Articles avec #cinematheque tag

Publié le 2 Juillet 2012

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Les Lumières de la ville est au même titre que les Temps modernes un long adieu que Charlie Chaplin fait au cinéma muet. Ces deux films sonores, sans dialogue, précèdent son premier film parlant, Le Dictateur.

 

La sauvegarde de la pantomime s'accompagne d'un refus de la technologie du parlant. L’intérêt visuel et gesticulant du personnage doit l’emporter sur une mobilité plus restreinte due à la parole qui positionne davantage dans l’immobilisme.

 

Chaplin désire également conserver la suprématie du mouvement pur, l’apport de la voix risquant de démasquer dans le personnage une seconde nature.

 


Nosferatu le Vampire - L'intégrale



Nosferatu, une symphonie de la terreur (en allemand Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) est un film muet allemand de 1922, réalisé par Friedrich W. Murnau. Il s'agit de la première adaptation filmée du roman Dracula de Bram Stoker, bien qu'elle fut non autorisée. Il s'agit de l'un des premiers films d'horreur, genre dont il est un des pionniers et il est considéré comme l'un des grands chefs d'oeuvre du cinéma expressionniste allemand. Source: Wikipedia Otto Dix - Der Krieg la guerre […]

 

 

 

 

 

 


Charlie Chaplin - Les temps modernes 1936



Au fil des années, les durées des films de Chaplin s’allongent ainsi que celles des tournages et de l’intervalle qui sépare deux oeuvres. (Le tournage des Temps modernes dura dix mois et cent mille mètres de pellicule environ furent impressionnés.) Parallèlement, I’ambition et l’universalité de l’auteur augmentent, mais pas toujours son succès (celui des Temps modernes sera très mitigé à l’époque). Inspiré très partiellement par A nous la liberté de René Clair, Chaplin livre ici une grande […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 15 Juin 2012

 
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Les Amitiés particulières est un roman écrit en 1943 par Roger Peyrefitte, paru chez Jean Vigneau en 1944, probablement son œuvre la plus connue aujourd'hui, pour laquelle il a remporté le prix Renaudot l'année suivante en raison de la guerre. Largement autobiographique, le roman traite d'une relation amoureuse entre deux garçons dans un pensionnat catholique et montre comment la volonté d'un prêtre de protéger un des jeunes garçons des « amitiés particulières » arrive à détruire et leur relation et les garçons.
   
En 1964, le roman a été porté à l'écran dans un film du même titre dirigé par Jean Delannoy, avec Francis Lacombrade dans le rôle de Georges et Didier Haudepin dans celui d'Alexandre, Michel Bouquet jouant le père de Trennes, Louis Seigner dans le rôle du père Lauzon et François Leccia dans celui de Lucien Rouvère. Le film a été produit par Christine Gouze-Rénal. Le tournage eut lieu en l'abbaye de Royaumont, datant du XIIIe siècle, à environ cinquante kilomètres au nord de Paris. Le film, jugé immoral, fut interdit aux moins de dix-huit ans.
 
Le film, en noir et blanc, est particulièrement fidèle au roman et ne modifie que des points de détails, comme le suicide d'Alexandre – au lieu de s'empoisonner, il se jette du train qui l'emporte en vacances. Alexandre, dans le film, est châtain et non blond : certaines des plaisanteries du livre à ce sujet, entre Alexandre et Georges, n'ont donc pu être transcrites.
 
C'est pendant le tournage que Roger Peyrefitte rencontra le jeune Alain-Philippe Malagnac d'Argens de Villèle, âgé de douze ans et demi : il jouait un rôle d'enfant de chœur et était un grand admirateur du livre, que sa mère lui avait fait découvrir peu avant. À la demande du garçon, Roger Peyrefitte dédicaça son exemplaire du roman, et tous les deux tombèrent amoureux l'un de l'autre. Ils connurent ensuite une relation durable mais orageuse, dont Peyrefitte écrivit la chronique dans certains de ses derniers ouvrages, comme Notre amour (1967) et L'Enfant de cœur (1978).
 
