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Publié le 13 Décembre 2017

Kyoto - Nanzen-ji - Temple et jardins Tenjuan - Photos: Lankaart (c)
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En 1287 l’Empereur Kameyama abdique et se fait construire un palais à l’est de Kyoto dans le quartier de Higashiyama. En 1291, l’Empereur ré-agença sa villa privée pour en faire un temple Zen et invita le prête Mukan Fumon à l’ouverture du temple. Par la suite, il s’occupa du temple pendant 15 ans jusqu’à sa mort en 1305.

En 1334, l’endroit devint le premier des temples Gozan de Kyotô (les 5 principaux temples de la branche Rinzai). Il est dit que les samouraïs en particulier étaient très dévoués à celui-ci. En plus du sous-temple Konchi-in, on peut trouver la maison de thé Hasso-noseki de Kobori Enshu.

Le temple Tenjuan constitue un des éléments du complexe,  il comprends deux types de jardins que vous pouvez apprécier à votre gré : le jardin-paysage traditionnel ainsi qu'un très beau jardin autour d’un étang. 

Kyoto - Nanzen-ji - Temple et jardins Tenjuan - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 9 Décembre 2017

Kyoto - Nanzen-ji Hojo - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Nanzen-ji Hojo - Photos: Lankaart (c)

En 1287 l’Empereur Kameyama abdique et se fait construire un palais à l’est de Kyoto dans le quartier de Higashiyama. En 1291, l’Empereur ré-agença sa villa privée pour en faire un temple Zen et invita le prête Mukan Fumon à l’ouverture du temple. Par la suite, il s’occupa du temple pendant 15 ans jusqu’à sa mort en 1305.

En 1334, le Nanzen-ji devint le premier des temples Gozan de Kyotô (les 5 principaux temples de la branche Rinzai). Il est dit que les samouraïs en particulier étaient très dévoués à celui-ci.

Le hojo (chambre des prêtres) est un trésor national qui fuit construit en dehors de l’ancien palais impérial relocalisé. Il est constitué d’un petit hojo et d’un grand hojo. Dans le petit hojo se trouvent 40 portes coulissantes dites fusuma, peintes par Kano Tanyu aussi surnommé le Gunzoku. Dans le jardin Hojo, on trouve un très beau jardin élaboré par Enshu Kobori, ainsi que le « Jardin du Tigre traversant » nommé ainsi d’après la formes des pierres qui le composent.

En plus du sous-temple Konchi-in, on trouve la maison de thé Hasso-noseki de Kobori Enshu. Et au Tenjuan, il y a deux types de jardins que vous pouvez apprécier à votre gré : le jardin-paysage traditionnel ainsi que le jardin autour d’un étang. Il y a aussi le temple Nanzenin qui inclut un mausolée à la mémoire de l’Empereur Kameyama.

Kyoto - Nanzen-ji Hojo - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 6 Décembre 2017

Kyoto - Kiyomizu - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Kiyomizu - Photos: Lankaart (c)

Kiyomizu-dera est un complexe syncrétique comprenant un temple bouddhique et un sanctuaire shinto, situé dans le quartier de Higashiyama à l'est de Kyoto. Très prisé au printemps et à l'automne, il constitue l'une des visites les plus populaires de la ville, avec notamment la vue du bâtiment principal construit à flanc de montagne et classé au Patrimoine de l'Unesco depuis 1994.
Ce gigantesque espace bouddhiste bâti en 780 (et reconstruit en 1633 après un incendie) est surtout connu pour son majestueux temple principal : Kiyomizu-dera Hondo, dont la plateforme flotte à treize mètres au-dessus du sol .

En passant la sublime porte principale, l'entrée de Kiyomizu-dera s'ouvre vers la visite complète. Le complexe est constitué de plusieurs temples, pagodes et même une cascade (Otoma), tous construits autour du pavillon principal. On y trouve également un sanctuaire shinto, Jishu-jinja, dédié à l'amour et aux rencontres.

