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Publié le 25 Août 2013

Expo universelle paris 1900

 

L’exposition de 1900 dont le thème était «Le bilan d’un siècle» a attiré 83 000 exposants dont 45 000 étrangers malgré les scandales financiers, les grèves et les fréquents changements de gouvernement qui précédèrent la fin du siècle. En deux cent douze jours, dans une France qui ne comptait alors que 41 millions d’habitants, 51 millions de visiteurs participent au succès de la manifestation dont on fait la publicité partout en France. Cent deux millions de voyageurs sont enregistrés dans les gares parisiennes. Celles de Lyon, de l’Est et de Montparnasse sont réaménagées, l’ancienne gare du Champ-de-Mars est remplacée du côté des Invalides par la gare d’Orsay, transformée aujourd’hui en musée. 


Le métropolitain, projet établi par Fulgence Bienvenüe, est inauguré le 14 juillet sans tambour ni trompette, les travaux n’ayant pu permettre d’ouvrir à temps pour l’exposition. Les entrées de stations sont signées par Guimard. Il en coûtait 15 centimes pour prendre la ligne Porte de Vincennes-Porte Maillot et descendre à Champs-Élysées (Clemenceau), la station Concorde n’étant pas encore achevée.

 

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Exposition-universelle-1900-Plan-Pratique

 

Grand entrance Exposition Universal 1900 Paris France

 

L'exposition très étendue nécessitait une grande porte principale : René Binet est chargé de sa construction. Bordant la place de la Concorde, la porte,  qui cumulait à 45 mètres de haut, était précédée d'un excèdre flanquée de deux longs minarets.Trois grandes arches en plein cintre d'une vingtaine de mètres de largeur supportaient une immense coupole surbaissée. L'excèdre est surmonté d'une figure féminine représentant la ville de Paris accueillant les visiteurs de l'exposition. Les guichets, fonction principale de ce bâtiment éphémère, étaient au nombre de 16 à droite et à gauche : Binet prévoyait un flux possible de 60 000 personnes à l'heure et au final, sa porte livra passage à près de 9 millions de visiteurs. La structure générale était en métal et la porte fut entiètrement recouverte de staff. Le décor présentait une grande originalité. Des miliers de cabochons lumineux et colorés , bleus, verts, jaunes recouvraient l'ensemble. la peinture complêtait cette polychromie auxquels fut ajouté l'or dans les parties les plus visibles. Enfin, l'ensemble était animé par de nombreux mats et oriflammes, créant une féerie souvent soulignées par les commentateurs de l'Exposition. Monument transitoire, il s'agissait d'une " architecture d'exposition" éclatante et saisissante pour la foule comme pour les élites". La porte connut un immense succès populaire et même si elle fut décriée par la presse qui goute peu la fantaisie de Binet, elle reste cependant l'un des édifices importants et représentatif de l'Art nouveau européen.

 

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Au sein de l’exposition, le trottoir roulant à 2 vitesses (4,2 km/h ou 8,5 km/h heures) eut un grand succès. Baptisé « Rue de l’Avenir », il était composé de plates-formes mobiles de 3 kilomètres de longueur montées sur roues comme un petit train sans fin qui se mord la queue. Il roulait sur un viaduc à 7 mètres au-dessus du sol. Faisant une boucle, il passait par le quai d’Orsay, longeait l’avenue de la Bourdonnais et arrivait au carrefour de l’Ecole militaire. Ensuite, il continuait à gauche, avenue de la Motte-Piquet, revenait par l’esplanade des Invalides, puis passait le long de la Seine par la rue des Nations étrangères pour rejoindre à nouveau le quai d’Orsay. Pour les voyageurs moins aventureux, un petit train électrique Decauville parcourait le même chemin, mais sur rail, à la manière des petits trains ceux des parcs d’attractions d’aujourd’hui.

 

 

Plais du Trocadero, Exposition Universal, 1900, Paris, Fran
Le pavillon de la Russie à l'exposition universelle de Par
   

le chateau deau and plaza exposition universal 1900 paris f

 

Du Village Suisse à l’angle de l’avenue de Suffren et de l’avenue de la Motte-Piquet, il ne reste que le nom. A cet endroit, un véritable versant de montagne avait été reconstitué, avec cascades, herbages, veaux et vaches, l’auberge de Mümpf, la maison de Jean-Jacques Rousseau… L’église de Wurzbrunnen complétaient le tableau. Trois cents personnes, paysans, artisans et ouvriers scuplteurs animaient ce paysage alpestre. Grâce à la laiterie fribourgeoise, les gens du quartier pouvaient acheter leur beurre, lait et crème fraîche.

 

grand palais expo 1900

 

La rue de Paris, entre le pont de l’Alma et le Trocadéro, le long de la rive droite de la Seine est une attraction à succès. Agrémentée de boutiques, de débit de boissons et de nombreux théâtres, elle s’étirait en face à la rue des Nations étrangères, rive gauche, beaucoup plus sérieuse.

