islam renaissance

Publié le 21 Décembre 2012

 

Tapis de Mantes Louvre

 

 

Tapis de Mantes Louvre détails (2)Tapis de Mantes Louvre détails (3)

Tapis dit "de Mantes"  XVIe siècle  Iran du nord-ouest  Musée du Louvre

 

Inventorié par Viollet-le-Duc en 1872, ce tapis est probablement arrivé en France comme cadeau diplomatique lors d’une ambassade perse ; il faisait partie du trésor de la collégiale de Mantes.

 

Le décor est répété quatre fois, selon un double axe de symétrie ; dans un jardin fleuri s'ébattent des animaux divers : des oiseaux nourrissent leurs petits au nid, une biche se désaltère dans l’eau d’un étang, un lion égorge une gazelle, un chasseur enturbanné le vise de son mousquet ; dans le médaillon central et dans la bordure, quatre panthères entourent le combat du phénix et du dragon. Certains détails permettent d’y voir une production de l’Iran du nord-ouest.

 

On datait l’œuvre par le modèle de mousquet du chasseur ; ce type d’arme aurait été introduit en Iran à la fin du XVIe siècle ; or, de récentes études signalent que ce type d’arme fait partie de l’équipement du chasseur safavide quinze années plus tôt ce qui nous permet de proposer une nouvelle datation au cours de la deuxième moitié du XVIe siècle.

 

Source: Musée du Louvre

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #IRAN

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Publié le 20 Décembre 2012

  Portrait de Fath Ali Shah Chah qajar Iran  Portrait Fath ali shah 1797 

le portrait de Fath'ali Shah Qajar, l'huile sur toile, Iran, Mirza baba-1797

 

Fath Ali Shah d'Iran (1771 - 1834), de son vrai nom Bâbâ Khan, est le fils de Hossein Qholi Khan Qajar, le frère d'Agha Mohammad Khan. Il succède à son oncle le 17 juin 1797. Il est le deuxième souverain de la dynastie Qajar. Il fut d'abord gouverneur du Fars pour son oncle Agha Mohammed, et monta sur le trône d'Iran en 1797 à la mort de ce dernier. Après avoir triomphé de plusieurs compétiteurs, il tourna ses armes contre la Géorgie (1803), mais ne put soumettre le prince George, qui avait appelé les Russes à son secours. Pendant son règne l'armée iranienne connaît ses premières défaites de l'époque moderne. La Russie, le voisin du nord, prend de plus en plus de pouvoir et étend sa souveraineté vers la zone du Caucase, historiquement rattachée à l'Iran. Les guerres avec la Russie durent plus de dix ans. Ces deux traités (Golestan et Turkmanchai) sont considérés comme l'un des points les plus sombres de l'histoire de l'Iran.

 

Fath Ali Shah est connu pour avoir un grand harem avec une centaine de femmes et plus de deux cents enfants, créant ainsi une grande cour royale. C'est également pendant son règne qu'il y a un retour aux arts persans et aux étiquettes royales. Il ordonne plusieurs grands portraits de lui, offerts aux cours du Royaume-Uni, de France et d'Autriche-Hongrie. Il fait graver aussi plusieurs fresques à sa gloire à l'exemple des fresques sassanides. Ces portraits sont une synthèse entre l’art des enluminures et l’influence de l’art occidental.

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #IRAN

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Publié le 9 Juin 2012

 

La mosquée Rüstem Pacha est un joyau architectural caché à proximité du bazar égyptien. Construite en 1560 par Sinan, grand architecte ottoman, pour le gendre et vizir de Soliman le Magnifique, les proportions harmonieuses et la superbe décoration de cette mosquée en font un très bel exemple de l’architecture ottomane classique.  Le porche à colonne très harmonieux précède un espace intérieur surmonté d’une coupole entièrement décoré de très belles céramiques de couleurs.





 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #TURQUIE

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Publié le 9 Juin 2012

Cet édifice très particulier se trouve dans un quartier excentré de Boukhara. Ancienne porterie d’une médersa construite en 1807, ce bâtiment est d’un style mi-persan, mi-moghol, les tours décoratives lui donnent cette silhouette si caractéristique .



 

Photos: (c) Lankaart

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #OUZBEKISTAN

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Publié le 8 Juin 2012

Khiva était la capitale d’un ancien khanat aux confins des déserts Ouzbek et Turkmène au bord du Khârezm, grand delta fertile isolé au milieu du désert. Du XVIe au  XIXe siècle elle était un  carrefour commercial et un marché aux esclaves. Les nombreuses tribus Kazakhs et turkmènes qui parcouraient les steppes approvisionnaient régulièrement en marchandises, en chevaux et en esclaves la ville. Un temps sujet l’empire Perse au XVIIIe siècle, la ville fut reconstruite à la fin du XVIIIe siècle. En 1873 une expédition russe forte de 13 000 hommes pris possession de la ville et de la région.  La vieille ville de Khiva a conservé tous ses monuments, maisons et espaces publics des XVIII et XIXe siècle dans un parfait état de conservation. Les bâtiments nombreux sont un témoignage émouvant de l’art d’Asie centrale et de sa culture.


Le minaret de la medersa Islom-Huja est le bâtiment le plus haut de la ville. Véritable prouesse technique il culmine à 45M. De hauteur et offre de très belles vues à son sommet sur l’ensemble de la ville.



