iran

Publié le 25 Février 2013

Iran livre des rois

 

Le Shâh Nâmeh ou Chah nameh ou encore Shahnamah, (en persan : شاهنامهPrononciation du titre dans sa version originale), ou Livre des rois en persan est un poème épique, retraçant l'histoire de l'Iran depuis la création du monde jusqu'à l'arrivée de l'Islam, en plus de 60 000 distiques, écrit aux alentours de l'an 1000 par Ferdowsi.

 

Le texte du Shâh Nâmeh a donné lieu à de nombreuses représentations, dans la peinture persane comme dans les objets (céramique, etc.).

 

Les premiers manuscrits illustrés du Shâh Nâmeh datent de la période il-khanide. Le Shâh Nâmeh Demotte est l'un des manuscrits les plus connus et les plus étudiés des arts d'Islam. Riche de plus de 180 illustrations, ce grand codex (58 cm de haut) fut dépecé au début du XXe siècle, et vit ses pages dispersées dans différents musées occidentaux. Le musée du Louvre en conserve trois, le Metropolitan Museum of Art de New-York et le Freer Gallery de Washington quelques autres. Ce manuscrit pose de nombreux problèmes de datation, car il ne comporte pas de colophon conservé.

 

Iran livre des rois (2)

 

Iran livre des rois (3)

 

Iran livre des rois (4)

(c)visipix.com

 

Shah Name Expedition to Revan-Shahin-Shah-namaShah Nameh Demotte 2
Shah Nameh Demotte 3Shah Nameh Demotte 4

 

Shah Nameh Demotte Shahname

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Sh%C3%A2h_N%C3%A2meh

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 22 Décembre 2012

Vases en verre islam Londres British Museum
British Museum
 

Le bassin méditerranéen, dès l’Antiquité, fut le lieu de nombreuses innovations techniques et artistiques, notamment dans le domaine du verre. Les principaux ateliers virent le jour tout d’abord en Mésopotamie, puis en Égypte, en Grèce, à Carthage, à Rome et Byzance. Découvert dès la seconde moitié du IIIe millénaire av. J.-C. en Mésopotamie.


À l’époque romaine, l’art du verre atteint un apogée avec une découverte fondamentale : celle du verre soufflé à la canne. Les artisans verriers savaient alors construire des fours permettant une fusion complète des différents ingrédients qui le composent, soit à 1420°C.


Les artisans verriers de l’Antiquité produisaient du verre teinté et translucide. Après la chute de l’Empire romain d’Occident et la raréfaction des échanges entre l’Orient et l’Occident, les verriers de l’Europe Occidentale n’eurent plus les moyens de continuer à produire des objets de qualité. Les savoir-faire se perdirent peu à peu. En Méditerranée orientale, en revanche, les artisans verriers firent évoluer les techniques héritées de l’Antiquité. L’avènement de l’Islam ne remit pas en cause les structures artisanales existantes : la plupart des techniques que l’on retrouve en Islam ont une origine antique ; toutefois elles connaissent de considérables perfectionnements qui conduiront à faire de l’Orient le premier producteur de verre de luxe, jusqu’au XVe siècle.


Les Omeyyades (660-750) poursuivirent donc la production verrière héritée de l’Antiquité. Sous la dynastie abbasside (VIIIe-Xe siècle), l’industrie verrière connaît une période faste, différents procédés et objets sont remis au goût du jour, comme la technique de l’enduction sur noyau.
 

Vases en verre islam Londres British Museum (2)

Le verre lustré refait son apparition. Il est obtenu grâce à une peinture à base d’argent ou de cuivre appliquée sur l’objet refroidi, lequel subit ensuite une cuisson afin de fixer la couleur qui varie selon la température, allant du jaune au marron. Une autre période faste pour l’art du verre est celle de la dynastie fatimide (Xe-XIIe siècle). Dans certains cas, le verre est soufflé et travaillé comme du cristal de roche, selon la technique de la taille en relief à l’aide d’une meule et de poudres abrasives. Les verriers combinent ce savoir faire romain avec celui du verre camé, de même origine. Ils créent ainsi des objets exceptionnels en superposant deux couches de verre, la plus claire étant placée sous la couche colorée, plus fine. La taille fait apparaître le décor en relief entre les parties taillées.

 

Vases en verre islam Londres British Museum (3)

Du XIIe au XIVe siècle, sous les Ayyubides d’abord, puis sous les Mamluks, les flacons et récipients à décor marbré redeviennent à la mode. De couleurs variées mais le plus souvent foncées, ils sont soufflés puis roulés sur du marbre. Pendant cette opération des filets de verre, souvent blanc, sont incrustés et peignés afin d’obtenir différents motifs.


