gothique

Publié le 22 Novembre 2012

La ville d’Avignon eu durant son histoire plusieurs enceintes. Les principaux remparts aujourd’hui visibles datent des XIIIe et XIVe siècles, siècles de splendeur pour la ville des papes. Au XIIIe siècle entre 1234 et 1237 de nouveaux remparts furent édifié suite à la destruction par le roi de France de l’enceinte précédente. Mais au XIVe siècle la ville devenu le siège de la papauté s’agrandit et déborde très vite au-delà de l’enceinte. Le pape Innocent VI décide la réalisation d’une nouvelle enceinte, sa construction commence en 1355, c’est l’enceinte que l’on peut découvrir aujourd’hui, avec ses portes, ses tourelles d’angles et ses longs murs en calcaire blanc. L’enceinte est à la fois une protection et également le premier ouvrage que les visiteurs voient en arrivant dans la ville d’où le soin apportée à sa réalisation et le travail très soigné exécuté par les maçons de l’époque.



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 21 Novembre 2012

Musée du Louvre, Paris
 

L'histoire garde de Charles V l'image d'un roi bon et savant. Souverain habile, Charles V (1338-1380) fut sans doute le roi médiéval qui manifesta l'intérêt le plus vif et le goût le plus sûr pour les oeuvres d'art. Son action dans le domaine des arts et de la culture fait rayonner la France dans le monde occidental. Il enrichit considérablement la bibliothèque royale. Esthète avisé, il accumule joyaux et enluminures qui constituent un trésor servant aussi de réserves de numéraire.

 

Comme ses prédécesseurs immédiats, il fait aménager, construire et restaurer un grand nombre de monuments : églises et chapelles, abbayes et couvents, châteaux et palais -lieux de pouvoir symboliques- comme le Louvre et d'autres résidences parisiennes, l'hôtel Saint Pol avec sa ménagerie aux lions ou le château de Vincennes et sa chapelle, des remparts, des ponts, .... Ces grandes entreprises sont souvent restées inachevées et ont presque entièrement disparu notamment en ce qui concerne l'architecture civile et militaire.


En Europe occidentale, le goût pour le portrait ne cesse de s'affirmer tout au long du XIVe siècle. Si aux périodes précédentes on ne s'attachait pas à la physionomie du souverain mais plus à une représentation du pouvoir, il semble que l'on s'efforce alors à retranscrire les traits particuliers des personnages de façon à ce qu'il soit identifiable.

 

Homme de communication, Charles V a favorisé la diffusion de sa propre image par le biais de différents supports : manuscrits et sculptures. Christine de Pizan, biographe du roi, en fera cette description : "un peu longuet", au "grant front et large" au "hault nez assez" et à la "bouche non trop petite".

 

A sa mort, ses trois frères, Jean de Berry, Louis d'Anjou et Philippe le Hardi, gouvernent le royaume pendant la minorité du Dauphin jusqu'en 1380, date à laquelle il est sacré roi de France, sous le nom de Charles VI (1380-1422).

 

Source: site du Musée du Louvre



 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 21 Novembre 2012



Œuvre monumentale de Rogier van der Weyden (1446-1452), ce polyptique du Jugement dernier est l’une des plus belle réalisation de la peinture flamande. Il fut réalisé à la demande du chancelier Nicolas Rolin pour les hospices de Beaune. Le retable se trouvait dans la chapelle de la grande salle du « hall des pauvres ». Évocation somptueuse du jugement dernier le polyptique rappelait au malade le soin qu’il devait apporté à leur dévotion pour pouvoir atteindre la grâce et recouvrer la santé. La figure centrale du Christ est particulièrement évocatrice de la puissance de Dieu. Sous le Christ figure Saint-Michel incarnation de la justice divine d’une beauté irréel il tient une balance pour pouvoir pesé les âmes.





Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 20 Novembre 2012

Sur l'emplacement d'un ermitage fondé par Henri le Navigateur, le roi Manuel Ier entreprit en 1502, un peu après le retour de Vasco de Gama de son premier voyage en Inde, de bâtir un magnifique monastère destiné aux religieux de l'ordre des hiéronymites. Il a été en grande partie financé par les profits du commerce d'épices et aux richesses rapportées des grands voyages portugais du 16e siècle en Inde et aux Amériques.

