grece antiquite

Publié le 30 Novembre 2011

Polyphemus Eleusis

Ulysse et Polyphème, détail d'une amphore protoattique, v. 650 av. J.-C., musée archéologique d'Éleusis

 

 

Récit Homérique:

 

Polyphème apparaît pour la première fois au chant IX de l’Odyssée. Ulysse et ses compagnons mettent pied à terre au « pays des Cyclopes », une terre sans nom qu'Homère désigne seulement par le peuple qui l'habite. Confiants dans les dieux immortels, ces Cyclopes ne pratiquent pas l'agriculture, vivant de ce que la nature leur procure ; ce sont des pasteurs, mangeurs de fromages et grands consommateurs de viande. Ils n'ont aucune organisation politique, mais vivent en formations familiales :

 

« Chez eux, pas d'assemblée qui juge ou délibère ; mais au creux de sa caverne, chacun, sans s'occuper d'autrui, dicte sa loi à ses enfants et femmes. »

(Odyssée, IX, 112-115)

 

Ces êtres « sans foi ni lois » sont aussi d'horribles anthropophages.

 

Ulysse part avec un groupe de douze hommes et ils s'aventurent dans une large grotte. Y trouvant une abondance de nourriture, ils se servent et festoient. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils sont dans l'antre de Polyphème qui les enferme dans la grotte, profitant de l'occasion pour en dévorer plusieurs. Mais Ulysse prépare un plan pour s'échapper.

 

Afin de rendre Polyphème moins alerte, Ulysse lui donne une barrique d'un vin très fort et non coupé, le vin offert par le prêtre des Cicones. Quand Polyphème demande son nom à Ulysse, ce dernier lui répond s'appeler « Personne ». Une fois le géant endormi, Ulysse et ses hommes utilisent un pieu durci au feu et crèvent l'œil du géant. Le lendemain matin, Ulysse accroche ses hommes ainsi que lui-même sous les moutons de Polyphème. Ainsi, lorsque, comme à son habitude, le Cyclope sort ses moutons pour les mener au pâturage, les hommes sont transportés hors de la caverne. Comme Polyphème est désormais aveugle, il ne peut les voir, bien que par précaution il touche le dos de ses moutons pour vérifier que les hommes ne s'évadent pas par ce moyen. Plus tard, lorsqu'on lui demande qui l'a rendu aveugle, il ne peut que répondre : « Personne » — ce qui autorise ses interlocuteurs à abandonner le géant à son triste sort. Mais dans une ultime raillerie, une fois à l'abri sur son vaisseau, Ulysse proclame sa véritable identité : il est « le fils de Laërte, l'homme d'Ithaque, Ulysse ».

 

Cet épisode semble être l'une des raisons de l'acharnement de Poséidon contre Ulysse.

 

Source: Wikipedia

Illustration: Domaine public

 

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Publié le 1 Novembre 2011


Pergame est l'une des grandes citées de la civilisation héllenistique qui suit les grandes conquêtes d'Alexandre-le-Grand.

Située en Anatolie, la cité, construite de toute pièces pour la famille royale des Attalide est, au même titre qu'Alexandrie à l'époque, l'un des hauts lieux du pouvoir, de l'art et de l'économie du proche Orient.

Eumène II ( 197 à 154 av. JC) phare de la capitale est un lieu unique d'où resplendissent l'art et l'architecture, couvrant la ville de monuments prestigieux.

 L'autel de Pergame, exposé au Pergam Museum de Berlin, suit le schéma traditionnel de la Grèce de l’est : une vaste plateforme entourrée d’un mur doublé d’une colonnade ionique.
De chaque côté de l’estrade, une aile enserre l’escalier monumental menant à une cour fermée, ceinte d’une colonnade extérieure, où devaient se dérouler les sacrifices.

Suivant la tradition ionienne, la table de l’autel est placée sur une large base à degrés qui, ici, fait corps avec l'ensemble architectural.

L'autel, qui date du IIème siècle av JC, est un témoignage de l'époque hellénistique. Les frises qui entourent l'autel et qui sont exposées au Pergam Museum sont des pièces uniques illustrant la gigantomachie, histoire de la lutte des géants et histoire de Télèphe. Ces frises témoignent de l'art accompli de la période hellénistique dans la représentation des corps et dans l'expressivité des personnages et des situations.

