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Publié le 22 Novembre 2014

Musée Pouchkine, Moscou, 1892

 

Gauguin durant ses séjours en Polynésie avait un intérêt très prononcé pour les mythes et légendes des îles.

 

Oro, dieu de la guerre et fils du dieu créateur Ta'aora, voulu prendre pour femme une jeune vierge mortelle afin de fonder une nouvelle race supérieure aux hommes. Ses sœurs, Haoaoa et Teuri parcoururent les îles à la recherche d'une femme digne du Dieu: la Vairumati. Quand elles eurent trouvé cette femme elles la déposérent dans une très belle vallée de Bora Bora. Chaque soir le dieu Oro descendait du ciel et chaque matin aux aurores il repartait et ce jusqu'à ce que Vaiaraumati tombe enceinte. Selon la légende, son fils Rai Hoa Tapu fut le fondateur de la dynastie des Ariois. Vairaumati fut déifié et les Ariois devinrent une secte qui vouait un culte à la guerre et à l'amour libre. Les rites sexuels exotiques qu'ils pratiquaient ont choqués les premiers Européens qui sont arrivés dans les îles, et la société a finalement été éradiqué par les missionnaires et les autorités coloniales.

 

La posture tendue de la belle tahitienne qui sert de modèle à Gauguin évoque involontairement les canons des anciens bas-reliefs égyptiens. Gauguin a souvent utilisé cet posture dans ses œuvres comme une «citation» des cultures anciennes.

 

RR MP

 

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Publié le 15 Novembre 2014

Musée Pouchkine, Moscou, 1888

Ce célèbre tableau de Van Gogh fut exécuté au début du mois de Novembre 1888 à proximité de l'abbaye de Mommazhur au cours des vendanges. Le soleil couchant donne au tableau ce ton dominant de rouge. Exposé à Bruxelles en 1890, elle fut l'une des rares toiles du maître vendue de son vivant.

 

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Publié le 13 Novembre 2014

 

Van Gogh s'est suicidé quelques jours après avoir achevé ce tableau. Celui-ci est donc souvent cité en exemple pour illustrer les errements de van Gogh,son indécision, ses troubles, ses états d'âme: le ciel menaçant, les trois chemins qui s’offrent au promeneur et les corbeaux noirs, funestes présages. 

 

On pense que c'est sa dernière oeuvre, mais rien n'est moins sûr. Van Gogh cherchait à exprimer quelque chose de positif dans ce travail : les ténèbres du ciel soulignent la splendeur et la beauté du paysage. il est probable qu'il est réalisé d'autres peintures avant l'acte finale. Van Gogh utilise des combinaisons de couleurs subtiles : le ciel bleu contraste avec l'orange jaune du champ de blé, tandis que le rouge du chemin est intensifié par les bandes vertes de l'herbe. La composition suggère un mouvement continu accentuer par le vol des corneilles.

 

 Source MVGA, RR

 

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Publié le 9 Novembre 2014

Saint-Rémy-de-Provence, May 1890

Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

 

Van Gogh a peint cette nature morte à l'hôpital psychiatrique de Saint-Remy. C'était pour lui une étude, il a peint deux tableaux du même motif. Dans cette version il a travaillé sur le contraste des valeurs, l'autre version est plus douce. Les iris étaient à l'origine d'un violet plus prononcé mais avec le temps le pigment rouge a disparu faisant du bleu une couleur dominante. Van Gogh appliquait la peinture en couche épaisse, le tableau pouvait mettre un mois à sécher. Il a donc quitté l'hôpital en laissant les toiles sur place et ne les a récupérées que quelques semaines plus tard.

 Source: Musée Van Gogh RR

 

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Publié le 6 Novembre 2014

 Private Collection

 

Van Gogh est à Arles, il attend avec impatience l'arrivée de son ami Gauguin pour peindre toute une série de nature morte aux tournesols. Ce motif très simple était pour lui une bonne occasion d'impressionné Gauguin. Van Gogh in fine réalise quatre natures mortes aux tournesols avant la fin de la saison. Il créé dans ses natures mortes des variations à partir d'une couleur unique, notamment en utilisant le jaune de chrome, l'ocre jaune et un vert Veronese.

 

Gauguin apréciait beaucoup le résultat du travail de Van Gogh, "l'exemple parfait d'un style qui est entièrement celui de Vincent".

 

Source: VGA RR

 

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Publié le 12 Septembre 2014

hans thoma-der-verlorene-sohn-the-prodigal-son

 

Hans Thoma, né le 2 octobre 1839 à Bernau en Forêt-Noire et mort le 7 novembre 1924 (à 85 ans) à Karlsruhe, est un peintre allemand. Après avoir commencé sa carrière en tant que décorateur d'horloges, il entre en 1859 à l'académie de Karlsruhe, nouvellement construite, où il a notamment pour professeur Ludwig des Coudres. Il travaille ensuite, avec un succès variable, dans les villes de Düsseldorf, Paris, Munich et Francfort-sur-le-Main, ainsi qu'en Italie.

