classicisme

Publié le 31 Mai 2011

 

Musée du Prado, Madrid.

 

Philippe de Champaigne reste un peintre exceptionnel par l'éclat de ses coloris, ce bleu presque surnaturel, et la rigueur de ses compositions. À l'instar de Pascal, elles nous parlent de nos grandeurs comme de nos petitesses. Grandeur et respect des puissants bien sûr, gloire de la France, compassion réelle pour ceux qui souffrent aussi, mais par-dessus tout de la grandeur incommensurable de la nature et de Dieu. Il exalte tour à tour les Majestés et les figures d'humilité comme dans l’Adoration des bergers de 1648, la Présentation au Temple, et la Résurrection de Lazare, dans le sentiment pictural de la présence des corps, des visages, des mains. Philippe de Champaigne touche la perfection avec la splendeur des paysages qui vient d'une souterraine influence flamande, et ses visages, psychologiques, impénétrables.

 

Son œuvre est vaste, il a laissé nombre de tableaux religieux et des portraits fameux et très appréciés: Haute Noblesse, princes de l’Église, grands commis de l’État, parlementaires, toute la Cour et la Ville posent devant lui et lui font peindre des figures où refusant d'exprimer des expressions passagères, il veut saisir l'être profond de ses modèles. C'était substituer au portrait d’existence baroque un portrait permanent d’essence.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Champaigne




Loth et ses filles fut peint par Simon Vouet en 1633. Aujourd'hui, ce tableau est exposé au Musée des Beaux Arts de Strasbourg. De retour à Paris, après un séjour en Italie, Vouet veut s'imposer à la cours de Louis XIII. Dans la suite de l'influence Du Carravage et du baroque italien qu'il importe à la cours, il joue d'une certaine sensualité et de l'ambiguïté de son sujet. En effet Loth, ennivré par ses filles, va bientôt s'unir à elles. Episode de la Genèse, Loth seul juste de Sodome et […]
 


Le Portrait du Cardinal de Richelieu fut peint en 1642 par Philippe de Champaigne à destination d'un sculpteur italien afin qu'il réalise un buste en marbre du cardinal. Le tableau est un manifeste du réalisme de Champaigne. La minutie du travail du peintre, la précision du portrait auront un tel retentissement auprès du cardinal qu'il fit reprendre la totalité de ses portraits par le peintre. L'expression du cardinal est ici celle d'un homme sûr de son fait, au sommet de sa puissance, sans […]



La place de la Concorde à Paris est le véritable centre de la capitale, entre les quartiers urbanisées au XIXe et le centre historique, entre la rive gauche et la rive droite de la Seine, entre les deux symboles du pouvoir le Louvre et l'ancien palais des Tuilleries d'un côté et le palais de l'Elysée de l'autre. Centre de Paris sa réalisation fut confié à Jacques Ange Gabriel, architecte de la cour et maître de l'architecture classique. Le projet est basé sur la réalisation de deux […]

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Publié le 29 Mai 2011

Rembrandt van Rijn 1606-1669, Harmensz, Netherlands Nicolae

New York, Frick Collection.. (c) Visipix.com

 

Rembrandt a pratiqué le portrait peint ou gravé tout au long de sa carrière. Ses dessins montrent une grande faculté à saisir la silhouette, l’attitude du personnage, la vie qui palpite dans la figure humaine, l’instantané d’un geste. Dans les portraits peints ou gravés il se montre capable d’aller chercher les « mouvements de l’âme humaine », de caractériser la personne au-delà du rendu mimétique du modèle.

 

Le plus ancien portrait commandé à Rembrandt est celui de Nicolaes Ruts, portrait d’un riche négociant amstellodamois qui marque l’arrivée de Rembrandt à Amsterdam, et peut-être même son déménagement. 

  

Rembrandt a dû s’appliquer particulièrement car sa carrière dépendait beaucoup de ce premier portrait. Ruts est né en 1573 dans une famille flamande protestante qui s’exile à Cologne pour fuir les persécutions. Membre de la guilde des fourreurs il commerce avec la Russie.Portraituré au temps de sa grandeur, il fera faillite en 1638 juste avant sa mort.

