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Publié le 5 Novembre 2017

Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Jardins du Shōren-in - Photos: Lankaart (c)

A l’entrée du Shoren-in deux imposants arbres, vieux de plusieurs centaines d’années, introduisent à la beauté sereine de l’un des plus beaux sites de Kyoto.

Le temple Shoren-in, qui fut la résidence du fondateur de la secte bouddhique Tendai, Saicho (767-822), est agrémenté de quatre jardins dessinés entre le XVe et le XVIIe siècle, tandis que les bâtiments actuels, détruits en 1893 par un incendie, ont été reconstruits en 1895.

Endroit peu fréquenté, ses espaces extérieurs recèlent étangs et fontaines, côtoyant un jardin sec et un jardin de mousses à l’étrange solennité. L’ensemble s’observe depuis les galeries du temple, le calme du lieu et l’équilibre de la composition d’ensemble donne un caractère unique au Shoren-in.

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #PARCS et JARDINS

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Publié le 4 Novembre 2017

Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Photos: Lankaart (c)

Kyoto, ancienne capitale du Japon, occupe une place à part dans ce pays. Conjuguant le présent et le passé, elle offre un cadre unique pour découvrir la civilisation japonaise. La richesse de son patrimoine permet de prendre la mesure des multiples facettes du Japon d’aujourd’hui et d’hier, aussi bien pour l’amateur de jardins ou d’architectures, que pour le gastronome ou le simple voyageur en quête d’exotisme : L’apaisant jardin zen de Ryoanji, célèbre paysage sec, le Kinkakuji ou Le Pavillon d’or magnifié par Yukio Mishima (1925-1970), le quartier des geishas de Gion, le chemin de la Philosophie, les jardins d'Eikan-dō Zenrin-ji, le sanctuaire Fushimi Inari Taisha et le temple Honga-ji permettent d’apprécier les splendeurs que peut offrir la ville.

Kyoto avec ses quartiers populaires, ses musées, ses canaux et ses palais et temples c’est développé dans la plaine, tandis que les montagnes et collines qui forment un demi-cercle au nord de l’est à l’ouest ont conservé leurs forêts et abritent une multitude de temples, jardins et cimetières.

Les quartiers les plus traditionnels, au nord et à l'est, abritent d'innombrables temples et jardins, tandis que les alentours de la gare, plus modernes, sont propices aux sorties et au shopping. Ville d'histoire, Kyoto n'en reste pas moins très vivante, évoluant au fil des saisons et des festivals.

 Les itinéraires de découvertes se construisent, se défont et se déclinent dans une variation sans fin, le tourisme à Kyoto ne ressemble ainsi à aucun autre : près de 1600 temples bouddhiques et plus de 250 sanctuaires shintô veillent sur la ville. Conscients de la présence de ces monuments, on sent le poids des siècles. L’ancienne Heian-kyô, "capitale de la paix et de la tranquillité", devenue Kyoto, est pour cela unique.

La ville de Kyoto, à l’époque Heian-kyō (lit. « la capitale de la Paix »), devint la capitale du Japon en 794. Le mot japonais « miyako » qui veut dire aujourd’hui capitale signifiait à l’origine « le site de l’honorable demeure », durant les premiers tant du règne des empereurs ceux-ci changeaient régulièrement de lieu de vie et donc de capitale, entre 647 et 794 plus de dix capitales furent projetées, certaines ne virent jamais le jour, d’autres furent construites à grands frais. Nombreuses furent les implantations dans la région de Nara avant le choix définitif d’une implantation pérenne à Kyoto. La perte du pouvoir temporel de l’empereur à partir du VIIIe siècle explique cette situation, il n’était plus en mesure d’engager les frais d’un nouveau déplacement de la capitale, le pouvoir temporel étant aux mains des régents, l’empereur n’ayant plus qu’un pouvoir symbolique. La capitale Kyoto au IXe siècle n’était plus que le siège de l’autorité traditionnelle de l’empereur, et de la Cour.

