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Publié le 29 Décembre 2012

James Whistler harmonie en or et bleue

 

" M. James Whistler, né à Baltimore, est Américain d’origine. Venu jeune avec sa famille en Europe, il a fait ses études d’artiste à Paris. En 1856, il fréquentait l’atelier de Gleyre. Sorti de l’atelier du maître et livré à lui-même, il envoie aux Salons de 1859 et de 1860 des toiles qui sont refusées par le jury. En 1863, le jury le repoussa de nouveau, cette fois avec une œuvre importante, la Fille blanche, qui, exposée au Salon des refusés, fit sensation parmi les artistes. M. Whistler, dans l’intervalle, avait quitté Paris pour s’établir à Londres. Les tableaux qu’il fit recevoir aux expositions anglaises répandirent son nom, et lorsqu’en 1865 il envoya de nouveau au Salon parisien une œuvre importante, la Princesse des pays de la porcelaine, elle fut reçue sans difficulté et placée sur la cimaise. En 1867, il a exposé au Salon une de ses meilleures œuvres, une scène de famille, Au piano.

 

James Whistler femme en blanc

La fille blanche.

 

M. Whistler s’était adonné à l’eau-forte en même temps qu’à la peinture, et il n’a cessé de cultiver les deux arts simultanément. Ses premières eaux-fortes remontent à 1858. Ce sont des sujets français imprimés à Paris, chez Delatre, comprenant une suite de vues et d’études de figures. En Angleterre, il grave une série de sujets anglais, principalement de vues de la Tamise. Aux vues et aux paysages, se sont entremêlés un grand nombre de portraits, tant français qu’anglais, à l’eau-forte et à la pointe sèche.

 

James Whistler Miss Rosalind Birnie Philip,Miss Rosalind Bi

 

En 1874, M. Whistler a exposé à Londres deux toiles qui tiennent une place considérable dans son œuvre, le Portrait de ma mère et le Portrait de Carlyle. Il semble bien difficile de trouver dans le portrait des poses et un arrangement absolument nouveaux, cependant c’est à quoi M. Whistler est parvenu. Il a peint ses modèles de profil et assis. Sa mère, les pieds posés sur un tabouret, les mains croisées sur les genoux, vit, sur la toile, d’une vie intense. Carlyle est posé presque de même, seulement la figure est un peu retournée, tandis qu’un manteau, négligemment jeté sur les genoux, drape la partie inférieure du corps.

Faisons maintenant connaître les traits particuliers qui distinguent la peinture de M. Whistler et constituent sa grande originalité.

Lorsqu’en 1863 le tableau appelé la Fille blanche fut exposé aux Refusés, les artistes avaient été frappés de sa gamme de coloration ; la femme blanche, en pied, se détachait sur un rideau blanc, recouvrant tout le fond de la toile. C’était là l’œuvre d’un homme né peintre, doué d’une vision absolument propre. Dans le tableau, il y avait donc une figure comme sujet et, en même temps, une combinaison de tons blancs qu’on eût pu appeler un arrangement en blanc. Cela n’était pas dit, aucun sous-titre ou désignation spéciale n’appelait encore l’attention sur la combinaison du coloris. Mais à mesure que l’artiste peint, la réflexion et le jugement sur son œuvre se développent, et comme des combinaisons de tons analogues à celles qui se trouvaient dans la Fille blanche se reproduisent dans ses tableaux, il va ajouter un sous-titre servant à les désigner. Ainsi il dit : Portrait de ma mère. — Arrangement en noir et en gris. — Portrait de Carlyle. — Arrangement en noir et en gris. En effet, dans ces deux tableaux, personnages et fonds sont peints dans une gamme combinée de noirs et de gris.

Tant que M. Whistler peint de grandes figures, il est bien difficile que les personnages s’effacent devant la combinaison des couleurs et que le titre des œuvres ne dérive pas d’eux. Mais le voici peignant une décoration où il n’y a plus de figures humaines, où il n’entre comme motif que le plumage irisé d’un oiseau, le paon ; alors la combinaison des tons donne le titre à l’œuvre, en passant en tête et en faisant descendre le motif au second rang. M. Whistler désigne son œuvre :

 

harmonie en bleu et en or

La Chambre du Paon.

