inde bouddhiste et jain

Publié le 23 Mars 2015

Victoria and Albert Museum, Londres, IIe-IIIe siècle ap. JC

Victoria and Albert Museum, Londres, IIe-IIIe siècle ap. JC

La vallée de Swat, au Pakistan, a une riche histoire qui remonte à plus de deux mille ans. La vallée, appelée Udyana dans les temps anciens vivra sous l’influence des Achéménides pendant une courte période avant que des dirigeants locaux reprennent le contrôle de la vallée. Les villes et Udegram Barikot, appelés Ora et Bazira dans les comptes grecs, ont été prises par Alexandre en 327 av. En 305 avant JC, la région est devenue une partie de l’empire Maurya. Enfin la dynastie des Kouchans prend possession de la vallée, à cette époque la civilisation du Gandhara prospéra dans la région. Les Kouchans ont été renversés par les Huns blancs au 5ème siècle de notre ère. Des 8 CE de siècle, les Arabes ont commencé à exercer une pression depuis l’ouest et l’Afghanistan. L’ère musulmane à Swat commence par l’arrivé de Mahmud de Ghazni l’Afghan, qui au XIe siècle conquiert l’ensemble de la région. Pendant l’époque bouddhiste la vallée fut un foyer très important de l’art du Ghandara.

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Publié le 5 Avril 2014

Ajanta fresques mural (7)
 

Les fresques des grottes d'Ajanta comptent parmi les chefs-d'œuvre de l'art de l'Inde. Tout en décrivant des scènes de la vie du Bouddha, elles apportent des illustrations fascinantes de la vie indienne à leur époque. Les peintures des salles de temples rupestres chaitya hinayana à Ajanta, dans le Maharashtra (grottes 9 et 10), sont les plus anciens témoignages de la tradition classique, qui culmine, toujours à Ajanta, dans les peintures mahayana vers 500 apr. J.-C.

 Ajanta fresques mural (4)


Ces fresques, dont les plus anciennes (Ier siècle) se trouvent sur le mur gauche de la grotte 10, sont exécutées à la détrempe, en chaudes couleurs et différentes nuances d'ocre pour la peau. Une profusion de gracieux personnages pleins de vie, se chevauchant ou superposés en groupes denses reliés par un jeu subtil d'attitudes, déploient une grande diversité de positions.

 

Les plus anciennes peintures sont disposées en frise, forme empruntée aux peintures sur tissu en rouleau. La fresque du Shaddanta Jataka («histoire de l'éléphant à six défenses», milieu du IIe siècle) est représentative de l'art de cette période. Les scènes individuelles de la narration sont séparées suivant une convention organisant la composition en groupes d'arbres et de rochers, ou de personnages acteurs des scènes. Chacune de ces divisions est disposée en oblique dans la largeur de la frise afin de suggérer une troisième dimension, une sorte de mur latéral séparant une scène de la suivante. Entre ces murs latéraux inclinés, chaque scène est composée en trois dimensions autour de son centre d'intérêt. La troisième dimension n'est pas vue en profondeur, mais comme une avancée, les personnages à l'arrière-plan étant placés au-dessus de ceux du premier plan. L'illusion est renforcée par le «cubisme» des rochers, construits par configurations prismatiques. L'impression d' «espace» ainsi créée permet un libre déploiement de l'action dramatique, ses gestes et ses tensions.

 

Ajanta fresques mural (3)Ajanta fresques muralAjanta fresques mural (6) 


Pour découvrir le site Ajanta:
http://www.lankaart.org/article-33383601.html
 

Ajanta fresques mural (5)Ajanta fresques mural (8)Ajanta fresques mural (2)


Source et pour en savoir plus:
http://www.memo.fr/Article.asp?ID=THE_ART_020

 

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Publié le 11 Octobre 2013

Museum fur Indische Kunst, Berlin
 

 

Représenté debout, ce bodhisattva montre toutes les caractéristiques de l’art du Gandhâra communément désigné par « art gréco-bouddhique » ; les sculpteurs gandhâriens s’inspirent du canon hellénistique pour ces premières figurations bouddhiques : ainsi en est-il du drapé mouillé de la traditionnelle dhotî dont il est vêtu. Son torse nu est recouvert de bijoux ; sa parure mêle les influences indiennes, scythes, gréco-romaines et iraniennes.