 

D’un air décidé, c’est un homme sûr de lui il pose la main sur le dos de la chaise dont il vient de se lever. Le buste est de trois quarts mais le visage est vu de face et les yeux fixent le spectateur. La main gauche tient un papier dont l’écriture est indéchiffrable. Peut-être un billet de commerce. Le coloris est un camaïeux tout à fait dans les goûts calvinistes de l’époque : brun – vert pour le fond dans un subtil dégradé de nuances, une constante chez Rembrandt, qui fait ressortir la figure de l’ombre. La riche fourrure et le dos de la chaise sont dans les tons brun – roux et le costume d’un noir profond. Le visage est éclairé par le blanc de la collerette, il est riche en tons rouges comme la main. Ruts est un marchand de fourrures, Rembrandt double tout naturellement son tabard d’une zibeline et le coiffe d’un bonnet de poils. Cela lui permet de montrer sa virtuosité dans le rendu des matières, en particulier le soyeux des poils comme pour mieux adoucir le portrait de cet homme aux traits aigus. On remarque également le procédé rembranien des égratignures pratiquées avec le bout du pinceau pour donner du relief à la barbe et à la moustache. La splendeur de ce tableau a certainement joué un rôle dans l’attribution de la Leçon d’anatomie du docteur Nicolaes Tulp en 1632 (Mauritshuis, La Haye).

 

Source: http://lewebpedagogique.com/khagnehida/2009/11/15/rembrandt-le-portrait-individuel/

 




La leçon d'anatomie, 1632, Mauritshuis, La Haye Rembrandt a peint ce tableau en 1632, il a alors 26 ans et sa carrière commence. La scène représente le Docteur Nicolaes Tulp entouré d’un groupe de chirurgien. Le tableau fait partie d’une série de portraits de groupe commandés par la confrérie des chirurgiens. La leçon d’anatomie était un événement annuel exceptionnel, la dissection publique d’un criminel était un moment en soit. Rembrandt fait preuve d’un talent certain dans cette […]
 


Rembrandt, peintre hollandais né en 1606, est un être énigmatique et une figure majeure de la peinture du XVIIe siècle. Bien que sa production soit très variée, toute sa vie il cultivera une passion personnelle pour l’autoportrait. Sans relâche il se peindra, jeune, puis mature et enfin vieillissant, sans complaisance, relatant à la fois l’action du temps sur sa personne mais aussi l’évolution de son art de sa vision du monde et de l’être humain. Passionné, orgueilleux, sa vie est faite de […]



Rembrandt (1606-1669) est un peintre à part au sein de la peinture hollandaise. Initiateur d’un univers pictural baigné d’une lumière irréelle et d’une approche profondément humaine de la vie, il marque une rupture avec la peinture plus emphatique d’un Rubens. Son œuvre reste empreinte d’une profonde inspiration spirituel, il questionne sans fin la Bible et sa propre image à travers le temps. À Babylone vivait un homme de nom de Ioakim. 2 Il avait épousé une femme du nom de Suzanne, fille […]

 

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Publié le 21 Mai 2011

le Brun hercules

Bayonne, musée Bonnat. (c) Visipix.com

 

Le Brun est le peintre attaché à la cour de Louis XIV, l'exemple de la peinture classique au service du roi. dans ce tableau d'Hercule, il démontre sa parfaite maîtrise de la composition dans un goût très baroque qui rappelle les tableaux de Rubens.

 

Mythologie: les travaux d'Hercule, le septième: les chevaux de Diomède.

 

Diomède, roi de Thrace, fils de Mars et de Cyrène, avait des chevaux furieux qui vomissaient feu et flamme. Il les nourrissait, dit-on, de chair humaine et leur donnait à dévorer tous les étrangers qui avaient le malheur de tomber entre ses mains. Hercule prit Diomède, le fit dévorer par ses propres chevaux, les amena ensuite à Eurysthée, et les lâcha sur le mont Olympe où ils furent dévorés par les bêtes sauvages.

Ce fut dans cette expédition qu'Hercule bâtit en Thrace la ville d' Abdère, en mémoire de son ami Abdérus que les chevaux de Diomède avaient dévoré.

