mesopotamie et perse antiquite

Publié le 23 Mars 2012

Musée du Louvre, Paris
 

Ce chapiteau conservé au musée du Louvre ornait la salle d’audience, l’apadana, du palais de Darius Ier (522-486 av. JC.) à Suse. L’apadana était une grande salle hypostyle, l’ensemble des colonnes était surmonté de ce type de chapiteaux à double taureaux. L’ensemble colonne, embase et chapiteaux mesurait 20 mètres de hauteur, la salle était monumentale et écrasante pour les visiteurs du palais. Ce chapiteau est le symbole de la puissance de l’empire Perse et la symbiose des différentes influences, perses, grecs, lydiens ou égyptiens.




 

Photos: (c) lankaart

 

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Publié le 12 Décembre 2011


Kalkhu ou Kalhu, nommé également Nimrud, fut l'une des grandes villes néo-assyrienne de Mésopotamie. La ville fut édifié non lion du Tigre sur une falaise dès le IIème millénaire av. JC. Ville secondaire pendant plusieurs siècle, elle deviend sous le règne d"Assurnasirpal II (883-859 av. JC) la nouvelle capitale du royaume Assyrien. Elle le restera jusqu'à l'effondrement du royaume au VIIème siècle av. JC. Pillé en 614 av. JC. elle sera en partie abandonné.  

La ville de Kalkhu comportait de nombreux palais, le plus important fut le "Palais sans égal", celui-ci nous a légué une série de frises d'orthostates qui sont des témoignages précieux de l'art assyrien. D'une très grande beauté ces frises ornaient les murs du palais et sont le support de texte, témoignage unique des écrits assyriens en écriture cunéïforme.



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 5 Novembre 2011


Ce décor de frise proviend du palais de Darius Ier à Suse, il est exposé aujourd'hui au Pergam Museum à Berlin, on en trouve des exemples dans plusieurs grands musées dans le monde, à Paris, Londres, Téhéran.

Le palais que Darius a fait construire à Suse à la fin du VIe siècle, aux confins de la Perse et de la Babylonie, au centre géographique d’un empire qui s’étendait de la vallée du Nil à celle de l’Indus, est un témoin unique de l’architecture orientale.

La frise des archers, caractéristique de l'art Perse, reprend les techniques pratiquées en mésopotamie depuis des siècles : briques vernissées de couleurs vives, thémes du motif soigné et répété à l'infini avec quelques variations, motifs géomètriques utilisés en frise en haut et en bas du motif principal, ici des archers, hier des lions ou des taureaux à Babylone.

L’ornementation du palais introduit une iconographie nouvelle, une imagerie humaniste qui met fin au règne des monstres de l’ancienne mythologie et révèle un aspect de l’idéologie de Darius, chef de guerre charismatique, mais aussi homme de religion, administrateur et législateur à l’échelle du monde alors connu.

Cette décoration fait référence aux nombreuses conquêtes de Darius et aux guerres médiques. Elles datent de 510 av. JC et marquent l'apogée de la puissance de l'empire Perse.


 


 

Photos: (c) Lankaart

 
 

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Publié le 20 Septembre 2010

Ninive nineveh bas relief assyrie (2)

British Museum

 

A Ninive, à l'est du temple d'Ishtar, également sur le rebord du tell, un complexe palatial réaménagé lui aussi sous Sennacherib a été identifié : on parle d'un « Palais oriental ». En réalité, il s'agit probablement de l'extension nord du Palais sud-ouest. Cet édifice semble faire partie d'une porte monumentale ouvrant l'accès à Kuyunjik. Assurbanipal, le petit-fils de Sennacherib, résida au début de son règne dans le palais de ce dernier, mais il finit par se faire aménager son propre palais au nord-est de Kuyunjik, à l'angle opposé du palais de Sennacherib, en lieu et place d'une ancienne construction, le bīt redutī (« Palais nord » selon la terminologie actuelle), destinée à l'origine au successeur désigné au trône d'Assyrie, et déjà restaurée par le refondateur de Ninive. Le plan de cet édifice est encore moins bien connu que celui du palais sud-ouest.

 

Ninive nineveh bas relief assyrie (4)

 

De nombreuses salles des deux palais étaient décorées de grandes dalles de pierre sculptées, les orthostates, qui font partie des plus belles jamais réalisées par les Assyriens, et dont beaucoup se trouvent de nos jours au British Museum. Selon les calculs de Layard, c'étaient en tout plus de 3 km de frises qui ornaient le seul palais de Sennacherib. Cette ampleur dépasse largement les précédents palais royaux, où seules quelques pièces étaient décorées de la sorte : ici il s'agit de près de 70 pièces ornées de la sorte. Ces bas-reliefs commémoraient des hauts faits des règnes des souverains, surtout des campagnes victorieuses (35 des 38 groupes de reliefs identifiés), mais aussi la construction du palais lui-même. Des inscription les commentent, permettant de suivre l'histoire racontée par les reliefs, comme une sorte de bande dessinée.