 

Cette oeuvre témoigne des diverses influences qui caractérise l’art indien à l’époque de la dynastie Kouchane dont le royaume s’étendait du nord de l’Inde jusqu’en Afghanistan. Le bouddhisme y connut une grande expansion, et sa statuaire, dont le IIe et le IIIe siècle marquent l’apogée, est d’une grande importance, cette école est effectivement la première à donner à l’Éveillé une représentation humaine, alors que précédemment celui-ci n’apparaissait que sous forme de symboles. Son rôle d’intermédiaire fera que l’iconographie bouddhique parviendra via la Route de la Soie jusqu’en Chine.

 

Source: RR

Photos: Lankaart (c)

 
 

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Publié le 27 Septembre 2013

Dahlem Museum Berlin

Le Gandhara était un ancien royaume d'influence hellénistique couvrant une partie de l'Afghanistan et du Pakistan d'aujourd'hui. Cette civilisation s'épanouie du Ier siècle av JC au Ve siècle Ap JC. Elle est contemporaine des civilisations romaines à l'ouest et des Han chinois à l'Est. Carrefour commercial et culturel, le Gandhara voit s'épanouir une civilisation brillante mélant les influences grecques suite aux conquêtes d'Alexandre le Grand, aux influences perses et indiennes.

Sous la dynastie des Kouchan, l'art du Gandhara va s'exprimer à travers le bouddhisme. Stèles, statues, bas-reliefs à la mémoire de Bouddha et de ses disciples vont fleurir. La représentation mêle l'art héllenistique classique et l'art indien : le résultat est unique.

Le bas relief présenté ici provient de la collection du museum für Indische Kunst de Berlin. Il représente le Bouddha couché après son déces. L'équilibre global de la composition, la grâce du personnage central, la qualité de l'expression des personnages secondaires qui sombre dans la tristesse est un témoignage de l'art accomplie du Gandhara.


La civilisation du Gandhara disparaitra sous les coups des invasions des huns blancs au Ve siècle Ap. JC. Son approche du bouddhisme et son art influenceront durablement l'Asie Centrale, le Tibet et la Chine. Il nous reste aujourd'hui ces oeuvres d'une rare splendeur.


Source: RR

Photos: Lankaart (c)

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Publié le 14 Mai 2012

hadda monastère de Bagh gai (3)

Musée Guimet,  Paris.

 

Hadda est un site archéologique gréco-bouddhiste situé dans l’ancienne région du Gandhara, à l’intérieur de la passe de Khyber, 10 km au sud de Jalalabad, dans l’est de l’actuel Afghanistan.

 

Bien que le style lui-même soit typique de l’hellénistique du IIe ou du Ier siècle av. J.‑C., les sculptures de Hadda sont habituellement datées, avec quelque incertitude, du Ier siècle apr. J.-C. ou plus tard. Ce décalage peut s’expliquer par la conservation des styles hellénistiques tardifs pendant quelques siècles dans cette région du monde, ou peuvent indiquer que les dates réelles sont les plus anciennes.

 

hada monastère de Bagh gaihada monastère de Bagh gai (2)
hada monastère de Bagh gai (5)hada monastère de Bagh gai (6)

 

Photos: (c) Lankaart

Source: Wikipedia

 

 

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Publié le 8 Mai 2012

hadda monastere de tapa-i-Kafariha sculpture

Musée Guimet, Paris

 

Ces têtes proviennent du monastère de Tapa-i-Kafariha, où des programmes de grandes sculptures bouddhiques, assises ou debout constituent le décor des différentes chapelles. Les figures qui occupaient ces scènes devaient occuper les parties supérieures où des épisodes de la vie du Buddha étaient illustrés et se déroulaient au fur et à mesure du passage des fidèles. Ces visages témoignent d’un retour à la tradition grecque, délaissant les influences indiennes. Ce style qui renvoie à l’art du Gandhâra sous le règne des Kouchan, connaîtra son apogée aux IIe-IIIe siècles, et influera les cultures qui jalonnent la Route de la Soie jusqu’aux portes de la Chine.

