art nouveau

Publié le 15 Juillet 2011

espagne barcelone gaudi casa vicens (2)

 

C'est la première réalisation importante de Gaudí. Elle a été bâtie entre 1883 et 1888, pour une riche famille de Barcelone.

 

La façade est ornée de carreaux de faïence. A la différence des autres casas, cette façade est rectiligne et anguleuse. On note une influence de l'architecture arabe à l'extérieur et à l'intérieur, avec les plafonds décorés d'exubérantes fresques.

 

espagne barcelone gaudi casa vicens (5)

 

espagne barcelone gaudi casa vicensespagne barcelone gaudi casa vicens (3)

 

espagne barcelone gaudi casa vicens (4)

 

espagne barcelone gaudi casa vicens (6)

 

 

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Publié le 12 Juillet 2011

   
                                       
À Henri Ghéon.



Parmi l’arbre, la brise berce
La vipère que je vêtis ;
Un sourire, que la dent perce
Et qu’elle éclaire d’appétits,
Sur le Jardin se risque et rôde,
Et mon triangle d’émeraude
Tire sa langue à double fil...
Bête que je suis, mais bête aiguë,
De qui le venin quoique vil
Laisse loin la sage ciguë !

Suave est ce temps de plaisance !
Tremblez, mortels ! Je suis bien fort
Quand jamais à ma suffisance,
Je bâille à briser le ressort !
La spendeur de l’azur aiguise
Cette guivre qui me déguise
D’animale simplicité ;
Venez à moi, race étourdie !
Je suis debout et dégourdie,
Pareille à la nécessité !

Soleil, soleil !... Faute éclatante !
Toi qui masques la mort, Soleil,
Sous l’azur et l’or d’une tente
Où les fleurs tiennent leur conseil ;
Par d’impénétrables délices,
Toi, le plus fier de mes complices,
Et de mes pièges le plus haut,
Tu gardes le cœur de connaître
Que l’univers n’est qu’un défaut
Dans la pureté du Non-être !

Grand Soleil, qui sonnes l’éveil
À l’être, et de feux l’accompagnes,
Toi qui l’enfermes d’un sommeil
Trompeusement peint de campagnes,
Fauteur des fantômes joyeux
Qui rendent sujette des yeux
La présence obscure de l’âme,
Toujours le mensonge m’a plu
Que tu répands sur l’absolu,
Ô roi des ombres fait de flamme !

Verse-moi ta brute chaleur,
Où vient ma paresse glacée
Rêvaser de quelque malheur
Selon ma nature enlacée...
Ce lieu charmant qui vit la chair
Choir et se joindre m’est très cher !
Ma fureur, ici, se fait mûre ;
Je la conseille et la recuis,
Je m’écoute, et dans mes circuits,
Ma méditation murmure...

Ô Vanité ! Cause Première !
Celui qui règne dans les Cieux,
D’une voix qui fut la lumière
Ouvrit l’univers spacieux.
Comme las de son pur spectacle,
Dieu lui-même a rompu l’obstacle
De sa parfaite éternité ;
Il se fit Celui qui dissipe
En conséquences, son Principe,
En étoiles, son Unité.

Cieux, son erreur ! Temps, sa ruine !
Et l’abîme animal, béant !...
Quelle chute dans l’origine
Étincelle au lieu de néant !...
Mais, le premier mot de son Verbe,
MOI !... Des astres le plus superbe
Qu’ait parlés le fou créateur,
Je suis !... Je serai !... J’illumine
La diminution divine
De tous les feux du Séducteur !

Objet radieux de ma haine,
Vous que j’aimais éperdument,
Vous qui dûtes de la géhenne
Donner l’empire à cet amant,
Regardez-vous dans ma ténèbre !
Devant votre image funèbre,
Orgueil de mon sombre miroir,
Si profond fut votre malaise
Que votre souffle sur la glaise
Fut un soupir de désespoir !

En vain, Vous avez, dans la fange,
Pétri de faciles enfants,
Qui de Vos actes triomphants
Tout le jour Vous fissent louange !
Sitôt pétris, sitôt soufflés,
Maître Serpent les a sifflés,
Les beaux enfants que Vous créâtes !
Holà ! dit-il, nouveaux venus !
Vous êtes des hommes tout nus,
Ô bêtes blanches et béates !