 

Lorsqu'il explora le palais de Sennacherib, Layard fit sensation en exhumant dans la salle XXXVI des reliefs relatant le siège de Lakish entrepris par ce roi, événement dont on trouve un écho dans l'Ancien Testament. Dans la cour VI, les bas-reliefs décrivent le processus de réalisation et de transport des fameux taureaux ailés qui gardent le palais : on effectue une première ébauche de la statue aux carrières de Balaṭai, puis on la transporte sur des rondins de bois tirés par des hommes, le tout sous le regard de Sennacherib lui-même, assis sur son trône ; la scène se répète sur plusieurs paysages (des marais, le bord d'une rivière), puis la série se termine par l'arrivée au palais (où des finitions sont sans doute effectuées). Cette représentation de scènes de construction et l'attention dans la représentation des paysages des scènes sculptées sont des innovations des artistes du règne de Sennachérib.

 

Ninive nineveh bas relief assyrie (5)

 

Ninive nineveh bas relief assyrie (6)

 

Ninive nineveh bas relief assyrie (7)

 

Ninive nineveh bas relief assyrie assyria (4)

 

Pour en savoir plus:

 

http://wapedia.mobi/fr/Ninive

 

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Publié le 30 Juillet 2010

Ninive nineveh bas relief assyrie assyria

British Museum VIIIe siècle av; JC

 

C'est dans la bibliothèque d'assurbanipal que le fameux texte assyro-babylonien du déluge, plagié largement par la Bible dans la Genèse, a pu être identifié. Le récit du déluge n'est en fait qu'un épisode d'une épopée en douze chants, qui raconte les exploits du héros Gilgamesh et qui remonte au XVII ème siècle avant notre ère. Le récit du déluge est reproduit sur la onzième tablette et constitue le onzième chant.

 

De même dans la Bible est mentionné au début de la Genèse (Ge 3:24) un arbre de vie. Il donne l'immortalité. Il est à ne pas confondre avec l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Cet arbre est aussi mentionné dans l'Apocalypse (Ap 2:7). L'influence assyrienne semble manifeste dans la symbolique de l'arbre de vie.

 

source: Wikipedia, http://assurbanipal-banipal.blogspot.com.htm

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Publié le 6 Juillet 2010

Ninive nineveh bas relief assyrie

British Museum

 

Dans son nouveau palais, le palais nord, Assurbanipal fit réaliser d'autres bas-reliefs, les plus caractéristiques étant ceux le montrant en train de chasser des lions et d'autres animaux sauvages, notamment des gazelles, des équidés, des lièvres, des oiseaux (surtout dans les salles C et S du palais). La série de bas-reliefs de la salle C, un long couloir, a été retrouvée dans un état de conservation remarquable. Un premier groupe d'orthostates réparti sur les murs au nord-est et au sud-est de la salle montre le déroulement d'une première chasse aux lions : des serviteurs préparent les armes et le char du roi, puis la scène se déplace sur une colline où se trouve un pavillon de chasse ; les lions sont apportés sur place dans des cages, puis relâchés, et le roi les combat depuis son char, entouré de ses gardes, et devant quelques spectateurs situés en retrait.

 

Une autre composition occupait le mur sud-ouest de la salle, et est notamment remarquable par la description de l'agonie des félins, notamment une lionne criblée de flèches. Ces sculptures se caractérisent par les nombreux vides laissés dans la composition, ce qui est inhabituel de la part des artistes des palais assyriens, et met bien en avant la mise à mort des animaux par le souverain, vainqueur des forces de la nature sauvage et notamment de leur plus redoutable représentant.

  Ninive nineveh chasse au lion detail

 

Pour en savoir plus:

 

http://wapedia.mobi/fr/Ninive#3.

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Publié le 4 Juillet 2010

Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (5)

 British Museum

 

Ville de Mésopotamie sur la rive orientale du Tigre en face de Mossoul. Le site de Ninive a été habité dès le ~ VIe millénaire. Ses ruines sont ensevelies sous le tell de Kouyoundjik et sous le tell Nebi Younous, où, selon la tradition musulmane, est situé le tombeau de Jonas. La Genèse attribue la construction de Ninive à Nemrod. Hammourabi, dans le prologue de son Code, cite Ninive au nombre des grandes villes de son empire. Après avoir été possession mitanienne, Ninive appartint aux Assyriens dès le milieu du XIVe siècle. Elle ne devint une cité importante qu'à une date relativement tardive. Tiglat-Pileser Ier (~ 1115-~ 1077) y construisit un palais royal, mais Assournaṣirpal Ier (~ 1050-~ 1032) préféra Kalhou à Ninive. Ce n'est qu'à la fin du ~ VIIIe siècle que Sennachérib (~ 704-~ 681) fit de Ninive la capitale du royaume assyrien, fameuse par ses dimensions, son système d'adduction d'eau et son temple d'Ishtar.

 Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (4)

 

Assurbanipal qui règne sur tous les peuples du Proche-Orient de 668 à 627 avant l'ère chrétienne, à l'apogée d'un empire qui dura trois siècles, n'a longtemps laissé d'autre souvenir que ces quatre syllabes : "Sardanapale". Déformation d'"Assurbanipal", le sobriquet désigne, aujourd'hui encore, le jouisseur indolent et dépravé.