 

Puis il ajoute comme explication : « Le paon sert de moyen pour effectuer l’arrangement de couleurs recherché. »

 

 

 

Cette chambre du paon (Peacock room) se trouve à Londres dans Prince’s gate. C’est la salle à manger d’un hôtel habité par M. Leyland. La décoration qui couvre le plafond et les parois de l’appartement se compose de deux motifs, l’un emprunté aux plumes de la queue du paon, l’autre à celles plus fines et différemment irisées de la gorge. Les deux motifs sont combinés et alternés pour donner de la variété au dessin, et en même temps, pour mettre dans le coloris la variété qui est dans le dessin, les motifs sont tantôt peints en or sur fond bleu, tantôt en bleu sur fond or. A l’une des extrémités de la salle, l’artiste, sur le mur fond bleu, a peint en or deux grands paons qui ont l’air de se défier et de s’exciter au combat ; sur la boiserie des volets fermés il en a, comme balance et opposition, peint une série en bleu sur fond or. Cette décoration tout entière bleue et or, d’une élégance et d’une originalité singulières, est une volupté pour les yeux.

 

James Whistler harmonie en bleue et or

Nocturne en bleu et or

M. Whistler a donc été conduit, par l’importance qu’il attache aux combinaisons de coloris, à donner l’arrangement particulier des couleurs pour titre principal à certaines de ses œuvres, en mettant le sujet en sous-titre. Il est allé plus loin encore. Il en est venu à supprimer absolument toute espèce de titre, autre que celui tiré de l’arrangement des couleurs. En 1874, il a fait à Londres, dans Pall-Mall, une exposition d’un choix de ses œuvres peintes et gravées. Certains tableaux, dans le catalogue, se trouvent simplement désignés : « Harmonie en gris et en couleur pêche. — Symphonie en bleu et en rose. — Variations en bleu et en vert. » Quoi qu’il en soit, ces tableaux renferment encore des personnages ou sont des marines, des paysages éclairés par la lumière du jour, et l’œil s’arrête sur des formes sensibles et perçoit facilement autre chose qu’un arrangement de tons. Aussi, pour saisir M. Whistler à l’extrême point qu’il devait parcourir, faut-il prendre ce qu’il appelle ses « nocturnes ». Il en a fait un grand nombre : « Nocturne en noir et en or. — Nocturne en bleu et en or. — Nocturne en argent et en bleu. » Répétant les mêmes effets avec variantes, il en est venu à peindre plusieurs nocturnes d’une même combinaison de couleurs et, pour les distinguer les uns des autres, à les désigner simplement par des numéros, disant : « Nocturne en bleu et en or, n° 1 . — Nocturne en bleu et en or, n° 2. »

Les nocturnes de M. Whistler, comme le nom l’indique, sont des effets de nuit. Prenons le plus clair, celui en bleu et argent, plaçons-nous à dix pas et regardons-le attentivement. L’impression que l’artiste veut fixer sur la toile est celle du clair de lune par une belle nuit. Il a choisi, comme sujet, une rivière avec ses bords, parce qu’après tout il lui faut bien un motif pour porter la couleur ; mais le motif n’existe pas pour lui-même, il n’a en soi aucune importance, aussi les bords de la rivière se distinguent-ils à peine, enveloppés qu’ils sont dans l’effet de nuit qui est le tableau, et ce qui est appelé à communiquer aux yeux l’effet que le peintre veut rendre, ce ne sont ni des lignes ni des contours, mais la gamme générale de tons bleus argentés qui, avec des inflexions de clair et d’ombre, couvre toute la toile. En somme, dans ce nocturne, il n’y a que deux choses sans contours et sans formes arrêtées, mais fort saisissables cependant, et arrivant à produire une impression puissante, de l’air et une gamme de tons délicate et vibrante.

