naturalisme et impressionisme

Publié le 27 Avril 2011

Rodin Iris (2)

 Musée Rodin, Paris (c) Lankaart

 

On reconnaît dans Iris l'agrandissement d'une étude pour la figure allégorique destinée à couronner le second projet de Monument à Victor Hugo (1897), dans lequel le poète apparaît debout : disposée en position plongeante, elle fut alors complétée d'un bras droit tendu, d'une tête et d'une paire d'ailes.

 

La figure est cependant bien antérieure à 1897 puisqu'elle fut agrandie par Henri Lebossé en novembre 1894 sous le titre « Etude de femme jambes écartées » qu'elle a conservé longtemps.

 

Privée de sa tête et d’un de ses bras pour mieux se concentrer sur l’essentiel, avec ses jambes écartées et son sexe qui s’ouvre à la face du spectateur, Iris messagère des dieux n’est pas sans rappeler l’Origine du monde de Courbet (1866, Paris, musée d'Orsay). Rodin y eut peut-être accès, grâce à Edmond de Goncourt qui vit lui-même le tableau, le 29 juin 1889, à un moment où il était en relation avec Rodin qu'il cite à plusieurs reprises dans le Journal. Le parti de Rodin de présenter Iris dressée à la verticale, comme suspendue dans l’espace, et de manière quasi frontale, en fait une image forte et triomphante de la féminité, promesse de plaisir, de vie, mais aussi de mystère.

 

Rodin Iris

  (c) Lankaart

 

Source: http://www.musee-rodin.fr/iris.htm




Victoria and Albert Museum, Londres, 1904 Rodin avait visité l'Angleterre en 1881 à l'invitation du peintre et graveur français, Alphonse Legros. Ce fut le début d'une carrière très réussie en Angleterre où il rencontre un certain nombre de personnalités de premier plan à Londres. George Wyndham (1863-1913) avait fait une brillante carrière militaire, il était aussi un écrivain, et était admiré pour son élégance. Il a été secrétaire d'État à la Guerre, puis secrétaire en chef pour l'Irlande […]



Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses assistants sous sa direction, comme c'était la pratique dans son atelier. Le contraste entre la pierre grossièrement taillée dans la roche et la surface lisse des corps indique […]


L'Atelier du peintre est une œuvre de Jean Désiré Gustave Courbet, artiste français né à Ornans le 10 juin 1819 et mort le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz, Suisse. Son titre complet est : L’Atelier du peintre. Allégorie Réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique (et morale). Exécutée en 1855, elle est actuellement exposée au musée d'Orsay, rez-de-chaussée, section 7. Refusée à l’Exposition universelle de 1855, l’œuvre est dévoilée au public lors d'une exposition […]

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Publié le 12 Avril 2011

Rodin fugit amor

Musée de Rodin, Paris

 

 L'angoisse des êtres se poursuivant sans jamais pouvoir s'étreindre. Le parallélisme des lignes accuse le mouvement de fuite.

 

Rodin fugit amor (2)

 

Rodin fugit amor (3)




Victoria and Albert Museum, Londres Cette sculpture est conçu à partir de l'un des groupes de La Porte de l'Enfer. Rodin a exploré ce sujet pendant plusieurs années, la plus ancienne composision datant d'avant 1886, il a produit plusieurs autres versions. Cette version en marbre a été probablement sculpté par ses assistants sous sa direction, comme c'était la pratique dans son atelier. Le contraste entre la pierre grossièrement taillée dans la roche et la surface lisse des corps indique […]



Le Monument aux Bourgeois de Calais est un groupe statuaire d'Auguste Rodin commandé par la Ville de Calais où a été inauguré le premier exemplaire en bronze en 1895. Le plâtre original achevé en 1889 a été édité en onze autres exemplaires en bronze dans le courant du XXe siècle. L’ultime fonte légale a eu lieu en 1995. De manière définitive, il existe ainsi douze éditions originales en bronze des Bourgeois de Calais. C’est une des œuvres les plus célèbres d'Auguste Rodin. Ce groupe en […]



Musée de l'Orangerie, Paris, 1920-1926 Monet créé à Giverny un étang artificiel, « modèle réduit » de l’univers et source d’inspiration du peintre pendant de nombreuses années. Une grande partie du travail de Monet durant sa vie artistique fut orienté vers la représentation de la lumière et de ses variations, que l’on retrouve dans la série sur la Cathédrale de Rouen ou ses vues de la Tamise à Londres. Ici à Giverny, le spectacle des jeux de la lumière sur l’eau ouvre tout un champ […]

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Publié le 10 Avril 2011

ARIETTES OUBLIÉES

 

C'est l'extase langoureuse.