Le monastère constitue l'œuvre architecturale la plus aboutie du style manuélin. Bénéficiant de l'afflux de richesses à Lisbonne, les architectes purent se lancer dans une œuvre de grande envergure. Diogo Boitaca fut le premier architecte du chantier et adopta dès 1502 le style gothique. Mais à partir de 1517, ses successeurs modifièrent ce style et y ajoutèrent l'appareil ornemental caractéristique du style manuélin où se retrouvent diverses influences. João de Castilho, d'origine espagnole, donna à la décoration une tournure plateresque; Nicolas Chanterène mit en relief les thèmes de la renaissance; enfin, Diogo de Torralva et Jérôme de Rouen apportèrent une note de classicisme.

Le monastère a échappé au séisme de 1755 qui a ravagé Lisbonne mais a été endommagé par les troupes napoléoniennes au début du 19e siècle. En 1834, avec l'expulsion de l'Ordre religieux des hiéronymites, l'église Sainte-Marie des hiéronymites (Santa-Maria de Jerónimos) est devenu une église paroissiale pour les habitants de la paroisse de Sainte-Marie de Belém (Santa Maria de Belém).

 

 

Des bâtiments ajoutés au milieu du 19e siècle à l'ouest du clocher affectent quelque peu l'harmonie architecturale de l'ensemble qui étaient jusque là respectée. On y a installé les musées de la marine et de l'archéologie.

Classé monument historique en 1907, le monastère est inscrit sur le liste du patrimoine mondiale de l'UNESCO en 1983.

 

L'église Santa Maria

Le portail latéral sud, œuvre de Diogo Boitaca et João de Castilho, présente un foisonnment de gâbles, de pinacles et de niches accueillant des statues. Il est couronné par un dais surmonté de la croix des chevaliers du Christ. Le trumeau est orné de la statue d'Henri le Navigateur et le tympan est décoré de bas-reliefs se rapportant à la vie de Saint-Jérôme.

Le portail ouest, œuvre de Nicolas Chanterène, permet d'accéder au cloître du monastère. Il est orné de très belles statues, notamment celles de Manuel Ier et de sa seconde épouse Marie d'Aragon. Au dessus du portail se trouve les scènes de l'Annonciation, de la Nativité et de l'Adoration des Mages. Aujourd'hui le portail ouest est abrité par un porche construit au 19e siècle.

 

 

L'intérieur de la nef de l'église surprend par le raffinement et la virtuosité de sa voute. La décoration des piliers et de la voute sont de João de Castilho, dans le pure style manuélin. A l'entrée de l'église, on peut voir les tombeaux de Vasco de Gama et de Camoens. Les bras du transept de style baroque ont été érigés par Jérôme de Rouen, fils de Jean de Rouen et renferment plusieurs tombeaux royaux. Dans le chœur reconstruit à l'époque classique, on découvre un tabernacle en argent du 17e siècle, de l'orfèvre portugais João de Sousa (1674-1678), offert par le roi Alphonse VI en remerciements pour sa victoire dans la Bataille de Montes Claros (17 juin 1665) face au royaume d'Espagne, et aussi plusieurs tombeaux royaux.


Source: Wikipedia



Le cloître
 

Le cloître possède une richesse sculpturale impressionnante. De forme carrée de 55 mètres de côté, il comprend deux étages. L'étage inférieur, construit par Diogo Boitaca, est percé de larges arcades dont les remplages prennent appui sur de fines colonnettes dont la décoration s'inspire du gothique finissant et de la Renaissance. L'étage supérieur, construit par João de Castilho, a un style moins exubérant. Dans un couloir du cloître se trouve depuis 1985 le tombeau de Fernando Pessoa.

 








photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 18 Novembre 2012

Bologne tours (2)
 

Les tours de Bologne, un des traits les plus caractéristiques de la ville, sont des structures architecturales militaires ou nobiliaires d'origine médiévale.


Entre les XIIe et XIIIe siècles, il s'est construit dans la ville un très grand nombre de ces édifices : on a parfois parlé de 180 tours, mais cette estimation, qui reposait sur une interprétation erronée d'actes notariés, est aujourd'hui considérée comme très excessive.

Les raisons pour lesquelles elles furent élevées ne sont pas encore très claires, mais on pense que les familles les plus riches, dans la période des luttes pour les investitures impériales et papales, les utilisaient comme instruments de défense autant que comme symboles de pouvoir.
 

Bologne tours (3)

En plus des tours, on peut encore voir de nos jours quelques torresotti, passages ménagés sous les portes de la seconde muraille de la ville, élevée au XIIe siècle, presque entièrement abattue (Mur des Torresotti ou des Mille).