 

Source: http://www.dicoperso.com/term/adaeaeb1aca3a45c,,xhtml

 




Les jardins de l'Orangerie à Versailles ont été créé de 1684 à 1686 par Le Nôtre, soit avant les grands travaux du château. Jules Hardouin-Manssart va composer un bâtiment original sous la grande terrasse du château, formé d'une galerie de 155 m. de long dont la façade est orienté au sud pour pouvoir bénéficier au maximum du soleil. La galerie centrale est encadré de deux galeries latérales consruite sous les "escaliers des cent marches", au centre les parterres de l'orangerie forment une […]



Musée des Beaux-Arts de Rennes Parmi la trentaine d'oeuvres connues de Georges de La Tour, cette scène, d'une extrême simplicité technique et iconographique, s'inscrit par son clair-obscur, ses tons chauds et son cadre serré, dans la tradition caravagesque. Comme dans tous ses tableaux nocturnes, La Tour recherche les formes rondes et lisses. Les deux silhouettes immobiles se découpent à la lueur d'une bougie. La flamme que le personnage de gauche dissimule au spectateur renvoie une douce […]

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Publié le 10 Mai 2011

vermeer jeune fille

La jeune fille au turban - v.1665, Mauritshuis - La Haye

 

Pour ce tableau très célèbre, Vermeer a travaillé avec des éléments chromatiques simples ; quelques glacis du même pigment expriment les ombres. Le turban, mélange d'outremer et de blanc, est surmonté d'un tissu jaune éclatant ; la veste modelée avec un ocre plus clair fait ressortir le blanc du col qui se reflète dans la perle. L'art de la carnation tient dans un glacis mince, de couleur chair, sur un sous-modelage transparent. André Malraux soulignait la simplification magistrale qui en fait un « galet translucide ».

 

Reproduite dans tous les manuels et abrégés d'histoire de l'art, punaisée aux murs des quatre coins du monde, La Jeune Fille à la perle (à laquelle une récente restauration a redonné tout son éclat) ne laisse pourtant pas d'intriguer et de fasciner. Elle fut achetée en 1881 pour une bouchée de pain, 2 florins et 30 centimes2 seulement par le collectionneur Arnoldus Andries Des Tombes. Celui-ci dut sa bonne affaire au piteux état de la toile, trouée au niveau de l'œil et de la pommette gauche. Il la lèguera à sa mort au musée Mauritshuis de La Haye.

 

Bientôt qualifié de « Joconde du Nord », ce visage à la troublante beauté n'a pas perdu une once de son mystère en trois siècles, et continue de susciter bien des interrogations. Loin d'être méticuleusement indiqués à la manière de Frans van Mieris de Oudere et d'autres portraitistes du temps, tels que Gabriel Metsu (1629-1667), Gérard Dou (1613-1675), Gerard ter Borch (1617-1681), Jan Steen (1625-1679), Pieter de Hooch (1629-1684), les traits de la figure ne sont pas nettement définis, accentuant d'autant sa beauté. Fondue avec la joue droite, l'arête du nez est invisible.

 

Vermeer, par cette audacieuse astuce, efface ainsi la frontière entre la réalité et l'image, le spectateur et le tableau. Omettant de marquer la ligne du nez, de sorte que notre regard prolonge la touche du peintre pour restituer les parties du visage qui n'y sont pas, il nous fait entrer dans la toile. On ignore encore aujourd'hui si la jeune fille représentée était une femme de Delft, la fille aînée de l'artiste ou une figure idéalisée.

 

Sur Amazon:

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Jeune_Fille_%C3%A0_la_perle



L'Art de la peinture (De Schilderkonst), aussi intitulé La Peinture, L'Atelier ou L'Allégorie de la peinture, est un tableau de Johannes Vermeer peint vers 1666, exposé au Kunsthistorisches Museum de Vienne (huile sur toile, 120 × 100 cm).De nombreux experts estiment que cette œuvre est une allégorie de la Peinture, d'où le titre de suppléant : L'Allégorie de la Peinture. Il est le plus grand et le plus complexe de toutes les tableaux de Vermeer. Le tableau est connue pour être l'un des […]

 

 

 

 



Johannes Vermeer est un peintre reconnu pour se portraits de femmes, bourgeoises ou non, souvent accordées avec des natures mortes.

