gothique

Publié le 23 Avril 2011

 

 

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"Les pagodes hindoues les plus effrénées et les plus monstrueusement prodigieuses n’approchent pas de la cathédrale de Séville. C’est une montagne creuse, une vallée renversée ; Notre-Dame de Paris se promènerait la tête haute dans la nef du milieu, qui est d’une élévation épouvantable ; des piliers gros comme des tours, et qui paraissent frêles à faire frémir, s’élancent du sol ou retombent des voûtes comme les stalactites d’une grotte de géans. Les quatre nefs latérales, quoique moins hautes, pourraient abriter des églises avec leur clocher. Le retablo, ou maître-autel, avec ses escaliers, ses superpositions d’architectures, ses files de statues entassées par étage, est à lui seul un édifice immense : il monte presque jusqu’à la voûte. Le cierge pascal, grand comme un mât de vaisseau, pèse deux mille cinquante livres. Le chandelier de bronze qui le supporte est une espèce de colonne de la place Vendôme ; il est copié sur le chandelier du temple de Jérusalem, ainsi qu’on le voit figuré sur les bas-reliefs de l’arc de Titus ; tout est dans cette proportion grandiose. Il se brûle par an dans la cathédrale vingt mille livres de cire et autant d’huile ; le vin qui sert à la consommation da saint sacrifice s’élève à la quantité effrayante de dix-huit mille sept cent cinquante litres. Il est vrai que l’on dit chaque jour cinq cents messes aux quatre-vingts autels !

 

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Le catafalque qui sert pendant la semaine sainte, et qu’on appelle le monument, a près de cent pieds de haut. Les orgues, d’une proportion gigantesque, ont l’air des colonnades basaltiques de la caverne de Fingal, et pourtant les ouragans et les tonnerres qui s’échappent de leurs tuyaux, gros comme des canons de siége, semblent des murmures mélodieux, des gazouillemens d’oiseaux et de séraphins sous ces ogives colossales. On compte quatre-vingt-trois fenêtres à vitraux de couleur peints d’après des cartons, de Michel-Ange, de Raphaël, de Dürer, de Pérégrino, de Tibaldi et de Lucas Cambiaso ; les plus anciens et les plus beaux ont été exécutés par Arnold de Flandre, célèbre peintre verrier. Les derniers, qui datent de 1819, montrent combien l’art a dégénéré depuis ce glorieux XVIe siècle, époque climatérique du monde, où la plante-homme a porté ses plus belles fleurs et ses fruits les plus savoureux. Le chceur, de style gothique, est enjolivé de tourelles, de flèches, de niches découpées à jour, de figurines, de feuillages, immense et minutieux travail qui confond l’imagination et ne peut plus se comprendre de nos jours. L’on reste vraiment attéré en présence de pareilles œuvres, et l’on se demande avec inquiétude si la vitalité se retire chaque siècle du monde vieillissant. Ce prodige de talent, de patience et de génie, porte du moins le nom de son auteur, et l’admiration trouve sur qui se fixer. Sur l’un des panneaux du côté de l’Évangile est tracée cette inscription : Este coro fizo Nufro Sanchez entallador que Dios haya año de 1475.-Nufro Sanchez, sculpteur, que Dieu ait en sa garde, fit ce chœur en 1475."

 

Andalousie.- Cordoue, Séville

Théophile Gautier

 

Revue des Deux Mondes

4ème série, tome 32, 1842

 

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Publié le 7 Avril 2011

Cathedrale de Bayeux (3)

 

La cathédrale Notre-Dame de Bayeux est l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture romane et gothique normande. Située à l'emplacement présumé du forum de la cité gallo-romaine d'Augustodurum et remplaçant un édifice d'époque mérovingienne, l'actuelle cathédrale a été consacrée le 14 juillet 1077 et fait partie intégrante d'un ensemble épiscopal remarquablement préservé. C'est pour elle que fut réalisée la célèbre Tapisserie de Bayeux.