M. Whistler, en tirant les dernières conséquences de la combinaison harmonique de couleurs qui était apparue instinctivement dans ses premières œuvres, est donc parvenu, avec ses nocturnes, à l’extrême limite de la peinture formulée. Un pas de plus, il n’y aurait sur la toile qu’une tache uniforme, incapable de rien dire à l’œil et à l’esprit. Les nocturnes de M. Whistler font penser à ces morceaux de la musique wagnérienne où le son harmonique, séparé de tout dessin mélodique et de toute cadence accentuée, reste une sorte d’abstraction et ne donne qu’une impression musicale indéfinie.

 

James Whistler venie baeau ll anuui

Nocturne, Venise

 

En 1878, M. Whistler envoya à l’Exposition de la Grosvenor Gallery une série de nocturnes, désignés simplement par leur combinaison chromatique. On peut s’imaginer l’ahurissement du public qui, habitué à chercher dans le catalogue l’explication de scènes à regarder le nez sur le tableau, se trouvait devant des gammes de couleurs, demandant à être vues à distance et ne prétendant donner qu’une impression générale de la transparence et de la poésie de la nuit. Les critiques se déchaînèrent. M. Ruskin tint la tête. Il ne se borna pas à bafouer la peinture, il lança au peintre une bordée d’insultes. M. Whistler crut y voir ce que la loi anglaise qualifie de « libelle », et il appela M. Ruskin devant les tribunaux. Le procès Whistler versus Ruskin devint une cause célèbre dont tout Londres s’occupa. Les incidents de l’audience furent d’un haut comique. Le juge, les avocats et les témoins, transformés en esthéticiens, s’étendirent à l’aveugle sur l’art et la peinture. Les jurés, qui n’avaient peut-être jamais vu un tableau de leur vie, furent conduits devant un Titien, et l’on prétendit hic et nunc façonner leur goût, pour leur permettre de se prononcer avec connaissance sur les nocturnes de M. Whistler. Ils se tirèrent du reste d’affaire en gens d’esprit. Ils reconnurent M. Ruskin coupable de libelle, mais ne le condamnèrent qu’à un liard, one farthing, de dommages, ce qui voulait clairement dire aux peintres et aux critiques de laver désormais leur linge en famille.

 

James Whistler dessin venise sleil levant

Venise

 

M. Whistler, après ce procès, s’est remis à travailler et il vient de rapporter à Londres une série de vues de Venise à l’eau-forte et au pastel. Ses eaux-fortes sont essentiellement des eaux-fortes de peintre. Elles ont cette liberté d’allures, cet imprévu, qu’on ne trouve que dans les productions des artistes, maniant avec une égale aisance la pointe et le pinceau, et usant indifféremment de tous les procédés pour rendre leur vision. Le trait, dans les œuvres gravées de M. Whistler, est souple et léger ; les personnages sont vivants et saisissants, le paysage est plein d’air et de profondeur.

 

James Whistler dessin venise be

Venise

 

Les vues que M. Whistler a rapportées de Venise dépassent peut-être ses œuvres antérieures en souplesse de main et en sentiment intime de la nature. J’en choisis une, celle qui nous donne une vue générale de Venise. Un petit nombre de traits horizontaux figurent de l’eau et servent à rejeter, dans un immense lointain, le rivage, la ville et ses monuments, simplement marqués, au milieu du papier, par quelques lignes dentelées. Jamais on ne s’est essayé à tant rendre avec si peu de travail apparent et des moyens si simples. Mais comme cette eau-forte reproduit l’impression qu’on se rappelle avoir soi-même éprouvée à l’aspect de Venise ! Comme c’est bien là une ville à fleur d’eau qui, de loin, semble une apparition prête à rentrer sous la mer ! Les pastels, qui accompagnent les eaux-fortes, donnent à l’œil la gamme de couleurs qui manque aux œuvres gravées ; autant le trait était délicat et vrai tout à l’heure, autant le ton et le coloris le sont à présent. "

 

Théodore Duret, Gazette des Beaux-Arts, avril 1881.

 

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Publié le 6 Octobre 2012

Felix Valotton dessins

 

Illustrateur apprécié à ses débuts, Félix Vallotton renouvelle l'art de la xylographie. Ses Intimités lui valent une reconnaissance internationale que renforce encore son appartenance au groupe des nabis. Il épouse en secondes noces Gabrielle Rodrigues-Henriques, filles et sœur des Bernheim jeune, marchands d'arts parisiens réputés. Il peint des scènes d'intérieur puis se consacre à des thèmes classiques, paysages et nus, qu'il traduit d'une manière personnelle, hors des modes du temps. Il parvient néanmoins à s'imposer bénéficiant de l'aide efficace de son frère Paul qui dirige à Lausanne la succursale de la galerie Bernheim jeune.