À la ressemblance exécrée,
Vous fûtes faits, et je vous hais !
Comme je hais le Nom qui crée
Tant de prodiges imparfaits !
Je suis Celui qui modifie,
Je retouche au cœur qui s’y fie,
D’un doigt sûr et mystérieux !...
Nous changerons ces molles œuvres,
Et ces évasives couleuvres
En des reptiles furieux !

Mon Innombrable Intelligence
Touche dans l’âme des humains
Un instrument de ma vengeance
Qui fut assemblé de tes mains !
Et ta Paternité voilée,
Quoique, dans sa chambre étoilée,
Elle n’accueille que l’encens,
Toutefois l’excès de mes charmes
Pourra de lointaines alarmes
Troubler ses desseins tout-puissants !

Je vais, je viens, je glisse, plonge,
Je disparais dans un cœur si pur !
Fut-il jamais de sein si dur
Qu’on n’y puisse loger un songe !
Qui que tu sois, ne suis-je point
Cette complaisance qui poind
Dans ton âme lorsqu’elle s’aime ?
Je suis au fond de sa faveur
Cette inimitable saveur
Que tu ne trouves qu’à toi-même !

Ève, jadis, je la surpris,
Parmi ses premières pensées,
La lèvre entr’ouverte aux esprits
Qui naissaient des roses bercés.
Cette parfaite m’apparut,
Son flanc vaste et d’or parcouru
Ne craignant le soleil ni l’homme ;
Tout offerte aux regards de l’air
L’âme encore stupide, et comme
Interdite au seuil de la chair.

Ô masse de béatitude,
Tu es si belle, juste prix
De la toute sollicitude
Des bons et des meilleurs esprits !
Pour qu’à tes lèvres ils soient pris
Il leur suffit que tu soupires !
Les plus purs s’y penchent les pires,
Les plus durs sont les plus meurtris...
Jusques à moi, tu m’attendris,
De qui relèvent les vampires !

Oui ! De mon poste de feuillage
Reptile aux extases d’oiseau,
Cependant que mon babillage
Tissait de ruses le réseau,
Je te buvais, ô belle sourde !
Calme, claire, de charmes lourde,
Je dormirais furtivement,
L’œil dans l’or ardent de ta laine,
Ta nuque énigmatique et pleine
Des secrets de ton mouvement !

J’étais présent comme une odeur,
Comme l’arome d’une idée
Dont ne puisse être élucidée
L’insidieuse profondeur !
Et je t’inquiétais, candeur,
Ô chair mollement décidée,
Sans que je t’eusse intimidée,
À chanceler dans la splendeur !
Bientôt, je t’aurai, je parie,
Déjà ta nuance varie !

(La superbe simplicité
Demande d’immense égards !
Sa transparence de regards,
Sottise, orgueil, félicité,
Gardent bien la belle cité !
Sachons lui créer des hasards,
Et par ce plus rare des arts,
Soit le cœur pur sollicité ;
C’est là mon fort, c’est là mon fin,
À moi les moyens de ma fin !)

Or, d’une éblouissante bave,
Filons les systèmes légers
Où l’oisive et l’Ève suave
S’engage en de vagues dangers !
Que sous une charge de soie
Tremble la peau de cette proie
Accoutumée au seul azur !...
Mais de gaze point de subtile,
Ni de fil invisible et sûr,
Plus qu’une trame de mon style !

Dore, langue ! dore-lui les
Plus doux des dits que tu connaisses !
Allusions, fables, finesses,
Mille silences ciselés,
Use de tout ce qui lui nuise :
Rien qui ne flatte et ne l’induise
À se perdre dans mes desseins,
Docile à ces pentes qui rendent
Aux profondeurs des bleus bassins
Les ruisseaux qui des cieux descendent !

Ô quelle prose non pareille,
Que d’esprit n’ai-je pas jeté
Dans le dédale duveté
De cette merveilleuse oreille !
Là, pensais-je, rien de perdu ;
Tout profite au cœur suspendu !
Sûr triomphe ! si ma parole,
De l’âme obsédant le trésor,
Comme une abeille une corolle
Ne quitte plus l’oreille d’or !