 

 

 

 

 

 

 

 



Johannes ou Jan VERMEER (Delft, 1632 - 1675), La Dentellière À dater assez tard dans l'oeuvre de l'artiste, vers 1669-1670, Musée du Louvre Paris Renoir considérait ce chef-d'oeuvre, entré au Louvre en 1870, comme le plus beau tableau du monde, avec le Pèlerinage à l'île de Cythère de Watteau, également conservé au Louvre. Une jeune dentellière, appartenant sans nul doute à la petite bourgeoisie de Delft, se penche sur son travail, maniant avec application fuseaux, épingles et fils sur sa […]

 

 

 

 


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Publié le 9 Mai 2011

Poussin destruction du temple de jerusalem

(c) Visipix.com

 

 




Nicolas Poussin, Musée du Louvre, Paris Nicolas Poussin (1594-1665) est l’un des grands peintres du classicisme français. Si il commence sa carrière à Paris, c’est à Rome, où il s’installe en 1624 qu’il va atteindre sa plénitude. Il développe un style basé sur une conception rigoureuse de la composition, des couleurs de la mise en scène de ses personnages. Chaque tableau a été pensé, réfléchit, la peinture pour Nicolas Poussin est « cosa mentale ». Après un retour mouvementé à Paris, il […]



Fête villageoise, Musée du Louvre, Paris Claude Gellée dit Le Lorrain (1600-1682) est un peintre français, dont la plus grande partie de la carrière se déroula à Rome. Introduit auprès de l’Eglise, il travaillera pour le cardinal Bentivoglio et le pape Urbain VIII. Mais bien que travaillant pour l’Eglise, Claude Lorrain c’est spécialisé dans un genre, le paysage. Sa composition toujours subtile privilégie le travail sur la lumière, c’est l’ambiance lumineuse qui fait la qualité de ses […]

 

 

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Publié le 30 Avril 2011

Frans Hals le banquet des officiers de la compagnie se Sain

 

C'est en 1616 que Hals obtient son premier grand succès, avec un portrait de groupe grandeur nature, le Banquet des officiers du corps des archers de Saint-Georges. Cette œuvre datée, bien qu'elle figure parmi les tableaux les plus anciens que l'on connaisse de l'artiste, témoigne pourtant d'une maîtrise saisissante, dont on peut déduire qu'un bon nombre d'autres œuvres moins abouties ont dû la précéder.

 

En 1612, Frans Hals était lui-même devenu membre de la milice de Saint-Georges. Son nom, suivi de sa qualité (« Frans Hals schilder » – i.e. « Frans Hals peintre ») apparaît en effet dans le Register van de loffelijcke Schutterij der stadt Haerlem (le « Registre de la respectable milice de la ville de Haarlem ») ; au sein de cette milice, il appartenait à la compagnie du capitaine Jacob Laurensz, et son arme, selon la lettre placée devant son nom dans le registre, était le mousquet[8]. On a conservé de Frans Hals en tout trois portraits de groupe de cette milice (réalisés en 1616, vers 1627, et de 1636 à 1639). On s'est plu à imaginer que le peintre s'était lui-même représenté dans le portrait des officiers et sous-officiers terminé en 1639, mais ceci n’a jamais pu être démontré. Habituellement, les simples membres ne figuraient pas sur le portrait de groupe, ce privilège étant réservé seulement aux officiers. Il est possible cependant qu’il ait bénéficié d’une faveur pour avoir peint la compagnie à trois reprises.

