gothique

Publié le 22 Juillet 2010

 

France, jadis on te soulait nommer

 

Charles d' ORLEANS (1394-1465)

 

                                          

 

 

France, jadis on te soulait* nommer,

En tous pays, le trésor de noblesse,

Car un chacun pouvait en toi trouver

Bonté, honneur, loyauté, gentillesse,

Clergie, sens, courtoisie, prouesse.

Tous étrangers aimaient te suivre.

Et maintenant vois, dont j'ai déplaisance,

Qu'il te convient maint grief mal soustenir,

Très chrétien, franc royaume de France.

 

Sais-tu d'où vient ton mal, à vrai parler ?

Connais-tu point pourquoi es en tristesse ?

Conter le veux, pour vers toi m'acquitter,

Ecoute-moi et tu feras sagesse.

Ton grand orgueil, glotonnie, paresse,

Convoitise, sans justice tenir,

Et luxure, dont as eu abondance,

Ont pourchacié vers Dieu de te punir,

Très chrétien, franc royaume de France.

 

Ne te veuilles pourtant désespérer,

Car Dieu est plein de merci, à largesse.

Va-t'en vers lui sa grâce demander,

Car il t'a fait, déjà piéça, promesse

(Mais que fasses ton avocat Humblesse)

Que très joyeux sera de te guérir;

Entièrement mets en lui ta fiance,

Pour toi et tous, voulut en croix mourir,

Très chrétien, franc royaume de France...

 

Et je, Charles, duc d'Orléans, rimer

Voulus ces vers au temps de ma jeunesse ;

Devant chacun les veux bien avouer,

Car prisonnier les fis, je le confesse ;

Priant à Dieu, qu'avant qu'aie vieillesse,

Le temps de paix partout puisse avenir,

Comme de coeur j'en ai la désirance,

Et que voie tous tes maux brief finir,

Très chrétien, franc royaume de France !

 

(*) avait l'habitude

 

Duc d’Orléans et frère du roi Charles VI et fils de Valentine Visconti, Charles d’Orélans vécu les derniers soubresauts de la Guerre de Cents Ans: l’assassinat de son frère le roi par ordre du duc de Bourgogne en 1407, puis le désastre de la bataille d’Azincourt en 1415. Prisonnier il fut emmené en Angleterre où il restera 25 ans, personne en France n’étant en mesure de payé sa rançon, affres d’une guerre sans fin qui mis la France à genou, sans tête, sans moyen, au prise avec une guerre civile entre Bourguignon et Armagnac sans fin.

 

Il se consacre à la poésie durant ses années d’exil, loin de tout ce qu’il aime, la mélancolie, l’isolement, le temps, la mort, sa conscience d’une vie qui passe sans rien construire lui parle et l’inspire. Rentré en France en 1440 il s’entoure de nombreux poètes dont François Villon. Marié à Marie de Clèves, fille du duc de Bourgogne, il s’isole dans son château de Blois et poursuit son œuvre poétique. Il renoue avec une poésie plus enjouée faisant l’éloge des plaisirs de la vie mais toujours avec le recul de l’homme blessé et seul qu’il fut durant de longues années, la réflexion, l’engagement, sont toujours présents.

 

Sources:

http://www.evene.fr/celebre/biographie/charles-d-orleans-965.php

 

http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-d-orleans/

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 16 Juillet 2010

 

 

 

 Agnus Dei - Messe de Notre Dame Ensemble Gilles Binchois

 

 

C'est le plus ancien ensemble complet d'une messe polyphonique à quatre voix, réunissant les cinq parties de l'Ordinaire composée par un seul musicien qui est identifié. Les autres messes polyphoniques antérieures à celle-ci, les messes de Tournai, Barcelone, Toulouse, et de la Sorbonne sont des compilations plus ou moins complètes provenant de pièces isolées et anonymes réunies dans des manuscrits. Elles sont hétérogènes, à trois voix, et chaque partie présente des systèmes d'écritures différents.

 

Il fut longtemps admis que Machaut avait composé la messe pour qu'elle soit donnée pour le sacre du roi Charles V à Reims en 1364, cette hypothèse d'une Messe du Sacre fut suggérée par le comte de Caylus et ensuite considérée comme un fait avéré par l'historien du XIXe siècle Prosper Tarbé. En 1932 dans son ouvrage la Musique du Moyen Âge Théodore Gérold émettait des doutes sur cette version des faits, car ne reposant sur aucune indication précise, en 1955 le musicologue Armand Machabey la réfute en démontrant que Machaut ayant relaté le sacre du roi dans La Prise d'Alexandrie ne faisait pas mention d'une messe qu'il aurait composée pour la cérémonie, même si, en tant que chanoine de Reims, il eut probablement à participer aux préparatifs du couronnement. Autre élément en défaveur de cette hypothèse est qu'une messe du sacre était donnée selon la tradition du plain-chant Grégorien.

 

Source: Wikipedia

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0

Publié le 15 Juin 2010

 

 

Moines de l'Abbaye de Notre-Dame

 

Salve Regina est une prière catholique dédiée à la Vierge Marie. Son titre latin signifie Salut, ô Reine en français. Elle aurait été composée par Herman de Reichenau. Guillaume Durand, l'un des auteurs liturgiques les plus importants du Moyen Âge, l'a cependant attribuée à Pierre de Monsoro, évêque de Compostelle. D'autres l'ont aussi attribuée à Adhémar, l'évêque du Puy-en-Velay qui fut le premier à demander la permission d'aller en croisade.

 

Les dominicains ont commencé à l'utiliser pendant les complies en 1221 ; les cisterciens, eux, la prient depuis 1251. Les chartreux la chantent chaque jour lors des vêpres depuis le XIIe siècle, sous une forme légèrement différente du texte reçu communément.

 

"Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde, notre vie, notre douceur, et notre espérance, salut.

Vers vous nous élevons nos cris, pauvres exilés, malheureux enfants d'Eve.

Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.

De grâce donc, ô notre Avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux.

Et, après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles.

Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie."

 

Source: Wikipedia

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #GOTHIQUE

Repost0