C'est la fatigue amoureuse,

C'est tous les frissons des bois

Parmi l'étreinte des brises.

C'est, vers les ramures grises.

Le chœur des petites voix.

 

Ô le frêle et frais murmure

Cela gazouille et susurre,

Cela ressemble au cri doux

Que l'herbe agitée expire..

Tu dirais, sous l'eau qui vire,

Le roulis sourd des cailloux.

 

Cette âme qui se lamente

En cette plainte dormante

C'est la nôtre, n'est-ce pas ?

La mienne, dis, et la tienne,

Dont s'exhale l'humble antienne

Par ce tiède soir, tout bas ?




A Madame X... Paul VERLAINE (1844-1896) En lui envoyant une pensée Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?), Vous m'envoyâtes, fraîche éclose, Une chère petite rose, Frais emblème, message pur. Elle disait en son langage Les " serments du premier amour ", Votre coeur à moi pour toujours Et toutes les choses d'usage. Trois ans sont passés. Nous voilà ! Mais moi j'ai gardé la mémoire De votre rose, et c'est ma gloire De penser encore à cela. Hélas ! si j'ai la souvenance, Je n'ai plus la fleur, […]



Horus Le dieu Kneph en tremblant ébranlait l'univers Isis, la mère, alors se leva sur sa couche, Fit un geste de haine à son époux farouche, Et l'ardeur d'autrefois brilla dans ses yeux verts. " Le voyez-vous, dit-elle, il meurt, ce vieux pervers, Tous les frimas du monde ont passé par sa bouche, Attachez son pied tors, éteignez son oeil louche, C'est le dieu des volcans et le roi des hivers ! " L'aigle a déjà passé, l'esprit nouveau m'appelle, J'ai revêtu pour lui la robe de Cybèle... […]



The La Jolla Symphony performs Tchaikovsky's orchestral masterpiece Piotr Ilitch Tchaïkovski est un compositeur russe en 1840 à Votkinsk et mort en 1893 à Saint-Pétersbourg. Il fut, avec Moussorgski et Rimski-Korsakov, l’un des plus grands compositeurs russes de la seconde moitié du XIXe siècle. Tchaïkovski était un compositeur éclectique. Son œuvre, d’une inspiration plus occidentale que celle de ses contemporains, incorpore en effet des éléments internationaux, mais ceux-ci sont […]

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Publié le 6 Avril 2011

 

"Venise n'est plus la porte de l'Orient et c'est ce que dans son souci de vérité nous apprend Claude Monet. Il a peint les aspects brumeux de la cité des canaux et cette nouvelle technique pleine de réserve et presque terne du maître impressionniste surprendra quelque peu ceux qui s'étaient accoutumés à sa palette si riche en couleurs et ceux qui dans le public ne voient dans Venise qu'une ville où tout est bariolé jusqu'au ciel lui-même. Jusqu'ici Venise fut pour les peintres une sorte de mirage dont la fée Morgane suscitait les vives teintes au-dessus de l'Adriatique. Claude Monet a dissipé ce prestige, mais la Venise nouvelle qu'exalte son art véridique, si elle paraît moins lointaine, n'est pas moins belle que cette cité aux couleurs d'arc-en-ciel que l'on croyait avoir vue."