 

Un pavillon de l’esplanade des Invalides est entièrement destiné aux jouets de toutes sortes. Les poupées bien sûr tiennent une grande place ainsi que les dînettes et cuisines modèle réduit, mais la mode est aux automates à ressort, comme ces petits animaux Martin qui émettent des cris. Pourtant malgré ces innovations, les chroniqueurs de l’époque se plaignent déjà : « Bien pauvre, bien médiocres sont les jouets d’aujourd’hui, lorsqu’on les compare aux jouets d’autrefois ! La matière est commune, la fabrication hâtive. » Il est vrai que seule la nostalgie ne change jamais. Ces mêmes chroniqueurs notaient, réprobateurs, dans leur rubrique le peu d’interêt de la foule pour les pavillons éducatifs. Les alignements pompeux de costumes et d’objets manufacturés n’attirent plus le chaland. La fête foraine et les attractions spectaculaires prennent le pas sur l’aspect didactique.

 

Grand palais expo de 1900 - Photo 100ans

Le Grand Palais

Cette expo, plus joyeuse et populaire que les autres, marque un réel tournant dans l’organisation des fêtes internationales. Le visiteur s’amuse avec la grande roue de Chicago de 70 mètres de haut. Celle-ci fut imaginé par Georges Washington Gate Ferry à Pittsburg pour l'expo de Chcago de 1893. Deux moteurs à vapeur actionnaient les 36 naceles de 60 places chacune.. Après paris, ele retourna aux Etats-Unis, à qsaint-Louis pour disparaître, démontée en 1904. Le visiteur s'émerveillait aussi en découvrant « le Manoir à l’Envers » (où l’on marche sur le plafond), ou le Grand Kaléidoscope du palais de l’optique : ce dernier attire près de 3 millions de visiteurs et reste encore aujourd’hui une des grandes animations du musée Grévin sous le nom du Palais des Mirages.

 

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Le cinéma des frères Lumière est à l’honneur avec des projections sur écran géant de 21 mètres sur 16 dans la galerie des Machines (titre de compartaison, le gigantesque écran du Grand Rex à Paris mesure 25 mètres sur 11). Au Phono Ciné Théâtre, on assiste – déjà ! – à des projections de cinéma parlant, synchronisées (à la main) à l’aide de phonographes. Des attractions spectaculaires de cette exposition, il reste encore l’appareil de prise de vue/projecteur de Raoul Grimoin Sanson, inventeur du Cinéorama, au musée des Arts et Métiers. Ce procédé simule un voyage en ballon : dans une rotonde polygonale de 93 mètres de circonférence, 10 appareils cinématographiques synchronisés projettent un film présentant des paysages grandioses. Les spectateurs installés dans une réplique de mongolfière au centre de la salle étaient invités à un voyage sans risque. Il ne reste plus de trace en revanche d’un des clous de l’expo, le Maréorama, crée par Hugo Alesi Dans une salle évoquant le ponton d’un paquebot, des images peintes sur une immense toile se déroulent et s’enroulent sur deux axes tels des parchemins anciens défilant devant les yeux des passagers. Le voyage commençait à Villefranche pour se terminer à Constantinople. Sous l’action de vérins, le pont du bateau bouge imitant ainsi le mouvement de la houle, les effets d’éclairage et le vent du large reproduits par des souffleries complètent l’illusion.


Au Palais de l’optique, on découvre la lumière froide, le miroir magique, les rayons X, les danseuses phosphorescentes, le Monde Invisible contenue dans une goutte d’eau. La « Lune à 1 mètre » enflamme l’imagination et la curiosité de millions de personnes. Un instrument d’astronomie de 60 mètres de long adapté à un appareil photographique donne l’impression d’observer la lune comme si on en était à… 58 kilomètres. Le miroir de réflexion de l’image de cette attraction, le sidérostat, se trouve aujourd’hui à l’Observatoire de Paris, dans le vestibule de la façade nord.

 

Il reste aujourd'hui à Paris plusieurs monuments de cette époque notamment, le pont Alexandre II, le Grand Palais, le Petit Palais, le Musée d'Orsay, la Gare de Lyon.

 

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L'Harmonie Triomphante au Grand Palais

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Le Pont Alexandre III et le Grand Palais

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Le pont Alexandre III

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Le Grand Palais, la Nef.


Source:http://www.expositions-universelles.fr

 

 



L'Harmonie triomphant de la Discorde de Georges Récipon, Grand Palais, Paris. (c) Lankaart Georges Récipon (1860 - 1920) est un sculpteur français, l'un des artistes les plus connu de son époque, céllébré par la critique et défenseur de l'art officiel. . Il débute au Salon de 1879 dont il devient sociétaire en 1888. Il participe aux Expositions universelles de 1889, 1890 et 1900. Malgré ses paysages et ses portraits, il est surtout connu comme sculpteur. Il est notamment l'auteur des […]


Le pont Alexandre III était destiné à symboliser l'amitié franco-russe, instaurée par la signature de l'alliance conclue entre le Tsar Alexandre III de Russie (1845-1894) et le président de la République française Sadi Carnot et fut inauguré pour l'Exposition universelle de Paris en 1900. Construit dans l'axe de l'esplanade des Invalides, il conduit de celle-ci aux Petit et Grand Palais également construits pour l'exposition universelle. Sa construction fut confiée aux ingénieurs Jean Résal […]