Kampai

Kyoto - Kiyomizu - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 3 Décembre 2017

Kyoto - Temple  Nishi-Hongan-ji  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple  Nishi-Hongan-ji  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple  Nishi-Hongan-ji  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple  Nishi-Hongan-ji  - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Temple  Nishi-Hongan-ji  - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Temple Nishi-Hongan-ji - Photos: Lankaart (c)

Nishi Hongan-ji est un temple  du grand courant bouddhique Jodo, situé sur la grande avenue Horikawa, à proximité de la gare principale de Kyoto. Construit au XVIe siècle, il fait la paire avec le Higashi Hongan-ji distant de quelques centaines de mètres à l'est. Il s'avère le seul des deux classé au patrimoine de l'Unesco.

Des deux Hongan-ji, Nishi est comme son nom l'indique celui de l'ouest. Il s'avère le plus petit des deux temples mais également le plus intimiste malgré un espace extérieur relativement vaste et, pour ne rien gâcher, il reste assez peu prisé des touristes.

Nishi est en réalité le Hongan-ji originel de Kyoto, initié en 1591 à la suite de son déménagement depuis Osaka. En 1602, il se voit séparé en deux versions distantes de quelques petites centaines de mètres (naît alors son alter-ego Higashi) à l'initiative du fameux shogun Tokugawa Ieyasu. En 1617, un incendie les ravage mais Nishi échappe à la plupart des dommages. Ainsi, ses bâtiments actuels remontent pour la plupart au XVIIe siècle et sont donc assez logiquement listés comme Trésors Nationaux du Japon.

Source: www.kanpai.fr

Kyoto - Temple  Nishi-Hongan-ji  - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Novembre 2017

Koya-san - Danjo-Garan  - La pagode Konpon Daitô et les temples du site - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan  - La pagode Konpon Daitô et les temples du site - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan  - La pagode Konpon Daitô et les temples du site - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan  - La pagode Konpon Daitô et les temples du site - Photos: Lankaart (c)

Koya-san - Danjo-Garan - La pagode Konpon Daitô et les temples du site - Photos: Lankaart (c)

Au IXe siècle le bonze Kukai, qui reçut le titre posthume de Kōbō Daishi, installe sa communauté religieuse dans un site reculé loin des villes de Nara et Kyoto, il choisit Koya-san situé sur un plateau à 800 m. d’altitude. Difficilement accessible le site retenu se développe au milieu d’une splendide forêt de cryptoméria, le cèdre du Japon. Il devient rapidement le principal centre du bouddhisme Shingon, plus d’une centaine de temples seront construit ainsi qu’un splendide cimetière perdu dans la forêt.

Le Danjo-Garan fut l’un des premiers complexes religieux construit par Kobo Daishi. Le lieu compte une vingtaine de temples et de pagodes entouré d’une forêt dense. Le Konpon Daitô, grande pagode vermillon constitue le point central de la composition d’ensemble il culmine à 49 mètres. Le Kondo, pavillon principal qui accueille les cérémonies religieuses, fut édifié en 819 et reconstruit pour la dernière fois dans les années 1930. Une statue du Yakushi Nyorai, le Bouddha médecin, se dévoile lorsque le pavillon est ouvert. Parmi les autres merveilles, le Miedo, « temple des portraits » et autrefois réservé à la méditation de Kôbô Daishi, garde souvent porte close.

Koya-san - Danjo-Garan - Temples Kondo et Miedo - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan - Temples Kondo et Miedo - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan - Temples Kondo et Miedo - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan - Temples Kondo et Miedo - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan - Temples Kondo et Miedo - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Danjo-Garan - Temples Kondo et Miedo - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Novembre 2017

Kyoto - Quartier du Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Quartier du Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Quartier du Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Quartier du Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Quartier du Gion - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Quartier du Gion - Photos: Lankaart (c)

Gion est un quartier populaire et ancien de Kyoto, c’est aussi le domaine de temples bouddhiques à l’instar du Chion-in, du Kennin-ji ou du Shoren-in. Il demeure un haut lieu de festivals. Yasaka jinja, le « sanctuaire de Gion », doit sa célébrité au plus connu et populaire d’entre eux, le Gion Matsuri. Le Kyo Odori au printemps et le Gion Odori à l’automne permettent d’admirer les danses que toute geïko pratique. Et cela sans avoir à franchir le seuil d’une maison de thé, une aubaine pour les non Kyotoïtes et les non-initiés.