 

Guillaume Apollinaire, L'intransigeant, 1912

 

 

 




Musée de l'Orangerie, Paris, 1920-1926 Monet créé à Giverny un étang artificiel, « modèle réduit » de l’univers et source d’inspiration du peintre pendant de nombreuses années. Une grande partie du travail de Monet durant sa vie artistique fut orienté vers la représentation de la lumière et de ses variations, que l’on retrouve dans la série sur la Cathédrale de Rouen ou ses vues de la Tamise à Londres. Ici à Giverny, le spectacle des jeux de la lumière sur l’eau ouvre tout un champ […]



La célèbre série de Monet consacrée à la Cathédrale de Rouen sous différentes lumières fut effectuée en 1893 depuis la fenêtre du 2ième étage d'une boutique en face de la cathédrale. Il fit 18 vues frontales. Changeant de canevas selon la lumière, Monet suivait les heures de la journée, depuis le petit matin avec la façade en bleu ombré de brouillard, à l'après-midi , quand le soleil disparaissant derrière les constructions de la ville, transformait l'oeuvre de pierre érodée par le temps en […]



National Gallery of art Washington. Magnifique expression de la maestria du maître: évocation sans égale d'une Venise éternelle. Francesco Guardi (1712-1793) eut une place particulière dans l'art pictural au XVIIIe siècle à Venise, sous la protection de la famille Giovannelli. Il reste l'un des grands peintre du mouvement rococo. Francesco Guardi - Venise vue sur le Grand Canal Francesco Guardi (1712-1793) est l'un des peintre les plus célèbres du XVIIIe siècle vénitien. Héritier d'une […]

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Publié le 19 Mars 2011

Manet le Balcon

Le Balcon est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet et présenté au Salon de Paris de 1869. La toile représente notamment Berthe Morisot (à gauche), qui deviendra en 1874 la belle-sœur de Manet.


La toile, inspirée des Majas au balcon de Francisco Goya, a été réalisée à la même époque et dans la même intention que le Déjeuner dans l'atelier. Les trois personnages, tous amis de Manet, semblent n’être reliés par rien : tandis que Berthe Morisot, à gauche, fait figure d'héroïne romantique et inaccessible, la jeune violoniste Fanny Claus et le peintre Antoine Guillemet paraissent habiter un autre monde. Le vert agressif et audacieux du balcon, par ailleurs, fit couler beaucoup d'encre.

Deux jeunes femmes et un homme d'une trentaine d'années regardent vers l'extérieur depuis un balcon. Un autre homme se tient dans une semi obscurité plus en retrait dans la pièce. La jeune femme de gauche est assise, elle tient un éventail ; à ses pieds on distingue un petit chien avec une balle. Elle a l'air rêveuse, elle regarde vers la gauche. Elle porte une robe claire, tout comme la jeune femme de droite. Celle-ci porte une ombrelle et enfile ses gants comme si elle allait sortir et ergarde devant elle. L'homme derrière elles est vêtu tout aussi bourgeoisement d'un costume noir et d'une chemise blanche sur laquelle ressort une éclatante cravate bleue. Il fume un cigare d'un air satisfait. Son regard se dirige vers la gauche.Aucun des trois regards n'est dirigé dans la même direction. Ce qui est hors-champ du tableau, ce qui se passe dans la rue n'a donc pas d'importance. L'extérieur n'est d'ailleurs figuré que par un hortensia bleu dans un pot de porcelaine.


Ainsi plus que les spectateurs d'une scène qui aurait lieu à l'extérieur, ces personnages sont-ils les acteurs d'une scène mondaine. Leur inactivité, leur façon de prendre la pose est le sujet du tableau. Ce sujet a bien entendu des résonances sociales. Manet, lui même grand bourgeois et dandy, exécute une charge discrète sur le monde auquel il appartient. Mais tout au plus s'amuse-t-il du mauvais goût de la cravate de son ami Antoine Guillemet et de l'air godiche de Fanny Clauss. Manet prend plus de soin pour décrire Berthe Morisot, dont c'est la première et impressionnante apparition dans son oeuvre. Elle est certes affublée d'un petit chien, préoccupation dérisoire des bourgeoises désoeuvrée, mais son regard vif et impénétrable interpelle. Veut-elle échapper à l'autosuffisance protectrice de l'homme et à la niaiserie de sa compagne? Cette interprétation pourra être appuyée par l'économie de moyens mis en oeuvre dans le choix des couleurs : le vert du balcon et des volets figurent alors une cage, les femmes de blanches colombes, alors que le noir évoque la mort et les prédateurs.