« Rien, lui soufflais-je, n’est moins sûr
Que la parole divine, Ève !
Une science vive crève
L’énormité de ce fruit mûr
N’écoute l’Être vieil et pur
Qui maudit la morsure brève
Que si ta bouche fait un rêve,
Cette soif qui songe à la sève,
Ce délice à demi futur,
C’est l’éternité fondante, Ève ! »

Elle buvait mes petits mots
Qui bâtissaient une œuvre étrange ;
Son œil, parfois, perdait un ange
Pour revenir à mes rameaux.
Le plus rusé des animaux
Qui te raille d’être si dure,
Ô perfide et grosse de maux,
N’est qu’une voix dans la verdure.
— Mais sérieuse l’Ève était
Qui sous la branche l’écoutait !

« Âme, disais-je, doux séjour
De toute extase prohibée,
Sens-tu la sinueuse amour
Que j’ai du Père dérobée ?
Je l’ai, cette essence du Ciel,
À des fins plus douces que miel
Délicatement ordonnée...
Prends de ce fruit... Dresse ton bras !
Pour cueillir ce que tu voudras
Ta belle main te fut donnée ! »

Quel silence battu d’un cil !
Mais quel souffle sous le sein sombre
Que mordait l’Arbre de son ombre !
L’autre brillait, comme un pistil !
Siffle, siffle ! me chantait-il !
Et je sentais frémir le nombre,
Tout le long de mon fouet subtil,
De ces replis dont je m’encombre :
Ils roulaient depuis le béryl
De ma crête, jusqu’au péril !

Génie ! Ô longue impatience !
À la fin, les temps sont venus,
Qu’un pas vers la neuve Science
Va donc jaillir de ces pieds nus !
Le marbre aspire, l’or se cambre !
Ces blondes bases d’ombre et d’ambre
Tremblent au bord du mouvement !...
Elle chancelle, la grande urne,
D’où va fuir le consentement
De l’apparente taciturne !

Du plaisir que tu te proposes
Cède, cher corps, cède aux appâts !
Que ta soif de métamorphoses
Autour de l’Arbre du Trépas
Engendre une chaîne de poses !
Viens sans venir ! forme des pas
Vaguement comme lourds de roses...
Danse cher corps... Ne pense pas !
Ici les délices sont causes
Suffisantes au cours des choses !...

Ô follement que je m’offrais
Cette infertile jouissance :
Voir le long pur d’un dos si frais
Frémir la désobéissance !...
Déjà délivrant son essence
De sagesse et d’illusions,
Tout l’Arbre de la Connaissance
Échevelé de visions,
Agitait son grand corps qui plonge
Au soleil, et suce le songe !

Arbre, grand Arbre, Ombre des Cieux,
Irrésistible Arbre des arbres,
Qui dans les faiblesses des marbres,
Poursuis des sucs délicieux,
Toi qui pousses tels labyrinthes
Par qui les ténèbres étreintes
S’iront perdre dans le saphir
De l’éternelle matinée,
Douce perte, arôme ou zéphir,
Ou colombe prédestinée,

Ô Chanteur, ô secret buveur
Des plus profondes pierreries,
Berceau du reptile rêveur
Qui jeta l’Ève en rêveries,
Grand Être agité de savoir,
Qui toujours, comme pour mieux voir,
Grandis à l’appel de ta cime,
Toi qui dans l’or très pur promeus
Tes bras durs, tes rameaux fumeux,
D’autre part, creusant vers l’abîme,

Tu peux repousser l’infini
Qui n’est fait que de ta croissance,
Et de la tombe jusqu’au nid
Te sentir toute Connaissance !
Mais ce vieil amateur d’échecs,
Dans l’or oisif des soleils secs,
Sur ton branchage vient se tordre ;
Ses yeux font frémir ton trésor.
Il en cherra des fruits de mort,
De désespoir et de désordre !

Beau serpent, bercé dans le bleu,
Je siffle, avec délicatesse,
Offrant à la gloire de Dieu
Le triomphe de ma tristesse...
Il me suffit que dans les airs,
L’immense espoir de fruits amers
Affole les fils de la fange...
— Cette soif qui te fit géant,
Jusqu’à l’Être exalte l’étrange
Toute-Puissance du Néant !

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Publié le 9 Juillet 2011

Eugene Cyrille Brunet Messaline (3)

 Musée des Beaux-arts Rennes

 

Eugène Brunet (1828-1921) n'est pas une figure emblématique de l'art du XIXe siècle, pourtant il nous livre dans cette sculpture de Messaline un bel hommage à la femme. Cette vision originale est en écho avec une nouvelle sensualité qui à travers l'Art Nouveau ouvrira un champs un l'art du XIXe.