Devenu adulte, Alain-Philippe Malagnac épousa Amanda Lear. Il a péri tragiquement dans l'incendie de sa maison en 2000, à l'âge de quarante-neuf ans, peu de temps après la mort de Roger Peyrefitte. On ne sait s'il s'agit d'un suicide, même si Peyrefitte dans ses romans avait évoqué un « pacte de suicide » entre eux, c'est-à-dire l'intention de se tuer à la mort de l'autre.
 
Source: Wikipedia 
Pour en savoir plus: Roger Peyrefitte     
  
 

Le scénario est tiré d'un court roman de Thomas Mann, La Mort à Venise, paru en 1913. Visconti avait envisagé à plusieurs reprises son adaptation, mais en repoussait le projet en estimant qu'il exigeait une certaine maturité. Le scénario a été écrit par Visconti lui-même, en collaboration avec Nicola Badalucco, et avec l'encouragement et l'aide de la famille de Thomas Mann. Il concentre le roman autour de la relation entre Aschenbach et Tadzio (en éliminant notamment les chapitres […]


La Règle du jeu est un film français de Jean Renoir, sorti en 1939. Ce « drame gai » ou « fantaisie dramatique », pour reprendre l'expression du réalisateur, a pour ambition d'être une peinture de mœurs de l'aristocratie et de la grande bourgeoisie ainsi que des domestiques qui les servent, à la fin des années 1930. Jean Renoir porte sur le fonctionnement de cette société un regard hautement critique mais aussi résolument humaniste. Aujourd'hui, ce film est très largement considéré par les […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Mai 2012

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 Le Voyage dans la Lune est un court-métrage de science-fiction français écrit, produit et réalisé par Georges Méliès d'après les œuvres De la Terre à la Lune de Jules Verne (1865) et Les Premiers Hommes dans la lune de H. G. Wells (The First Men in the Moon, 1901), sorti le 1er septembre 1902.

 

 


Stravinsky - Le sacre du printemps ( Rite of Spring)



Rite Of Spring London Symphony Orchestra Leader Andrew Haveron Conductor Valery Gergiev Barbican Centre London 2007 L’idée de la musique du ballet naît dans l’esprit de Stravinsky en 1910, alors qu’il vient de composer l’Oiseau de feu. L’argument est le fruit de sa collaboration avec Nicolas Roerich qui signera les décors et costumes de la version chorégraphique. Ils écrivent ensemble l’argument. Stravinsky écrit conjointement la musique de Petrouchka. La chorégraphie de Vaslav Nijinski, […]

 

 

 

 


Nosferatu le Vampire - L'intégrale



Nosferatu, une symphonie de la terreur (en allemand Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) est un film muet allemand de 1922, réalisé par Friedrich W. Murnau. Il s'agit de la première adaptation filmée du roman Dracula de Bram Stoker, bien qu'elle fut non autorisée. Il s'agit de l'un des premiers films d'horreur, genre dont il est un des pionniers et il est considéré comme l'un des grands chefs d'oeuvre du cinéma expressionniste allemand. Source: Wikipedia Otto Dix - Der Krieg la guerre […]

 

 

 

 

 


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Rédigé par rafael

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Publié le 27 Avril 2012

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Le film est une commande des autorités staliniennes et est conçu à l’origine comme un film épique de propagande contre l’expansionnisme nazi : les chevaliers teutoniques et porte-glaive, envahisseurs du territoire russe et évoquent clairement une menace.

 

Deux mois avant la sortie du film, les accords de Munich ont retardé une guerre. De ce fait la lecture du film doit toujours se faire à deux niveaux : le XIIIe siècle épouse un contexte contemporain. Par cette page d’histoire, l’URSS affirme qu’elle est prête à se défendre face à un envahisseur quelconque mais déjà tout désigné.

 

Alexandre Nevski harangue le peuple à faire face à une double menace : les Mongols à l’est, les Teutons à l’ouest. Le Mongol est fourbe, le Teuton est un soldat sans pitié. Alexandre décide dans l’urgence de s’attaquer à l’homme de guerre, le fourbe patientera. La bravoure patriotique se mêle à des stéréotypes disséminés dans les deux camps : le lâche, le généreux, le brave, le sacrifié.

 

Eisenstein met ici en place le contrepoint audiovisuel : la musique de Prokofiev fait naître des contrastes, tantôt comiques, tantôt dramatiques, avec les images.