Le Grand Palais à Paris est l'un des monuments les plus importants de la capitale. Il fait partie des ouvrages qui ont tout à la fois été les symboles de l'exposition universelle de 1900 et qui ont marqués durablement le paysage urbain parisien. En effet la décision de réaliser une nouvelle exposition universelle à Paris, après celle de 1889 qui a vu la réalisation de la grande galerie des machines et de la tour Eiffel, est prise afin de contrer les ambitions allemandes en ce domaine et de […]

Anish Kapoor - Monumenta 2011 au Grand Palais

Pour sa 4e édition, Monumenta invite Anish Kapoor, à investir le Grand Palais. Après Anselm Kiefer (2007), Richard Serra (2008), Christian Boltanski (2010), c’est au tour de cet artiste parmi les plus reconnus et honorés de sa génération de créer une œuvre spécialement conçue pour les 13 500 m2 de la Nef du Grand Palais. Né à Bombay en 1954, Anish Kapoor vit et travaille à Londres. Parmi ses œuvres marquantes : Sky Mirror (2001), gigantesque miroir concave reflétant le ciel et l’animation […]

Paris le Petit Palais

Le Petit Palais est un monument historique de Paris, aujourd'hui utilisé comme musée des beaux-arts, qui fut construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 par l'architecte Charles Girault. Il est situé dans le 8e arrondissement, avenue Winston-Churchill, face au Grand Palais. Le Petit Palais est organisé autour d'un jardin semi-circulaire. Les lieux d'exposition sont situés au premier étage, le rez-de-chaussée étant consacré à l'origine aux bureaux et aux réserves. La façade […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART et HISTOIRE de FRANCE

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Publié le 13 Août 2013

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Château de Chambord

 

La Renaissance apparaît en France avec un retard important par rapport à l'Italie. La raison principale est la poursuite de la guerre de Cent Ans jusqu'en 1453, et même 1477 (bataille de Nancy), alors que le processus de renaissance artistique est amorcé dès le xve siècle au moins en Italie et dans de nombreuses régions d'Europe (Flandres, Rhénanie, Alsace, Portugal…).

la Renaissance française débute avec les premières guerres d'Italie, à la toute fin du XVe siècle.

 

Les guerres d'Italie:

Ces guerres qui commencent en 1494 et vont se poursuivre jusqu'en 1559 ont pour but la conquête du royaume de Naples et du duché de Milan, au nombre de 11, ces campagnes militaires parfois victorieuses vont mettre en contact direct la noblesse française et la royauté avec la production artistique italienne. Ce contact aurra pour conséquence l'importantion en france de nombreuses oeuvres d'art, puis la venue d'artistes italiens et enfin l'éclosion d'un mouvement artistique originale en France.

Pour en savoir plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_d'Italie

 

Les châteaux de la loire:

 

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Amboise le château, transition entre le gothique et le nouveau style.

 

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Château d'Azay-le-Rideau

 

La manifestation la plus évidente de la Renaissance en France est l'édification de châteaux résidentiels dans le Val de Loire ainsi qu'en Île-de-France. Les prémices sont constituées par des châteaux dans un style prérenaissance construits dans le Berry, près de Bourges (capitale du roi Charles VI, proche de l'actuelle route Jacques-Cœur), alors que le nord de la France n'est pas encore totalement remis des séquelles de la guerre de Cent Ans.

Les plus grands châteaux de la Renaissance sont construits en Touraine. Les principaux protagonistes en sont les rois Charles VIII, Louis XII, François Ier. La duchesse Anne de Bretagne joue aussi un très grand rôle.

 

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Détail des toits d'Azay-le-Rideau et de Chambord.

 

L'architecture de ces châteaux tranche avec celle des châteaux forts construits à partir du xie siècle. D'ailleurs, dans un premier temps, le style renaissance est utilisé lors de travaux d'agrandissement, d'embellissement ou de modernisation des constructions médiévales préexistantes. On voit, au château de Blois par exemple, une transition entre le gothique flamboyant (dit aussi « tardif ») et le style Renaissance. Par la suite, on hésite plus à construire de toutes pièces des édifices entièrement « Renaissance ». Ainsi, Chambord et les autres châteaux construits ultérieurement, notamment ceux de la « deuxième renaissance », présentent une unité de style.

 

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Chateau-d-Usse--12-.jpgChateau de Villandry

Les châteaux de Blois, Chenonceaux, Usse, Villandry.

 

Outre Blois, Chambord, Fontainebleau, Ecouen, Ancy et le Louvre d'autres parmis les châteaux majeurs de la Renaissance française encore existants aujourd'hui ont peu cités les châteaux d'Amboise, d'Azay-le-Rideau, de Gaillon, de Villandry, de Chenonceau et d'Anet. Le val de Loire possède une exceptionnelle densité de châteaux et manoirs datant de la Renaissance ou ayant été fortement remanié à cette époque, la cour royale y séjournait régulièrement. 