Un bar aux Folies Bergère est un tableau réalisé par le peintre Édouard Manet au début des années 1880. Il s'agit de la dernière œuvre majeure de Manet avant sa mort. La scène, contrairement aux apparences, n’a pas été peinte au bar des Folies Bergère mais a été entièrement recréée en atelier. La jeune femme servant de modèle, Suzon, est en revanche une véritable employée de ce célèbre café-concert. Les nombreux éléments présents sur le marbre du bar, qu’il s’agisse des bouteilles d’alcool, […]



Edouard Manet naît à Paris en 1832 dans une famille aisée, et se destine très tôt à une carrière dans la marine, tout en ayant un véritable goût pour l'art et pour le dessin. Son échec au concours d'admission à l'École Navale le conduit malgré tout à s'embarquer sur un bateau-école à destination de l'Amérique du Sud. Au cours de ce long voyage, il réalise de nombreux dessins et décide de se consacrer finalement à l'art. De retour à Paris, quelques mois plus tard, il entre dans l'atelier du […]



Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]

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Publié le 16 Mars 2011

Millt priere paysans soleil couchant

 

« IL dit à Adam : » parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais formellement prescrit de ne pas manger, le sol sera maudit à cause de toi. C’est dans la peine que tu t’en nourriras tous les jours de ta vie, il fera germer pour toi l’épine et le chardon et tu mangeras l’herbe des champs. A la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retourne au sol car c’est de lui que tu as été pris. Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras. » (Genèse, 3)

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Publié le 2 Mars 2011

Camille Claudel Auguste Rodin

 Musée Rodin, Paris

 

Ce qui distingue l'art de Camille Claudel de celui d' Auguste Rodin, en dehors de cette influence naturaliste que le maître apporte à son élève, est la conception assymétrique et déséquilibrée des sculptures de Camille Claudel notamment dans toutes ses œuvres de nature autobiographique : " La suppliante", "La Valse", l'Age Mur" sont extrêmement représentatives de ce déséquilibre qui attire, qui envoûte le regard du spectateur, mais qui traduit le déchirement intérieur de l'artiste.

 

Camille Claudel Auguste Rodin (2)

 

Source: http://www.lemondedesarts.com/DossierClaudel.htm




Victoria and Albert Museum, Londres, 1904 Rodin avait visité l'Angleterre en 1881 à l'invitation du peintre et graveur français, Alphonse Legros. Ce fut le début d'une carrière très réussie en Angleterre où il rencontre un certain nombre de personnalités de premier plan à Londres. George Wyndham (1863-1913) avait fait une brillante carrière militaire, il était aussi un écrivain, et était admiré pour son élégance. Il a été secrétaire d'État à la Guerre, puis secrétaire en chef pour l'Irlande […]



Peintre français (1814-1875, tenant du mouvement réaliste il s’attachera durant toute sa vie a représenté la vie quotidienne du monde paysan et des humbles qui l’entourent. Ses portraits, puissant et d’un grand réalisme seront exécuté pendant sa première période. Si son passage à paris l’oriente vers la peinture académique il revient très vite après son installation à Barbizon en 1849 à un réalisme sans concession. Les scènes de la vie rurale s’opposent aux thèmes épiques des héros-paysan […]



A Madame X... Paul VERLAINE (1844-1896) En lui envoyant une pensée Au temps où vous m'aimiez (bien sûr ?), Vous m'envoyâtes, fraîche éclose, Une chère petite rose, Frais emblème, message pur. Elle disait en son langage Les " serments du premier amour ", Votre coeur à moi pour toujours Et toutes les choses d'usage. Trois ans sont passés. Nous voilà ! Mais moi j'ai gardé la mémoire De votre rose, et c'est ma gloire De penser encore à cela. Hélas ! si j'ai la souvenance, Je n'ai plus la fleur, […]

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Publié le 18 Février 2011

Rodin le baiser

 Musée Rodin, Paris. (c) Lankaart

 

Le Baiser est à l'origine un des très nombreux motifs de son œuvre magistrale La Porte de l'enfer, commandée par l'État Français, inspirée par La Divine Comédie de Dante et des Fleurs du mal de Charles Baudelaire pour le Musée des Arts décoratifs, prévue à l'emplacement des ruines de la Cour des Comptes à Paris.