 

 Source: Wikipedia

 


Fritz Lang - Metropolis



Metropolis est un film expressionniste produit pendant la courte période de la République de Weimar. Réalisé en 1927 par le réalisateur autrichien Fritz Lang, le film est muet et en noir et blanc. Metropolis est une mégapole divisée en deux : la ville haute, où vivent les familles dirigeantes, dans l'oisiveté, le luxe et le divertissement, et la ville basse, où les travailleurs font fonctionner la ville. Maria (Brigitte Helm), une femme de la ville basse, essaie de promouvoir l'entente […]

 

 

 

 

 


Sergueï Eisenstein - Le cuirassé Potemkine



Le Cuirassé « Potemkine » est un film soviétique muet réalisé par Sergueï Eisenstein et Grigori Aleksandrov, sorti en 1925. Il traite de la mutinerie du cuirassé Potemkine dans le port d’Odessa en 1905, de l’insurrection et de la répression qui s’ensuivirent dans la ville. Il est choisi, en 1958, comme le meilleur film de tous les temps par un échantillon de 117 critiques internationaux lors de l’exposition universelle de Bruxelles. Le film se décompose en cinq parties : "Les hommes et les […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 25 Mars 2012

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Au fil des années, les durées des films de Chaplin s’allongent ainsi que celles des tournages et de l’intervalle qui sépare deux oeuvres. (Le tournage des Temps modernes dura dix mois et cent mille mètres de pellicule environ furent impressionnés.) Parallèlement, I’ambition et l’universalité de l’auteur augmentent, mais pas toujours son succès (celui des Temps modernes sera très mitigé à l’époque). Inspiré très partiellement par A nous la liberté de René Clair, Chaplin livre ici une grande fresque sur (et contre) le machinisme attaqué au nom de la dignité de l’individu. Le film est aussi une satire dirigée contre la mécanisation de toute la vie sociale qui amène à ne juger les hommes qu’en fonction du rendement et des apparences.

 

Que de malentendus et de quiproquos dans cette intrigue ! ils ont lieu aussi bien à la prison, à l’usine (autre bagne) que dans la rue et fournissent à l’auteur une source inépuisable de gags et de situations comiques. Individualiste forcené, Chaplin l’est autant comme personnage que comme créateur. Cinq ans après la sortie des Lumières de la ville (février 1931 à New York), il persiste à offrir au public un film sonore mais non parlant où les "dialogues" consistent principalement en borborygmes, aboiements, cris divers et enfin en une chanson aux paroles informes interprétée par Chaplin lui-même dont on entend la voix pour la première fois.

 

Source: clermont-filmfest.

 

Pour en savoir plus:

http://www.clermont-filmfest.com/03_pole_regional/newsletter/img/oct06/pdf3.pdf

 


Marcel Pagnol, Alexander Korda - Marius - Extraits



Marius, le fils de Cesar qui tient le "Bar de la marine" ne cesse de rêver au grand large malgré la jolie Fanny bien amoureuse de lui. Pourtant une altercation avec le maître-voilier Panisse, qui courtise Fanny, fera naître l'amour en Marius. Mais l'appel de la mer sera plus puissant et Fanny le préférant libre le laissera partir. Marius, le fils de Cesar qui tient le "Bar de la marine" ne cesse de rêver au grand large malgré la jolie Fanny bien amoureuse de lui. Pourtant une altercation […]

 

 

 

 

 

 


H.G. Clouzot - Les Diaboliques - L'intégral



Christina, une institutrice, mène une existence malheureuse auprès de son mari, le tyrannique Michel Delasalle, directeur du pensionnat pour garçons dans lequel elle travaille. Elle sait qu'il a une maîtresse, Nicole Horner, ce qui n'a pas empêché les deux femmes de se rapprocher l'une de l'autre. Christina voit en effet en Nicole une compagne d'infortune, partageant avec elle sa haine envers Michel. Lorsque Nicole demande à Christina de l'aider à tuer Michel, celle-ci accepte. Marianne […]

  Baden Powell - Prelude in A minor


Plaisir à partager. John Coltrane - Alabama - Jazz Casual Herbie Hancock - Jazz Fusion Cantelope Island Herbert « Herbie » Jeffrey Hancock, né le 12 avril 1940 à Chicago (États-Unis), est un pianiste et compositeur de jazz. Il est l'un des musiciens de jazz les plus importants et influents. Il a mêlé au jazz des éléments de soul, de rock, de funk, de disco ainsi que, parfois, quelques rythmes issus du rap. Herbie Hancock a joué avec de nombreux grands jazzmen dans les années 1960 et a […]