 





 

Mythologie:

 

Zeus, vainqueur de la Titanomachie, a enfermé les Titans dans le Tartare. Gaïa, leur mère, se montre outragée et déclare la guerre aux dieux de l'olympe. Elle envoie ses fils, les Géants, au combat. L'agression de Gaïa ne survint pas directement après l'affront. Zeus put donc s'y préparer. Comme les Géants étaient immortels face aux dieux, Zeus s'unit à Alcmène et engendra Héraclès.

 

Par contre, Gaïa fit pousser une herbe qui rendra ses enfants invisibles aux yeux des humains et immortels à leurs coups. Au fait de la situation, Zeus empêcha Hélios, Séléné et Éos de se lever avant qu'il ne découvre lui-même l'herbe aux effets magiques.

 

 

Le champ de bataille se situe là où habitent les Géants, à savoir la Phlégra (« terre ardente »). Les géants furent écrasés par les Dieux et Héraclès.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gigantomachie

Photos: (c) Lankaart

 
 

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Publié dans #GRECE ANTIQUITE, #TURQUIE

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Publié le 18 Octobre 2011



Nisyros est une petite île volcanique faisant partie des îles du Dodécanaises situées le long des côtes turques au nord de l'île de Rhodes.

L'île est occupée depuis la plus haute antiquité. Les vestiges du Paleocastro, ancien palais mycennien, sont les témoins les plus anciens de la brillante civilisation qui s'épanouie dans ces îles aux allentours de 1 500 av. JC.

Les habitants de l'île participérent à l'expédition contre Troie, comme l'atteste Homère.

Le Paleocastro est typique de la civilisation mycennienne, constitué d'assemblages de blocs cyclopeen, sur un plan orthonormé assez simple. Ce palais a traversé les âges sans encombre et domine encore aujourd'hui cette petite île tranquille.

 


 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 21 Août 2011

Le groupe du Laocoon est l'un des témoignages les mieux conservé de la virtuosité et de l'expressionnisme de la sculpture grecque antique. Exposé aujourd'hui au Musée du Vatican, il fut découvert en 1506 non loin du Colisée à Rome et marqua profondément à l'époque les maîtres de la Renaissance italienne et notamment Michel-Ange.


Il figure le prêtre troyen Laocoon et ses deux fils attaqués par des serpents suite aux doutes qu'il exprima sur le cheval laissé en "cadeau" par les grecques aux troyens.

Possesion de Jules II dès son exumation, l'oeuvre inspira de nombreux artistes de l'époque et également Titien , William Blake ou Marx Ernst.

Attribué à Agesandros de Rhodes, c'est certainement une copie de l'originale dont la datation est difficile. Toute la maîtrise du mouvement et du réalisme de la sculpture grecque est manifeste, notamment dans la représentation de Laocoon torturé par les serpents.

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Rédigé par rafael

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Publié le 30 Juin 2011

grece bas-relief

(c)Visipix.com

 

Dans les bas-reliefs antiques, les figures sont séparées les unes des autres et posées sur le même plan : la raison en est simple; les ombres que portent les figures sont des ombres véritables; un bas-relief doit être vu d'un seul point, et, par conséquent, aucune partie n'en doit être cachée par une autre. Ce n'est que dans les sarcophages du style romain des derniers temps que se presse une foule confuse de figures placées sur des plans différents.

 

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Publié le 6 Mai 2011

agamemnon masque en or

Musée national archéologique d'Athènes.(c) Visipix.com

 

Le « masque d'Agamemnon » est un masque funéraire en or, découvert à Mycènes en 1876 par Heinrich Schliemann dans un lieu qui s'avérera par la suite être une tombe à fosse. Selon la tradition, Schliemann croyait avoir découvert le corps du légendaire Agamemnon, chef des Achéens dans le cycle troyen, d'où le nom habituellement donné au masque. Cependant, les recherches de l'archéologie moderne laissent à penser que le masque date de 1550–1500 av. J.-C., trois siècles avant la période où Agamemnon aurait vécu. Le nom est néanmoins resté.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Masque_d'Agamemnon

 

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Publié le 21 Avril 2011

Milet porte du marché (6)

  (c) Lankaart

 

Les premières fouilles dans Milet ont été menées par l'archéologue Français Olivier Rayet, en 1873, suivie par l'archéologue Allemand Theodor Wiegand de 1899 jusqu'à 1914. Ce dernier a révélé une grande partie de la cité portuaire et des monuments hellénistiques. Un remarquable témoignage de l'architecture héllénistique  récupéré dans la ville pendant les premières fouilles du 19e siècle, la porte du marché de Milet, a été transporté pièce par pièce en Allemagne et remonté. Elle est actuellement exposée au musée Pergame de Berlin.