 

Fontainebleau:

 

Fontainebleau chateau (5)

 

C'est à Fontainebleau que le style Renaissance va s'épanouir sous toutes ses formes. François Ier décide d'y faire édifier un logis de style Renaissance à l'emplacement du château féodal, permettant ainsi de moderniser un pied-à-terre proche de la vallée de Bière, le roi prétextant lui-même choisir cet endroit pour la chasse des bêtes « rousses et noires ». Il fait raser la précédente construction, à l'exception du donjon et d'une partie de la courtine nord, et fait appel à des artistes italiens pour assurer la construction et la décoration de son palais. C'est ainsi que sont édifiés un bâtiment dessinant la cour Ovale et un autre situé sur la basse cour ouest, tous deux reliés par une galerie. François Ier vient chasser à Fontainebleau, accompagné de sa cour et de sa favorite, la duchesse d'Étampes, délaissant ainsi plus ou moins le château de Blois, et annonçant le retour progressif de la cour dans les environs de Paris.

 

Fontainebleau Galerie François Ier (3)

 

fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (8)Fontainebleau Galerie François Ier (15)
Fontainebleau Galerie François Ier (19)Fontainebleau Galerie François Ier (29)

 

Le roi souhaite faire de Fontainebleau un foyer de l'art de la Renaissance : il collectionne les objets d'art, commande des œuvres sur la mythologie, fait venir d'Italie des antiques. Il reçoit des tableaux de la part du pape, collectionne des œuvres de maîtres italiens (La Joconde et La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, la Sainte-Famille, Saint-Michel, et la Belle Jardinière de Raphaël) et fait venir des moules de statues romaines (Laocoon, Apollon du Belvédère...) afin de couler des bronzes. Pour la décoration du château, il commet Rosso Fiorentino qui réalise le pavillon de Pomone, le pavillon des « Poesles », la galerie Basse (tous détruits) et surtout la galerie François-Ier (1534-1540). Giorgio Vasari désigne Fontainebleau comme la « Nouvelle Rome » et son école est renommée dans toute l'Europe de l’Ouest. François Ier constitue dans le château une importante bibliothèque, ancêtre de la bibliothèque nationale.

 

La peinture:

 

Le chateau d'Ancy-le-Franc (13)

Fresque: château d'Ancy-le-Franc

 

La peinture française est, en France davantage qu'en Italie, portée par le mouvement d'édification des châteaux lancé par les princes. Ainsi le Connétable de France Anne de Montmorency, lorsqu'il fit bâtir sa plus grande demeure, le château d'Écouen, engagea un grand nombre d'artistes, célèbres ou inconnus, pour créer des décorations intérieures (Jean Goujon, Masseot Abaquesne...). Certains d'entre eux vinrent depuis l'Italie et furent rendus célèbres par leurs créations à Ecouen. Ainsi, toutes les cheminées du château sont peintes dans un style très italien, les murs comportent de larges frises et les sols sont en faïences colorées.

 

Ecole de fontainebleau diane chasseresse

 

De nombreux peintres italiens puis flamands sont engagés à la cour de François Ier et de ses successeurs et participent à la décoration des demeures royales et des châteaux de la noblesse. Ces artistes créent une école de peinture inspirée du maniérisme italien appelée école de Fontainebleau, rappelant le rôle décisif de ce chantier des rois François Ier, Henri II et Henri IV dans l'implantation et la diffusion du style Renaissance en France. Ses représentants les plus célèbres sont Rosso Fiorentino, Le Primatice et Nicolò dell'Abbate sous François Ier, puis, sous Henri IV, Ambroise Dubois et Toussaint Dubreuil.

 

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Primatice: Ulysse

 

La première école de Fontainebleau est constituée d'artiste italiens invités en France par François Ier pour décorer le château de Fontainebleau (chantiers de reconstruction et d’extension de la Renaissance) : Rosso Fiorentino (Florence en 1494 - Fontainebleau en 1540), auquel succède Le Primatice, assisté de Nicolò dell'Abbate.

Ces peintres influencèrent de nombreux artistes français tels que Jean Goujon ou Antoine Caron ou bien Noël Jallier. On associe parfois Benvenuto Cellini, Girolamo della Robbia et d'autres artistes invités par François Ier à l'École de Fontainebleau. Un certain nombre de ces artistes français, influencés par l'art italien, travailleront alors à la décoration intérieure du château d'Écouen en cours d'édification.

 

Jean Clouet Francois IerEcole de fontainebleau femme à sa toilette
François Clouet Hercule François de Valois François d'AFrançois Clouet Charles IX jeune

François Clouet: portraits

 

En France, l'art du portrait peint était déjà connu et répandu depuis le milieu du XVe siècle, notamment grâce à Jean Fouquet puis Jean Perréal, mais il prend véritablement de l'ampleur au xvie siècle grâce aux portraitistes attitrés du roi que sont Jean Clouet et son fils François dont le style d'une grande précision et d'une grande finesse, comme en témoigne les nombreux dessins préparatoires réalisés avant l'exécution des portraits peints, influencera les portraitistes suivants comme Corneille de Lyon et François Quesnel.