 

 

 


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Rédigé par rafael

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Publié le 22 Février 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcel Carné a 37 ans et six films à son actif, dont cinq sont considérés comme des classiques, lorsqu’il débute le tournage des Enfants du Paradis. Il vient de réaliser Les Visiteurs du soir qui fut l'un des plus grands succès du cinéma français durant la Seconde Guerre mondiale. Ayant signé pour trois films avec le producteur André Paulvé, il envisage tout d'abord de tourner Nana de Zola, puis la vie de Milord L'Arsouille (tourné en 1956 par André Haguet) et enfin La Lanterne Magique avant de rencontrer par hasard Jean-Louis Barrault à Nice, qu’il avait dirigé par deux fois dans Jenny (1936) et Drôle de Drame 1937).

 

Barrault lui parle d'un célèbre mime du 19°siècle, Jean Baptiste Gaspard Debureau, qui avait donné un coup de jeune à l'art de la pantomime au Théâtre des Funambules, l'une des salles de spectacles les plus connues du Boulevard du Temple à Paris (boulevard qui fut défiguré par la construction de la Place de la République au milieu du 19°siècle par le Baron Haussmann). Debureau passa à la postérité lorsqu'il tua un ivrogne qui l'importunait. Lors de son procès, tout Paris se précipita pour l'entendre enfin parler. Barrault se souvient qu'il avait ressenti la même excitation pour le premier film parlant de Charlie Chaplin quelques années auparavant.

 

Naît alors l'idée d'un film qui confronterait le théâtre parlé et le mime, et où le célèbre comédien de l'époque Frédérick Lemaître (loué par Victor Hugo ou bien Alfred de Vigny) aurait un rôle à jouer. Jacques Prévert, n’aimant pas la pantomime, est plus réticent. Il accepte néanmoins l’idée lorsqu’il se rend compte que c’est l’occasion de mettre en scène cet autre personnage historique qu’est Pierre-François Lacenaire, dit "le dandy du crime", figure criminelle qui le fascine. En effet, comme le rappelle Carole Aurouet sur l'un des bonus du dvd zone 2 Pathé, Jacques Prévert aurait dit : « On ne me permettra pas de faire un film sur Lacenaire mais je peux mettre Lacenaire dans un film sur Debureau. »

 

   

 

 

 

 Les Enfants du Paradis

Réalisé par Marcel Carmé

 

Avec Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Pierre Renoir, Louis Salou, Maria Casares, Marcel Herrand, Gaston Modot, Fabien Loris, Marcel Perès, Palau, Etienne Decroux, Jeanne Marken, Jacques Castelot, Paul Frankeur, Albert Rémy, Robert Dhéry

 

Scénario : Jacques Prévert

 

Musique : Joseph Kosma et Maurice Thiriet

Photographie : Roger Hubert et Philippe Agostini

Montage : Henry Rust et Madeleine Bonin

Décors : Alexandre Trauner

Une production Paulvé / Pathé Cinéma

France - 190 mn - 1945

 

Source: http://www.dvdclassik.com/Critiques/enfants-du-paradis-dvd.htm


 Marcel Pagnol, Alexander Korda - Marius - Extraits



Marius, le fils de Cesar qui tient le "Bar de la marine" ne cesse de rêver au grand large malgré la jolie Fanny bien amoureuse de lui. Pourtant une altercation avec le maître-voilier Panisse, qui courtise Fanny, fera naître l'amour en Marius. Mais l'appel de la mer sera plus puissant et Fanny le préférant libre le laissera partir. Marius, le fils de Cesar qui tient le "Bar de la marine" ne cesse de rêver au grand large malgré la jolie Fanny bien amoureuse de lui. Pourtant une altercation […]

Georges Lautner - Les Tontons Flingueurs 1963 - L'intégral

Les Tontons flingueurs est un film franco-germano-italien, réalisé par Georges Lautner et dialogué par Michel Audiard, sorti sur les écrans en 1963. Adaptation du roman d'Albert Simonin, Grisbi or Not Grisbi, c'est le troisième volet d'une trilogie consacrée au truand Max le Menteur qui comprend également Touchez pas au grisbi et Le Cave se rebiffe. Gérard Oury - La Folie des Grandeurs Pour rire toujours et encore ... Marcel Carné - Les Enfants du Paradis Marcel Carné a 37 ans et six films […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 30 Novembre 2010

Nosferatu, une symphonie de la terreur (en allemand Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) est un film muet allemand de 1922, réalisé par Friedrich W. Murnau.