 

Milet porte du marché (5)Millet porte du marché (7)

  (c) Lankaart

 

 Histoire:

 

Milet est une ancienne cité grecque ionienne, pourvue d'un bon port, sur la côte d'Asie Mineure. Le site archéologique est situé à quelques kilomètres au nord de l'agglomération de Balat, qui a été une des capitales du beylicat de Menteşe au XIVe siècle. Le site de Milet est actuellement à plus de 5 km à l'intérieur des terres à cause du comblement de la baie par les alluvions apportés par le Méandre.

  

Au cours des VIIe et VIe siècles av. J.-C., Milet, qui passe pour avoir été à son origine une colonie crétoise, fonda elle-même de nombreuses colonies sur la mer Noire, comme Phaisis, et fut une importante puissance maritime. Elle connut un grand éclat à la fin du VIIe siècle av. J.-C. sous la tyrannie de Thrasybule, mais, après l'expulsion du tyran, elle souffrit de violents conflits internes, finalement arrêtés par des arbitres de Paros qui remirent le pouvoir aux mains des propriétaires terriens.

 

Milet fut prise après un siège et incendiée par les Perses en 494 av. J.-C.. Ses habitants furent déportés à Suse, la capitale perse. La reconstruction eut lieu après la victoire hellène contre les Perses au cap Mycale en 479 av. J.-C. Les travaux sont traditionnellement attribués à Hippodamos dit de Milet. La ville fut élaborée avec un plan d'urbanisme très strict, quadrillant la ville en îlots carrés, insulae. Il était également prévu des lieux d'implantation pour les bâtiments publics. Ce modèle d'urbanisme, dit tracé hippodamien, fut ensuite repris par de nombreuses cités et colonies et inspira le modèle d'urbanisme utilisé par les Romains.

  

En même temps, Milet entra dans la ligue de Délos mais elle se révolta contre Athènes en 412. Parmi les Milésiens célèbres de l'époque, on compte Aspasie, la maîtresse de Périclès, Hippodamos, le concepteur du Pirée et le poète Timothée. Au IVe siècle av. J.-C., Milet passa sous le contrôle de Mausole. En 334 av. J.-C., elle fut prise par Alexandre le Grand.

  

C'était une cité renommée pour ses confections et le centre d'une industrie de la laine ; la laine de Milet était considérée dans l'Antiquité comme la meilleure du monde. L'une des gloires de la cité ionienne est d'avoir fondé de nombreuses colonies dont la Byzance grecque.

 

 Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Milet

 

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Publié le 15 Décembre 2010

Athenes frise du Parthenon frieze

 British Museum Londres

 

La frise du Parthénon ou frise des Panathénées est une frise ionique de 160 mètres de long qui entourait la cella du Parthénon à Athènes. Chef-d'œuvre de la sculpture grecque classique, elle représente probablement la procession des Grandes Panathénées, qui a lieu tous les quatre ans en l'honneur de la déesse Athéna. Elle fait partie d'un ensemble sculptural très riche comprenant le fronton du parthénon et les frises doriques des métopes et triglyphes pour ce qui reste aujourd'hui d'une oeuvre qui marqua son époque.

 

Actuellement dispersée dans divers musées, elle se trouve en grande partie au British Museum de Londres. Elle fut sculptée très probablement sous la direction de Phidias entre 447 et 432 av. J-C.

 

Athenes frise du Parthenon frieze (10)

 

Athenes frise du Parthenon frieze (4)

 

Athenes frise du Parthenon frieze (9)

 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 10 Novembre 2010

Athenes frise du Parthenon frieze (2)

Centaure combattant un Lapithe, métope sud , British Museum. 

 

Les métopes du côté sud (1-12 et 21-37), à l'exception de la problématique métope 13-20 aujourd'hui perdue, montrent la Centauromachie ou combat des Lapithes et des Centaures (combat mythique des Lapithes aidés par Thésée contre les Centaures, mi-hommes, mi-chevaux, en Thessalie). Les Centaures sont figurés avec des traits rappelant ceux des masques de théâtre ; ils sont vêtus de peaux d'animaux et sont armés de branches d'arbres. Les Lapithes sont figurés nus ou vêtus de la chlamyde ; ils portent des épées et des boucliers, avec des éléments métalliques véritables qui se trouvaient insérés dans la pierre. On distingue aussi des hydries, qui semblent indiquer une bataille se déroulant à l'intérieur de bâtiments. Contrairement à ce qu'on attendrait d'un point de vue moral, ce sont les Centaures qui semblent l'emporter sur les Lapithes, du moins à cette phase de la bataille.