Pour la sculpture, François Ier s'est notamment procuré les services de Benvenuto Cellini dont l'art a influencé toute la statuaire française du siècle. Ses autres principaux représentants ont été Jean Goujon et Germain Pilon.

 

Chateau-d-Anet-Fontaine-de-Diane.jpg

 

On peut faire remonter à la Renaissance la tradition de l'art de vivre à la française, qui fait la réputation de la France dans le monde, encore aujourd'hui.

 

Source: Wikipedia

Photos: lankaart (c)

lpture hellénistique intitulée la Diane à la Biche, dont un exemplaire fondu en bronze

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART et HISTOIRE de FRANCE, #HISTOIRE

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Publié le 4 Août 2013

Paris Fontainebleau chateau (2)

 

Le château royal de Fontainebleau est un château de styles principalement Renaissance et classique, jouxtant le centre-ville de Fontainebleau (Seine-et-Marne), à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Paris, en France. Les premières traces d'un château à Fontainebleau remontent au xiie siècle. Les derniers travaux furent effectués au xixe siècle.

Haut lieu de l'histoire de France, le château de Fontainebleau a été l'une des demeures des souverains français depuis François Ier (qui en fit sa demeure favorite) jusqu'à Napoléon III. Plusieurs rois ont laissé leur empreinte dans la construction et l'histoire du château, qui est ainsi un témoin des différentes phases de l'Histoire de France depuis le Moyen Âge.

 

Fontainebleau chateau (5)

 

François Ier décide de faire édifier un logis de style Renaissance à l'emplacement du château féodal, permettant ainsi de moderniser un pied-à-terre proche de la vallée de Bière, le roi prétextant lui-même choisir cet endroit pour la chasse des bêtes « rousses et noires ». Il fait raser la précédente construction, à l'exception du donjon et d'une partie de la courtine nord, et fait appel à des artistes italiens pour assurer la construction et la décoration de son palais. C'est ainsi que sont édifiés un bâtiment dessinant la cour Ovale et un autre situé sur la basse cour ouest, tous deux reliés par une galerie. François Ier vient chasser à Fontainebleau, accompagné de sa cour et de sa favorite, la duchesse d'Étampes, délaissant ainsi plus ou moins le château de Blois, et annonçant le retour progressif de la cour dans les environs de Paris.

 

Fontainebleau chateauFontainebleau chateau (7)
Fontainebleau chateau (6)Fontainebleau chateau (2)

 

Le roi souhaite faire de Fontainebleau un foyer de l'art de la Renaissance : il collectionne les objets d'art, commande des œuvres sur la mythologie, fait venir d'Italie des antiques. Il reçoit des tableaux de la part du pape, collectionne des œuvres de maîtres italiens (La Joconde et La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, la Sainte-Famille, Saint-Michel, et la Belle Jardinière de Raphaël) et fait venir des moules de statues romaines (Laocoon, Apollon du Belvédère...) afin de couler des bronzes.

 

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La joconde, Le Laocoon.

 

Fontainebleau Galerie François Ier (3)

Galerie François Ier

 

Pour la décoration du château, il commet Rosso Fiorentino qui réalise le pavillon de Pomone, le pavillon des « Poesles », la galerie Basse (tous détruits) et surtout la galerie François-Ier (1534-1540). Giorgio Vasari désigne Fontainebleau comme la « Nouvelle Rome » et son école est renommée dans toute l'Europe de l’Ouest. François Ier constitue dans le château une importante bibliothèque, ancêtre de la bibliothèque nationale. Le château de Fontainebleau reçoit, entre le 4 et le 27 décembre 1536, la visite de Jacques V d'Écosse, futur époux de Madeleine de France. C'est en 1539 que François Ier reçoit à Fontainebleau Charles Quint et lui fait visiter son palais, entre le 24 et le 30 décembre.

 

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Galerie François Ier

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Eléments de décors du Château, période Rennaissance.

 

La première école de Fontainebleau voit le jour, elle est constituée d'artiste italiens invités en France par François Ier pour décorer le château de Fontainebleau: Rosso Fiorentino, auquel succède Le Primatice, assisté de Nicolò dell'Abbate.

Ces peintres influencèrent de nombreux artistes français tels que Jean Goujon ou Antoine Caron ou bien Noël Jallier. On associe parfois Benvenuto Cellini, Girolamo della Robbia et d'autres artistes invités par François Ier à l'École de Fontainebleau. Un certain nombre de ces artistes français, influencés par l'art italien, travailleront alors à la décoration intérieure du château d'Écouen en cours d'édification.

 

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Fontainebleau salle de bal (8)fontainebleau chambre de la duchesse d'Etampes (6)

Salle de balle et ancienne Chanbre de la duchesse d'Ecouan.

