bouddhisme classique

Publié le 22 Juin 2013

Dahlem Museum, Berlin
 

Au XIe siècle les contacts entre l’Inde et le Tibet sont de plus en plus nombreux, de nouvelles communautés monastiques se créent sur les hauts plateaux. Cela commence par le regroupement de communautés de disciple autour d’un maître spirituel. Puis les communautés monastiques se structurèrent et donnèrent naissance à différentes écoles, Kadampa, Kagyupa et Sakyapa dite en opposition à l’école des anciens fondé sur des traditions antérieures au Xe siècle. Les moines jouèrent un rôle fondamental dans l’extension du bouddhisme au Tibet. Chaque  école avait ses propres structure et règles d’organisation et d’exercice du pouvoir spirituel et temporel. L’art se développa sous une forme en partie syncrétique, offrant des œuvres très originale comme cette tête du musée Dalhem à Berlin.

 

Photo: Lankaart (c)

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 7 Avril 2012

Bodhisattva Tara, British Museum, Londres
 

Le Bodhisattva est un être de compassion qui parvenu au Nirvana, renonce à la libération définitive et choisi de rester auprès des hommes pour les aider dans leur quête de la voie juste. Etre de bonté merveilleux, il est très souvent représenté dans les temples.


Le Bodhisattva Tara symbolise la version féminine de la compassion, elle a rang de déesse et est souvent l’objet de nombreuses vénérations. Tara existe déjà dans la religion hindouiste comme le second Objet de la connaissance transcendante, double de Kali, elle peut dévorer et régénérer les mondes, mais elle est aussi être de compassion auprès des pauvres et des miséreux. Elle est celle qui prône l’ascèse et le jeûne, la suprématie de l’esprit sur le corps.
 


Pour les bouddhistes elle est source de compassion et est vénéré par les moines qui pratiquent le jeûne et ont renoncé au monde. Elle est la manifestation féminine du bodhisattva et de son activité compassionnelle. Ses pouvoirs, très importants, couvrent le trimonde (ciel, terre et monde souterrain) sur lequel elle règne. Elle peut être représentée soit sous une forme pacifique, source de compassion, soit sous une forme courroucée.


Sur cette sculpture du Sri Lanka elle est représentée comme un bodhisattva, un pagne resserré à la taille comme le veux la tradition et dans un geste de compassion. Les canons esthétiques sont classiques de l’Inde et du Sri-Lanka de l’époque, le corps longiligne met en valeur les formes très féminines de la déesse et la grâce de celle-ci.


 

Photos: (c) Lankaart

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 23 Mars 2012

Bronzes Thai, Dahlem Museum, Berlin
 

Sukhothai fut la capitale du premier royaume Thaï du XIIIe au XVe siècle AP. JC. Les Thaï après avoir été sujets de l’empire khmer, surent accéder à l’indépendance et développer leur propre culture.

A Sukhothai les artistes thaï développent un art d’une très grande élégance et d’une grande beauté. Il s’éloigne des canons habituels de la représentation de bouddha pour inventer de nouvelles formes idéalisées, mettant l’accent sur la fluidité des formes, l’état unifié et pacifié atteint par bouddha. Leur art repose sur la ligne courbe portée à ses limites, aucun angle, pas de ligne droite, tout est fluide, le but étant de traduire l’état de calme et de sérénité de Bouddha, et sa maîtrise absolue du monde et de lui-même.  La flamme qui surgit au sommet de la coiffure du bouddha, l’usnisa, est une référence à la lumière qui émane du bouddha, cette flamme est l’une des caractéristiques de l’art de Sukhothai.



 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 10 Décembre 2011


Au Sri-Lanka s'épanouie, pendant la haute antiquité et l'antiquité, une civilisation brillante du Ve siècle av. JC à l'an 1000 ap. JC. 

Le bouddhisme, religion officielle de l'île, inspire une série de monuments qui marquent encore aujourd'hui le paysage du Sri-Lanka.

Anuradhapura, fondée au Ve siècle av JC., située au centre de l'île, fut la capitale de l'île durant cette période. Trois grands monastères bouddhistes vont animer la vie religieuse de la capitale et commanditer la réalisation de plusieurs dagoba.

Ces édifices, en forme de dômes pleins, sont d'immenses reliquaires construits à la mémoire de Bouddha et conservant en leur sein : une dent, un cheveu, un os de Bouddha.

L'origine de ces édifices remontent aux premiers temples construit en Inde. Ville sainte, Anuradhapura attirait de nombreux pelerins. Encore aujourd'hui les dagobas continuent à être des lieux de receuillement.