 

hadda monastere de tapa-i-Kafariha sculpture (5)

 

hadda monastere de tapa-i-Kafariha sculpture (2)

 

hadda monastere de tapa-i-Kafariha sculpture (3)

 

hadda monastere de tapa-i-Kafariha sculpture (4)

 

Photos: (c) Lankaart

Source et pour en savoir plus: Musée Guimet

 

 

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Publié le 23 Mars 2012

British Museum, Londres
 

Avalokiteshvara réside au Potala et est l’Etre de compassion,  celui qui sans cesse soulage les peines spirituelles et matérielles. Ses pouvoirs sont très étendus, et il est considéré comme une manifestation d’Amitabha, le bouddha qui règne sur la terre de la « béatitude ».

 

Sur cette sculpture du IXe siècle AP. JC provenant de l’est de l’Inde, il est représenté avec les attributs habituels du bodhisattva, les bijoux et le pagne serré à la ceinture et avec Tara et Bhrikuti, deux divinités bouddhiste de part et d’autre. L’élégance de la représentation est typique des styles hindouistes et bouddhistes de l’époque, empreints de douceur, de compassion et d’humanisme.


 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 10 Mars 2012

Bouddha assis, British Museum, Londres

Maitreya est le nom du futur Bouddha, celui qui doit advenir. Dans la tradition bouddhiste il régne sur le "paradis" Tusita, comme Bodhisattva de la "dixième terre" en attente du passage à l'insurpassable parfait éveil qui lui permetra de devenir le nouveau Bouddha et de revenir parmis les hommes. Cette venue sur terre est prévue à Bénarès (Varanasi) pour y réorienter l'humanité vers l'Eveil.

La pose particulière du Maitreya suggère l'état de concentration absolue, la quête de la vérité avant l'éveil final. D'une très grande délicatesse cette sculpture prolonge les orientations prisent pendant la période Gupta: recherche d'une grande sobrité dans le rendu, et d'une vision transcendantale du sujet. Ici nous sommes en pleine contemplation, loin du monde et de ses artifices.

 


 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 4 Février 2012

Tirthankara, British Museum, Londres

Le Tirtankhara dans le tradition Jain est un prophète qui à différentes époques est venu rétablir la juste connaissance de la doctrine Jain. Cette sculpture du XIIe siècle illustre bien les principes de la religion des Jaïns: pour se libérer de toutes tentations, du karma et du passif de nos vies antérieures, il faut pratiquer l'ascèse, le renoncement, la mortification du corps et la non violence absolue ( ahimsa ) vis à vis de tout être de la création. Né au VIe siècle av. JC, à la même époque que le bouddhisme, le Jaïnisme proné par Vardhamana rassemble une communauté de fidèle, environ 3 millions, très soudé et respectueuse des principes de vie énoncé par le prophète. L'art Jaïn, bien qu'influencé par l'art bouddiste, garde sa propre force, la sérenité qui se dégage de cette sculpture en est la preuve.
 


 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 23 Janvier 2012

Bouddha debout, british Museum, Londres

A l'époqe Gupta Bouddha est souvent représenté debout, couvert d'un drappé qui laisse deviner les courbes du corps, comme dans la tradition du Gandhara, et surmonté  d'une auréole, ici en patie détruite. La silhouette pleine de grace et de sérénité, le vêtement transparent et le port de la tête font de ce bouddha l'exemple même de l'mage transcendante et hiératique propre à la période Gupta. La tradition c'est écarté de la vision humaniste dévellopé au Gandhara pour donner une image de Bouddha plus religieuse. L'absence de rendu du drapé est aussi une marque importante de l'introduction d'un style originale recherchant le dépouillement plutôt que les effets de style.

La période Gupta est considéré comme la période classique de l'histoire indienne, le royaume établit au Nord de l'Inde de 320 à 497 ap. JC., marqua pronfondément l'art du fait de la richesse de la production artistique, à cette époque furent érigées les premiers temples hindoues en pierre, le sanskrit deviend une langue littéraire. Le bouddhisme et l'hindouïsme cohabittent durant cette période, même si l'hindouïsme a les faveurs de la dynastie.

 


 

Photos: (c) Lankaart

 

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