 

Eugene Cyrille Brunet Messaline

 

Comme toutes les impératrices de la première moitié du ier siècle, à Rome, Messaline, une des épouses de l'empereur romain Claude, symbolise l'appétit de luxe, la soif du plaisir et l'esprit de lucre de la haute société romaine. L'impératrice Messaline est en fait une parvenue dont l'époux a été hissé par hasard, en 41, sur le trône par des prétoriens en quête d'empereur. Elle est éblouie par la situation exceptionnelle qu'elle occupe et elle en profite. On ne compte plus ses amants, qu'elle choisit de préférence parmi les esclaves et les affranchis impériaux. Elle aime se déguiser en esclave et se prostituer dans les lupanars de Rome. Elle se plaît à faire proscrire des Romains pour s'emparer de leurs fortunes, elle vend les droits de cité aux plus offrants, elle négocie les commandements des légions, les gouvernements des provinces. Redoutant d'éventuelles rivales, elle fait assassiner une sœur de Caligula et une cousine de celle-ci, toutes deux célèbres pour leur beauté.

 

Eugene Cyrille Brunet Messaline (2)

 

Source: http://www.universalis.fr/encyclopedie/messaline/

 

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Publié le 22 Mai 2011

 

La Sagrada Familia de Gaudi est l'une des œuvres maitresse de l'architecte catalan. Appelé très tôt sur le chantier de l'édifice, Gaudi en transforma complètement les plans et y consacra toute la fin de sa vie, inlassablement il suivait l'évolution de ce chantier gigantesque. En parallèle de sa production architecturale catalane qui fera de lui l'un des maître de l'art nouveau il s'attachait à parfaire cette œuvre. A la fin de sa vie il vivait sur le chantier, suivant au quotidien l'évolution de la réalisation de son rêve. Commencé en 1882, la cathédrale n'est à ce jour toujours pas terminé, Gaudir mort en 1926, bien qu'ayant travaillé pendant plus de quarante ans sur l'édifice n'en a réalisé qu'une partie, l'une des porte, une partie du chœur, et plusieurs tours.

 

 

Gaudi fit de la Sagrada Familia son chef d'oeuvre absolue, développant des principes structurelles audacieux et une mise en scène de l'espace intérieur de l'édifice surprenante. La décoration mi-floral, mi-animal, l'élancement des tours, la multiplication des nervures et des prouesses techniques font de la Sagrada Familia une œuvre à part dans l'histoire de l'architecture.

 

 

Les travaux toujours en cours se poursuivent sur la base des esquisses et maquettes de Gaudi en respectant les grands principes du maître et en faisant appel à des artistes contemporains pour réaliser les vitraux, les sculptures des portes etc.. L'achèvement des travaux est prévue pour 2026, centenaire de la mort de l'artiste, le chantier gigantesque œuvre perpétuel au centre de la ville fait partie intégrante aujourd'hui de l'âme même de la ville de Barcelone, comme un cœur qui jamais ne s'arrête.





 

espagne barcelone gaudi sagrada familia (10)

 

espagne barcelone gaudi sagrada familia (3)

 

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espagne barcelone gaudi sagrada familia (9)

 

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Publié le 17 Mai 2011

Beardsley 1872-1898, Aubrey, England Venus between Terminal

(c) Visipix.com

 

Aubrey Vincent Beardsley, (1872-1898), est un illustrateur britannique, souvent associé au mouvement Art nouveau. Son influence sur l'art du XXe siècle a été permanente aussi bien auprès des peintres, que des illustrateurs ou les dessinateurs de BD.

 

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Publié le 11 Mai 2011

Hodler 1853-1918, Ferdinand, Switzerland Spring II printemp

Printemps. (c) Visipix.com

 

Hodler est considéré comme le peintre suisse qui a le plus marqué la fin du XIXe et le début du XXe siècle. En 1872, il s'installe après avoir achevé son apprentissage en tant que peintre-décorateur dans la ville de Genève et y vivra jusqu'à sa mort. Ses premières toiles sont directement issues du réalisme suisse d'artistes comme Albert Anker, Rudolf Koller, Alexandre Calame, mais un voyage en Espagne en 1878 lui ouvre de nouveaux horizons esthétiques. Dès lors il soumet sciemment ses sujets à son désir d'abstraction et de composition et substitue ses teintes terreuses à un chromatisme léger, impressionniste par la grâce, à dominante gris clair. Toutefois ce n'est qu'en se tournant vers le symbolisme que son travail se trouve enfin reconnu.