 

Louis XIV, bien que préférant les demeures situées à l'ouest de Paris et accordant toutes ses attentions au château de Versailles, aime venir à Fontainebleau. Durant son règne, Fontainebleau est considéré comme une demeure du passé, mais reste un symbole de l'héritage des rois de France, et son entretien s'inscrit donc dans la continuité de la monarchie. C'est pourquoi les modifications architecturales restent limitées, mais on observe une profonde rénovation des jardins : entre 1645 et 1646, Anne d'Autriche fait redessiner le jardin de Diane par André Le Nôtre, lequel, avec Louis Le Vau, modifie le Parterre en installant notamment au centre une fontaine de rocaille. C'est en 1661-1662 que Le Nôtre crée le bassin des Cascades.

 

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C'est Napoléon Ier qui fait revivre Fontainebleau à partir de 1804, il le fait meubler, y tient sa cour pour laquelle il fait aménager 40 appartements de maître. Deux soirs par semaine, il fait donner des spectacles d'opéra et de théâtre. Fontainebleau est aussi un lieu de décision politique, comme le montrent la salle du trône et la bibliothèque de travail de l'empereur, qui y reçoit le pape Pie VII le 20 juin 1812 (déjà invité du 25 au 28 novembre 1804 à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur) qui y resta enfermé pendant dix-neuf mois et y signera sous pression, le Concordat de Fontainebleau le 25 janvier 1813. Le pape quittera Fontainebleau le 23 janvier 1814.

 

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Source: wikipedia

Photos: Lankaart (c).

 



François Ier décide faire édifier un logis de style Renaissance à l'emplacement du château féodal, permettant ainsi de moderniser un pied-à-terre proche de la vallée de Bière, le roi prétextant lui-même choisir cet endroit pour la chasse des bêtes « rousses et noires ». Il fait raser la précédente construction, à l'exception du donjon et d'une partie de la courtine nord, et fait appel à des artistes italiens pour assurer la construction et la décoration de son palais. C'est ainsi que sont […]


La salle de bal, dite parfois « galerie Henri II », longue de 30 m et large de 10 m, a une superficie qui dépasse 300 m2. À l'origine (sous François Ier), elle était une simple loggia (réalisée sous la direction de Gilles Le Breton) qui ouvrait sur la cour Ovale et les jardins, et qui devait être couverte d'une voûte en berceau, comme en attestent les piles de consoles de retombée des arcs. François Ier puis Henri II décident de la transformer en une grande salle de réception et d'apparat […]


Primatice, L'enlèvement d'Hélène. En 1532, Primatice arrive comme substitut de Guilio Romano auprès de François Ier, à qui il présente les modèles de son maître pour la Tenture de Scipion l’Africain. Le roi de France envoie alors Primatice à Bruxelles superviser la transcription de ces petits patrons à l’échelle définitive. La destinée du peintre bolonais est dès lors liée à celle des derniers Valois. Il retrouve à la cour de France un autre italien, Rosso Fiorentino, arrivé en 1530 sur la […]


Les murs de l'escalier du roi au château de Fontainebleau, sont décorés de scènes érotiques de la vie d'Alexandre le Grand réalisées entre 1541 et 1544 par Le Primatice avec une inspiration évidente des œuvres de Raphaël et de la luxure de François Ier, roi libertin aux nombreuses maîtresses (il en aurait eu 27 à la fois) qui aurait dit selon Brantôme : « Une cour sans dames, c'est comme un jardin sans fleurs ». Les décors furent complétés à partir de 1570 par Niccolo dell'Abate (après la […]


Construite ente 1528 et 1530, elle mesure environ 64 mètres de long et 6 mètres de large, et constituait autrefois un pont couvert jouissant d'ouvertures des deux côtés. Le roi François Ier la fit édifier et décorer, afin de relier ses appartements à la chapelle de la Trinité. Il en gardait les clés et la faisait visiter à ses hôtes de marque. La galerie a été confiée aux Italiens Rosso Fiorentino et Le Primatice qui la décorèrent de façon originale avec des peintures, des lambris, des […]

De la jeune dame qui a vieil mari En languissant et en griève tristesse Vit mon las coeur, jadis plein de liesse, Puisque l'on m'a donné mari vieillard. Hélas, pourquoi ? Rien ne sait du vieil art Qu'apprend Vénus, l'amoureuse déesse. Par un désir de montrer ma prouesse Souvent l'assaus : mais il demande : " où est-ce ? ", ou dort (peut-être), et mon coeur veille à part En languissant. Puis quand je veux lui jouer de finesse, Honte me dit : " Cesse, ma fille, cesse, Garde-t'en bien, à […]
 
 


Galerie de Diane La bibliothèque du château de Fontainebleau, est installée dans la galerie de Diane. Cette galerie dorée autrefois appelée « galerie de la reine » (elle reliait les appartements de la reine et le cabinet de la volière), longue de 80 m et large d'environ 10 m, a été décorée une première fois de scènes illustrant le mythe de Diane, celui d'Apollon, et les victoires du roi, par Ambroise Dubois et Jean de Hoey, sur les attiques en bois des murs et le plafond de la voûte brisée. […]