Gion perpétue la tradition séculaire des geishas. Ici, elles portent le nom de geïko. Après avoir longuement étudié le chant, la danse et le maintien, ces femmes artistes louent leur talent. Silhouettes discrètes, elles ne s’offrent pas au regard d’inconnus. Parfois, sur leurs hauts socques, drapées d’un kimono en soie resplendissant serré à la taille par une large ceinture (obi), les maïko, apprenties geishas, sortent d’une maison de thé nichée dans une ruelle en s’agrippant à leur téléphone portable comme toutes les jeunes femmes de leur âge.

Au soleil couchant, les rues sont très animées. Des néons criards interpellent les badauds. Devant les bars, de jeunes rabatteurs, en costume strict et à la chevelure décolorée, tendent des prospectus. Autres époques, autres mœurs, les geishas ne courent plus tout essoufflées d’un rendez-vous à l’autre. Parkings, bars à hôtesses et love hotels gagnent du terrain au détriment des anciennes maisons en bois. Par bonheur, la rue piétonne Shinbashi dori fait de la résistance.

A l’est de Gion, le quartier plein de charme de Higashiyama s’adosse aux massifs orientaux de la ville. Avec ses rues pavées menant au temple millénaire de Kiyomizu-dera, il incite à prendre le temps d’oublier les vicissitudes d’un quotidien loin de la sagesse bouddhique. Les amateurs de spectacle vivant ne manquent pas de s’y rendre pour assister à une représentation d’une pièce classique au Théâtre de nô Kyoto Kanze.

Vivre le Japon

Kyoto: Jardins du quartier d'Higashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: Jardins du quartier d'Higashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: Jardins du quartier d'Higashiyama - Photos: Lankaart (c)
Kyoto: Jardins du quartier d'Higashiyama - Photos: Lankaart (c)

Kyoto: Jardins du quartier d'Higashiyama - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 21 Novembre 2017

Koya-san - Pagode Konpon Daito - Danjo Garan - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Pagode Konpon Daito - Danjo Garan - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Pagode Konpon Daito - Danjo Garan - Photos: Lankaart (c)

Koya-san - Pagode Konpon Daito - Danjo Garan - Photos: Lankaart (c)

Au IXe siècle le bonze Kukai, qui reçut le titre posthume de Kōbō Daishi, installe sa communauté religieuse dans un site reculé loin des villes de Nara et Kyoto, il choisit Koya-san situé sur un plateau à 800 m d’altitude. Difficilement accessible le site retenu se développe au milieu d’une splendide forêt de cryptoméria, le cèdre du Japon. Il devient rapidement le principal centre du bouddhisme Shingon, plus d’une centaine de temples seront construit ainsi qu’un splendide cimetière perdu dans la forêt.

Le Danjo-Garan fut l’un des premiers complexes religieux construit par Kobo Daishi. Le lieu compte une vingtaine de temples et pagodes, parmi ceux-ci le Konpon Daito est le plus impressionnant. Pagode vermillon haute de 49 mètres, le Konpon Daito est au centre d’un mandala en forme de lotus couvrant l’ensemble du Japon selon la pensée Shingon. Elle abrite de nombreuses sculptures monumentales dont la représentation de Dainichi Nyorai, le Mandala des deux royaumes,Bouddha cosmique, entouré de quatre autres bouddhas qui l’assistent.