 

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Publié le 5 Mai 2011

Haeckel 1834-1919, Ernst, Germany Acephala

(c) Visipix.com

 

Ernst Heinrich Philipp August Haeckel (Potsdam, le 16 février 1834 - Iéna, le 8 août 1919), était un biologiste, philosophe et libre penseur allemand. Il a fait connaître les théories de Charles Darwin en Allemagne et a développé une théorie des origines de l'homme.

 

Haeckel était médecin, puis professeur d'anatomie comparée et fut l'un des premiers scientifiques qui comprit la psychologie comme une branche de la physiologie. Il participa également à l'introduction de certaines notions de la biologie actuelle comme l'embranchement ou l'écologie. Haeckel désigna également la politique comme de la biologie appliquée. Il esquissa sur des bases scientifiques l'idéologie, Weltanschauung du monisme et fonda le 11 janvier 1906 la Deutscher Monistenbund (union moniste allemande) à Iéna.

 

Ernst Haeckel contribua beaucoup par ses écrits à la diffusion de la théorie de l'évolution. Il passe pour pionnier de l'eugénisme, bien qu'il n'ait eu lui-même aucune conception eugéniste, car il escomptait, confiant dans les progrès dus à l'évolution un plus grand développement et aucune « dégénération ». Comme d'autres organisations de libres penseurs, l'union moniste allemande fut interdite en 1933 par les nazis. Les idéologues nazis ont utilisé des extraits de ses écrits comme justification de leurs théories racistes et du darwinisme social.

 

Haeckel 1834-1919, Ernst, Germany Ascomycetes

 

Pour Ernst Haeckel la biologie était fortement apparentée avec l'art. Son talent artistique fut fortement marqué par la symétrie présente dans la nature, entre autres celles des micro-organismes monocellulaires comme les radiolaires. Ses images d'organismes présents dans le plancton et de méduses, illustrant l'impressionnante beauté du monde biologique, obtinrent une célébrité particulière. Si le succès était déjà présent dans ses monographies scientifiques, ses populaires ouvrages Kunstformen der Natur (les formes d'art de la nature) qui parurent de 1899 à 1904 sous la forme de nombreux cahiers, appartenaient au foyer de chaque personne cultivée à l'instar de la vie animale selon Alfred Brehm.

 

Ses représentations influencèrent l'art du début du XXe siècle. Ainsi les lustres en verre de Constant Roux du musée océanographique de Monaco utilisent des modèles de Haeckel, tout comme la porte monumentale de l'architecte français René Binet à l'exposition universelle de Paris en 1900. L'œuvre tabellaire de Binet « Esquisses décoratives », inspirée de Haeckel, fut une des bases de l'Art nouveau.

 

Haeckel 1834-1919, Ernst, Germany Hexacoralla

 

Haeckel 1834-1919, Ernst, Germany Ophiodea

 

Haeckel 1834-1919, Ernst, Germany Stephoidea 

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Haeckel

 

 

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Publié le 3 Mai 2011

Schiele 1890-1918, Egon, Tulln, Austria Agonie

 

Egon Schiele enferme ses sujets dans des contours soulignés et bien visibles. Ses coloris sont les tons bruns, rouges, noirs et verts qui amplifient l'aspect dérangeant et inquiétant de ses peintures. La pâleur des chairs invoquent la mort. Cette manière d'utiliser les couleurs accentue la force expressive, et froide des compositions.

 

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Publié le 27 Mars 2011

Odilon Redon Cyclope

 

« L'artiste vient à la vie pour un accomplissement qui est mystérieux. Il est un accident. Rien ne l’attend dans le monde social. »

 

Odilon Redon (1814-1916)

 

Odilon Redon fleurs

 

Odilon Redon jeune fille

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Publié le 27 Février 2011

Thomas Brock Eve

Victoria and Albert Museum

 

Sir Thomas Brock (Worcester, 1er mars 1847 – 22 août 1922) est un sculpteur Britannique à qui l'on doit entre autres le Victoria Memorial de Londres qui fait face aux grilles de Buckingham Palace, à l'extrémité ouest du Mall. Membre de la Royal Académie il offre dans cette Eve un témoignage des recherches formelles de la fin du XIXe d'une certaine pureté idéale et iréelle propre à l'art nouveau alors en vogue sur le continent.

 

Thomas Brock Eve (2)

 

Thomas Brock Eve (3)

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