Un grand nombre de tours furent abattues au cours du XIIIe siècle ou ont fini par s'écrouler. Elles connurent différents usages au cours des siècles suivants : prisons, tours civiques, magasins, habitations. Les dernières démolitions eurent lieu au XXe siècle, en même temps que la muraille du XIIIe siècle, lors d'un plan d'urbanisme qui vit disparaître, en 1917, les deux tours Artenisi et Riccadonna[1], qui s'élevaient dans le marché central, non loin des deux grandes tours Asinelli et Garisenda.


Bologne tours (4)

Bologne tours Assinelli

Bologne tours Assinelli (2)

 

photos: (c) Lankaart

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Publié le 18 Novembre 2012

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

 

 

« Quelle grandeur, quelle flamme d’amour dans ces petits Siennois. Si ardents, si riches qu’ils fussent au début du quatorzième siècle, il leur faut une audace passionnée pour oser concevoir, au plus haut d’une ville et d’un terrain si difficile, l’exaltation d’un tel colosse. »

André Suarès.

 

La Cathédrale de Sienne est l'une des plus étonnantes églises d'Italie, caractérisée par ses pierres et son marbre blancs et noirs, elle fut construite de 1136 à 1382. Une nef est restée inachevée à cause de la peste de 1348, sans quoi elle serait devenue la plus grande cathédrale chrétienne.

La Cathédrale Santa Maria Assunta de Sienne (Notre-Dame-de-l'Assomption) remplaça la première cathédrale, dont le projet, jugé trop ambitieux, commencée en 1339, fut définitivement interrompu par la Grande Peste de 1348.  Le Duomo actuel est typiquement de style gothique (XIIIe siècle), sur des plans de l'architecte Giovanni Pisano. Bien qu'interrompu au milieu du XIVe siècle, les travaux purent être menés à terme.


On peut admirer la somptueuse façade de marbres blanc, noir et rouge, les sculptures trés fines des portails et le campanile par Agnolo di Ventura et Agostino di Giovanni, campanile qui s'élève sur une base romane, en marbre noir et blanc. A noter également la Scala, c'est-à-dire l'escalier qui permet d'accéder à cette cathédrale. Elle est en effet l'un des points les plus hauts de la ville.

Photos: (c) Lankaart

 

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral
Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

Cathédrale de Sienne - Siena Cathedral

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Novembre 2012

Strasbourg la cathedrale

 

« L'ordre gothique, au milieu de ses proportions barbares, a toutefois une beauté qui lui est particulière.

 

Les forêts ont été les premiers temples de la divinité, et les hommes ont pris dans les forêts la première idée de l'architecture. Cet art a donc dû varier selon les climats. Les Grecs ont tourné l'élégante colonne corinthienne, avec son chapiteau de feuilles sur le modèle du palmier. Les énormes piliers du vieux style égyptien représentent le vaste sycomore, le figuier oriental, le bananier, et la plupart des arbres gigantesques de l'Afrique et de l'Asie.

 

Strasbourg la cathedrale (5)

 

Les forêts des Gaules ont passé à leur tour dans les temples de nos pères, et ces fameux bois de chênes ont ainsi maintenu leur origine sacrée. Ces voûtes ciselées en feuillages, ces jambages qui appuient les murs, et finissent brusquement comme des troncs brisés, la fraîcheur des voûtes, les ténèbres du sanctuaire, les ailes obscures, les chapelles comme des grottes, les passages secrets, les portes abaissées, tout retrace les labyrinthes des bois dans l'église gothique ; tout en fait sentir la religieuse horreur, les mystères et la divinité.

 

Strasbourg la cathedrale (6)

 

La tour ou les deux tours hautaines, plantées à l'entrée de l'édifice, surmontent les ormes et les ifs du cimetière, et font l'effet le plus pittoresque sur l'azur du ciel. Tantôt le jour naissant illumine leurs têtes jumelles ; tantôt elles paraissent couronnées d'un chapiteau de nuages, ou grossies dans une atmosphère vaporeuse. Les oiseaux eux-mêmes semblent s'y méprendre, et les adopter pour les arbres de leurs forêts : de petites corneilles noires voltigent autour de leurs faîtes, et se perchent sur leurs galeries. Mais tout à coup des rumeurs confuses s'échappent de la cime de ces tours, et en chassent les oiseaux effrayés.