 

Frans Hals le banquet des officiers de la compagni-copie-1

 

Frans Hals le banquet des officiers de la compagni-copie-2

 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Frans_Hals




La nature morte comme forme d'art à part entière est en réalité une conception occidentale de l'après-Renaissance. Un tableau sur bois (1504, Alte Pinakothek, Munich) du peintre vénitien Jacopo De'Barbari, représentant un perdreau et une paire de gants, est généralement considéré comme la première véritable nature morte. Le genre se développe par la suite essentiellement aux Pays-Bas, où des artistes tels que Jan Bruegel , Pieter Claesz, Willem Kalf et Frans Snyders réalisent de luxuriants […]



Peintre Hollandais, né à Anvers en 1582 ou 1583, mort à Haarlem en 1666, Frans Hals est l'un des plus grands peintres du XVIIe siècle Hollandais. Connu pours ses portraits, Frans Hals trouva une expression originale et aboutie dans le portrait collectif dont il sut donner une profondeur psychologique et une actualité saisissante. Les personnages de ces portraits collectifs sont souvent pris sur le vif, d'un grand réalisme et reflètent la société hollandaise contemporaine du peintre. On y […]



Gemaldegalerie Berlin Peintre Hollandais, né à Anvers en 1582 ou 1583, mort à Haarlem en 1666, Frans Hals est l'un des plus grands peintres du XVIIe siècle Hollandais. Connu pours ses portraits, Frans Hals trouva une expression originale et aboutie dans le portrait collectif dont il sut donner une profondeur psychologique et une actualité saisissante. Installé à Haarlem vers 1600, il y dirige un atelier très prolifique. Les commandes sont nombreuses, aussi bien pour de grands portraits […]

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Publié le 12 Avril 2011

Acte 2 , Scène 2

 

Don Rodrigue

À moi, comte, deux mots.

 

Le Comte

Parle.

 

Don Rodrigue

Ôte-moi d'un doute.

Connais-tu bien Don Diègue ?

 

Le Comte

Oui.

 

Don Rodrigue

Parlons bas ; écoute.

Sais-tu que ce vieillard fut la même vertu,

La vaillance et l'honneur de son temps ? le sais-tu ?

 

Le Comte

Peut-être.

 

Don Rodrigue

Cette ardeur que dans les yeux je porte,

Sais-tu que c'est son sang ? le sais-tu ?

 

Le Comte

Que m'importe ?

 

Don Rodrigue

À quatre pas d'ici je te le fais savoir.

 

Le Comte

Jeune présomptueux !

 

Don Rodrigue

Parle sans t'émouvoir.

Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées

La valeur n'attend point le nombre des années.

 

Le Comte

Te mesurer à moi ! qui t'a rendu si vain,

Toi qu'on n'a jamais vu les armes à la main !

 

Don Rodrigue

Mes pareils à deux fois ne se font point connaître,

Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître.

 

Le Comte

Sais-tu bien qui je suis ?

 

Don Rodrigue

Oui ; tout autre que moi

Au seul bruit de ton nom pourrait trembler d'effroi.

Les palmes dont je vois ta tête si couverte

Semblent porter écrit le destin de ma perte.

J'attaque en téméraire un bras toujours vainqueur,

Mais j'aurai trop de force, ayant trop de coeur.

À qui venge son père il n'est rien d'impossible.

Ton bras est invaincu, mais non pas invicible.

 

Le Comte

Ce grand coeur qui paraît aux discours que tu tiens

Par tes yeux, chaque jour, se découvrait aux miens ;

Et croyant voir en toi l'honneur de la Castille,

Mon âme avec plaisir te destinait ma fille.

Je sais ta passion, et suis ravi de voir

Que tous ses mouvements cèdent à ton devoir ;

Qu'ils n'ont point affaibli cette ardeur magnanime ;

Que ta haute vertu répond à mon estime ;

Et que, voulant pour gendre un cavalier parfait,

Je ne me trompais point au choix que j'avais fait.

Mais je sens que pour toi ma pitié s'intéresse ;

J'admire ton courage, et je plains ta jeunesse.

Ne cherche point à faire un coup d'essai fatal ;

Dispense ma valeur d'un combat inégal ;

Trop peu d'honneur pour moi suivrait cette victoire :

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

On te croirait toujours abattu sans effort ;

Et j'aurais seulement le regret de ta mort.

 

Don Rodrigue

D'une indigne pitié ton audace est suivie :

Qui m'ose ôter l'honneur craint de m'ôter la vie !

 

Le Comte

Retire-toi d'ici.

 

Don Rodrigue

Marchons sans discourir.

 

Le Comte

Es-tu si las de vivre ?

 

Don Rodrigue

As-tu peur de mourir ?

