet fait dans ce tableau le portrait d'une jeune fille issue des milieux populaires, Suzon. en fond un grand miroir reflète l'activité du bar, ses lumières, son mouvement. le tableau d'un grand réalisme fut entièrement réaisé en atelier, le jeu des couleurs et des matières illustre parfaitement le mouvement impressionniste.

Le miroir ne semble pas renvoyer une image exacte de la scène, tant en ce qui concerne la posture de la jeune femme que la présence de l’homme en face d’elle, si rapproché qu’il devrait logiquement tout cacher aux yeux du spectateur. Il est difficile de conclure si cette anomalie est le fruit de la volonté de l’artiste ou une simple erreur d’appréciation, ce qui n’a pas été sans amuser Huysmans: « (le tableau) stupéfie les assistants qui se pressent en échangeant des observations désorientées sur le mirage de cette toile ».

 

Source: Wikipedia.es



Manet, le bar des olies Bergères. "Tout sourit aux artistes d’un certain ordre, de l’ordre moyen, qui suivent la tradition ; tout vole au-devant d’eux : les honneurs officiels, les applaudissements populaires, les louanges des critiques. Les premiers pas eux-mêmes leur ont été faciles, des devanciers leur montraient le chemin, et un gouvernement paternel leur avait d’avance assuré son appui, en leur ouvrant des écoles et ménageant des concours. Heureux mortels ! Il est vrai qu’avec le […]


Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]


Camille Pissarro Pontoise "Je crois qu’il n’y aura rien de plus triste à raconter dans l’histoire de l’art, que la longue persécution infligée aux artistes vraiment originaux et créateurs de ce siècle. Il n’est pas un de nos grands peintres qui n’ait d’abord été méconnu, poursuivi de huées et d’injures. Il n’est pas un qui n’ait eu à soutenir, pour arriver à vivre du fruit de son travail, une lutte cruelle qui, pour certains, a été un vrai martyre empoisonnant la vie. Rousseau, repoussé […]

 

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Publié le 5 Octobre 2013

Monet - la femme à l'ombrelle

Monet - la femme à l'ombrelle

Parmi les thèmes récurant dans l’œuvre de Monet, la femme à l’ombrelle revient plusieurs fois. Mise en scène à chaque fois,  il met en valeur la fragilité de la femme, sa grâce sous la lumière souvent très forte, un ciel d’un bleu profond en arrière plan. Monet fervent admirateur des estampes japonaises, réalise ici des œuvres en références à ces images pleines de garce qu’il affectionnait particulièrement, jeunes filles japonaises sous leurs ombrelles aux kimonos amples et majestueux.
 

Le travail de la lumière toujours omniprésent chez Monet trouve ici un juste équilibre avec l’évocation de la féminité et de cette présence si chaleureuse. Les chaudes journées de l’été transparaissent dans chacune des œuvres, Monet reste le grand maître de l’évocation du temps, de la grâce, de la lumière, de la sérénité.
 

 
 
 
Monet - la femme à l'ombrelle
Monet - la femme à l'ombrelle

Monet - la femme à l'ombrelle

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Publié le 3 Octobre 2013

William Merritt Chase - Kate

William Merritt Chase - Kate

William Merritt Chase - Miss Dora

William Merritt Chase - Miss Dora

William Merritt Chase (1er novembre 1849 – 25 octobre 1916) est un peintre américain connu pour son engagement en faveur de l'impressionnisme et comme enseignant.

Il est né à Williamsburg (aujourd'hui Nineveh), Indiana, et devient un élève de Barton S. Hays à Indianapolis et de Joseph Oriel Eaton à New York ainsi que de A. Wagner et de Karl von Piloty à Munich.

Il installe à New York sa propre école, « Chase school » (aujourd'hui Parsons), après avoir enseigné quelques années à l'Art Students League. Il travaille sur tous supports : peinture à l'huile, pastel, encre. Ses thèmes sont nombreux : paysages, natures mortes, portraits ; mais ce sont ceux-ci qui le rendent célèbre, de nombreuses personnalités souhaitant devenir ses modèles.

 

Source: Wikipedia

 

William Merritt Chase - Portrait

William Merritt Chase - Portrait

William Merritt Chase - Femme

William Merritt Chase - Femme

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Publié le 2 Octobre 2013

 

La Gallerie Victor Emmanuel à Milan est un très bel exemple de ces grandes galeries commerciales construites en Europe tout au long du XIXe siècle, spectaculaire de par ses dimensions, c’est certainement l’expression la plus aboutie et la plus monumentale de ce type de construction, rapidement supplanté à la fin du siècle par les premiers grands magasins.