 

Felix Valotton dessins (2)

 

Felix Valotton dessins (3)

 

Felix Valotton dessins (4)

 

Felix Valotton dessins (5)

 

Felix Valotton dessins (6)

 

 

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Publié le 16 Septembre 2012

 

Douanier rousseau jungle (2)

 

La jungle ets l'une des thématiques les plus fécondes du Douanier Rousseau qu'il poursuit jusqu'à sa mort.

 

Toujours dans une flore exubérante et totalement inventée (en témoignent les nombreux régimes de bananes qui pendent à chaque branche, ou la disproportion des feuillages), il met en scène des combats féroces entre un fauve et sa proie (sauf dans Tigre combattant un nègre), ou au contraire, un portrait plus apaisé d'un grand animal, comme dans les Singes farceurs. Ces animaux lui ont été inspirés par ceux de la ménagerie du jardin d'Acclimatation et par des revues.

 

Dans ses dernières « jungles », il a représenté des personnages (dans La Charmeuse de serpents et Le Rêve) en harmonie avec la nature. D'abord critiquées par leur manque de réalisme et leur naïveté, ses « jungles » seront plus tard reconnues comme des modèles par tous, d'où cette phrase de Guillaume Apollinaire lors du salon d'Automne où Rousseau exposa Le Rêve : « Cette année, personne ne rit, tous sont unanimes : ils admirent. »

 

Douanier rousseau jungle

 

Source: Wikipedia

Illustrations: visipix.com 770

 

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Publié le 5 Septembre 2012

 

van Gogh Arles (5)

 

Le 20 février 1888, Van Gogh s'installe à Arles dans la vieille ville à l'intérieur des remparts à l'hôtel-restaurant Carrel au 30 rue de la Cavalerie, à l'époque quartier des maisons closes, avec comme compagnon le peintre danois Christian Mourier-Petersen. Il loue également une partie de la « maison jaune » pour en faire son atelier. Quelques jours après, il loge au Café de la Gare, 30 place LamartineLettre et s'installe ensuite, à partir du 17 septembre, dans la Maison Jaune, juste à côté.

 

Van Gogh Arles (9)

 

 Bien qu'il arrive dans la cité avec un temps de neige, une nouvelle page de son œuvre s'ouvre avec la découverte de la lumière provençale. Dès le 22 février 1888, il débute sa production arlésienne : il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. Il envoie toujours ses tableaux à Theo. Trois de ses premiers tableaux sont présentés à la 4e exposition annuelle de la Société des artistes indépendants. En avril, Vincent rencontre le peintre américain Dodge MacKnight, qui habite Fontvieille, un petit village au nord-est d'Arles. Par MacKnight, il fait la connaissance du peintre Eugene Boch avec lequel une relation plus profonde se développe et dont il fait le portrait.

 

van Gogh Arles (4)

 

van Gogh Arles (3)

 

Au début du mois de juin 1888, ayant reçu un billet de 100 francs de son frère Theo, il se rend en diligence aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour un séjour de cinq jours. Il y peint la barque Amitié et le village regroupé autour de l'église fortifiée.

 

À Arles, des idées plus anciennes sur l'art et la peinture réapparaissent, comme faire des séries de tableaux. Au printemps 1888, il réalise ainsi une série sur les vergers fleurissants dans des triptyques, ainsi qu'une série de portraits comme ceux de la famille Roulin. La première série des tournesols date aussi de cette époque. Entre-temps, il continue à échanger des lettres et des tableaux avec Emile Bernard et Paul Gauguin. Vincent qui habite la maison jaune, rêve en effet d'une communauté d'artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps. Mais les deux hommes s'entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’implique leur démarche créatrice débouchent sur une crise.