 

Le couple fut plus tard séparé de la porte, et remplacé par une paire d'amants dans la colonne inférieure droite. Les nombreuses figures que Rodin créa pour le projet furent un vivier d'idées pour certaines de ses sculptures indépendantes, comme « le Baiser » ou Le Penseur.

 

Rodin le baiser (3)

 

Rodin le baiser (4)

 

Rodin le baiser (2)

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Baiser_(Rodin)




Femme assise sur le rebord d'une baignoire et s'épongeant le cou ,Vers 1880 Musée d'Orsay, Paris Huysmans l'art Moderne, Le salon de 1879. "M. Degas, sur lequel je dois un peu m' étendre, -car son oeuvre me servira maintes fois de point de comparaison lorsque je serai arrivé aux tableaux modernes du salon, -est, à coup sûr, parmi les peintres qui ont suivi le mouvement naturaliste, déterminé en peinture par les impressionnistes et par Manet, celui qui est demeuré le plus original et le plus […]



Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]

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Publié le 15 Février 2011

Monet - Venise

Monet - Venise

"Devant ces toiles où tant de certitude et de jeunesse se mêlent, je me souviens d’une parole de Claude Monet :

 

- Venise… non… je n’irai pas à Venise…

 

Claude Monet avait raison. Venise n’est pas une ville. Vivante ou morte, une ville nous émeut par les maisons, les hommes et l’atmosphère. Or, à Venise, tous les poètes savent bien qu’il n’y a pas de maisons, mais des palais. Il n’y a pas d’atmosphère, puisqu’un voile rose est posé sur Venise, comme une écharpe autour d’une danseuse. Il y a un rose Venise, comme il y a un vert Véronèse. Venise a chaviré sous le poids des imbéciles. Les littérateurs l’ont peinte et les peintres l’ont décrite. Il y eut peut-être jadis une ville qui s’appelait Venise, une ville avec des maisons réelles et diverses, maisons borgnes qui guettent, maisons honorables et plates, maisons riches où l’or, derrière les façades, circule comme le sang sous la peau. Mais Venise n’est plus qu’une carte postale en couleurs. Quant aux hommes et quant aux femmes, ils ont été noyés dans la lagune. Il ne reste plus que des gondoliers, des grandes dames et quelques lévriers. Walt Whitman, qui prenait plaisir et profit à causer avec les cochers d’omnibus de New-York, n’aurait pu vivre à Venise ; car tous les gondoliers y sont des poètes. Et les grandes dames, dans leurs palais ont des compagnons si nobles, si dépouillés de toute forme naturelle, définis par des attributs si purement littéraires qu’on ne sait plus, dans la meute qui fait cortège, distinguer M. d’Annunzio d’avec les lévriers héraldiques.

 

 

La nature donne une atmosphère à toutes les villes et les hommes compliquent l’atmosphère de la nature et la souillent avec magnificence de poussières et de fumées. Les travaux et les mouvements des hommes collaborent à l’atmosphère des villes. Mais à Venise, on ne se meut pas : on s’accoude aux balustres. On ne travaille pas : car les cristaux et les dentelles de Venise sont fabriqués dans les expositions universelles.

 

Venise pourrait espérer la gloire triste d’être une ville morte. L’Europe en a fait une ville nuptiale, où la bourgeoisie se conjugue.

 

 

Les écrivains qui puisent dans le passé la plus ferme tradition classique et les écrivains qui y cherchent la plus élégante pourriture et la plus noble lassitude se sont, coude à coude, penchés sur la lagune. Les dramaturges aussi. Un dernier acte s’il est véritablement d’amour et de douleur, n’a pas d’autre décor que Venise. Et seul, le chant d’un gondolier en coulisse est digne d’accompagner la plainte des amants qui se séparent. Le théâtre est l’image de la vie. Et quel homme quitte sa maîtresse et quelle femme quitte son amant, sans prendre auparavant un billet pour Venise ? Seuls les chiffonniers peuvent s’aimer sans penser à Venise. L’Europe entière s’est unie contre Venise, toute l’Europe avec ses poètes, ses photographes, ses psychologues, ses mariés, ses dramaturges et ses peintres.