D’un luxe époustouflant la Galerie Victor Emmanuel fut construite en 1877 par Giuseppe Mengoni  à proximité de la Cathédrale de Milan en plein cœur de la ville, symbole d’une Italie nouvellement unifié. Son plan en forme de croix est un trait d’union entre la bourgeoisie et l’Eglise, entre la Piazza della Scala (Place de la bourgeoisie face à l’Opéra) et la Piazza del Duomo (face à la Cathédrale symbole de l’Eglise). L’entrée Piazza del Duomo se fait par un arc de triomphe référence au passé romain et impérial du pays. A l’intérieur on trouve, comme dans toutes ces galeries, des façades monumentales richement décoré dans un style éclectique mi-renaissance, mi-baroque et une couverture vitré d’une très grande élégance faisant appel aux dernières trouvailles de l’industrie naissante. Le dôme centrale en fer et verre est somptueux et symbolise bien l’Italie moderne de cette époque.



 

Source: RR

Photos: Lankaart (c)




La Gallerie Umberto Ier à Naples est l'un des monuments les plus représentatifs de l'architecture des passages commerciaux, c'est ausi l'un des derniers. La forme de la galerie étant suplanté par l'innovation des grands magasins et leurs volumes généreux disposées autour d'un atrium. La forme reviendra au XXe siècle sous la forme du mall commerciale. Construite entre 1887 et 1891, elle est directement inspiré de la galerie Victor Emanuel II à Milan, même proportion, même façades minérals […]



Les galeries Royales Saint-Hubert sont les premières grandes galeries commerciales construites au XIXème siècle. Edifiées en 1847 sous l'impulsion de Léopold Ier par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar, elles redonnent une autre dimension aux traditionnels passages de type parisien. Ses dimensions sont beaucoup plus généreuses et préfigurent les réalisations monumentales que l'on trouve à Milan et Naples. Larges de 8.30 m, longues de 213 m et couvertent d'une verrière qui culmine à 18 m de […]

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Publié le 28 Septembre 2013


Galerie Vivienne:

 6 Rue Vivienne, 4 rue des Petits-Champs, 5-7 rue de la Banque.


La Galerie Vivienne est l’une des références du passage parisien et l’une des réalisations qui ont permis la popularisation de ce nouveau concept urbain dans toute l’Europe. Réalisé entre 1823 et 1826, elle concentre beaucoup de qualité architecturale qui en font un véritable bijou caché entre les rues du vieux Paris. Son architecte F.J. Delannoy dut faire preuve de beaucoup d’imagination pour inscrire cette galerie au sein d’un ilot parisien tout en conservant trois maisons existantes.

Ces contraintes font la qualité de la Galerie qui regroupe de ce fait plusieurs espaces différents aux effets spatiaux et architecturaux très divers : galerie à arcade, grande verrière, petite place couverte… A l’origine la Galerie Vivienne s’appelait Galerie Marchoux du nom de son propriétaire. Pendant tout le Second Empire (1852-1871) la Galerie Vivienne eut un grand succès puis face à la concurrence des grands magasins l’attrait pour les passages disparus peu à peu.


 

L’architecture du passage est caractéristique du style empire promu par Percier et Fontaine : addition,  superposition, recours au néo-classicisme, utilisation des colonnes, arches, pilastres, le tout dans une composition harmonieuse tout en utilisant pour les verrières les dernières conquêtes de l’industrie naissante.



 

Photos: Lankaart (c)




Les galeries Royales Saint-Hubert sont les premières grandes galeries commerciales construites au XIXème siècle. Edifiées en 1847 sous l'impulsion de Léopold Ier par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar, elles redonnent une autre dimension aux traditionnels passages de type parisien. Ses dimensions sont beaucoup plus généreuses et préfigurent les réalisations monumentales que l'on trouve à Milan et Naples. Larges de 8.30 m, longues de 213 m et couvertent d'une verrière qui culmine à 18 m de […]