 

van Gogh Arles (2)

 

van Gogh Arles (6) van Gogh Arles (7)

 

Le 23 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres avec Gauguin, Van Gogh est retrouvé dans son lit le lobe de l'oreille gauche tranché. Plusieurs théories tentent d'expliquer l'incident. La thèse classique, soutenue par le Musée Van Gogh d'Amsterdam d'après le témoignage de Gauguin, explique que Van Gogh menace d'un rasoir Gauguin qui s'enfuit, laissant Van Gogh seul. Dans un accès de délire, celui-ci retourne le rasoir contre lui-même et se coupe l'oreille avant d'aller l'offrir à une prostituéeJ. Différents diagnostics possibles expliquent cet accès de folie.

 

 van Gogh Arles

 

Le lendemain de sa crise, Van Gogh est admis à l'hôpital et soigné par le docteur Rey dont il peint le portrait. Theo, inquiet de la santé de son frère, vient le voir et retourne à Paris le jour de Noël accompagné de Gauguin. Cependant, une pétition signée par trente personnes demande l'internement ou l'expulsion de Vincent van Gogh d'Arles : il lui est reproché des troubles à l'ordre public. Le 7 février, le docteur Delon demande son internement pour « hallucinations auditives et visuelles ». Le 27 février, le commissaire de police d'Ornano conclut dans son rapport que Van Gogh pourrait devenir dangereux pour la sécurité publique. En mars 1889, après une période de répit, il peint entre autres Autoportrait à l'oreille bandée. Cependant, à la suite de nouvelles crises, il est interné d'office sur ordre du maire à l'hôpital d'ArlesLettre. À la mi-avril, il loue un appartement au docteur Rey dans un autre quartier d'Arles. Le 18 avril 1889, Theo et Johanna Bonger se marient à Amsterdam.

 

Van Gogh Arles (10) Van Gogh Arles (8)

 

Pendant son séjour à Arles, Vincent maintient le lien avec l'univers artistique parisien grâce à l'abondante correspondance qu'il échange avec son frère Theo. Malgré l'échec de son projet d'établir un atelier à Arles, il ne renonce pas au dialogue avec ses amis Émile Bernard et Gauguin. Ce dernier, après son séjour mouvementé à Arles, accompagne à travers ses lettres la vie de Van Gogh jusqu'à la fin.

 

 Illustrations: Visipix.com

Source: Wikipedia

 

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Publié le 18 Août 2012

 
cezanne le buffet
 
Pour Cézanne, la nature morte est un motif comme un autre, équivalent à un corps humain ou à une montagne, mais qui se prête particulièrement bien à des recherches sur l'espace, la géométrie des volumes, le rapport entre couleurs et formes : « quand la couleur, est à sa puissance, la forme est à sa plénitude » disait-il.
 
Incomprises en leur temps, elles sont ensuite devenues l'un des traits caractéristiques de son génie.
 
À la mort de Cézanne, certains peintres voulant créer de nouveaux mouvements se réclamèrent de lui. Le cas le plus notoire est celui des Cubistes. Malgré tout ce qu’on a pu dire et écrire, il reste douteux que Cézanne eût reconnu cette paternité. Il n’est plus là pour répondre, mais sa correspondance conserve quelques phrases que l’on peut méditer ; par exemple, celle-ci : « Il faut se méfier de l’esprit littérateur qui fait si souvent le peintre s’écarter de sa vraie voie — l’étude concrète de la nature — pour se perdre trop longtemps dans des spéculations intangibles. ».
 
Cezanne Nature morte
 
 
Cezanne Nature morte (2)
 
 Cezanne Nature morte (3)
 

 Cezanne Nature morte (4)

 

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Publié le 17 Août 2012

Cezanne pigeon

 

« Pendant que j'étais à admirer le côté curieux, déconcertant de Cézanne que je ressens depuis nombre d'années, arrive Renoir. Mais mon enthousiasme n'est que de la Saint-Jean à côté de celui de Renoir, Degas lui-même qui subit le charme de cette nature de sauvage raffiné, Monet, tous... sommes-nous dans l'erreur ?... je ne le crois pas... Les seuls qui ne subissent pas le charme, sont justement des artistes ou des amateurs qui par leurs erreurs nous montrent bien qu'un sens leur fait défaut. Du reste, ils évoquent tous logiquement des défauts que nous voyons, qui crèvent les yeux, mais le charme... ils ne le voient pas... Comme Renoir me le disait très justement, il y a un je ne sais quoi d'analogue aux choses de Pompéi si frustes et si admirables... »