 

Il s'agit de la première adaptation filmée du roman Dracula de Bram Stoker, bien qu'elle fut non autorisée. Il s'agit de l'un des premiers films d'horreur, genre dont il est un des pionniers et il est considéré comme l'un des grands chefs d'oeuvre du cinéma expressionniste allemand.

 

Source: Wikipedia




"Le tableau Der Krieg (La Guerre) a été réalisé dix ans après la première guerre mondiale. J’avais, durant ces années, effectué de nombreuses études afin de réaliser ensuite un tableau traitant de cet événement. En 1928, je me suis senti prêt à aborder ce grand sujet dont l’exécution me préoccupa durant plusieurs années. A cette époque d’ailleurs, durant la République de Weimar, de nombreux livres prônaient à nouveau librement l’héroïsme et une conception du héros qui avaient été poussés à […]

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Rédigé par rafael

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Publié le 31 Octobre 2010

 

 

 

 

 

Solitude, fatigue, ratage, trahison, chagrin, intermittence du coeur, suicide. Le fond est cafardeux. La forme, elle, est affamée, c'est une boulimie prométhéenne d'art et de signes. BD, roman américain, série noire, musique symphonique, twist, chansonnette, peinture espagnole, pop art, lettrisme, architecture, poésie, mode, pub : cinquante ans après Picabia et vingt ans avant le sampling, Godard pratique l'accumulation, le court-circuit, le collage, le recyclage, comme nul autre dans le cinéma. Il est jeune, dingue amoureux des hanches d'Anna, il est dans l'élan, il fonce vers l'absolu, emprunte, donne énormément. Du Technicolor, de la Côte d'Azur, de l'action, de l'amour, de la haine, en veux-tu, en voilà. Le cinéma ? De l'émotion. C'est l'ami Samuel Fuller qui le dit... Godard fait comme si, et de cette imitation naît son devenir. Pierrot le Fou est le plus romantique et le plus romanesque de ses films. Plus exactement : celui qui a le plus envie de l'être. Entre éloge et fracture, enthousiasme et dérision, Godard balance, mais c'est le lyrisme - mélancolique - qui l'emporte. Parce que l'art sert à passionner le désert de la vie, Ferdinand et Marianne s'imaginent en personnages - elle persiste à l'appeler Pierrot -, jouent à s'aimer, s'aiment vraiment, s'ennuient, se perdent de vue et se retrouvent, hélas trop tard. Le hurlement de désespoir de Belmondo fait mal. Aussi mal que, dans la vraie vie, l'éloignement de Karina, qui abandonne son Pygmalion.

 

Jacques Morice Télérama, Samedi 07 août 2010

 

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 29 Octobre 2010

Martin Scorcsese taxi driver robert de niro (2)

 

 

" Taxi driver est avant tout l'histoire du rebut des rues de New York, l'histoire d'un homme, Travis Bickle, qui conduit des taxis, hante les cinémas pornos et avale des pilules. Il essaie de se lier avec une jeune fille blonde de bonne famille, mais il se fait repousser par elle lorsqu'il l'emmène voir un film obscène; il s'entraîne au tir avec une rigueur monastique et un plaisir fétichiste; il renonce à commettre un attentat contre un homme politique et canalise sa violence pour secourir une trés jeune prostituée droguée en tuant son souteneur et ses amis. Il s'ensuit un terrible bain de sang ; l'épilogue nous montre Bickle, émergeant apparemment comme une figure héroïque, capable de repousser à son tour la jeune fille blonde et de se fondre dans les rues de la ville. Il incarne la menace anonyme de la paranoïa urbaine.