La Gallerie Umberto Ier à Naples est l'un des monuments les plus représentatifs de l'architecture des passages commerciaux, c'est ausi l'un des derniers. La forme de la galerie étant suplanté par l'innovation des grands magasins et leurs volumes généreux disposées autour d'un atrium. La forme reviendra au XXe siècle sous la forme du mall commerciale. Construite entre 1887 et 1891, elle est directement inspiré de la galerie Victor Emanuel II à Milan, même proportion, même façades minérals […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Septembre 2013

turner pluie vapeur vitesse speedNational Gallery, Londres

Turner est le peintre de la lumière incandescente et en même temps de la révolution industrielle, cette phase paléo technologique où des machines rugissantes surgissent au milieu des fumées et du bruit. De ses expériences  vénitiennes et de son admiration pour le Lorrain, Turner conserve et développe une lumière quasiment fantastique qui dans le tableau, Pluie, vapeur et vitesse peint en 1844,  se conjugue avec une évocation du monde naissant. Le surgissement de la locomotive est saisissant on entendrait presque le bruit du train.


Turner à travers ses tableaux marque un véritable tournant dans l’art du XIXe siècle et préfigure les explorations les plus novatrices des impressionnistes puis de la peinture abstraite.

 




CHANSON DE LA PLUS HAUTE TOUR. Qu'il vienne, qu'il vienne, Le temps dont on s'éprenne. J'ai tant fait patience Qu'à jamais j'oublie. Craintes et souffrances Aux cieux sont parties. Et la soif malsaine Obscurcit mes veines. Qu'il vienne, qu'il vienne, Le temps dont on s'éprenne. Telle la prairie A l'oubli livrée, Grandie et fleurie D'encens et d'ivraies, Au bourdon farouche Des sales mouches. Qu'il vienne, qu'il vienne, Le temps dont on s'éprenne. J'aimai le désert, les vergers brûlés, les […]



Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]



Paris, Musée Marmottant Monet. 1872. Le Havre au petit matin: Monet exprime parfaitement son ressenti subjectif sur les quais du port du Havre face à la mer et aux barques et bateaux. Ce tableau reçu un accueil très critique, le peintre fut jugé "fou", traité "de barbouilleur". Pourtant aujourd'hui ce tableau reste l'une des oeuvres majeurs du peintre. Illustration: visipix.com Source: DA. Art Monet - Londres le parlement Londres le parlement, Musée des Beaux arts, Bruxelles Claude Monet […]

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Publié le 20 Septembre 2013

                      

Renouveau


Le printemps maladif a chassé tristement

L’hiver, saison de l’art serein, l’hiver lucide,

Et, dans mon être à qui le sang morne préside

L’impuissance s’étire en un long bâillement.


Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne

Qu’un cercle de fer serre ainsi qu’un vieux tombeau

Et triste, j’erre après un rêve vague et beau,

Par les champs où la sève immense se pavane


Puis je tombe énervé de parfums d’arbres, las,

Et creusant de ma face une fosse à mon rêve,

Mordant la terre chaude où poussent les lilas,


J’attends, en m’abîmant que mon ennui s’élève…

- Cependant l’Azur rit sur la haie et l’éveil

De tant d’oiseaux en fleur gazouillant au soleil.

 
Stéphane Mallarmé

 

De son vrai nom Étienne Mallarmé, Stéphane Mallarmé naquit le 18 mars 1842, à Paris. Orphelin de mère, enfant sensible et solitaire, il fut placé dans diverses pensions.

L’essentiel de l’existence de Mallarmé réside en vérité dans son expérience poétique et spirituelle.
Influencé par Théophile Gautier mais plus encore par Charles Baudelaire et par Edgar Poe, Mallarmé commença très jeune à écrire des poèmes dans l’ombre des parnassiens. Ceux qu’il envoya en 1866 au Parnasse contemporain furent tous acceptés!; parmi eux, «l’Azur».

 

Son poème l’Après-midi d’un faune ayant été refusé par Lemerre en 1874, Mallarmé se consacra à des travaux littéraires. Peu à peu, son œuvre poétique est reconnue, notamment grâce à Paul Verlaine et ses Poètes maudits (1883) et grâce à Joris-Karl Huysmans (avec À rebours, 1884), à qui en retour le poète rendit hommage avec Prose pour Des Esseintes en 1885. Mallarmé commença alors à être connu dans un milieu restreint.

Une grande partie des textes de Mallarmé fut publiée après sa mort.

L’érotisme de sa poésie restait marqué par ces deux femmes absentes, donc idéalisées et inaccessibles : il évoqua d’une part les jeunes filles chastes, farouches, intangibles mais nues et désirables (c’est la chasteté d’une Hérodiade), et il peignit par ailleurs des amantes sous des traits maternels.