 

Cathedrale de Bayeux

 

Le chantier gothique débute par les bas-côtés de la nef vers 1180 dans un style directement emprunté à l'Ile de France. Les murs extérieurs sont éliminés un siècle plus tard pour l'édification progressive des chapelles latérales (vers 1280-1350). Le chœur gothique réédifié vers 1230 est remarquable pour ses éléments typiquement normands : arcs brisés très aigus, profusion des colonnes et colonnettes, richesse du décor constitué de médaillons, rosaces ou quadrilobes ajourés dans les écoinçons,un vaste triforium remplaçant les tribunes au détriment des fenêtres hautes. Vers 1245-1255 on assiste à la reprise des parties hautes de la nef, dans un parti-pris différent avec suppression du triforium au bénéfice de vastes baies. Enfin, vers 1260 et 1280 est entrepris la recomposition du transept.

 

Le chantier gothique ne se limite pas aux espaces intérieurs de la cathédrale comme le prouve son aspect extérieur notamment sa façade occidentale, le portail du transept sud dit "du doyen" et naturellement sa tour centrale.

 

Jouxtant l'édifice sur son flanc nord, se déploie un espace dévolu au clergé de la cathédrale, au centre duquel s'élève la bibliothèque du chapitre, édifice du milieu du XVe siècle qui rassemble encore de nos jours nombre d'ouvrages précieux dans un étonnant aménagement néogothique datant d'époque restauration.

 

Cathedrale de Bayeux (2)

Source: Cathédrale Notre-Dame de Bayeux. (2010, décembre 27). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 22:54, janvier 12, 2011 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Bayeux&oldid=60606047.

 
 

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Publié le 15 Mars 2011

Italie-Rome-eglise-Santa-Maria-Sopra-Minerva--2-.jpg

 

L’église Santa Maria Sopra Minerva (Sainte Marie de la Minerve) est située à côté du Panthéon, sur une petite place, piazza della Minerva. Cette église fait figure d’exception, elle est la seule de style gothique à Rome.

 

L’église originelle date du VIIIème siècle et a été construite sur un sanctuaire de Minerve, d’où elle tient son nom. L’église est donnée au XIIIème siècle aux Dominicains, qui décident de la rebâtir dans le style gothique. Les travaux débutent en 1280 et durent jusqu’au XVème siècle. L’église connaît des modifications les siècles suivants, telle que sa façade renaissance mais l’intérieur reste gothique.

 

Italie-Rome-eglise-Santa-Maria-Sopra-Minerva--3-.jpg

 

Italie-Rome-eglise-Santa-Maria-Sopra-Minerva.jpg

 

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Publié le 11 Mars 2011

Strasbourg cathedrale sculptures (15)

 Strasbourg cathedrale sculptures (17)

 

"...Il est quelques statues de la cathédrale de Strasbourg qui sont des œuvres capitales; les deux statues de l'Église et de la Synagogue placées à la porte Sud et qui sont du commencement du XIIIe siècle sont remarquablement belles. Plusieurs des statues des vierges sages et folles de la porte droite de la façade occidentale, datant de la fin du XIIIe siècle, sont des chefs-d'œuvre...

 

... Ces statues grande nature, taillées dans du grès rouge, sont d'une exécution excellente, et la plupart ont une très-belle tournure. Ces artistes rhénans, comme leurs confrères de l'Île-de-France, de la Champagne, de la Bourgogne, de la Picardie, s'inspiraient d'ailleurs des types qu'ils avaient sous les yeux. Ce ne sont plus là les physionomies que nous retrouvons à Paris, à Reims ou à Amiens, mais bien le type alsacien. Malheureusement beaucoup de ces statues ou bas-reliefs de la cathédrale de Strasbourg ont été refaits à diverses époques, car jamais on n'a cessé de travailler à cet édifice. Une statue, un bas-relief étaient-ils détériorés par le temps ou la main des hommes, on les remplaçait. Il ne faut donc pas s'en rapporter, pour porter un jugement sur l'école de sculpteurs des XIIIe et XIVe siècles de Strasbourg, à l'ensemble des exemples que nous montre la cathédrale, mais discerner, au milieu de ces restaurations successives, les ouvrages qui réellement appartiennent au beau moment de cette école..."

 

 Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879).

 

Strasbourg cathedrale sculptures (16)

 

Strasbourg cathedrale sculptures (13)Strasbourg cathedrale sculptures (14)
Strasbourg cathedrale sculptures (3)Strasbourg cathedrale sculptures (4)
Strasbourg cathedrale sculptures (8)Strasbourg cathedrale sculptures (9)

 

Strasbourg cathedrale sculptures (7)

 

Strasbourg cathedrale sculptures (5)

 

Strasbourg cathedrale sculptures (10)

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Publié le 12 Février 2011

enluminure

 

L'enluminure est une peinture ou un dessin exécuté à la main, qui décore ou illustre un texte, la plupart du temps un manuscrit. Les techniques de l'imprimerie et de la gravure feront presque disparaître l'enluminure. Toutefois, il existe quelques livres imprimés qui en sont ornés.