 

Le Comte

Viens, fais ton devoir, et le fils dégénère

Qui survit un moment à l'honneur de son père

 

Pour en savoir plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cid_(Corneille)




Les jardins de l'Orangerie à Versailles ont été créé de 1684 à 1686 par Le Nôtre, soit avant les grands travaux du château. Jules Hardouin-Manssart va composer un bâtiment original sous la grande terrasse du château, formé d'une galerie de 155 m. de long dont la façade est orienté au sud pour pouvoir bénéficier au maximum du soleil. La galerie centrale est encadré de deux galeries latérales consruite sous les "escaliers des cent marches", au centre les parterres de l'orangerie forment une […]

 

 

 

 




Staalitche Museum, Berlin Georges de La Tour est un peintre français du XVIIe siècle, connu pour ces peintures en clair-obscur et sa grande maîtrise de la lumière sous toutes ses formes. Mais c'est également un grand peintre réaliste, dont les tableaux sont une fidèle transposition du quotidien parfois dur, des gens du peuple. "Les mangeurs de poids" est un tableau qui illustre parfaitement ce souci d'une recherche de la réalité dans la représentation de la simplicité du quotidien. Et c'est […]

 

 


 

 

 

 

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Publié le 2 Avril 2011

vermeer

 

L'Art de la peinture (De Schilderkonst), aussi intitulé La Peinture, L'Atelier ou L'Allégorie de la peinture, est un tableau de Johannes Vermeer peint vers 1666, exposé au Kunsthistorisches Museum de Vienne (huile sur toile, 120 × 100 cm).De nombreux experts estiment que cette œuvre est une allégorie de la Peinture, d'où le titre de suppléant : L'Allégorie de la Peinture. Il est le plus grand et le plus complexe de toutes les tableaux de Vermeer.

 

 Le tableau est connue pour être l'un des favoris de Vermeer, et est également un bel exemple du style visuel utilisé à l'époque dans l'art de la peinture. Créé à une époque où la photographie n'existait pas, il offre une représentation visuelle réaliste d'une scène de pose.

 

Pour en savoir plus:

http://laboiteaimages.blog.lemonde.fr/2010/01/26/lart-de-la-peinture-selon-vermeer-et-arasse/

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Art_de_la_peinture




La nature morte comme forme d'art à part entière est en réalité une conception occidentale de l'après-Renaissance. Un tableau sur bois (1504, Alte Pinakothek, Munich) du peintre vénitien Jacopo De'Barbari, représentant un perdreau et une paire de gants, est généralement considéré comme la première véritable nature morte. Le genre se développe par la suite essentiellement aux Pays-Bas, où des artistes tels que Jan Bruegel , Pieter Claesz, Willem Kalf et Frans Snyders réalisent de luxuriants […]

 




La leçon d'anatomie, 1632, Mauritshuis, La Haye Rembrandt a peint ce tableau en 1632, il a alors 26 ans et sa carrière commence. La scène représente le Docteur Nicolaes Tulp entouré d’un groupe de chirurgien. Le tableau fait partie d’une série de portraits de groupe commandés par la confrérie des chirurgiens. La leçon d’anatomie était un événement annuel exceptionnel, la dissection publique d’un criminel était un moment en soit. Rembrandt fait preuve d’un talent certain dans cette […]

 




Altes Galeries, Berlin Vermeer de Delft (1632-1675) est un peintre hollandais étrange et mystérieux. Ayant une vie difficile loin du succès bien que reconnu par ses contemporains, il peindra sans relâche toute sa vie des scènes de genres, des portraits, des vues de Delft. Son style est d’un grand réalisme et sa qualité tient à une très grande maîtrise de la lumière et des couleurs, les ambiances ainsi rendu sont souvent magiques, le temps est suspendu, l’instant est saisie, comme ici cette […]

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 28 Mars 2011

Vermeer The Milkmaid lait femme

 

Johannes Vermeer est un peintre reconnu pour se portraits de femmes, bourgeoises ou non, souvent accordées avec des natures mortes.