Peu à peu, cependant, «en creusant le vers», Mallarmé se dégagea de cette sensualité originelle pour prendre une direction sans précédent. Son œuvre est en effet la première qui rompt toute attache avec l’expérience humaine pour devenir expérimentation sur la littérature. Mallarmé souhaite égarer son lecteur par le jeu des coupes, des inversions, des rejets, par la complexité de la construction et la rareté du vocabulaire (utilisé pour son sens étymologique plus que pour son sens actuel), cela afin de l’engager dans l’obscurité sacrée d’un poème qu’il ne peut éclairer qu’à condition de le reconstruire. Mallarmé souhaite faire du vers «un mot total, neuf, étranger à la langue et comme incantatoire!» qui «!rémunère le défaut de la langue».

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Publié le 19 Septembre 2013

Manet bar folies bergere

Manet, le bar des olies Bergères.

 

"Tout sourit aux artistes d’un certain ordre, de l’ordre moyen, qui suivent la tradition ; tout vole au-devant d’eux : les honneurs officiels, les applaudissements populaires, les louanges des critiques. Les premiers pas eux-mêmes leur ont été faciles, des devanciers leur montraient le chemin, et un gouvernement paternel leur avait d’avance assuré son appui, en leur ouvrant des écoles et ménageant des concours. Heureux mortels ! Il est vrai qu’avec le temps, leur succès, loin de grandir, s’affaiblit et généralement, s’ils vieillissent et voient une nouvelle génération, celle-ci semble déjà les ignorer. C’est qu’en effet tous ces triomphateurs faciles ne tirent rien du fond de leurs entrailles, ils n’expriment que ce que les contemporains sentent d’une manière banale, autour d’eux. Aussitôt la génération à laquelle ils ont plu disparue, une autre arrive, avec des goûts changés, qui les délaisse tout naturellement, pour encenser ses propres favoris. Regardez trente ans en arrière, rappelez-vous les triomphateurs d’alors. Où sont-ils aujourd’hui ? Que sont devenus la plupart de ces lauréats « du grand art » et « de la peinture d’histoire » que depuis un siècle on couronne et proclame tous les ans ? Qui connaît seulement leurs noms ? Qui a vu leurs tableaux ?

Manet en bateau manet dans la serre

Manet, Promenade en bateau et dans la Serre.

 

Il est une autre classe d’artistes. Ceux-là sont clairsemés et ne se succèdent point régulièrement sur les bancs des écoles. Ils apparaissent au hasard, de loin en loin, isolés ou par petits groupes. Ce sont les inventeurs, les hommes qui ont un caractère à part, une manière originale de sentir, et, s’ils sont peintres, une touche, un coloris, un dessin absolument personnels. Or, à ceux-là rien n’est facile. Il faut d’abord qu’ils se trouvent eux-mêmes, qu’ils arrivent à formuler les visions qui s’agitent obscurément en eux. Ils doivent tout tirer de leur fonds, ne connaissant ni types convenus, ni devanciers à imiter. Ils réussissent cependant, par un pénible labeur, par une tension de toutes leurs facultés, à donner corps à leurs conceptions. Et voilà qu’en effet apparaissent des formes nouvelles, des créations originales, quelque chose qui va trancher sur la monotonie et la platitude de la vie. Mais alors, quel accueil ! L’Etat, si paternel tout à l’heure, refuse absolument son aide et ses faveurs, les jurys ferment, autant qu’ils le peuvent, les portes des Salons, le public et les critiques raillent et conspuent. C’est de la sorte qu’ont été accueillis et traités, pendant une partie de leur vie, les peintres vraiment originaux de la France moderne : Delacroix, Rousseau, Corot, Millet, Courbet et, en dernier lieu, Manet.

 