 

Mais n'importe quel studio acceptant de signer le chèque se trouvait au prise avec une prostituée de douze ans, une scène de carnage urbain qui faillit faire classer le film dans la catégorie "X" et une vision unilatérale qui n'a jamais recours à des explications psychologiques faciles pour clarifier les obsessions de Bickle. Pis encore, la fin semble justifier ses actions. On pouvait l'interpréter soit comme un prolongement des obsessions de Bickle, comme ses propres fantasmes sur la manière dont il voulait devenir un héros, soit comme une tentative confuse de transformer ce maniaque en héros et de justifier l'action individuelle contre la laideur de la ville pouvant mener jusqu'au meurtre.(...)

 

Fait surprenant pour Scorsese, le film respecta fidèlement le scénario original de Paul Schrader. "Avec Mardik, le scénario est toujours trés souple, dit Scorsese, mais avec Schrader, il est plus succint, plus direct et compact. Je n'ai improvisé que trois ou quatre scènes dans le film." L'effet produit est un curieux contraste d'influences. Schrader avait ecrit des articles sur Robert Bresson, et l'influence bressonienne est perceptible à travers le journal de Bickle, inspiré par "le Journal d'un curé de campagne" et par "Pickpocket". On y retrouve l'attention portée à la vie de tous les jours, la poésie qu'il peut y avoir dans l'organisation de choses pratiques comme l'arsenal que Bickle constitue.

 

Il n'y a pas d'analyse psychologique facile ; à l'instar de Bresson dans "Mouchette", Scorsese force le public à entrer dans le champ visuel restreint de Bickle. On trouve même des références précises à Bresson : le régime de pain trempé dans de l'eau-de-vie d'abricot que suit Bickle et sa crainte d'avoir un cancer rappellent le régime de pain trempé dans du vin que suit le prêtre parce qu'il a un cancer à l'estomac. On peut même dire que les scènes de nuit rappellent les images de Bresson dans "Quatre nuits d'un rêveur".

 

Mais Scorsese a lui même une forte personnalité qui semble entrer en conflit avec la vision de Schrader et la rendre plus confuse. Le soi-disant saint qui opère dans les rues de New York est un personnage qui revient souvent chez Scorsese : l'homme qui ne sait pas s'il veut devenir prêtre ou gangster. "Ses intentions étaient peut-être bonne, mais regardez le résultat, dit Scorsese. Les souteneurs qu'il tue ne lui ont rien fait ; ils sont même gentils avec lui, ils veulent lui faire passer un bon moment. Il ne font que leur travail, même si c'est un sale boulot." Bickle, c'est "l'anarchie, et le mauvais côté de l'anarchie. Je pense que c'est un véritable cauchemar."

Pour exprimer la violence de Bickle, Scorsese adopte les techniques de Samuel Fuller : lorsque Bickle va tuer les souteneurs, un long travelling nous fait passer le long d'un corridor, de l'endroit où Sport, le souteneur, a été tué, jusqu'à la chambre d'Iris, l'enfant prostituée. "Le film qui m'a vraiment appris quelque chose sur la violence est "Park Row(Violence à Park Row)" de Fuller, dit Scorsese. Vous vous souvenez de ce long travelling : ils entrent dans un bureau et le saccagent, puis ils sortent et se précipitent vers un autre endroit, commencent une bagarre qui les conduit encore ailleurs, et enfin un homme est passé à tabac sous la statue de Benjamin Franklin, au bas de la rue. Le tout en une seule prise de vues. Je regardais ça à la télévision lorsque j'avais onze ou douze ans". Comme "Taxi Driver", les films de Samuel Fuller omettent souvent de condamner l'anarchie qu'ils nous présentent, ce qui peut leur donner l'apparence de sinistres pamphlets individualistes venant de la droite.

 

"Taxi driver" est avant tout un cauchemar. C'est une vision de la misère et de la paranoïa urbaine. Le monde que voit Bickle est corrompu, souillé et hideux. Un client ordonne à Bickle de s'arrêter devant un immeuble; il lui montre une fenêtre derrière laquelle une femme est en train de se déshabiller et il lui dit que cette femme est son épouse et qu'elle a une liaison avec un noir; il menace de lui faire sauter le vagin avec son Magnum 44. C'est probablement la scène de mysoginie la plus affreuse qui ait jamais été tournée. Son impact est d'autant plus fort que que le rôle du client est tenu par Scorsese lui-même. Il affirme l'avoir fait parce que "nous avions du retard sur le plan de tournage, l'acteur que j'avais choisi s'était fracturé le crâne et il n'y avait personne d'autre dans les parages à qui je pouvais faire confiance". Mais rien, dans le reste du film, ne suggère que la femme ait une place quelconque dans la société : d'un côté, il y a une prostituée dans le taxi, qui ouvre la fermeture éclair du pantalon de son client, et l'enfant prostituée, Iris. De l'autre côté de cette division Madone-putain, il y a la jeune blonde glaciale que Travis essaye de courtiser.