Johannes ou Jan VERMEER (Delft, 1632 - 1675), La Dentellière À dater assez tard dans l'oeuvre de l'artiste, vers 1669-1670, Musée du Louvre Paris Renoir considérait ce chef-d'oeuvre, entré au Louvre en 1870, comme le plus beau tableau du monde, avec le Pèlerinage à l'île de Cythère de Watteau, également conservé au Louvre. Une jeune dentellière, appartenant sans nul doute à la petite bourgeoisie de Delft, se penche sur son travail, maniant avec application fuseaux, épingles et fils sur sa […]

 

 

 

 



Musée du Louvre, Paris "L'Astronome" ou "le Philosophe", "le Géographe", "l'Astrologue" comme on l'a appelé à travers les années, est une oeuvre signée et datée de 1668 sur l'armoire au fond à gauche. Beaucoup d'historiens doutent de la signature et de la date. Le tableau représente un jeune astronome habillé comme un mage assis devant une table sur laquelle sont disposés un globe, identifié comme l'oeuvre de Hondius crée en 1618, et un livre qu'on attribue à Adriaen Metius et qui se nomme […]

 

 

 

 



L'Art de la peinture (De Schilderkonst), aussi intitulé La Peinture, L'Atelier ou L'Allégorie de la peinture, est un tableau de Johannes Vermeer peint vers 1666, exposé au Kunsthistorisches Museum de Vienne (huile sur toile, 120 × 100 cm).De nombreux experts estiment que cette œuvre est une allégorie de la Peinture, d'où le titre de suppléant : L'Allégorie de la Peinture. Il est le plus grand et le plus complexe de toutes les tableaux de Vermeer. Le tableau est connue pour être l'un des […]

 

 

 

 


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Publié le 27 Mars 2011

 

  

 

Achille et Homère.

Manière aimable de faire naître dans le coeur d' un jeune prince l' amour des belles lettres et de la gloire.

  

Achille.

Je suis ravi, grand poëte, d' avoir servi à t' immortaliser. Ma querelle contre Agamemnon, ma douleur de la mort de Patrocle, mes combats contre les troyens, la victoire que je remportai sur Hector, t' ont donné le plus beau sujet de poëme qu' on ait jamais vu.

  

Homère.

J' avoue que le sujet est beau, mais j' en aurois bien pu trouver d' autres. Une preuve qu' il y en a d' autres, c' est que j' en ai trouvé effectivement.

Les aventures du sage et patient Ulysse valent bien la colère de l' impétueux Achille.

  

Achille.

Quoi ! Comparer le rusé et trompeur Ulysse au fils de Thétis plus terrible que Mars ! Va, poëte ingrat, tu sentiras...

 

Homère.

Tu as oublié que les ombres ne doivent point se mettre en colère. Une colère d' ombre n' est guère à craindre. Tu n' as plus d' autres armes à employer que de bonnes raisons.

 

Achille.

Pourquoi viens-tu me désavouer que tu me dois la gloire de ton plus beau poëme ? L' autre n' est qu' un amas de contes de vieilles ; tout y languit, tout sent son vieillard dont la vivacité est éteinte, et qui ne sait point finir.

 

Homère.

Tu ressembles à bien des gens, qui, faute de connoître les divers genres d' écrire, croient qu' un auteur ne se soutient pas quand il passe d'un genre vif et rapide à un autre plus doux et plus modéré. Ils devroient savoir que la perfection est d'observer toujours les divers caractères, de varier son style suivant les sujets, de s' élever ou de s' abaisser à propos, et de donner, par ce contraste, des caractères plus marqués et plus agréables. Il faut savoir sonner de la trompette, toucher la lyre, et jouer même de la flûte champêtre. Je crois que tu voudrois que je peignisse Calypso avec ses nymphes dans sa grotte, ou Nausicaa sur le rivage de la mer, comme les héros et les dieux mêmes combattant aux portes de Troie.

Parle de guerre, c' est ton fait ; et ne te mêle jamais de décider sur la poésie en ma présence.

 

Achille.

Oh ! Que tu es fier, bon homme aveugle ! Tu te prévaux de ma mort.

 

Homère.

Tu te prévaux aussi de la mienne. Tu n' es plus que l' ombre d' Achille, et moi je ne suis que l' ombre d' Homère.

 

Achille.

Ah ! Que ne puis-je faire sentir mon ancienne force à cette ombre ingrate !