Manet la lecture Manet Olympia

Manet, La lecture et Olympia


Pendant des années, tout ce qu’un artiste aux Salons peut subir d’injures, Manet l’a subi de la part du public et des critiques. Mais, à chaque Salon, il réapparaissait, affirmant davantage cette manière personnelle qui excitait précisément l’opposition de la foule, et, sans qu’on s’en doutât, par la force intrinsèque qui se trouvait en lui, l’habitude et la familiarité aidant, ce peintre tant raillé gagnait des défenseurs, s’emparait des jeunes artistes, formait des disciples, influençait toute l’école de son temps. C’est lui en effet qui a banni de la peinture contemporaine les ombres opaques, et c’est en le suivant qu’on a appris à juxtaposer sur la toile les tons clairs et tranchés, pour peindre en pleine lumière. Manet était en voie de conquérir, d’une manière définitive, sa position de maître parmi les maîtres de l’école moderne, lorsqu’il meurt prématurément. Mais au contraire de ces triomphateurs faciles et de la première heure, qui, en mourant, sont déjà oubliés ou vont l’être à jamais, les peintres qui, comme lui, ne se sont fait leur place qu’à la suite d’un effort soutenu et en s’imposant de haute lutte au public, laissent une œuvre destinée à grandir indéfiniment après eux. Pas plus que Manet, aucun des grands peintres contemporains, pas même Corot mort à quatre-vingts ans, n’a pu jouir, de son vivant, de la plénitude de sa réputation. Car le temps est absolument nécessaire pour faire apprécier les grandes œuvres, en les isolant, comme la distance fait seule comprendre la hauteur des grandes montagnes qui, de près confondues avec toutes les autres, de loin apparaissent seules au-dessus de l’horizon.

 

Manet le Fifre Manet le Balcon

Manet, le Fifre et Le Balcon.

 

Aux Salons, les artistes sont en présence des hommes de lettres qui écrivent pour les journaux des articles à la hâte, et de la foule qui se bouscule et qui passe. Or, les hommes de lettres généralement, et la foule toujours, ne voient dans les tableaux que le sujet, le motif, l’action représentée. Les hommes de lettres ont un goût plus raffiné que la foule, ils sont attirés par d’autres sujets qu’elle, mais ils ne pénètrent guère mieux la valeur intrinsèque de la peinture en soi. Cependant, après leur mort, les artistes sont jugés par un public très différent de celui qui leur distribuait le blâme ou les louanges de leur vivant. La foule, les nombreux critiques du journalisme absorbés par les nouveautés qui surgissent au jour le jour, ont perdu de vue leurs œuvres qui, désormais, relèvent des seuls connaisseurs, amateurs, collectionneurs laissés à eux-mêmes. Or, ceux-ci, dont les arrêts à la longue prévalent et s’imposent définitivement, jugent d’un point de vue tout opposé à celui de la foule et des hommes de lettres. A leurs yeux, la qualité intrinsèque de la peinture en soi domine tout, dans l’œuvre d’un peintre, et le sujet, qui décidait à peu près seul des préférences des autres, n’est plus qu’un accessoire. Les connaisseurs sont généralement sans parti pris sur le style des artistes et des écoles. Ils sont fort éclectiques. Tout ce qu’ils demandent à un tableau, c’est d’être peint, en prenant le mot dans toute son acception. Mais sur ce point ils sont sans pitié. A tout l’Olympe, à tous les héros d’Homère et de Virgile, traités de la façon dont procède la moyenne des élèves de l’école de Rome, ils préféreront, sans hésiter, n’importe quel chaudron dû au pinceau d’un Chardin.

 

Manet le dejeuner sur l'herbe

Manet, le déjeuner sur l'herbe.


Les connaisseurs, les hommes que leur goût, leurs fonctions ou leur état conduisent à s’occuper spécialement de tableaux, ne jugeront un peintre qu’à la suite d’un commerce prolongé avec ses œuvres. Pour qu’un artiste soit définitivement accepté comme peintre parmi les connaisseurs, il faut que ses toiles, placées à côté de celles des grands, parmi ses devanciers, aient pu soutenir la comparaison. Il faut que, dans les collections, dans les musées, elles tiennent à côté de celles des maîtres. Or, les tableaux de Manet tiennent à côté de ceux de n’importe quel peintre. Aucune peinture n’est d’une facture plus ferme et de tons plus justes que la sienne, aucune peinture n’est plus lumineuse, plus transparente, ne possède plus d’air, dans les fonds, n’accuse plus de vie dans les yeux et sur la physionomie. Mettez un Manet au milieu de Delacroix, de Corots, de Courbets et vous l’y laisserez, comme à sa place naturelle, entre ses congénères. Dans toute collection, dans tout musée où l’on voudra posséder des spécimens de tous les maîtres français et représenter l’école moderne dans son entier développement, Manet aura forcément sa place marquée, car il a été, autant que qui que ce soit, original et personnel, et il a donné, avec un éclat qui ne sera jamais dépassé, une note spéciale de la peinture, celle des tons clairs, du plein air, de la pleine lumière."

Th. Duret (Théodore Duret) Critique d’avant-garde 1885.