C’est le plan de Chang’An, capitale de la dynastie chinoise des Tang, qui servit de modèle à l’édification de Kyoto : un quadrillage systématique, ayant le palais impérial comme élément structurant. Les îlots ainsi créés étaient de plan carré. L’ancienne route nord-sud du Yamato devint l’artère principale de la ville, le plan d’ensemble étant axé sur la vallée. Cette intégration topographique et géométrique entre le plan de la ville, le découpage parcellaire des rizières et les infrastructures principales (routes et canaux) est l’une des caractéristiques de la ville et couvre à l’époque déjà une région de 26 km du nord au sud. On peut encore aujourd’hui parfaitement lire dans le plan de la ville contemporaine cette composition Nord-Sud, Est-Ouest, perpendiculaire aux montagnes du nord.

Ce type d’organisation spatiale appliqué à grande échelle, qui instaure un rapport explicite entre la plaine et la montagne, donna plus tard naissance à un style particulier de jardin japonais : le « paysage emprunté » où de lointaines montagnes formaient partie intégrante de la composition du jardin ; les murs et les plantations contribuant à renforcer cette impression en dissimulant les bâtiments voisins.

Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)

Kyoto: temples et cimetières - Photos: Lankaart (c)

Pour embellir Heijo-Kyo, ancienne Nara, et renforcer son rôle de capitale spirituel du pays, la famille impériale et les aristocrates encouragèrent la construction de temples bouddhistes dans la ville. Les magnifiques sanctuaires, connus sous le nom des « sept grands temples » conféraient un caractère grandiose au paysage urbain de l’ancienne Nara. Le pouvoir des prêtres devenant trop important, l’édification de temples dans la nouvelle capitale d’Heian-Kyo, Kyoto aujourd’hui, fut interdite, provoquant de fait de nombreux pèlerinages vers l’ancienne capitale. Le pouvoir pris la décision de faire construire deux temples officiels à l’Est et à l’Ouest juste après la porte sud. Au IXe siècle la famille Fujiwara et d’autres aristocrates firent construire de nombreux temples privés à l’Est de la vallée au pied des collines, puisque toute construction était toujours interdite dans la ville.

Au début du Moyen-Age, XIIe siècle, Minamoto Yoritomo impose par la force la suprématie des samouraïs et nobles du nord du pays sur la cour et l’aristocratie de Kyoto, le siège du gouvernement militaire se situe à Kamakura, au nord de Tokyo. Kyoto à partir de cette période ne retrouvera plus son pouvoir d’antan et amorce un long déclin politique.

Le développement de la ville se fit pendant la période calssqiue à l’est, les terrains à l’ouest étant trop humides, le long de la rivière Kamo au pied du mont Higashiyama. C’est encore aujourd’hui dans ces quartiers que l’on peut admirer le plus de temples et jardins, du Ginkaku-ji au Nord d’Higashiyama au complexe du Nanzen-ji puis du Niomon au sud et flâner dans le vieux quartier du Gion.

Au cours de la rébellion Onin, à la fin du Moyen-Age, de 1467 à 1477 plus de 30 000 maisons furent détruites par d’immenses incendies. Ce désastre fut fatal à la cité impériale car la reconstruction des quartiers sinistrés fut longue et laborieuse. La ville fut de fait coupé en deux, entre la ville haute habitée par les samouraïs, la nouvelle classe des riches marchands, et par l’ancienne aristocratie en plein déclin, et la ville basse des commerçants, des artisans et du prolétariat. En 1573 la ville haute fut incendiée par Oda Nobunaga. Tout cet ensemble urbain constitue aujourd’hui le « vieux Kyoto » en dépit de l’adjonction de nombreuses constructions neuves.

Temple d'Honga-ji - Photos: Lankaart (c)

Temple d'Honga-ji - Photos: Lankaart (c)

A la fin du XVIe siècle Toyomoto Hideyoshi (1537-1598), d’origine modeste, unifie l’ensemble du Japon, et lance dans la capitale de nombreux chantiers : le palais « Shento-gosho » pour l’ex-empereur, une magnifique résidence pour lui, le « jurakudai ». Puis il entreprend de restaurer la partie est de la ville pour lui rendre sa splendeur d’antan. Il fit également démonter de nombreux temples médiévaux de différentes sectes qui, en débit de l’ancienne interdiction, étaient disséminés un peu partout dans la ville et les fit reconstruire dans l’extrême nord et l’est de la capitale au pied des montagnes et collines. Il attribua également au temple Hongan-ji l’ancien et très vaste emplacement du marché de l’est au sud de la ville basse, par la suite le shogun Tokugawa offrit lui aussi un terrain au temple faisant de ce secteur inhabité un quartier de temples situé aujourd’hui juste au nord de la gare centrale de Kyoto.

Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)

Kyoto: parcs, montagnes et jardins - Photos: Lankaart (c)

Au début du XVIIe siècle la ville était devenue une cité commerçante florissante. La construction d’un canal au sud permis d’intensifier les échanges avec Osaka. De nombreux entrepôts furent construit le long de ce canal, la ville amorçant ainsi son développement vers le sud. Kyoto comptait 300 000 habitants à cette époque, dont une très grande proportion d’hommes. Au début du XIXe la ville, capitale des shogun Tokugawa, comptait 500 000 habitants. Le transfert de la capitale à Tokyo provoqua un effondrement de la population qui passa à 240 000 habitants, aujourd’hui la ville en compte 1,4 million.

Kyoto n’a pas souffert des bombardements lors de la Seconde guerre mondiale. Et pourtant, lorsque le président des États-Unis Harry Truman décide d’utiliser l’arme atomique contre le Japon, elle faisait partie des quatre villes désignées comme cibles. L’intervention de l’orientaliste français Serge Elisseeff auprès des conseillers du Pentagone évite l’irréparable. Son argument : un tel choix détruirait des trésors culturels inestimables et serait préjudiciable, le temps venu, à une réconciliation entre les deux pays. Il fut écouté.

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #VILLES D'ART ET DE CULTURE

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Publié le 3 Novembre 2017

Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Le Eikan-dō Zenrin-ji à Kyoto est l’un des temples les plus renommés de la ville pour ses jardins et ses frondaisons colorées notamment en automne. Temple de la secte bouddhiste de la Terre pure (Jodo-shu), il est adossé à la montagne, les forêts avoisinantes constituant le cadre de ses bâtiments et des jardins dispersés sur les contreforts. Lieu paisible et envoûtant le temple offre de très belles vues sur Kyoto depuis sa plus haute pagode, le Taho-tô,  ainsi que des espaces de recueillement ou de contemplation.

Le lieu est célèbre pour sa statue du bouddha Amida (appartenant au bouddhisme tantrique, le vajrayâna), appelée Mikaeri Amida. Littéralement « Amida qui regarde en arrière », il est représenté la tête étrangement tournée, comme s'il désirait regarder par-dessus son épaule. Ce mouvement figé pour l'éternité dans une attitude délicate est remarquable. 

Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Eikan-dō Zenrin-ji - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

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Publié le 31 Octobre 2017

Tadao Ando - Musée Lee Ufan - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Musée Lee Ufan - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Musée Lee Ufan - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Musée Lee Ufan - Naoshima - Photos: Lankaart (c)
Tadao Ando - Musée Lee Ufan - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

Tadao Ando - Musée Lee Ufan - Naoshima - Photos: Lankaart (c)

"Le béton, la lumière, le vide, c’est la simplicité de la perfection. "

Avec ce premier musée consacré à l’artiste sud coréen Lee Ufan, Tadao Ando a créé un lieu consacré à la contemplation. Un parvis, une cour triangulaire et trois salles souterraines accueillent une rétrospective des œuvres de l’artiste dans une architecture réduite à sa plus simple expression.

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART CONTEMPORAIN, #JAPON

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Publié le 27 Octobre 2017

Kyoto -  Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)
Kyoto -  Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Chion-in Sanmon - Cimetière - Photos: Lankaart (c)

Le Chion-in, parmi la multitude de bâtiments religieux de Kyoto, est un site particulier. Au sud des hauteurs du quartier d’Higashiyama, ce temple aux multiples facettes réserve quelques surprises. Le site regroupe plusieurs temples et espaces annexes et est parsemé d’escaliers. Au point le plus haut du site on découvre un très beau cimetière qui épouse les courbes de niveaux des collines tout en offrant un espace de recueillement unique dans la ville grouillante de Kyoto.

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Rédigé par rafael

Publié dans #Cimetière, #JAPON, #PARCS et JARDINS

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Publié le 23 Octobre 2017

Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Photos: Lankaart (c)

Kyoto, une ville à découvrir.

Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto  - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Photos: Lankaart (c)

Kyoto  - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #Colors of the world

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Publié le 12 Juillet 2015

Kawase Hasui
川瀬巴水 - Кавасе Хасуї

Kawase Hasui (1883-1957) est un peintre et illustrateur japonais travaillant dans la technique de l'estampe, célèbre surtout pour ses paysages. C'est un des artistes les plus prolifiques et talentueux du mouvement « Shin-Hanga » ou renouveau pictural. Ce mouvement est né sous l'égide de l'imprimeur Watanabe Shozaburo à Tokyo dans les années 1920 qui a édité près de 600 œuvres de Hasui. Une partie a été détruite dans le tremblement de terre de Tokyo en 1923. Hasui voyageait souvent à travers tout le Japon et remplissait des carnets avec ses dessins et aquarelles, qui servaient de base aux futures estampes. Ces dessins étaient sculptés dans du bois avec un bloc différent par couleur. Ceux-ci étaient ensuite passés à l'imprimeur qui appliquait le papier de façon à avoir une mise en place parfaite des couleurs. Hasui a peint tous les aspects des quatre saisons, du paysage nocturne sous une lune sombre jusqu’aux paysages d’été ensoleillés. Dans beaucoup d’estampes, le contraste est fort entre les ombres et la lumière et sa palette va des bleus austères aux gris glacés des paysages d’hiver, et aux scènes d’été brillamment colorées avec les rouges des temples. Il nous donne un large éventail des paysages japonais, campagnes et montagnes, rivières et lacs ainsi qu’une représentation de la ville avec les canaux, ponts, entrepôts et sanctuaires. Hasui n’incorpore que peu la figure humaine. La plupart de ses estampes sont des paysages sans personnage, et celles qui en ont sont plus des silhouettes en nombre réduit. Ses personnages sont le plus souvent vus de derrière et sont placés au bord de l’image ou en arrière-plan. Leur isolement ajoute un sentiment de tristesse ou de mélancolie qui est typique de son style. Il est frappant de constater des analogies étroites entre l'œuvre de Hasui et celle de Henri Rivière (1864-1951), aquarelliste, lithographe et « estampiste » français, dont l'œuvre féconde a été largement inspirée par l'influence japoniste du dernier tiers du xixe siècle. Henri Rivière a été le premier Européen à remettre au goût du jour la technique des bois gravés (bois qu'il imprimait sur du papier Japon du xviiie siècle à la manière de Hiroshige et de Hokusai), technique alors fameuse au Japon. Comme Hasui, Henri Rivière dépeint des paysages peu humanisés et dépouillés, ainsi que des scènes de la vie de tous les jours. Le trait de Hasui ressemble étrangement à la « ligne claire » de Henri Rivière et des estampistes japonais comme Hasui, dont les artistes comme Edgar P.Jacobs (Blake et Mortimer) et Hergé (Tintin) se sont probablement eux-mêmes inspirés. L’estampe d’Hasui la plus célèbre est le temple Zojo-ji à Shiba sous la neige. Elle représente le temple pendant une tempête de neige. C’est dans ce temple que sont situées les tombes des Shoguns Tokugawa. La première impression date de 1925 et elle a été réimprimée de nombreuses fois (plus de 3000) en utilisant les blocs d’impression d’origine. Celle représentée ici date des années 1930, reconnaissable au sceau Watanabe utilisé pendant ces années et situé dans la marge droite et qui se lit : « Copyright Watanabe Shozaburo. Reproduction interdite sans permission préalable » (« Hanken shoyû fukyo mosha Watanabe Shôzaburô »). Dans la marge gauche, se trouve le titre « Temple Zozo-ji, Shiba » (« Shiba Zozoji ») et la date « fait dans la quatorzième année de l’ère Taisho (1925) (« Taishô jûyo nen saku »). En 1953, le gouvernement japonais lui a conféré le titre de « Trésor national ». Le trio artiste-sculpteur-imprimeur réuni par l'éditeur Watanabe a vu son estampe la plus célèbre?: Neige au temple Zozo-ji désignée Trésor Culturel. Deux exemples de paysage de Kawase Hasui: à droite, Le Sanctuaire Kasuga à Nara (1933); à gauche, La rivière Oirase en automne (1933)

Kawase Hasui
Kawase Hasui Kawase Hasui Kawase Hasui
Kawase Hasui Kawase Hasui Kawase Hasui

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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Mai 2015

Amida 3

 

Amitāyus - Amida - Амитабха - 아미타불

Amida (skt. Amitâbha) debout jambes serrées sur un trône en fleur de lotus, portant un kesa (robe bouddhiste) reposant sur l'épaule gauche, une cape (fukuken'e) et une jupe (kun) traditionnellement portée par les moines. Son bras gauche est relâché, le droit replié, les deux paumes dirigées vers l'avant, formant le geste de Vitarka-Mudrâ, ou mudrâ de l'enseignement et de l'argumentation, le pouce et l'index formant un cercle.