 

— Lettre de Pissarro à son fils Lucien, du 21 novembre 1895

 

Cezanne Marseille

 

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Publié le 15 Août 2012

Van Gogh portrait du docteur gachet

 

Quand Van Gogh s'installe à Auvers-sur-Oise, situé à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, le docteur Paul Gachet promet de prendre soin de lui à la demande de Theo. Gachet, ami de Paul Cézanne et des peintres impressionnistes et lui-même peintre amateur, veille sur Van Gogh, qui loue une petite chambre dans l’auberge Ravoux .

 

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Publié le 13 Août 2012

 

van Gogh dessins (2)

 

Pour le plaisir ...

 van Gogh dessins (3)

 

van Gogh dessins (5)

 

van Gogh dessins

 

van Gogh dessins (4)

 

 Illustrations: visipix.com
 

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Publié le 13 Juillet 2012

 
                                                 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure.

Alcools Guillaume Appolinaire

 

Influencé par la poésie symboliste dans sa jeunesse, admiré de son vivant par les jeunes poètes qui formèrent plus tard le noyau du groupe surréaliste (Breton, Aragon, Soupault. Apollinaire est l'inventeur du terme « surréalisme »), il révéla très tôt une originalité qui l'affranchit de toute influence d'école et qui fit de lui un des précurseurs de la révolution littéraire de la première moitié du XXe siècle. Son art n’est basé sur aucune théorie mais sur un principe simple : l’acte de créer doit venir de l’imagination, de l’intuition car il doit se rapprocher le plus de la vie, de la nature. Cette dernière est pour lui « une source pure à laquelle on peut boire sans crainte de s’empoisonner ».

Mais l’artiste ne doit pas l’imiter, il doit la faire apparaître selon son propre point de vue, de cette façon, Apollinaire parle d’un nouveau lyrisme. L’art doit alors s’affranchir de la réflexion pour pouvoir être poétique. « Je suis partisan acharné d’exclure l’intervention de l’intelligence, c’est-à-dire de la philosophie et de la logique dans les manifestations de l’art. L’art doit avoir pour fondement la sincérité de l’émotion et la spontanéité de l’expression : l’une et l’autre sont en relation directe avec la vie qu’elles s’efforcent de magnifier esthétiquement » dit Apollinaire (entretien avec Perez-Jorba dans La Publicidad). L’œuvre artistique est fausse en ceci qu'elle n'imite pas la nature, mais elle est douée d'une réalité propre, qui fait sa vérité.


Apollinaire se caractérise par un jeu subtil entre modernité et tradition. Il ne s’agit pas pour lui de se tourner vers le passé ou vers le futur mais de suivre le mouvement du temps. « On ne peut transporter partout avec soi le cadavre de son père, on l’abandonne en compagnie des autres morts. Et l’on se souvient, on le regrette, on en parle avec admiration. Et si on devient père, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un de nos enfants veuille se doubler pour la vie de notre cadavre. Mais nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts » (Méditations esthétiques, Partie I : Sur la peinture).

Source: Wikipedia

 

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Publié le 12 Juillet 2012

Cezanne Baigneurs

Baigneurs, vers 1890, Musée d'Orsay, Paris

 

 

Cézanne dans ses peintures a su créer un univers très personnel. Son travail sur les couleurs est exceptionnel, mais il sut également composées avec toute une série de blancs, colorées, vibrant, nuancé qui créent comme dans les Baigneurs un univers de calme et de volupté. Les baigneurs sont un thème récurant chez Cézanne. Ici il construit un paysage de nuages blanc colorées de bleu, de rouge et de jaune qui dialogue avec les corps des hommes disposés en cercle. La composition très classique, le modeler des corps qui s’inspire des sculptures antiques du musée du Louvre pourrait en faire une œuvre académique, mais le jeu des couleurs, la touche si particulière de Cézanne en font une œuvre profondément moderne.

 

 

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