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #OUZBEKISTAN

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Publié le 23 Mars 2012


 

Tamerlan au cours de son règne couvrit l’Asie Centrale de nombreux bâtiments, on parle même de renaissance timouride pour évoquer cette période. C’est à Samarkand que les fastes de la cour et les œuvres du maître du monde persan étaient les plus nombreuses et c’est bien sûr à Samarkand que Tamerlan fit édifier le Mausolée de son petit-fils  Muhammad Sultan, mort à la bataille d’Ankara en 1402. : Le Gour-Emir. A sa mort en 1405 le conquérant fut inhumé dans le mausolée, somptueux complexe édifié à la gloire de la famille des Timourides. Partiellement détruit le complexe reste toutefois imposant et le bâtiment principal présente une somptueuse décoration extérieur et intérieur. Sa conception aurait influencé les architectes du Taj Mahal et de nombreux monuments funéraires. A l’intérieur les tombes très simples sont entourées d’une décoration complexe et d’une très grande beauté.





 

Photos: (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

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Publié le 8 Mars 2012



Le Chah-i-Zinda est certainement le site le plus émouvant de Samarcande.

Sur une colline une dizaine de tombeaux entourent la dépouille de Qusam ibn-Abbas cousin du prophète. Les proportions harmonieuses des édifices, la composition d'ensemble et le traitement des espaces extérieurs, ainsi que la décoration précieuse et délicate des dômes et des façades font de ce site un lieu unique de l'expression de l'art de la civilisation islamique. La délicatesse des décorations reste inégalée. Le Chah-i-Zinda est un lieu envoûtant et riche d'enseignement.

 








 

Photos: (c) Lankaart

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 2 Octobre 2011


Le complexe de Chor Bakr, à proximité de Boukhara, est un endroit émouvant.

Abdullah Khan y fit édifié, au XVie siècle, à proximité des tombes des descendants du prophète, une mosquée, une médersa et la khanaka où étaient hébergés les étudiants de la medersa.

L'ensemble est composé de cours et de patios. La mort,  omniprésente, est comme apaisée dans cet environement d'un très grand calme.



 

Pho: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 31 Août 2011


La Mosquée Bleue d'Istanbul, ou Sultanahmet Camii, est le pendant de la Basilique Sainte-Sophie qui lui fait face. Elle est l'oeuvre de Sedefhar Mehmet Aga et fut bâtie entre 1609 et 1616 à la demande du Sultan Ahmet Ier. L'oeuvre est un manifeste de la puissance et de la créativité des ottomans face aux vestiges de la civilisation byzantine.

La mosquée est construite sur un plan similaire à la basilique Sainte-Sophie et selon les principes établis par Sinan, architecte de Soliman qui, au siècle précédent, pose les principes de l'architecture des mosquées ottomanes. 

Ces principes sont simples et inspirrés en partie par l'architecture byzantine: plan centré, édification d'immenses coupoles qui libèrent l'espace de prière, position des minarets au quatre angles des édifices, décoration somptueuses des espaces intérieurs.


Toutefois, la coupole de la Mosquée Bleue reste plus petite que celle de Sainte-Sophie, 23,5 m. de diamètre contre 31 m. pour la basilique réalisée au VIe siècle ap. JC. La coupole repose sur quatre immenses piliers dits en "pattes d'éléphants" qui ne sont pas d'une très grande élégance.


L'inérieur est somptueusement décoré de faillance bleue d'Iznik. Les six minarets autour de la mosquée sont exeptionnels. Fait unique au monde, seule la Ka'ba dispose de plus de minarets, 7. 

La Mosquée Bleue est aujourd'hui un bâtiment incontournable du paysage d'Istanbul, la silhouette de la ville est marquée par le dialogue entre les deux bâtiments qui se font face avec le Bosphore à leurs pieds.




 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Août 2011

Le Registan est l'un des ensembles architecturaux les plus somptueux d'Asie Centrale et du monde islamique. 

 


Cet ensemble de trois médersas disposées autour d'une cours centrale est très justement proportionné.

Les effets de perspectives et de lecture des façades sont parfaitement maîtrisés.

La légère inclinaison des façades et des minarets corrige en effet les jeux de perspectives et renforce le côté imposant des immenses portes qui donnent accès aux différentes médersas.

A l'intérieur de celles-ci, les arcades en double hauteur sont du plus bel effet.

 

Tout ici est parfaitement maîtrisé : de la géométrie d'ensemble à l'ordonnancement des bâtiments et à la décoration somptueuse des façades.


A l'ouest, la medersa d'Ulug Beg est la plus ancienne.
Achevée en 1420, on y enseignait la théologie bien sûr mais également les mathématiques, l'astronomie et la philosophie à une époque où le monde musulman était en avance sur l'occident et recueillait les expériences et réflexions des grandes civilisations d'Asie : la Chine et l'Inde.

Une centaine d'étudiant résidait dans la medersa.

 

 

Les deux autres bâtiments s'inspirent directement de la medersa d'Ulug Beg. Ils furent édifiés par l'émir Chaybanadine Yalangtouch au XVIIe siècle.

A l'est, la medersa Chir Dor (1636) est décorée d'animaux et notamment de deux superbes lions en façades, emblèmes du pays que l'on retrouve sur les billets de banque.
Entre les deux, face aux visiteurs, la medersa Tilia Kari (1660).

 

L'ensemble constituait une véritable université, dédié à Dieu et au savoir, centre de la vie intellectuelle de l'ancienne Samarcande.

 

Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #ISLAM RENAISSANCE, #OUZBEKISTAN

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