Grand salon de l'impératrice Le Grand Salon, dit aussi « salon des jeux de la Reine », servait aux XVIIe et XVIIIe siècles de « Grand cabinet de la Reine », avant de devenir salon des jeux sous Marie-Antoinette. En 1804, la pièce devient le deuxième salon de l'impératrice, et redevient salon des jeux à la Restauration. Transformé en salle de billard en 1827, il devient le salon de la reine en 1835, puis le Grand salon de l'impératrice en 1853. Son mobilier fait alterner le style Louis XVI […]


Napoléon Ier fait revivre Fontainebleau à partir de 1804, il le fait meubler, y tient sa cour pour laquelle il fait aménager 40 appartements de maître. Deux soirs par semaine, il fait donner des spectacles d'opéra et de théâtre. Fontainebleau est aussi un lieu de décision politique, comme le montrent la salle du trône et la bibliothèque de travail de l'empereur, qui y reçoit le pape Pie VII le 20 juin 1812 (déjà invité du 25 au 28 novembre 1804 à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur) […]

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Rédigé par rafael

Publié dans #ART et HISTOIRE de FRANCE

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Publié le 22 Mai 2013

David le sacre détail

 

L'épopée Napoléonienne s'est constituée pour célébrer et glorifier les actions de Napoléon Bonaparte et en faire l'objet d'un mythe ou d'un culte. Peu d'hommes dans l'Histoire de l'Humanité ont suscité autant de haine et d’admiration, et parfois même les deux mêlées. Dès les origines de sa carrière militaire ou les débuts de sa carrière politique en prenant le pouvoir par le coup d’État du 18 Brumaire, Napoléon s’est inscrit dans l’Histoire et la mémoire des hommes à travers un destin mouvementé et exceptionnel. Son ascension fulgurante, obtenue par des conquêtes militaires victorieuses, l’ampleur inédite des dernières déroutes ainsi que ses deux exils ont fait de ce personnage majeur de l'Histoire de France et de l'Europe une figure légendaire, tout au long des siècles qui ont suivi son parcours.

La légende napoléonienne est telle que certains donnent à l'Empereur un caractère messianique. Ainsi, Élie Faure, dans son ouvrage « Napoléon », le compare à un prophète des temps modernes.

L'épopée du personnage, fut l'une des plus grandes aventures humaines, militaires, politiques de l'histoire. Mais certains événements plus précis que l'épopée en général, peuvent être évoqués pour tenter d'expliquer le mythe de Napoléon. Sa mort, par exemple, reste mystérieuse et est propice à l'invention de rumeurs, qui ne font qu'entourer la vérité historique de mensonges, qui eux-mêmes ont certainement fait naître une certaine légende napoléonienne.

 

David NapoléonGros Bonaparte au pont d'Arcole

 Napoléon de David et Bonaparte de Gros

L'art contribue à la légende napoléonienne du vivant de l'empereur déjà, par le biais des tableaux de propagande sculptures gravures ou estampes, de David ou Antoine-Jean Gros entre autres. 

 

 Gros bonaparte en egypteBonaparte en Egypte, Gros

 

Gros bataille d'Eylau

 Gros - Napoléon à la bataille d'Eylau,1808 Musée du Louvre Paris

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Arc de Triomphe du Carrousel à Paris construit en 1809 sur ordre de Napoléon Bonaparte à la gloire de la Grande Armée et de la victoire d'Austrelitz.

 

Chateau de fontainebleau empre (12)Chateau de fontainebleau empre (10)
Chateau de fontainebleau empre (6)Chateau de fontainebleau empre (8)

Portraits, château de Fontainebleau.

Napoléon Ier fait également revivre le Château de Fontainebleau à partir de 1804, il le fait meubler, y tient sa cour pour laquelle il fait aménager 40 appartements de maître. Deux soirs par semaine, il fait donner des spectacles d'opéra et de théâtre. Fontainebleau est aussi un lieu de décision politique, comme le montrent la salle du trône et la bibliothèque de travail de l'empereur, qui y reçoit le pape Pie VII le 20 juin 1812 (déjà invité du 25 au 28 novembre 1804 à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur) qui y resta enfermé pendant dix-neuf mois et y signera sous pression, le Concordat de Fontainebleau le 25 janvier 1813. Le pape quittera Fontainebleau le 23 janvier 1814.

 

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Gerome Oedipe napoleon en Egypte

      Oedipe, Napoléon en Egypte. Gérome

Les tableaux peints après la vie de Napoléon, voire, bien longtemps après sa mort, traduisent pour la plupart une nostalgie de la France sous Napoléon. Par exemple, Le rêve d'Édouard Detaille (qui se trouve aujourd’hui au Musée d'Orsay), représentait dans une allégorie très patriotique les soldats français de 1870 dormants, avec dans les nuages le souvenir lointain de la Grande Armée victorieuse. Ce genre de tableaux, montrant la nostalgie d’une France victorieuse et unie, sont l'un des fondements de la légende napoléonienne, car ils mettent tous en image le souvenir de plus en plus lointain d'une France mythique.