 



Childe Hassam est un peintre américain (1859 - 1935). Il sera l'un des promoteur de l'impressionisme aux Etats-Unis. Il profite de ses séjours à Paris de 1883 à 1888 pour se libérer de l'académisme et adopte les principes de l'impressionisme. Sa facilité décorative et sa touche très rapide lui donne un style originale. Ses vues panoramiques surtout de Paris auront un grand succès. Il fonde en 1898 le groupe des dix (The Ten American Artist). DA Franck Buchser - Femmes Travaillant de […]


Un bar aux Folies Bergère est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet au début des années 1880. Il s'agit de la dernière œuvre majeure de Manet avant sa mort. La scène, contrairement aux apparences, n’a pas été peinte au bar des Folies Bergère mais a été entièrement recréée en atelier. La jeune femme servant de modèle, Suzon, est en revanche une véritable employée de ce célèbre café-concert. Les nombreux éléments présents sur le marbre du bar, qu’il s’agisse des bouteilles d’alcool, […]


Le Balcon est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet et présenté au Salon de Paris de 1869. La toile représente notamment Berthe Morisot (à gauche), qui deviendra en 1874 la belle-sœur de Manet. La toile, inspirée des Majas au balcon de Francisco Goya, a été réalisée à la même époque et dans la même intention que le Déjeuner dans l'atelier. Les trois personnages, tous amis de Manet, semblent n’être reliés par rien : tandis que Berthe Morisot, à gauche, fait figure d'héroïne […]


Musée d'Orsay, Paris « Le Déjeuner sur l'herbe est la plus grande toile d'Édouard Manet, celle où il a réalisé le rêve que font tous les peintres : mettre des figures de grandeur naturelle dans un paysage. On sait avec quelle puissance il a vaincu cette difficulté. Il y a là quelques feuillages, quelques troncs d'arbres, et, au fond, une rivière dans laquelle se baigne une femme en chemise ; sur le premier plan, deux jeunes gens sont assis en face d'une seconde femme qui vient de sortir de […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #NATURALISME et IMPRESSIONISME

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Publié le 19 Septembre 2013

 
                   

CHANSON DE LA PLUS HAUTE TOUR.


Qu'il vienne, qu'il vienne,

Le temps dont on s'éprenne.

J'ai tant fait patience

Qu'à jamais j'oublie.

Craintes et souffrances

Aux cieux sont parties.

Et la soif malsaine

Obscurcit mes veines.

Qu'il vienne, qu'il vienne,

Le temps dont on s'éprenne.

Telle la prairie

A l'oubli livrée,

Grandie et fleurie

D'encens et d'ivraies,

Au bourdon farouche

Des sales mouches.

Qu'il vienne, qu'il vienne,

Le temps dont on s'éprenne.


J'aimai le désert, les vergers brûlés, les boutiques fanées, les boissons tiédies. Je me traînais dans les ruelles puantes et, les yeux fermés, je m'offrais au soleil, dieu de feu.

"Général, s'il reste un vieux canon sur tes remparts en ruines, bombarde-nous avec des blocs de terre sèche. Aux glaces des magasins splendides! dans les salons! Fais manger sa poussière à la ville. Oxyde les gargouilles. Emplis les boudoirs de poudre de rubis brûlante... "

Oh! le moucheron enivré à la pissotière de l'auberge, amoureux de la bourrache, et que dissout un rayon!

 

RIMBAUD, Une sainson en Enfer

 



Manet, le bar des olies Bergères. "Tout sourit aux artistes d’un certain ordre, de l’ordre moyen, qui suivent la tradition ; tout vole au-devant d’eux : les honneurs officiels, les applaudissements populaires, les louanges des critiques. Les premiers pas eux-mêmes leur ont été faciles, des devanciers leur montraient le chemin, et un gouvernement paternel leur avait d’avance assuré son appui, en leur ouvrant des écoles et ménageant des concours. Heureux mortels ! Il est vrai qu’avec le […]


Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]


Childe Hassam est un peintre américain (1859 - 1935). Il sera l'un des promoteur de l'impressionisme aux Etats-Unis. Il profite de ses séjours à Paris de 1883 à 1888 pour se libérer de l'académisme et adopte les principes de l'impressionisme. Sa facilité décorative et sa touche très rapide lui donne un style originale. Ses vues panoramiques surtout de Paris auront un grand succès. Il fonde en 1898 le groupe des dix (The Ten American Artist). DA Franck Buchser - Femmes Travaillant de […]

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Rédigé par rafael

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