  

"Sardanapale surpassa tous ses prédécesseurs en débauches et paresse. Car non seulement il ne se montrait jamais au monde extérieur, mais il menait la vie d'une femme (...), raconte Ctésias dans ses Persica - dont seuls des fragments nous sont parvenus. Il s'efforçait même de rendre sa voix féminine et (...) il cherchait aussi les joies de l'amour des deux sexes (...)" Quant à sa chute, elle fut pour le paresseux souverain l'occasion de faire disparaître avec lui tous ses objets de plaisir. "Pour ne pas tomber aux mains des ennemis, il fit édifier un immense bûcher dans son palais, y amassa tout son or et tout son argent ainsi que ses vêtements royaux, raconte le médecin et historien grec. Il enferma dans une chambre construite au milieu du bûcher ses concubines et ses eunuques, se joignit à eux tous et mit le feu à l'ensemble du palais." Ctésias de Cnide (vers 400 av. JC)

  Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (2)

 

Les grecs ont tout oublié d'Assurbanipal. Qu'il pouvait être infiniment brutal, qu'il a régné sur tout le Proche-Orient, par exemple. Mais, aussi, qu'il était savant. Aucun roi d'Assyrie et, que l'on sache, aucun souverain mésopotamien, n'a autant insisté dans ses annales - c'est-à-dire le récit de ses campagnes militaires et de ses actes mémorables - sur sa formation intellectuelle. Il connaît, fait-il écrire, "le secret caché de tout l'art du scribe", il peut examiner "les signes célestes et terrestres et (en débattre> avec l'assemblée des experts", il se plaît à scruter "l'écriture des pierres d'avant le Déluge", il est capable de lire "la tablette subtile en sumérien abscons". Assurbanipal ne sait pas seulement lire et écrire, il connaît de surcroît le sumérien, langue morte depuis quinze siècles, qui demeure d'usage liturgique et scientifique dans toute la Mésopotamie - comme le fut le latin dans l'Europe médiévale. Tout cela, après la chute de l'empire assyrien, en 610 avant l'ère chrétienne, devait disparaître de toute mémoire pour 2 400 ans.

 

Mais l'homme n'est pas avare de paradoxes. Pour la distraction de ses sujets, il descend dans l'arène. Il affronte des lions. "Au corps à corps, au poignard, sans cuirasse. Et de toute évidence, même si le lion d'Asie est plus petit que celui d'Afrique, il n'en risque pas moins sa vie." Ces tête-à-tête avec les grands félins - qui à l'époque pullulent dans la région - sont représentés avec force détails sur les bas-reliefs de son palais. Des représentations "que tout le monde pouvait voir et dont l'affichage aurait été proprement ridicule si elles avaient été fictives".

  

Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal

 

Il est important de rappeler que les lions ont toujours habité et en grand nombre l'Irak dans les plaines et sur les plateaux de Ninive, dans les buissons et palmeraies de Babylone et dans les marais du sud. Les rois chaldéens et assyriens étaient grands chasseurs de lions. La force et la majesté du lion, ses fureurs et son ardeur à poursuivre la proie ont fourni maintes comparaisons aux poètes. Les rugissements que le lion fait entendre sont formidables, retentissent et résonnent au loin à une lieu à la ronde, et ont quelque chose de majestueux, surtout dans le silence de la nuit. Ils remplissent d'épouvante toutes les bêtes de la savane qui en suivent, tremblant, les diverses modulations.

 

Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (6)

 

Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (7)

 

Ninive nineveh chasse au lion palais d'assurbanipal (9)

 

Source: Encyclopédie universalis. Le Monde.fr.

pour en savoir +:

http://assurbanipal-banipal.blogspot.com/2010/04/assurbanipal-669-631avant-j_01.html

 

http://antikforever.com/Mesopotamie/Assyrie/apogee_chute.htm

 

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Publié le 11 Juin 2010

Palais de sargon façades décor musee du Louvre (6)

 

Sargon II (722-705 av. JC) est le fondateur de la dynastie des Sargonides qui régnera sur l’Assyrie. Conquérant d’Israël, de Cilicie et de Babylone, vainqueur des Hittites et des Egyptiens, Sargon II est l’un des grands rois de cette époque. Il fait édifier son palais à Dur-Sharrukin, Khorsabad, sa construction mobilise tout l’empire, les vassaux sont mis à contribution et la richesse ainsi accumulé assoit d’autant le pouvoir du roi. La décoration du palais doit être à la hauteur des ambitions royales et de l’accumulation de richesse nécessaire à sa construction, de nombreuses frises décorent les salles d’apparat du palais, les sculptures monumentales sont nombreuses, parmi elles, les taureaux ailées sont un thème récurant ainsi que les personnages de la mythologie assyrienne.

 

Palais de sargon façades décor musee du Louvre (5)Palais de sargon façades décor musee du Louvre

 

Palais de sargon façades décor musee du Louvre (3)Palais de sargon façades décor musee du Louvre (4)
 

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