 

Homère.

Puisque tu me presses tant sur l' ingratitude, je veux enfin te détromper. Tu ne m' as fourni qu' un sujet que je pouvois trouver ailleurs : mais moi, je t' ai donné une gloire qu' un autre n' eût pu te donner, et qui ne s' effacera jamais.

 

Achille.

Comment ! Tu t' imagines que sans tes vers le grand Achille ne seroit pas admiré de toutes les nations et de tous les siècles ?

 

Homère.

Plaisante vanité ! Pour avoir répandu plus de sang qu' un autre au siège d' une ville qui n' a été prise qu'après ta mort ! Hé ! Combien y a-t-il de héros qui ont vaincu de grands peuples et conquis de grands royaumes ! Cependant ils sont dans les ténèbres de l'oubli ; on ne sait pas même leurs noms. Les muses seules peuvent immortaliser les grandes actions. Un roi qui aime la gloire la doit chercher dans ces deux choses : premièrement il faut la mériter par la vertu, ensuite se faire aimer par les nourrissons des muses, qui peuvent la chanter à toute la postérité.

 

Achille.

Mais il ne dépend pas toujours des princes d' avoir de grands poëtes : c'est par hasard que tu as conçu long-temps après ma mort le dessein de faire ton iliade.

 

Homère.

Il est vrai ; mais quand un prince aime les lettres, il se forme pendant son règne beaucoup de grands hommes. Ses récompenses et son estime excitent une noble émulation ; le goût se perfectionne. Il n' a qu' à aimer et qu'à favoriser les muses, elles feront bientôt paroître des hommes inspirés pour louer tout ce qu' il y a de louable en lui. Quand un prince manque d' un Homère, c' est qu' il n' est pas digne d' en avoir un : son défaut de goût attire l' ignorance, la grossièreté, et la barbarie. La barbarie déshonore toute une nation, et ôte toute espérance de gloire durable au prince qui règne. Ne sais-tu pas qu' Alexandre, qui est depuis peu descendu ici bas, pleuroit de n' avoir point eu un poëte qui fît pour lui ce que j' ai fait pour toi ? C' est qu' il avoit le goût bon sur la gloire. Pour toi, tu me dois tout, et tu n' as point de honte de me traiter d' ingrat.

 

Il n' est plus temps de s' emporter : ta colère devant Troie étoit bonne à me fournir le sujet d' un poëme ; mais je ne puis plus chanter les emportements que tu aurois ici, et ils ne te feroient point d' honneur. Souviens-toi seulement que la parque t' ayant ôté tous les autres avantages, il ne te reste plus que le grand nom que tu tiens de mes vers. Adieu. Quand tu seras de plus belle humeur, je viendrai te chanter dans ce bocage certains endroits de l' iliade ; par exemple, la défaite des grecs en ton absence, la consternation des troyens dès qu' on te vit paroître pour venger Patrocle, les dieux mêmes étonnés de te voir comme Jupiter foudroyant. Après cela dis, si tu l' oses, qu' Achille ne doit point sa gloire à Homère.

 

Fénelon, Dialogue des morts. 1712.

 




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Musée des Beaux-Arts de Rennes Parmi la trentaine d'oeuvres connues de Georges de La Tour, cette scène, d'une extrême simplicité technique et iconographique, s'inscrit par son clair-obscur, ses tons chauds et son cadre serré, dans la tradition caravagesque. Comme dans tous ses tableaux nocturnes, La Tour recherche les formes rondes et lisses. Les deux silhouettes immobiles se découpent à la lueur d'une bougie. La flamme que le personnage de gauche dissimule au spectateur renvoie une douce […]



Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli à Florence le 28 novembre 1632 et mort à Paris le 22 mars 1687, est un compositeur italien puis français de la période baroque, surintendant de la musique de Louis XIV. Par ses dons de musicien et d'organisateur aussi bien que de courtisan et d'intrigant, Lully domina l'ensemble de la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil. Il fut à l'origine de plusieurs formes de musique qu'il organisa ou conçut : la tragédie lyrique, le grand […]

 

 

  

 

 

 

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Rédigé par rafael

Publié dans #CLASSICISME

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