 

Le taxi se faufile et glisse avec lenteur, présence irréelle dans la ville sordide aux lumières rouges. Le film nous force à adopter le point de vue de Bickle, à prendre part à son entraînement au meurtre et à ses manipulations fétichistes d'armes à feu, à tenir bon avec lui lorsqu'il étend les mains au-dessus d'une flamme pour éprouver son courage et à partager sa vision unilatérale de la ville et de ses maux. Si le film reste cauchemardesque jusqu'au bout, il devient alors une terrible mise en garde qui force le public à accepter les actions de Bickle, et à admettre qu'elles sont possibles de la part de n'importe quel psychopathe errant à travers les lumières de la ville. A la fin, Bickle croit qu'il est devenu un héros, bien que son héroïsme implique surtout la satisfaction d'un désir comme l'achat d'armes ou l'entraînement de samouraï. Bickle se fond à travers les néons de New York, anonyme comme seul un chauffeur de taxi peut l'être. Dans les villes, la menace peut provenir de n'importe qui.

 

Ce qui se cache derrière une telle interprétation, et qui donne au film l'unité poétique d'un Céline plutôt que du Bernanos dont s'inspire Bresson est trés simple : Bickle tue des personnes que la plupart des spectateurs méprisent. Il se prépare au meurtre avec cette sorte de discipline et d'entraînement que le public a coutume d'admirer. Il paraît tendre à la rédemption à travers le meurtre et émerger comme un héros populaire, sa crédibilité étant renforcée par le nouvel intérêt que lui porte la blonde glaciale. Si cette manière de voir prolonge la vision subjective de Bickle, alors "Taxi driver" est un film brutal, mais cohérent. Si ce n'est pas le cas, la fin nous montre que Bickle ne s'est pas racheté, que sa violence est à nouveau possible, et que ses actions étaient justifiées par son espoir de rédemption et par la nature de ses victimes. Les références à Bresson suggèrent que Bickle est engagée dans une quête spirituelle qui doit être considérée comme telle. De cette manière, le film devient plus qu'affreux. Il devient un mauvais pamphlet pervers.. On ferme les yeux sur la brutalité anarchique de Bickle.

 

La confusion existe également dans les yeux de Scorsese : "Bickle se situe quelque part entre Charles Manson et Saint Paul", dit-il."

 

Les enfants terribles du cinéma américain, Michael Pye, Lynda Myles

 

Martin Scorcsese taxi driver robert de niro (3) Martin Scorcsese taxi driver robert de niro (4)

 

(Palme d'Or au Festival de Cannes 1976). Distribué par Columbia Pictures. Scénario Paul Shrader. Musique Bernard Herrmann. Avec : Robert de Niro (Travis Bickle), Jodie Foster (Iris), Cybill Sheperd (Betsy), Harvey Keitel (Sport/Matthew), Steven Prince (Andy, le vendeur d'armes).


 

 



1979, Palme d'or du Festival de Cannes 1979. Adaptation libre du roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres Distribution Marlon Brando : Colonel Walter E. Kurtz Robert Duvall : Lieutenant-Colonel Bill Kilgore Martin Sheen : Capitaine Benjamin L. Willard Synopsis : Cloîtré dans une chambre d'hôtel de Saïgon, le jeune capitaine Willard, mal rasé et imbibé d'alcool, est sorti de sa prostration par une convocation de l'état-major américain. Le général Corman lui confie une mission qui doit […]

 

 

 

 


 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Octobre 2010

 

 

 

 