Koya-san - Pagode Konpon Daito - Danjo Garan - Photos: Lankaart (c)
Koya-san - Pagode Konpon Daito - Danjo Garan - Photos: Lankaart (c)
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Rédigé par rafael

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Publié le 18 Novembre 2017

Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Ryoanji - jardin de pierres - Photos: Lankaart (c)

.. Bien qu'il existe depuis plus de quatre siècles, c'est seulement depuis quelques années que le "jardin de pierre" de Ryoanji de Kyoto est devenu l'objet d'un vif intérêt. Jusqu'alors, peu de gens connaissaient son existence ou s'intéressaient à lui. Nos conceptions esthétiques ne nous fournissaient pas les moyens de le comprendre. Ce n'était en fait, selon nos critères, rien moins qu'un jardin : dénué de tout pittoresque "oriental", sans fleurs, sans arbres épanouis, sans lanternes de pierre ni ponts délicats surplombant des bassins de poissons rouges, il n'avait rien à nous offrir que quelques rochers dispersés et une surface unie de sable. Qu'y avait-il là qui pût séduire?
... Chaque époque voit ce qu'elle est préparée à découvrir. C'est seulement après qu'une certaine évolution de nos propres traditions nous eut appris à voir le jardin de Ryoanji que nous en vînmes à le considérer comme un chef-d'oeuvre. Que nous le regardions comme un jardin, comme une sculpture ou comme une peinture, nous sommes à présent frappés par la perfection de sa composition abstraite, réduite à l'essentiel, qui nous fait mieux comprendre les principes présidant à la conception non seulement d'autres jardins mais aussi bien de formes d'expression différentes. La netteté du sable blanc évoque les surfaces vierges de la peinture sumi et de la calligraphie, des parquets oû l'on pose les tatami (nattes), voire, de façon plus subtile, certains aspects de la musique, de la poésie haïku et de la danse Nô.
... Bien qu'on attribue la conception de ce jardin au célèbre Soami, son véritable créateur est inconnu. Il convient pourtant de noter qu'en matière de jardins les moines bouddhistes étaient des maîtres. C'est avec l'introduction des doctrines du Zen au cours de l'ère Kamakura (1150-1310) que les principes de la religion furent appliqués aux règles traditionnelles de la composition des jardins. A cette époque on rédigea plusieurs importants traités relatifs à cet art. L'application des principes religieux se fit plus rigoureuse encore avec l'accession de Kyoto au rang de capitale culturelle du Japon, et elle atteignit son plein épanouissement dans les jardins de la période Muromacho. C'est alors - et sans doute en 1499 - que fut créé le jardin de Ryoanji, un temple bouddhiste de la secte zen Rinzai.
... Entouré de trois côtés par un petit mur de terre, il ne peut être vu que de la véranda du temple qui borde son quatrième côté. Cet unique point de vue, joint à la tranquillité du lieu (sur les collines, hors de Kyoto), souligne le fait que ce jardin est un objet de contemplation - mais non point pourtant une image du passé, évoquant le caractère transitoire de la vie, car l'absence de fleurs et de formes susceptibles de se faner et de tomber fait que l'on ne songe pas à l'impermanence d'une beauté momentanée. Sa beauté est celle du roc et du sable et de leurs "correspondances" abstraites. Ce jardin a le caractère permanent de toutes choses, et si quelque changement se produit, ce n'est pas en lui, mais dans l'esprit de celui qui regarde et dans l'idée qu'il s'en fait.
... L'espace vierge du jardin, comme le silence, absorbe l'esprit, le libère des détails insignifiants, l'entraîne au "royaume des multitudes". Pourtant, il n'est pas possible d'ignorer les rochers. Comme le sable, ceux-ci constituent un élément de base de l'esthétique japonaise. A Ryoanji, ils aident à suggérer de complexes associations d'idées. Rappelons qu'il était coutumier, jadis, de "nommer" les pierres d'après des figures bouddhiques et de leur assigner certaines dispositions rituelles. Par exemple, une disposition triangulaire ou un groupe de trois pierres constituait souvent une référence à une triade sacrée. De même, la disposition respective de rochers verticaux et horizontaux, ronds ou plats, était terminée par des considérations philosophiques aussi bien qu'esthétiques, tel le principe du Yang et du Yin. Notons encore que les quinze rochers de Ryoanji ne peuvent être vus en même temps, ce qui nous rappelle peut-être que nos sens ne peuvent saisir d'un même et unique point de vue tous les aspects de la réalité.