 

Enluminure Ev Otton Tempete Apaisee Mc04 Munich Stadts

Enluminure Wurzburg Adoration Of The Magi Getty Museum

enluminure illuminated manuscript (2)

 enluminure illuminated manuscript (3)

 enluminure illuminated manuscript (4)

 enluminure illuminated manuscript

 

 Pour en savoir plus :  http://www.enluminures.culture.fr/documentation/enlumine/fr/

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Publié le 23 Janvier 2011

Ab Urbe condita Livius Tours 1467 et 1470

 

Livres 1-10, 21-30. Manuscrit achevé aux frais de Louis XI, en 1470, par le libraire parisien Pasquier Bonhomme

 

Ab Urbe condita Livius Tours 1467 et 1470 (2)

 

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Publié le 14 Janvier 2011

france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (2)

 

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes se situe sur la place Saint-Pierre, à Nantes. Elle est la cathédrale du diocèse de Nantes, siège de l’évêque de Nantes. Sa construction s’étale sur 457 ans, de 1434 à 1891, mais ces délais n’altèrent en rien la qualité ni la cohérence de son style gothique. Elle est classée monument historique en 1862.

 

france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (5)

 

La construction de l’édifice actuel est initialement conduite par Guillaume de Dammartin, architecte de Jean de Berry, puis par Mathurin Rodier, sous l'impulsion du duc de Bretagne Jean V et de l’évêque Jean de Malestroit, qui posent la première pierre le 14 avril 1434.

 

Le milieu du XVe siècle est en effet une période propice au lancement de tels projets, la Bretagne ayant retrouvé une prospérité commerciale suffisante grâce à une politique diplomatique opportuniste et habile qui lui permet de rester relativement à l’écart des déchirements européens de l’époque, notamment entre les royaumes de France et d’Angleterre.

 

De plus, l’établissement d’une aussi imposante cathédrale, et l’implication qu’y met le pouvoir ducal, participent à la légitimation de ce pouvoir dans un contexte difficile suite aux guerres de succession du duché de Bretagne. On notera d’ailleurs que Nantes n’est pas la seule ville à bénéficier de cette volonté politique de Jean V : citons par exemple le chantier similaire de la façade de la cathédrale de Quimper, initié dix ans plus tôt en 1424.

 

Si la façade est achevée dès la fin XVe siècle, les tours ne le sont qu’en 1508, la nef et les collatéraux le sont également au début du XVIe siècle, la voûte gothique de la nef, le bras sud du transept et les arcs-boutants sont terminés au XVIIe siècle. Un projet d'achèvement du XVIIe siècle (dont il reste une maquette) envisageait d'ajouter un transept ainsi qu'un chevet court, adossé aux remparts. La démolition des murailles à l'est de la ville permit l'achèvement de la cathédrale au XIXe siècle: le bras nord du transept et le chevet sont entrepris en 1840, le vieux chœur roman est abattu à partir de 1876 et l'ancienne tour de la croisée du transept en 1886. Après 457 années de travaux, la cathédrale est enfin inaugurée le 25 décembre 1891 par Monseigneur Le Coq.

 

france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (6)france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (4)
france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (3)france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (7)

 

france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul

 

france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (8)france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (9)

 

france nantes cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (11)

 

Source: Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes. (2010, décembre 6). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée  à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre-et-Saint-Paul_de_Nantes&oldid=59963082.

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Publié le 3 Décembre 2010

  Limbourg les tres riches heures du duc de berry Limbourg les tres riches heures du duc de berry (2)

 

 

Enlumineurs d’origine flamande au début du XVe siècle les frères Limbourg : Pol, Jean et Hermann sont au service de la maison de Bourgogne, Philippe le Hardi puis Jean sans Peur. Puis dès 1405 ils passent au service de Jean de Berry dont ils réalisent les Belles heures dites Heures d’Ailly. Leur chef d’œuvre les très riches Heures du duc de Berry a été terminé en 1489 par Jean Colombe de Bourges.