L’intrigue de Ran est directement inspirée du Roi Lear de Shakespeare. Dans le Japon du XVIe siècle, un puissant seigneur qui a bâti son vaste domaine à coups de guerres sanglantes, décide de le léguer à ses trois fils. L’un d’eux refuse ce partage et est banni. Kurosawa ne cherche pas à faire une transposition fidèle, il désire plutôt faire une fable sur le pouvoir, la guerre, la culpabilité. A cause de sa folie destructrice, l’homme est ici le principal moteur de sa perte. Ran est un mot qui désigne le chaos. Le déroulement de l’histoire en elle-même est parfois un peu confus, il faut bien suivre pour ne pas s’y perdre. Ran s’inscrit dans la dernière partie de la filmographie de Kurosawa, juste après Kagemusha. Tous deux sont des films grandioses par leur mise en scène, avec notamment des scènes de guerre superbes dans ses mouvements de centaines voire de milliers de cavaliers et fantassins, mouvements et déplacements rendus encore plus majestueux et graphiques par les fanions colorés derrière chaque soldat. Cet aspect monumental est assez spectaculaire, peut-être pourrait-on dire un peu trop, mais dans le grandiose, le cinéma de Kurosawa reste majestueux et peu de cinéastes parviennent ainsi à faire fusionner totalement un propos terriblement sombre, presque apocalyptique avec une beauté quasi picturale des images.

 

 

 

 

 

 

Critiques:

 

Le Matin

« Ran, sans aucun doute prend, mais de façon très discrète, sans revendications superbes ni cris d’orgueil, l’apparence d’un plaidoyer pour le regard, pour le récit, pour l’œuvre artistique. Le témoin qui parle, même s’il parle dans l’incohérence du délire, dans la simplicité d’un langage naïf, dans le chaos d’un langage inarticulé, devient le seul être au monde qui ait droit à quelque respect, les autres ne pouvant prétendre qu’à la compassion, dans le meilleur des cas (…). Je n’ai pas dit que vous alliez vous émouvoir à tout coup, que vous alliez être transportés de passion, j’ai parlé d’hallucination glacée. Ran est semblable à tous les rares très grands films qui se font encore de nos jours, quelque chose l’empêche d’aller au-delà de lui-même. Ce quelque chose est peut-être en nous. Nous n’avons plus foi en l’image et les réalisateurs des rares très grands films qui se font encore de nos jours le savent pertinemment. Si la foi les habite encore, la conscience de notre incrédulité les démoralise. Un jour, elle finira par rendre impuissante les derniers créateurs du cinéma ».

Michel Pérez, 20/09/1985

 

Le Figaro

« Kurosawa est avant tout un peintre et un architecte. Son film est une symphonie de couleurs qui joue des teintes complémentaires bleues, jaunes ou émeraude ponctuées d’éclats rouges porteurs de mort. Chaque scène est un tableau qui dégage l’azur du ciel où se détachent les silhouettes hiératiques de personnages ou de châteaux plantés à contre-jour dans une bande d’herbe plus verte que nature (…). Il faut aller voir Ran comme on se rend à la Chapelle Sixtine ou à Stratford. On y trouve toutes les forces, les espérances, les déviations de l’homme ».

Claude Baignères, 18/09/1985

 

Source:

Le Monde (http://films.blog.lemonde.fr/2009/04/16/ran/), Le Figaro, Le Matin.




Hokusai est l’un des peintres japonais les plus connu en Occident et certainement une figure majeur de la peinture mondiale du XIX e siècle. Son œuvre influencera directement les mouvements picturaux en Europe à fin du XIXe et au début du XXe. Né à Tokyo en 1760 et mort à Yedo en 1849 à l’âge de 89 ans, il passa la plus grande partie de sa vie a dessiné, laissant plus de trente mille dessins ou peintures, une œuvre gigantesque qu’il signa de plus de soixante noms différents. Hokusai c’est […]



1979, Palme d'or du Festival de Cannes 1979. Adaptation libre du roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres Distribution Marlon Brando : Colonel Walter E. Kurtz Robert Duvall : Lieutenant-Colonel Bill Kilgore Martin Sheen : Capitaine Benjamin L. Willard Synopsis : Cloîtré dans une chambre d'hôtel de Saïgon, le jeune capitaine Willard, mal rasé et imbibé d'alcool, est sorti de sa prostration par une convocation de l'état-major américain. Le général Corman lui confie une mission qui doit […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #CINEMATHEQUE

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