Le corps sculpté à partir de cyprès du Japon fut coupé verticalement en deux de l'ushnisha (protubérance au sommet du crâne) aux pieds pour être creusé, puis à nouveau coupé au niveau du cou. C'est une sculpture exceptionnelle qui présente remarquablement les particularités propres à la seconde moitié de l'époque de Heian, avec par exemple un visage à l'expression douce « à la Jôchô » (célèbre maître sculpteur de l'époque), une draperie donnant l'impression de ruisseler et un corps coupé verticalement et au niveau du cou. La date de l'an 6 de l'ère Suiko (598) est gravée sur son dos mais elle n'est pas de cette période.

Elle fut d'abord léguée au temple Gemmei-in de la ville de Kameoka dans la préfecture de Kyôto. Selon les archives, ce temple aurait été édifié sur édit impérial de l'impératrice Gemmei en l'an 1 de l'ère Wadô (708), puis reconstruit par Taira no Shigemori en l'an 1 de l'ère Angen (1175) et enfin restauré en l'an 15 de l'ère Tenshô (1587).

 

Amida 2Amida 4

 

Amida

 

Source: National Museum Tokyo

 

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Publié le 6 Avril 2015

Tsuchiya Koitsu
土屋光逸

Tsuchiya Koitsu est né sous le nom de « Koichi » à Hammamatsu dans la campagne japonaise. Il partit à Tokyo à l’âge de 15 ans pour être apprenti chez un graveur sur bois appelé Matsuzaki, qui travaillait pour Kobayashi Kiyochika (1847-1915), un artiste célèbre pour ses scènes de genre et ses estampes militaires. Mais au lieu de rester chez le graveur, Koitsu intégra l’atelier de Kiyochika et y resta 19 années, pendant lesquelles il apprit le dessin et la composition graphique. Ses premières estampes eurent pour sujet la guerre sino-japonaise de 1894-1895, très en vogue à l’époque. Ensuite il fit de la lithographie et changea de registre quand il rencontra l’éditeur Watanabe (1883-1962) lors d’une exposition commémorant Kiyochika en 1931. L’année suivante, il réalisa sa première estampe Shin-Hanga (En regardant les fleurs de cerisiers à Gion, Kyoto). Il fit dix estampes pour Watanabe, puis travailla surtout avec Doi Teiichi et fit quelques estampes avec Kawaguchi & Sakai ainsi que pour Baba Nobuhiko. Les estampes de Koitsu sont surtout des paysages dans la lignée de Kiyochika et de Kawase Hasui basées sur une belle interprétation de la lumière pour exprimer les émotions, une ambiance, une atmosphère.

Source: Wikipedia

Tsuchiya Koitsu
Tsuchiya Koitsu
Tsuchiya Koitsu
Tsuchiya Koitsu

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Rédigé par rafael

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Publié le 21 Février 2015

 

Yakushi Nyorai detail 3

National Museum, Tokyo, IXe siècle.

Cette statue d’Yakushi Nyorai, buddha de la médecine, était initialement adorée comme une divinité dans le temple Shintô de Nyakuôji situé dans le quartier de Higashiyama à Tokyo. Ce lieu saint a été construit à la fin du XIIe siècle par l’empereur Goshirakawa (1127 - 1155). La statue daterait du IXe siècle. À l’exception des mains et de la chevelure bouclée, la statue, cœur du lotus compris, a été taillée dans un seul bloc de bois.

 

Elle est typique de la fin de la période de Nara (fin du VIIIe siècle, début IXe siècle). Les traits de la statue évoquent une origine lointaine, le profil très marqué ressemble aux figures des bouddhas d’Inde. Cette ressemblance est fréquente pour l’époque Heian.

 

Yakushi Nyorai detail 4Yakushi Nyorai

 

Yakushi Nyorai detail 2

 

Yakushi Nyorai detail

 

Source: DA

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