Le dagoba de Ruvanvelisaya est certainement l'un des plus vénéré. Son nom signifie "poussière d'or". Plaqué en or à son sommet à l'origine, son faîte à 90 m. de haut en fait à l'époque l'un des bâtiments les plus imposant au monde.

Entièrement reconstruit dans les années 30, sa forme originelle n'a pas été totalement respectée : la courbe du dôme est plus aplatie qu'à l'origine.

Le mur d'enceinte est décoré de dizaines de têtes d'éléphants peintes en noir. L'effet plastique est saisisant. L'influence de la civilisation du Sri-lanka au premier millénaire ap. JC. sera très importante dans toute l'Asie du sud-est. L'architecture des dagobas influencera la production architecturale notamment des royaumes de Bagan en Birmanie et Siam en Thaïlande.


 

Photos: (c) Lankaart

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 9 Novembre 2011

Sri-Lanka-Anuradhapura-dagoda-de-Ruvanvelisaya---3-.jpg

 

"Cette ville sacrée s'est établie autour d'une bouture de l'« arbre de l'éveil », le figuier de Bouddha, dont la bouture fut apportée au IIIe siècle av. J.-C. par Sanghamitta, fondatrice d'un ordre bouddhiste féminin. Anuradhapura, capitale politique et religieuse de Ceylan pendant 1 300 ans, a été abandonnée en 993 à la suite d'invasions. Longtemps ensevelie sous une jungle épaisse, la ville, avec ses palais, ses monastères et autres monuments, est de nouveau accessible dans son site admirable."

 

Source: http://whc.unesco.org/fr/list/200

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 26 Septembre 2011


Le Gal Vihara est un ensemble de trois scluptures réalisé  dans un seul bloc de rocher à proximité de l'ancienne capitale royale de Polonnaruva au centre de l'île de Ceylan, le Sri-lanka d'aujourd'hui.

Réalisé au XIIIe siècle, cet ensemble témoigne du gigantisme des compositions sculpturales de l'art au Sri-lanka à partir du VIIe siècle.
Les sculptures représentent le bouddha couché (posture dite parinirvanasana), le bouddha assis et Anada, disciple préféré de Bouddha, debout. La finesse de la sculpture du bouddha couché est révélatrice de l'art accomplie des cingalais. Les plis du vêtement, la douceur du coussin, la sérénité du visage de l'illuminé sont les témoignages de cette très grande maîtrise de l'art monumental. L'ensemble émerge du bloc de pierre existant, comme souvent dans ce type de sculpture réalisé in situ.

 



 

Photos: (c) Lankaart

 
 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 10 Mai 2011

Laos grotte de pak ou Tham Ting

 

Située à 25 km de Luang Prabang, au bord du Mékong à l'embouchure de la Nam Ou, ce lieu de pélerinage est très fréquenté. Les deux grottes sont accessible depuis le fleuve, un nombre de important de bouddhas sont rassemblés dans une des deux grottes. Lieu mystique ces deux grottes témoignent d'une pratique ancestrale.

 

Laos grotte de pak ou Tham Ting (3)

 

Laos grotte de pak ou Tham Ting (2)

 

Laos grotte de pak ou Tham Ting (4)

 

Laos grotte de pak ou Tham Ting (5)

Photos: (c) Lankaart

 
 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE, #LAOS

Repost0

Publié le 25 Avril 2011

java bouddha borobudur

Victoria and Albert Museum Londres (c) Lankaart

 

Le temple de Borobudur, en indonésien Candi Borobudur, est une importante construction bouddhiste mahāyāna, construite aux VIIIe et IXe siècles à l’époque de la dynastie Sailendra dans le centre de l’île de Java en Indonésie. Borobudur est le plus grand monument bouddhiste au monde. Le site, construit aux alentours de l’an 800, semble avoir été abandonné vers l’an 1100.

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 16 Avril 2011

Bouddhisme - Le Sûtra du Cœur de la prajñâ pâramitâ
  

Le Sûtra du Cœur de la prajñâ pâramitâ

 

Traduit par Xuanzang, le maître de la loi de la triple corbeille sous la dynastie Tang

 

Lorsque le bodhisattva Maître-en-contemplation pratique la profonde prajñâ pâramitâ, il voit que les cinq agrégats sont tous vides et se libère de toutes les souffrances.

 

Shâriputra, les formes ne sont pas différentes du vide, le vide n’est pas différent des formes, les formes sont le vide, le vide est les formes. Il en va de même des sensations, des perceptions, des constructions mentales et des consciences.