 

 

Limbourg les tres riches heures du duc de berry (3) Limbourg les tres riches heures du duc de berry (4)
Limbourg les tres riches heures du duc de berry (5) Limbourg les tres riches heures du duc de berry (6)

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Publié le 22 Novembre 2010

quarton pieta de Villeneuve lès Avignon

 Musée du Louvre, 144-1466

 

Ce retable est le plus touchant des témoignages de la peinture gothique. Il était vraissamblablement destiné à la collégiale de Villeneuve-lès-Avignon. Son auteur Quarton a laissé peu d'oeuvres. Cette piéta, d'un grand réalisme, montre la Vierge Marie avec son fils mort sur les genoux. L'inscription  sur le tableau interpelle le fidèle:

 

"Vous tous qui passez, regardez et voyez si quelque douleur est aussi grande que ma douleur"

 

Les détails du tableau, l'expressivité des visages et du corps du christ sont d'une facture unique. 

 

quarton pieta de Villeneuve lès Avignon (2)

 

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Publié le 22 Juillet 2010

 

France, jadis on te soulait nommer

 

Charles d' ORLEANS (1394-1465)

 

                                          

 

 

France, jadis on te soulait* nommer,

En tous pays, le trésor de noblesse,

Car un chacun pouvait en toi trouver

Bonté, honneur, loyauté, gentillesse,

Clergie, sens, courtoisie, prouesse.

Tous étrangers aimaient te suivre.

Et maintenant vois, dont j'ai déplaisance,

Qu'il te convient maint grief mal soustenir,

Très chrétien, franc royaume de France.

 

Sais-tu d'où vient ton mal, à vrai parler ?

Connais-tu point pourquoi es en tristesse ?

Conter le veux, pour vers toi m'acquitter,

Ecoute-moi et tu feras sagesse.

Ton grand orgueil, glotonnie, paresse,

Convoitise, sans justice tenir,

Et luxure, dont as eu abondance,

Ont pourchacié vers Dieu de te punir,

Très chrétien, franc royaume de France.

 

Ne te veuilles pourtant désespérer,

Car Dieu est plein de merci, à largesse.

Va-t'en vers lui sa grâce demander,

Car il t'a fait, déjà piéça, promesse

(Mais que fasses ton avocat Humblesse)

Que très joyeux sera de te guérir;

Entièrement mets en lui ta fiance,

Pour toi et tous, voulut en croix mourir,

Très chrétien, franc royaume de France...

 

Et je, Charles, duc d'Orléans, rimer

Voulus ces vers au temps de ma jeunesse ;

Devant chacun les veux bien avouer,

Car prisonnier les fis, je le confesse ;

Priant à Dieu, qu'avant qu'aie vieillesse,

Le temps de paix partout puisse avenir,

Comme de coeur j'en ai la désirance,

Et que voie tous tes maux brief finir,

Très chrétien, franc royaume de France !

 

(*) avait l'habitude

 

Duc d’Orléans et frère du roi Charles VI et fils de Valentine Visconti, Charles d’Orélans vécu les derniers soubresauts de la Guerre de Cents Ans: l’assassinat de son frère le roi par ordre du duc de Bourgogne en 1407, puis le désastre de la bataille d’Azincourt en 1415. Prisonnier il fut emmené en Angleterre où il restera 25 ans, personne en France n’étant en mesure de payé sa rançon, affres d’une guerre sans fin qui mis la France à genou, sans tête, sans moyen, au prise avec une guerre civile entre Bourguignon et Armagnac sans fin.

 

Il se consacre à la poésie durant ses années d’exil, loin de tout ce qu’il aime, la mélancolie, l’isolement, le temps, la mort, sa conscience d’une vie qui passe sans rien construire lui parle et l’inspire. Rentré en France en 1440 il s’entoure de nombreux poètes dont François Villon. Marié à Marie de Clèves, fille du duc de Bourgogne, il s’isole dans son château de Blois et poursuit son œuvre poétique. Il renoue avec une poésie plus enjouée faisant l’éloge des plaisirs de la vie mais toujours avec le recul de l’homme blessé et seul qu’il fut durant de longues années, la réflexion, l’engagement, sont toujours présents.

 

Sources:

http://www.evene.fr/celebre/biographie/charles-d-orleans-965.php

 

http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-d-orleans/

 

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