... La plupart des interprétations du jardin de Ryoanji se fondent essentiellement sur ces rochers, laissant d'ordinaire le sable de côté. Lorsqu'on parle de lui, il est considéré en tant qu'espace vierge, comme une image du vide. Mais alors une question se pose : si le jardin est cette image du vide, pourquoi n'est pas fait seulement d'un rectangle de sable nu? Pourquoi ces rochers, soigneusement choisis et disposés? Et c'est ici que nous touchons à l'un des paradoxes fondamentaux de la pensée bouddhiste : ce n'est que par la forme que nous pouvons concevoir le vide. Le vide n'est pas considéré comme un concept accessible par le processus analytique de la raison, mais comme une affirmation de l'intuition ou de la perception : "un fait d'expérience au même titre que la rectitude d'un bambou ou la rougeur d'une fleur" (D. T. Suzuki).
... C'est de ce "fait d'expérience" que découle le principe de la peinture sumi. La feuille de papier blanc n'est que du papier, et c'est seulement en le couvrant de signes qu'on y crée du vide - un peu comme c'est le bruit que fait la grenouille en plongeant dans la mare qui crée le silence, dans le haïku bien connu de Basho. Le son donne une forme au silence, en fait le vide, l'absence de son. Dans le théâtre Nô, c'est la voix et la musique qui nous font prendre conscience de ce silence, des costumes savants et multicolores créent un sentiment de simplicité et de nudité - et dans la danse, le mouvement crée l'immobilité, l'immobilité devient mouvement.
... Le vide, exprimé par l'espace vierge en peinture, par le silence en musique, par l'ellipse en poésie ou par l'immobilité dans la danse, ne peut être créé et compris que par le truchement de formes esthétiques amenant à sa perception conceptuelle. Ainsi, c'est dans un poème bien construit que le plongeon sonore de la grenouille créera le silence, et Si les mouvements du Nô ne sont pas parfaitement exécutés, ils donneront le sentiment non de l'immobilité mais d'une mobilité ralentie. De même, sans le choix et la disposition très étudiés des rochers, le sable de Ryoanji perdrait toute signification.
... Cette disposition des rochers dans chaque groupe et des groupes entre eux est un des sommets de l'art. On ne pourrait ajouter, ôter une pierre ou modifier leur position sans détruire la composition générale et par conséquent sa signification. Mais on peut se demander : pourquoi cinq groupes? pourquoi quinze rochers? Un seul groupe ou un seul rocher ne suggérerait-il pas mieux l'idée de vide, en laissant libre une plus grande surface de sable? Du point de vue rationnel, oui. Mais c'est oublier que ce rocher ou ce groupe deviendrait un "centre d'intérêt ", attirant toute l'attention, telle une sculpture. Une sculpture isolée retient ou déçoit notre attention, mais n'affecte pas l'espace qui l'entoure. La pensée se fixe et se concentre sur cette forme et les idées ou l'émotion qu'elle suscite. Les rapports de cette forme avec l'espace qui l'entoure ne peuvent être formulés que d'un point de vue dualiste; ils sont positifs ou négatifs. Deux groupes de rochers constitueraient un double objet d'attention, créant peut-être une "tension spatiale " entre eux, mais toujours sans rapport avec cet espace lui-même, Trois groupes constitueraient une solution esthétique et conceptuelle classique et presque universelle, et d'ailleurs ce schème triangulaire n'est pas absent du jardin de Ryoanji. Pourtant, s'en tenir à cette composition c'eût été mettre l'accent seulement sur la notion de triade - et laisser l'attention du spectateur se fixer sur la forme des choses. Pour aller au-delà du symbolisme littéral, pour exprimer complètement la notion d'espace vide, il fallait faire un pas de plus. Le rapport entre la forme et l'espace devait être tel que l'esprit ne s'arrêtât pas à l'un des deux seulement, mais saisit leur nécessité respective, leur relation mutuelle. Dès lors l'adoption de cinq groupes de rochers nous apparaît comme une solution à la fois subtile et complexe, soulignant l'unité indivisible du sable et de la pierre. La forme prend sa place dans l'espace vierge de telle manière que nous percevons le vide comme une forme et la forme comme un vide.