 

Strasbourg la cathedrale (3)

 

L'architecte chrétien, non content de bâtir des forêts, a voulu, pour ainsi dire, en conserver les murmures, et au moyen de l'orgue et du bronze suspendu, il a attaché au temple gothique, jusqu'au bruit des vents et des tonnerres, qui roule dans la profondeur des bois. Les siècles évoqués par ces bruits religieux font sortir leurs antiques voix du sein des pierres, et soupirent dans tous les coins de la vaste basilique. Le sanctuaire mugit comme l'antre de l'ancienne Sibylle ; et tandis que d'énormes airains se balancent avec fracas sur votre tête, les souterrains voûtés de la mort se taisent profondément sous vos pieds. »

 

François René de Chateaubriand. Le Génie du christianisme, ou Beautés de la religion chrétienne, IIIe partie, livre I, chapitre 8.

 

Strasbourg la cathedrale (2)

 

Photos: (c) Lankaart

 

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Publié le 14 Novembre 2012

Bretagne abbaye de beauport (2)

 

L’abbaye de Beauport a été fondée en 1220 par Alain Ier d’Avaugour, comte de Penthièvre et de Goêlo sur un site fabuleux au sud de Paimpol sur la côte bretonne, face à la mer. Ce sont les chanoines des Prémontrés installés à l’abbaye de la Lucerne à Avranches en Normandie qui vont mettre sur pied la nouvelle confrérie. Le bâtiment fut construit au début du XIIIe siècle avec les dons du comte et l’accord du pape.

 

L’abbaye fut construite sur une petite colline surplombant le magnifique paysage de la côte, le dénivelé fut habilement utilisé dans l’organisation du bâtiment, le cloître, l’église et les pièces principales furent construites sur les hauteurs et bénéficient de ce fait de belles vues sur le paysage, les pièces servantes: cellier, et salles secondaires furent érigées en-dessous au niveau du jardin et des dépendances.

 

 Bretagne abbaye de beauport (11) vu sur la mer Bretagne abbaye de beauport (14)le cloître
 Bretagne abbaye de beauport (10)l'Eglise Bretagne abbaye de beauport (16)l'office

 

De style gothique l’abbaye est aujourd’hui en partie en ruine, mais on comprend toujours très bien l’organisation des différentes fonctions du bâtiment et on imagine sans problème les beaux volumes que constituaient l’église et les salles en partie détruites aujourd’hui. L’abbaye prospère du XIIe au XVIIe siècle, déclina au XVIIIe siècle et fut fermé en 1790.

 

L'abbaye a été classée monument historique en 1862 suite aux démarches de Prosper Mérimée, à l'initiative du Comte Poninski. Cela mit fin au pillage dont elle avait été la victime au cours du XIXe siècle.

 

En 1992, le site est devenu la propriété du Conservatoire du littoral. D'importantes restaurations ont été réalisées en collaboration avec le Conseil général des Côtes-d'Armor et l'abbaye de Beauport est devenue, en quelques années, un des lieux touristiques majeurs en Bretagne.

 

Bretagne abbaye de beauport (5)

 

Bretagne abbaye de beauport (15) les jardinsBretagne abbaye de beauport (12) la salle du chapitre
 Bretagne abbaye de beauport (20)le grand cellier Bretagne abbaye de beauport (21)le cloître

 

Bretagne abbaye de beauport

 

Photos: (c) Lankaart

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Publié le 1 Novembre 2012

France chateau des milandes

 

Construit pour son épouse par le seigneur de Caumont en 1489, le château des Milandes est une demeure de la fin du gothique. Il marque la transition vers la Rennaissance. Bâti dans la vallée de la Dordogne il bénéficie de très velles vues sur la campagnes et d'un magnifique jardin.

 

 En 1947, Joséphine Baker, star du music-hall, en devient propriétaire ; elle y accueille les douze enfants qu’elle adopte au cours de ses tournées. Dans chacune des 14 pièces meublées que l’on visite aujourd’hui, il reste de nombreuses traces émouvantes de ce bonheur passé. 

 

France chateau des milandes (2)

 

France chateau des milandes (8)France chateau des milandes (6)
  

France chateau des milandes (4)

 

France chateau des milandes (3)

Photos: lankaart (c)

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Publié le 24 Avril 2012

 

Le diptyque Wilton (2)

Le diptyque Wilton

 

Le diptyque Wilton : Richard II d'Angleterre avec ses saints patrons

National Gallery, Londres

 

Ce diptyque est ainsi nommé d'après la maison dans laquelle il a été préservé. A peine plus grand que les manuscrits enluminés auxquels il ressemble, ce petit retable qui a conservé l'intégrité de son cadre et dont les volets se rabattent, permettant un transport facile, a vraisemblablement été commandé par le roi Richard II d'Angleterre pour ses dévotions personnelles.