 

Sa réputation et son talent sont bien établis après une exposition de trente de ses toiles à Munich. En dépit de ses études, qui le mettent en contact avec les grands maîtres de l'époque, son style reste assez imperméable aux idées modernes. La peinture de Hans Thoma est davantage influencée par la jeunesse de l'artiste et sa région natale, où il juge la vie simple et idyllique, et par les premiers maîtres allemands, en particulier Albrecht Altdorfer et Lucas Cranach. En 1914, il est l'un des signataires du Manifeste des 93.

 

Source: Wikipedia

 

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Publié le 9 Mai 2014

 

Rimes riches à l'oeil

 

 

L'homme insulté‚ qui se retient

Est, à coup sûr, doux et patient.

Par contre, l'homme à l'humeur aigre

Gifle celui qui le dénigre.

Moi, je n'agis qu'à bon escient :

Mais, gare aux fâcheux qui me scient !

Qu'ils soient de Château-l'Abbaye

Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,

Je les rejoins d'où qu'ils émanent,

Car mon courroux est permanent.

Ces gens qui se croient des Shakespeares

Ou rois des îles Baléares !

Qui, tels des condors, se soulèvent !

Mieux vaut le moindre engoulevent.

Par le diable, sans être un aigle,

Je vois clair et ne suis pas bigle.

Fi des idiots qui balbutient !

Gloire au savant qui m'entretient !

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 1 Avril 2014

La mort fervente
  

 

 

Mourir dans la buée ardente de l'été,

Quand parfumé, penchant et lourd comme une grappe,

Le coeur, que la rumeur de l'air balance et frappe,

S'égrène en douloureuse et douce volupté.

Mourir, baignant ses mains aux fraîcheurs du feuillage,

Joignant ses yeux aux yeux fleurissants des bois verts,

Se mêlant à l'antique et naissant univers,

Ayant en même temps sa jeunesse et son âge,

 

S'en aller calmement avec la fin du jour ;

Mourir des flèches d'or du tendre crépuscule,

Sentir que l'âme douce et paisible recule

Vers la terre profonde et l'immortel amour.

 

S'en aller pour goûter en elle ce mystère

D'être l'herbe, le grain, la chaleur et les eaux,

S'endormir dans la plaine aux verdoyants réseaux,

Mourir pour être encor plus proche de la terre...

 

Anna de Noailles, 1901

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 18 Mars 2014

La pluie
  

 

Par les deux fenêtres qui sont en face de moi, les deux fenêtres qui sont à ma gauche, et les deux fenêtres qui sont à ma droite, je vois, j’entends d’une oreille et de l’autre tomber immensément la pluie. Je pense qu’il est un quart d’heure après midi : autour de moi, tout est lumière et eau. Je porte ma plume à l’encrier, et jouissant de la sécurité de mon emprisonnement, intérieur, aquatique, tel qu’un insecte dans le milieu d’une bulle d’air, j’écris ce poème.

Ce n’est point de la bruine qui tombe, ce n’est point une pluie languissante et douteuse. La nue attrape de près la terre et descend sur elle serré et bourru, d’une attaque puissante et profonde. Qu’il fait frais, grenouilles, à oublier, dans l’épaisseur de l’herbe mouillée, la mare ! Il n’est pas à craindre que la pluie cesse ; cela est copieux, cela est satisfaisant. Altéré, mes frères, à qui cette très merveilleuse rasade ne suffirait pas. La terre a disparu, la maison baigne, les arbres submergés ruissellent, le fleuve lui-même qui termine mon horizon comme une mer paraît noyé. Le temps ne me dure pas, et, tendant l’ouïe, non pas au déclenchement d’aucune heure, je médite le ton innombrable et neutre du psaume.

Cependant la pluie vers la fin du jour s’interrompt, et tandis que la nue accumulée prépare un plus sombre assaut, telle qu’Iris du sommet du ciel fondait tout droit au cœur des batailles, une noire araignée s’arrête, la tête en bas et suspendue par le derrière au milieu de la fenêtre que j’ai ouverte sur les feuillages et le Nord couleur de brou. Il ne fait plus clair, voici qu’il faut allumer. Je fais aux tempêtes la libation de cette goutte d’encre.

 

 

Paul Claudel

 

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Publié le 10 Janvier 2014

vallotton cadavre

 

 

Vallotton était un assidu des amphithéâtres de médecine, il nous livre dans ces tableaux une vision sans artifice de la mort et de la vie. Cette vision est tragique, réaliste et profondément humaine.

 

vallotton cadavre 2

 

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