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Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)

Cette idée fondamentale de "vide", traduite en termes d'esthétique par des moyens variés, ne signifie pas, en termes de philosophie, la préexistence de quelque chose qui a cessé d'être. Pour illustrer par comparaison le vide du jardin de Ryoanji, disons qu'il n'est pas celui de certaines peintures surréalistes de Dali, de Tanguy ou de Chirico. Chez ces peintres, le vide évoque un manque, une absence, une attente. Chez Chirico, par exemple, il nous ramène à l'homme : les objets et le décor vide qui les entoure impliquent l'absence de l'homme, créant un sentiment de nostalgie et de solitude. L'espace vierge de Ryoanji, lui, n'éveille aucune association d'idées de ce genre; l'émotion n'y a pas sa place. Dans les peintures surréalistes, l'espace s'étend à l'infini (par les procédés de la perspective) et rejoint à l'horizon l'espace également infini du ciel. C'est dans un espace sans fin de cette nature que flottent les formes de Tanguy, figurées comme distinctes de lui. Nous revenons là au concept de la forme isolée dans l'espace et, par association, de l'homme perdu dans l'infini. Cette comparaison peut nous aider à comprendre la conception de l'espace qui s'exprime dans le "jardin de pierre", car elle diffère à la fois esthétiquement et philosophiquement de celle que nous venons de définir.
... A Ryoanji, la surface de sable est strictement délimitée par ses quatre côtés. Ce rectangle limite également la vision du spectateur : aucun trompe-l'oeil, aucun artifice ne donne à celui-ci l'illusion d'un au-delà spatial. En outre, le petit mur de terre qui entoure le jardin sur trois côtés délimite à son tour l'espace dans le sens vertical. L'idée que suggère ce jardin n'est pas une idée d'immensité mais d'espace intérieur.
... Les rochers ne sont pas posés sur le sable (comme des formes isolées, indépendantes, existant par elles-mêmes) mais en partie enfouis dans le sol. Certains des plus petits sont, en fait, presque entièrement enterrés, leur surface supérieure apparaissant seule au niveau du sable. La manière d'enfoncer les rochers dans le sol est l'objet d'une grande attention dans le jardinage japonais. L'effet recherché est un peu comparable à celui que produisent les icebergs, dont la partie visible n'est pas la plus importante. Il souligne également les rapports entre les rochers et le sable : les premiers sont moins des formes posées sur une surface que des masses souterraines apparaissant à cette surface .
... Plutôt qu'à la peinture surréaliste, le jardin de Ryoanji pourrait faire songer par sa conception à la sculpture de Giacometti, dont les personnages filiformes se dressent sur des blocs massifs et larges. Ces personnages ne sont pas particulièrement remarquables par eux-mêmes : comme les rochers de Royanji, leur raison d'être est de donner forme à l'espace qui les entoure, de faire sentir sa démesure. Pourtant, malgré ces affinités, la différence est évidente, du point de vue philosophique, entre les deux conceptions de la forme, de l'espace vide et de leurs rapports. Le modèle de Giacometti est l'homme, solitaire et perdu dans le "rien". C'est l'homme de l'existentialisme, jeté dans le vide, dans un néant différent de lui, extérieur à lui - le néant du désespoir. Or - répétons-le - le sunyata bouddhiste n'est pas une absence, un néant opposé à l'être, une chose extérieure, il ne signifie pas l'anéantissement de ce qui est. Il coexiste avec les formes, avec les choses ou les êtres individuels ; là où il n'y a pas de forme, il n'y a pas de vide : "La forme est vide et le vide est forme". Ces idées vont de pair avec la conception bouddhiste de l'objet ou de la forme comme événement, et non comme chose ou comme substance.
... Dire que le jardin de Ryoanji "représente" des îles dans l'océan ou quoi que ce soit du même ordre, c'est s'en tenir aux formes et être prisonnier d'elles. D'autre part, dire de façon plus abstraite que le sable symbolise le vide, c'est ignorer les rochers. Il s'agit toujours là d'équations dont le jardin lui-même serait l'inconnue. Considéré comme un problème à résoudre, comme un puzzle, le jardin ne propose aucune solution mais au contraire oppose de nouvelles questions à chaque réponse. Toutes les interprétations sont valables, sur un certain plan - à condition que nous les tenions toutes pour incomplètes ou inadéquates, car en matière d'art les explications n'expliquent jamais rien. Il est probablement futile et vain de parler, comme on l'a fait ici, de sunyata, de vide, de vacance - car dès que nous nous mettons à parler du jardin de Ryoanji, son vrai sens nous échappe, les mots portant en eux-mêmes leurs limites et freinant la faculté de perception. En fin de compte, le jardin doit être regardé comme une oeuvre d'art, et regardé en silence. Tel un sermon silencieux, il nous pose de nombreuses questions mais n'attend pas que nous y répondions. Il rappelle la fleur que Bouddha montrait en silence à ses disciples, non pour éveiller en eux le désir de classification, de description, d'analyse ou de discussion, mais pour leur inspirer seulement le sourire compréhensif de la "claire vision".
... Comme toute grande oeuvre d'art, le jardin de Ryoanji est peut-être un "koan visuel". Il s'impose à l'esprit et, s'il peut être rapproché de quelque chose, c'est de l'esprit lui-même plutôt que "d'îles dans l'océan". Peu importe dés lors de quels matériaux il est composé. Ce qui importe, c'est l'esprit qui interprète ses données essentielles. Le jardin existe en nous : ce que nous voyons dans cet enclos rectangulaire, en fin de compte, c'est ce que nous sommes.