 

Sur le volet gauche le roi est représenté à genoux, en présence de trois saints ayant une signification particulière pour lui - Le roi et martyre Edmond le roi Edouard le confesseur et Jean Baptiste qui le présente à l'assemblée céleste peinte sur le volet droit. Edmond tient à la main une des flèches danoises qui le transpercèrent en 869. Edouard le Confesseur, sur le tombeau duquel Richard vint prier en l'abbaye de Westminster en temps de crise, tient à la main un anneau rappelant celui qu'il donna un jour, selon la légende, à un pauvre pèlerin qui s'avéra être saint Jean L'Evangéliste. Richard était né un 6 janvier, jour anniversaire du baptême du Christ, d'où la présence ici de saint Jean-Baptiste, son saint patron qui lui touche l'épaule. Une forêt terrestre sert de décor à la scène de gauche alors que la scène de droite a lieu dans un jardin céleste en fleur

 

Nous ne connaissons pas l'identité ni même la nationalité de l'artiste. Le procédé a tempera utilisé laisse à penser qu'il s'agit d'une œuvre d'art italienne. Par son style, s'apparente plus précisément à l'art siennois. Le fond blanc à la craie et le support qui est en chêne, sont en revanche caractéristiques des peintures du Nord. Aucune œuvre vraiment comparable ne subsiste en Angleterre, en France ou même ailleurs en Europe.

 

L'un des aspects les plus énigmatiques du retable, la signification de la bannière, a cependant été récemment clarifié. S'agit-il du symbole traditionnel de la Résurrection, de la victoire du sauveur sur la mort, ou de la bannière de saint Georges, saint patron de l'Angleterre ? En 1992, le nettoyage du diptyque a fait apparaître, à l'intérieur du minuscule globe surmontant la bannière, un château blanc sur une île verte, située au milieu d'une mer argentée à la feuille, qui a malheureusement noirci. Dans un retable aujourd'hui disparu, mais autrefois situé à Rome, Richard II et sa première épouse, Anne de Bohème, étaient présentés en train d'offrir le globe de l4Angleterre à la vierge. La scène s'accompagnait de l'inscription suivante :" Ceci est votre dot, O Sainte Vierge, aussi, O Marie, puissiez-vous régner dessus". Il devient clair que l'enfant Jésus du diptyque a reçu, au lieu de la Vierge, la bannière et le globe de l'Angleterre qu'il passe à un ange afin d'avoir la main libre pour bénir le roi. La bannière a donc une double signification : elle fait référence à l'espoir de résurrection, mais représente aussi le royaume d'Angleterre, sur lequel règne Richard, roi détenant ses pouvoirs de la vierge

 

Le cerf blanc, qui fut l'emblème personnel de Richard II à partir de 1390, apparaît sur la robe du monarque sous forme de broderie, sur la broche en or et émail qu'il porte épinglé sur la poitrine mais aussi à l'extérieur du diptyque. L'insigne de cerf blanc est aussi porté par chacun des onze anges, qui deviennent ainsi des serviteurs royaux. Le genêt est une autre référence héraldique : la planta genista, bien qu'étant l'un des emblèmes de la famille de Richard II (celle des Plantagenêt), fit à l'origine partie des armes du roi de France, dont Richard épousa la fille en 1396, après le décès d'Anne. Le roi et les anges portent des colliers de genêt tandis que les motifs de la robe royale sont constitués de couronnes de cette plante encerclant des cerfs.

 

Sommet du Gothique International, le tableau vaut moins par l'expression des visages que par le raffinement de la technique. Presque tout l'or, y compris celui qui a servi au modelé de la robe de l'enfant jésus, a été travaillé par minuscules touches.

 

Les couronnes de roses qui coiffent les anges et les fleurs du jardin céleste ne sont que quelques consolations que le roi pouvait trouver dans cette œuvre lorsqu'il priait, à l'abri du mécontentement du peuple et des conspirations seigneuriales qui mirent fin à son règne en 1399 et lui coûtèrent la vie en 1400. Chaque fois peut-être, il se mettait à genoux avant d'être transporté parmi la société éternelle du Christ, de la Vierge Marie et les anges.

 

Source :National Gallery

 

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Rédigé par rafael

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