 

On comprend que Claude Monet n’ait pas voulu aller à Venise, cette ville qui n’était plus une ville, mais un décor ou un motif. Claude Monet n’osait pas. Il se sentait assez fort pour peindre les campagnes et les villes. Mais peindre Venise, c’était se mesurer à toute la bêtise humaine, qui collabora à l’image que nous avons de Venise. Il attendit l’heure où la certitude et la maîtrise aboutissent à de nouveaux pressentiments.

 

Cela est singulièrement émouvant que Claude Monet qui renouvela la peinture au XIXe ait pu se renouveler lui-même. De plus larges ondes se répandent. Une attaque multiple ne crible plus la toile. On dirait que la main s’abandonne à suivre la lumière. Elle renonce à l’effort de la capter. Elle glisse sur la toile, comme la lumière a glissé sur les choses. Le mouvement minutieux qui, pièce à pièce, bâtissait l’atmosphère cède au mouvement plus souple qui l’imite et lui obéit. Claude Monet ne saisit plus la lumière avec la joie de conquête de celui qui, ayant atteint sa proie, se crispe à la retenir. Il la traduit comme la plus intelligente danseuse traduit un sentiment. Des mouvements se combinent et nous ne savons pas comment ils se décomposent. Ils sont si bien liés les uns aux autres qu’ils semblent n’être qu’un seul mouvement et que la danse est parfaite et close comme un cercle.

 

 

La lumière ordonne et révèle les objets. Elle est, sur les canaux, plus solides et plus massive. Les reflets s’agglomèrent. On dirait que l’eau et la lumière s’appuient et se raffermissent aux façades. Mais, sur l’Adriatique, elle est plus fluide et plus flottante. Une barque, des palis, l’église naissent et apparaissent, selon que la lumière les y autorise. La réflexion des palais est chaude dans l’eau dense. Aux heures pleines, l’atmosphère s’applique et s’étoffe somptueusement à la surface verticale des murs, à la surface horizontale de l’eau ; elle est mêlée à la couleur comme si elle traversait la rosace d’un vitrail. Et c’est la fraîcheur humide et véritable de l’arc-en-ciel.

 

C’est l’admirable succession des heures qui crée le monde et ne lui permet jamais d’être semblable à lui-même. Le plus humble touriste sait que le lever du soleil est un spectacle. Il contemple à l’horizon la bordure verdâtre de l’aube encore cadavérique, puis cette orbite sanglante et basse, puis le tremblement du jour naissant. Il ne sait pas que chaque minute est aussi riche et variable. Mais Claude Monet est maître de la lumière insaisissable. Ainsi Hokousaï disait, presque centenaire : « c’est bien ennuyeux de mourir, parce que je commençais enfin à comprendre la forme ». Et c’est aussi une forme, rajeunie, à l’état naissant que Claude Monet découvre sous les variations mêmes de l’atmosphère. Les objets immuables, que l’usage catalogue, naissent devant ses yeux, comme s’il était le premier homme, comme si, à travers les variations de leurs éclairages, il n’avait pas encore appris à les reconnaître pour identiques.

 

La bêtise des littérateurs et des peintres avait arraché Venise à la nature. Claude Monet est allé à Venise et l’a restituée à la nature.

 

Seuls les professionnels de la tradition ne sont pas émus par ceux qui les précèdent : car ils exécutent une consigne. Claude Monet se souvient avec gratitude de quelques fleurs peintes par Courbet sur un fond noir. Il médita aussi les estampes japonaises. C’est pourquoi il ne fit pas de japonisme. C’est dans la nature même qu’il voulut trouver l’éclat de fleurs de Courbet, sans qu’il fut besoin d’un fond noir ; c’est dans la nature qu’il chercha la rareté des rapports immobilisés sur les estampes du Japon.

 

La nature… c’est un grand mot vague. Tout est en elle et les esthètes aussi et les peintres mêmes, qui n’ont jamais regardé que dans les livres. Et les critiques d’art eux-mêmes sont dans la nature… Il faudrait dire simplement que de tous les peintres, Claude Monet est celui qui regarde avec le plus de confiance et d’obstination. Les académiques de toutes les époques sont des théoriciens. Ils ont de grandes pensées et considèrent l’œil comme une partie honteuse…

 

Qu’il soit à Venise, au bord de l’Océan, devant les cathédrales, à Londres, à Vétheuil, à Giverny, Claude Monet néglige le mensonge humain, émotionnel ou pseudo-classique, que tant de peintres incorporent aux paysages. Les critiques d’art ont le plus souvent affirmé que l’initiateur fut Manet. Or le premier qui s’avisa que la lumière était, ce fut Claude Monet. Lorsque Claude Monet pensa que le soleil lui aussi appartenait au monde visible, Manet se cherchait encore lui-même à travers les musées.