Will Petersen

Source : "Le Monde du Zen" Anthologie du Bouddhisme Zen
composée et présentée par Nancy Wilson Ross © Stock 1963

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Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)
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Kyoto - Jardins - Photos: Lankaart (c)

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Rédigé par rafael

Publié dans #JAPON, #PARCS et JARDINS

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Publié le 13 Novembre 2017

 

 

Ohara Koson est un artiste japonais né en 1877 et mort en 1945, aussi connu sous les noms de Ohara Shoson et Ohara Hoson. Il était peintre de Kacho-e (illustrations d'oiseaux et de fleurs) et spécialiste de scènes de nature.

Les estampes de Koson sont proches des aquarelles et réalisées avec le plus grand soin, avec un grand souci du détail, notamment sur les plumages. Ces estampes d'aigles sont particulièrement réussies.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 12 Novembre 2017

Kyoto - Yasaka-jinja - Sanctuaire de Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Yasaka-jinja - Sanctuaire de Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Yasaka-jinja - Sanctuaire de Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Yasaka-jinja - Sanctuaire de Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Yasaka-jinja - Sanctuaire de Gion - Photos: Lankaart (c)
Kyoto - Yasaka-jinja - Sanctuaire de Gion - Photos: Lankaart (c)

Kyoto - Yasaka-jinja - Sanctuaire de Gion - Photos: Lankaart (c)

A Kyoto le Yasaka-jinja appelé aussi sanctuaire de Gion est un sanctuaire shinto très populaire. Sa situation à proximité de l’ancien quartier du Gion en fait un lieu d’attraction très prisé des Kyotoïtes et des touristes.

Si le site fut sacralisé dès le VIIe siècle les bâtiments existants ont été édifiés de 1654 à 1664 dans le style Gion-Zukuri qui donne une certaine importance aux décors et aux couleurs, notamment le rouge et l’orange. Ce sanctuaire est maintenant dédié au kami Susa-no-o, dieu de la mer.

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Rédigé par rafael

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