 

Edouard Detaille le reve

Le Rêve d'Edouard Detaille

Honoré de Balzac illustre cette admiration, en écrivant dans Une conversation entre onze heures et minuit, extrait des Contes bruns : « Qui pourra jamais expliquer, peindre ou comprendre Napoléon ? Un homme qu'on représente les bras croisés, et qui a tout fait ! Qui a été le plus beau pouvoir connu, le pouvoir le plus concentré, le plus mordant, le plus acide de tous les pouvoirs ; singulier génie qui a promené partout la civilisation armée sans la fixer nulle part ; un homme qui pouvait tout faire, parce qu'il voulait tout ; prodigieux phénomène de volonté, domptant une maladie par une bataille, et qui cependant devait mourir d'une maladie dans un lit après avoir vécu au milieu des balles et des boulets ; un homme qui avait dans la tête un code et une épée, la parole et l'action ».

 

Napoleon Campagne de France jean louis mesonnier versailles

 Jean Louis Mesonnier la Calpagne de France, Versailles.

pieneman la bataille de waterloo

 Pienanman, La bataille de Waterloo   

Ingres Napoleon sur son trone

Ingres, Napoléon.

 

L'autre face de l'épopée napoléonienne:

L'invasion française de 1808 joua un rôle crucial dans la vie de Goya. Favorable aux idées libérales apportées par les Français mais blessé dans son patriotisme, Goya hésita en effet pendant un certain temps entre la résistance incarnée par la Junte centrale de Séville et les idées de 1789 portées par le roi Joseph, frère de Napoléon Ier. L'année 1810, pendant laquelle il commença à graver Les Désastres de la Guerre, un réquisitoire féroce contre les exactions françaises, tout en réalisant le portrait de Joseph Ier, montre bien le tiraillement qu'il ressentit alors et qui lui valut, quelques années plus tard, une réputation d'afrancesado. 

En 1814 il peint La Charge des Mamelouks. Il représente une scène ayant eu lieu le 2 mai 1808 à Madrid, lors d'une révolte contre Joseph Bonaparte, frère de Napoléon Bonaparte. Celui-ci, pour envahir le Portugal, avait occupé l'Espagne en 1808, contraint le roi d'Espagne à abdiquer, puis donné son trône à son frère Joseph, qui devient alors roi d'Espagne (sous le nom de Joseph I).

 

Goya el 2 de mayos

 

Goya el 2 mayo

 

Goya la guerre massacreGoya la guerre heroisme

 

Source: Wikipedia



Le 15 novembre 1796, Gros est présent avec l’armée près d’Arcole, où Bonaparte plante le drapeau de l'armée d'Italie sur le pont. Bonaparte lui commande à Milan un tableau pour immortaliser cet évènement. Satisfait par l'œuvre, Bonaparte lui confie le poste d’inspecteur aux revues, ce qui lui permet de suivre l’armée. En 1797, sur la recommandation de Joséphine de Bauharnais, il le nomme à la tête de la commission chargée de sélectionner les œuvres d'art volées destinées à enrichir les […]


Napoléon Ier fait revivre Fontainebleau à partir de 1804, il le fait meubler, y tient sa cour pour laquelle il fait aménager 40 appartements de maître. Deux soirs par semaine, il fait donner des spectacles d'opéra et de théâtre. Fontainebleau est aussi un lieu de décision politique, comme le montrent la salle du trône et la bibliothèque de travail de l'empereur, qui y reçoit le pape Pie VII le 20 juin 1812 (déjà invité du 25 au 28 novembre 1804 à Fontainebleau pour le sacre de l'empereur) […]


Musée du Louvre Paris, 1808 Gros est décoré par Napoléon à l'occasion du Salon de 1808 où il expose la Bataille d’Eylau. cela consacre son statut de peintre à la gloire de l'empereur. Histoire La bataille d'Eylau a eu lieu le 8 février 1807 à Bagrationovsk dans le Nord de la Prusse-Orientale (actuel oblast de Kaliningrad), entre l’Empire russe et l’Empire français. Napoléon Ier reste maître du terrain mais au prix de très lourdes pertes, et n’a pas la victoire décisive qu’il attendait. La […]


Construit en 1809 sur ordre de Napoléon Bonaparte à la gloire de la Grande Armée et de la victoire d'Austrelitz, l'Arc-de-triomphe du Carrousel est situé sur l'axe majeur de Paris, de La Défense au Louvre. A l'origine, son emplacement correspondait à l'entrée principale du palais des Tuilleries détruit par les communards en 1871. Conçu par Charles Percier et Pierre-François-Léonard Fontaine, les bas-relief illustrent la campagne de 1807 et la capitulation d'Ulm. Référence explicite aux arcs […]


Musée du Louvre, Paris Jacques-Louis DAVID (1748 - 1825) Sacre de l'empereur Napoléon Ier et couronnement de l'impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804 1806 - 1807 H. : 6,21 m. ; L. : 9,79 m. "Aussi beau que Rubens !'', disait Géricault parlant du Sacre. Cette page immense procède en effet du Couronnement de Marie de Médicis de Rubens (Louvre, galerie Médicis). Mais ici, l'animation baroque fait place à un parti pris de rythmes verticaux qui donnent à […]

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