Mais c'est en Iran que l'art du verre atteint des sommets au XVIIIe siècle, offrant ces oeuvres d'une très grande beauté et d'une maîtrise exeptionnelle dans l'art de la verrerie.

 Vases en verre islam Londres British Museum (4)

 

Photos: (c) Lankaart

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Rédigé par rafael

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Publié le 21 Décembre 2012

 

Tapis de Mantes Louvre

 

 

Tapis de Mantes Louvre détails (2)Tapis de Mantes Louvre détails (3)

Tapis dit "de Mantes"  XVIe siècle  Iran du nord-ouest  Musée du Louvre

 

Inventorié par Viollet-le-Duc en 1872, ce tapis est probablement arrivé en France comme cadeau diplomatique lors d’une ambassade perse ; il faisait partie du trésor de la collégiale de Mantes.

 

Le décor est répété quatre fois, selon un double axe de symétrie ; dans un jardin fleuri s'ébattent des animaux divers : des oiseaux nourrissent leurs petits au nid, une biche se désaltère dans l’eau d’un étang, un lion égorge une gazelle, un chasseur enturbanné le vise de son mousquet ; dans le médaillon central et dans la bordure, quatre panthères entourent le combat du phénix et du dragon. Certains détails permettent d’y voir une production de l’Iran du nord-ouest.

 

On datait l’œuvre par le modèle de mousquet du chasseur ; ce type d’arme aurait été introduit en Iran à la fin du XVIe siècle ; or, de récentes études signalent que ce type d’arme fait partie de l’équipement du chasseur safavide quinze années plus tôt ce qui nous permet de proposer une nouvelle datation au cours de la deuxième moitié du XVIe siècle.

 

Source: Musée du Louvre

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 20 Décembre 2012

  Portrait de Fath Ali Shah Chah qajar Iran  Portrait Fath ali shah 1797 

le portrait de Fath'ali Shah Qajar, l'huile sur toile, Iran, Mirza baba-1797

 

Fath Ali Shah d'Iran (1771 - 1834), de son vrai nom Bâbâ Khan, est le fils de Hossein Qholi Khan Qajar, le frère d'Agha Mohammad Khan. Il succède à son oncle le 17 juin 1797. Il est le deuxième souverain de la dynastie Qajar. Il fut d'abord gouverneur du Fars pour son oncle Agha Mohammed, et monta sur le trône d'Iran en 1797 à la mort de ce dernier. Après avoir triomphé de plusieurs compétiteurs, il tourna ses armes contre la Géorgie (1803), mais ne put soumettre le prince George, qui avait appelé les Russes à son secours. Pendant son règne l'armée iranienne connaît ses premières défaites de l'époque moderne. La Russie, le voisin du nord, prend de plus en plus de pouvoir et étend sa souveraineté vers la zone du Caucase, historiquement rattachée à l'Iran. Les guerres avec la Russie durent plus de dix ans. Ces deux traités (Golestan et Turkmanchai) sont considérés comme l'un des points les plus sombres de l'histoire de l'Iran.

 

Fath Ali Shah est connu pour avoir un grand harem avec une centaine de femmes et plus de deux cents enfants, créant ainsi une grande cour royale. C'est également pendant son règne qu'il y a un retour aux arts persans et aux étiquettes royales. Il ordonne plusieurs grands portraits de lui, offerts aux cours du Royaume-Uni, de France et d'Autriche-Hongrie. Il fait graver aussi plusieurs fresques à sa gloire à l'exemple des fresques sassanides. Ces portraits sont une synthèse entre l’art des enluminures et l’influence de l’art occidental.

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Avril 2012

Dahlem Museen, Berlin
 

Les bronzes en forme d’animaux sont une production courante dans l’Iran du premier millénaire AP. JC. Les exemples abondent, dont l’utilité est souvent sujet à controverse, bruloir à parfum, lampe, flacon à parfum ? Le mystère reste parfois entier. Par contre l’art et le raffinement de ces objet est indéniable, parfois félin, parfois oiseaux, les artistes laissent libre cour à leur imagination.

Ce très belle oiseau du VIIIe siècle conservé à Berlin est un parfaite exemple de cet art accomplie, la dimension statique et monumentale de l’objet lui donne une présence indéniable malgré ses dimensions modestes, la qualité de la gravure, la finesse des détails lui confèrent également une grande élégance.  
 


 


 Photos: (c) Lankaart

 

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Rédigé par rafael

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