 

Athenes frise du Parthenon frieze (5)

 

Athenes frise du Parthenon frieze (6)

 

Athenes frise du Parthenon frieze (7)

 

Mythologie:

 

Les centaures du Pélion avaient pour voisins les Lapithes, dont ils descendaient par Ixion. Ils furent invités à l'occasion du mariage du roi Pirithoos (ou Pirithoüs) avec Hippodamie (tout comme Thésée), mais le banquet tourna mal : plusieurs centaures ivres, notamment Eurytion, tentèrent de violer Hippodamie et d'autres femmes Lapithes. Un combat s'engagea au cours duquel de nombreux centaures furent tués. Les autres, chassés du mont Pélion, se réfugièrent la plupart autour de Pholos sur le mont Pholoé.

 

Source: Wikipedia

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Octobre 2010

knossos fresques crete

 

Cnossos ou Knossos était probablement la capitale de la Crète lors de la période minoenne. La cité abriterait le palais du roi Minos, le plus important des palais minoens et sans doute le plus connu des sites crétois depuis sa découverte en 1878.

 

Cnossos est aujourd'hui le plus grand site archéologique minoen connu. Son aspect et sa taille en font un endroit remarquable et incontournable des civilisations de l'Europe archaïque.

 

knossos fresques crete (5)knossos fresques crete (3)

 

Le site de Cnossos est peuplé depuis le VIIIe millénaire av. J.-C., peu après l'arrivée des premiers colons sur l'île de Crète. Au cours du IIIe millénaire, correspondant au MA, les constructions en pierre se multiplient. On retrouve les traces d'un grand bâtiment construit au MA III (v. 2200), sans doute précurseur du Vieux Palais, construit à partir de 1900 (MM IA). C'est ce qu'on appelle la phase archéopalatiale (MA III à MM I, 2100 à 2000).

 

Ce Vieux ou Premier Palais s'étendait autour d'une cour centrale. L'organisation de bâtiments autour d'une cour centrale est une constante du système palatial minoen, excepté à Phaistos, où il semble que la place manquait. La construction d'un palais semble résulter de la nécessité d'organiser la cité, après son expansion au cours des siècles précédents[1]. Les constructions se disposent autour de la cour centrale en aile ouest, nord et est. Le Vieux Palais est détruit vers 1800-1700 (MM II B) par plusieurs séismes, fréquents en Crète.

 

knossos fresques crete (2)

 

Le palais étant le centre de diverses fonctions; on les retrouve en plan : l’aile Ouest contient une vingtaine de magasins, de longs couloirs en épi, qui sont des réserves de nourriture. (le palais était un ‘coffre fort de nourriture’). Au même niveau, côté cour on retrouve la fonction religieuse avec la salle du trône (trône en stuc et fresques à griffons sur fond pourpre) Il y a aussi des puits de lumière entre les pièces, les ‘bains lustraux’, dus à une juxtaposition de pièces très condensée qui nécessite ce genre d’infrastructures puisqu’en certains endroits le palais atteignait cinq niveaux.

 

Près de la salle de trône se trouve la ‘crypte aux piliers’ qui est le sanctuaire principal du palais. Aux étages se trouvent les pièces les plus importantes : les halls de réception et des bureaux administratifs. La cour centrale (~1 200 m²) typique des palais crétois, a une fonction rituelle : elle accueille la tauromachie représentée sur de nombreuses fresques, elle consiste en voltige avec des taureaux.

 

L’intérieur du palais est agrémenté de magnifiques fresques aux motifs marins et de taureaux. On y retrouve aussi une multitude de vases. De nombreuses pièces étaient richement décorées comme les quartiers de la reine avec ses fresques de dauphins ou la salle du trône. La palette de couleur des Crétois était très riche et se diversifiait en bleus, rouges,…

 

knossos fresques crete (4)

 

Source:

Cnossos. (2010, août 31). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 21:24, septembre 2, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cnossos&oldid=56676033.

 

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Rédigé par rafael

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