 

Shâriputra, tous ces éléments ayant l’aspect du vide, ils n'apparaissent ni ne disparaissent, ils ne sont ni souillés ni purs, ils ne croissent ni ne décroissent. C’est ainsi que dans le vide, il n’y a pas de forme ni de sensation, de perception, de construction mentale et de conscience.

 

Il n’y a pas d'œil, d'oreille, de nez, de langue, de corps ni de mental. Il n’y a pas de forme, de son, d'odeur, de saveur, de tangible ni d'élément. Il n’y a pas de domaine du visuel et ainsi de suite il n'y a pas de domaine de la conscience mentale.

 

Il n’y a pas d'ignorance et non plus cessation de l’ignorance et ainsi de suite il n'y a pas de vieillesse ni de mort et non plus cessation de la vieillesse et de la mort. Il n’y a pas de souffrance, d'origine, d'extinction ni de chemin. Il n’y a pas de connaissance et pas plus d'obtention puisqu'il n'y a rien à obtenir.

 

Comme le bodhisattva s’appuie sur la prajñâ pâramitâ, son esprit ne connaît plus d'empêchement et comme il ne connaît plus d'empêchement, il est dénué de crainte. Libéré des méprises et des pensées illusoires, il accède au nirvâna. Comme les bouddhas des trois temps s’appuient sur la prajñâ pâramitâ, ils réalisent l'anuttarâ samyak sambodhi.

 

Sache donc que la prajñâ pâramitâ est la grande formule magique, la grande formule du savoir, la formule suprême, la formule inégalée qui permet de supprimer toutes les souffrances, elle est vraie et non pas vaine. C'est pourquoi j'enseigne la formule de la prajñâ pâramitâ. J'enseigne ainsi la formule : Gate, gate, pâragate, pârasamgate, bodhi, svâhâ!

 

Référence canon sino-japonais de Taishô : volume VIII, livre 251, p. 848c.

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0

Publié le 30 Mars 2011

Tibet Abhisambodhi Vairocana Mandala


Mandala (मण्डल) est un terme sanskrit signifiant cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté. Puisqu'il désigne avant tout l'entourage sacré d'une déité, il est encore préférable d'appeler yantra les représentations plus stylisées. Le diagramme symbolique du mandala peut alors servir de support de méditation. Certains mandalas, très élaborés et codifiés, en deviennent semi-figuratifs, semi-abstraits.
 

La méditation du mandala proprement dite consiste en une visualisation très vive et détaillée d'une déité (yidam) et des déités secondaires associées, appelées son assemblée, avec les postures, gestes (mudrās) et objets symboliques prescrits. Le pratiquant suit habituellement une liturgie, en répète les mantras et en effectue les mudrās, le tout lui permettant d'incarner le cœur et les qualités éveillées du yidam, c'est-à-dire d'un Bouddha, d'un Bodhisattva, ou encore du maître (guru) qui l'a initié, ainsi que d'intégrer la perspective de la Vacuité. Le but ultime de cette pratique est de voir en toutes choses un Champ-de-Bouddha (Buddhakshetra) et dans la déité ou le guru la manifestation de sa propre sagesse innée, appelée yeshé ou rigpa en tibétain.


On appelle mandala intérieur l'anatomie du corps subtil ou éthérique, permettant la maîtrise des souffles (prānas), des canaux (nādīs), des gouttes (bindus), et des fameux centres de conscience, ou roues d'énergie appelés chakras. Cet ensemble de pratiques, apparenté au Hatha- et Kundalini- yoga hindou, est connu sous le nom de Six yogas de Nāropa. Ils spiritualisent le corps en en faisant un instrument de réalisation. Dans le Vajrayāna, on appelle stade de création, ou de génération, la pratique du mandala extérieur, et stade d'accomplissement, ou de perfection, la pratique du mandala intérieur.
 

Tibet esojusri mandala

 

Les deux grands mandalas du Vajrayāna Shingon sont le Kongôkaï et le Taïzôkaïet et regroupent eux aussi de nombreuses déités bouddhiques symbolisant respectivement les aspects yáng et yīn de la bouddhéité fondamentale. Disposées en plusieurs quartiers, les déités expriment la compassion, la douceur, d'autres l'intelligence, le discernement, d'autres encore l'énergie, la force de vaincre tous les aspects négatifs du subconscient samsarique.


Tibet vajrahat mandala


Source : Wikipedia

 

Voir les commentaires

Rédigé par rafael

Publié dans #BOUDDHISME CLASSIQUE

Repost0