 

Tous les peintres d’aujourd’hui doivent leur palette à Claude Monet. Nul peintre désormais ne pourra s’affranchir des problèmes que Claude Monet a résolus ou posés. L’œuvre de Claude Monet a passé déjà dans le langage de la peinture, comme l’œuvre d’un écrivain de génie passe dans la langue écrite et l’enrichit à jamais. Et il n’est pas question de peinture claire ou de peinture sombre. Le problème de la lumière est plus vaste que celui de l’éclat. Un Rembrandt qui naîtrait demain devrait de la gratitude à Claude Monet."

 

Octave Mirbeau, L'Art moderne, 2 juin 1912.

 




La célèbre série de Monet consacrée à la Cathédrale de Rouen sous différentes lumières fut effectuée en 1893 depuis la fenêtre du 2ième étage d'une boutique en face de la cathédrale. Il fit 18 vues frontales. Changeant de canevas selon la lumière, Monet suivait les heures de la journée, depuis le petit matin avec la façade en bleu ombré de brouillard, à l'après-midi , quand le soleil disparaissant derrière les constructions de la ville, transformait l'oeuvre de pierre érodée par le temps en […]



Claude Monet a présenté à la troisième exposition impressionniste en avril 1877 sept versions de La Gare Saint-Lazare. Il a choisi le thème du progrès technique très en vogue alors. Émile Zola viendra d'ailleurs à l'exposition impressionniste s'inspirer de l'atmosphère que dégage les tableaux pour écrire La bête humaine. Pour Paris c'était l'époque haussmannienne et pour la gare Saint-Lazare celle de l'ingénieur Eugène Flachat qui réalisa le pont de l'Europe et l'agrandissement de la gare […]

 

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Publié le 14 Février 2011

rodin couple et amour

Victoria and Albert Museum, Londres

 

Le couple est un thème récurant dans la sculpture de Rodin, ici on atteint le point ultime de la fusion des corps et de la matière, tout est dans l'autre, les limites sont flous, les corps tourmentés sont suggérés, et disparaissent dans le socle énorme, masse de matière brut.

 

rodin couple et amour (2)

 

rodin couple et amour (3)

 




Le Monument aux Bourgeois de Calais est un groupe statuaire d'Auguste Rodin commandé par la Ville de Calais où a été inauguré le premier exemplaire en bronze en 1895. Le plâtre original achevé en 1889 a été édité en onze autres exemplaires en bronze dans le courant du XXe siècle. L’ultime fonte légale a eu lieu en 1995. De manière définitive, il existe ainsi douze éditions originales en bronze des Bourgeois de Calais. C’est une des œuvres les plus célèbres d'Auguste Rodin. Ce groupe en […]



Femme assise sur le rebord d'une baignoire et s'épongeant le cou ,Vers 1880 Musée d'Orsay, Paris Huysmans l'art Moderne, Le salon de 1879. "M. Degas, sur lequel je dois un peu m' étendre, -car son oeuvre me servira maintes fois de point de comparaison lorsque je serai arrivé aux tableaux modernes du salon, -est, à coup sûr, parmi les peintres qui ont suivi le mouvement naturaliste, déterminé en peinture par les impressionnistes et par Manet, celui qui est demeuré le plus original et le plus […]



Olympia est un tableau réalisé par Édouard Manet en 1863. Initialement prévue pour le Salon des Refusés de la même année, l'œuvre ne sera finalement dévoilée par le peintre que deux ans plus tard. L'œuvre, qui allait susciter une controverse encore plus féroce que le Déjeuner sur l'herbe, représente une prostituée semblant issue d'un harem à l'orientale et s'apprêtant visiblement à prendre un bain. Le tableau, qui associe et fait ressortir avec puissance le contraste entre la femme blanche […]

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