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Publié le 15 Juillet 2015

Pierre Cardin

Pierre Cardin est un couturier et homme d'affaires français d'origine italienne, né en 1922. Il est une personnalité, une marque incontournable dans la mode des cinquante dernières années, tantôt couturier visionnaire, tantôt homme d’affaires invétéré. Il intègre la haute couture en 1957 et y restera environ dix ans. Il présente à la fin des années 1950 une collection de prêt-à-porter qui fera grand bruit. Cardin est considéré, avec Paco Rabanne et André Courrèges, comme l'inventeur de la mode futuriste en 1963.

Pierre Cardin
Pierre Cardin
Pierre Cardin

En 1954, à Paris, il déploie une énergie farouche, s'engageant dans la politique de diffusion avec l’ouverture de sa première boutique Eve, suivie d’Adam en 1957. Considéré comme un précurseur, Pierre Cardin souhaite alors poser les bases d'une production de prêt-à-porter en parallèle à la haute couture. Il ne croit pas au modèle économique d'une haute couture produisant de façon élitiste. Pour les grands couturiers traditionnels, attachés à séparer la mode haut de gamme de la mode populaire, c'est un énorme scandale. Il persiste et signe en présentant en 1959, une collection de prêt-à-porter luxueux au Printemps : il sera ainsi le premier couturier à présenter un défilé de prêt-à-porter inspiré de la haute couture, qui-plus-est dans un grand magasin. La ligne pour homme, lancée à la fin des années 1950, révolutionne la mode masculine. « Des vestes avec lesquelles on peut dévisser un boulon de voiture, mais aussi aller au Windsor ». Voilà définis les nouveaux critères : confort et élégance. En 1961, il créé une ligne à la demande du Printemps qui doit être commercialisée sous le nom du grand magasin ; échec commercial, celle-ci a un retentissement important dans les médias, dont Elle qui organise au couturier une campagne de presse avec le soutien d'Hélène Lazareff. Tout cela concoure à ce qu'il se mette encore à dos la profession mais soit connu mondialement. Tous les grands magasins du monde lui ouvrent des corners et le nombre de produits sous licence augmente déjà à grande vitesse.


En 1966, allant une fois de plus à l'encontre des règles ancestrales de la Chambre syndicale en refusant de respecter le calendrier édicté au sujet de la remise à la presse de certains documents, Pierre Cardin fait parvenir une lettre de démission qui est acceptée.


Dans les années 1970, le succès de sa ligne masculine va jusqu'aux États-Unis, les lignes féminines sont partout dans le monde ; tout cela va perdurer jusque dans les années 1980. Au début de ces années là, le nombre de licences est estimé à plus de 500 : vampirisant la couture et la création, la perte d'image se fait sentir.

Pierre Cardin
Pierre Cardin

De la robe bulle au costume Mao, de la mode cosmonaute à la mode unisexe, de la chasuble à découpe hublot à la robe moulée en fibres synthétiques. Pierre Cardin témoigne d’un appétit féroce pour l’expérimentation. Ses formes construisent des silhouettes géométriques à base de ronds et de triangles ; leur volume sculptural impose au corps de s’y adapter. Précurseur, Pierre Cardin importe à Paris l'art de vivre japonais et le fait vivre dans ses collections. Un voyage aux envions de 1960 au Japon sera décisif pour cette rencontre avec la culture japonaise. Il y fait la connaissance de Hiroko Matsumoto, mannequin japonais qui l'accompagne à Paris et deviendra sa maîtresse. Dans sa maison de couture, Mademoiselle Hiroko est sa muse et son égérie pendant près de dix années.


Pierre Cardin est au cœur des années soixante, il crée les fameux costumes de scène, une veste sans col, des Beatles et habille John Steed pour la série Chapeau melon et bottes de cuir. Designer, il présente dès 1970 une collection de meubles. Mécène, il crée l'Espace Cardin en 1971 où se produisent des artistes comme Marlène Dietrich, Bob Wilson, Gérard Depardieu, Jeanne Moreau, de nombreux groupes de jazz et de rock, le Pilobolus. Il débat, en 1972, dans Italiques avec Gonzague Saint-Bris et Jean d'Ormesson du retour du « dandysme ». Pierre Cardin est le premier Français à s’implanter en Chine communiste en 1978 ; ses mannequins défilent dans la Cité interdite à Pékin.

 

Source: Wikipedia

Pierre Cardin
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Rédigé par rafael

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Publié le 16 Mai 2015

Gerhard Richter - Couleurs et matières
  • « Les toiles abstraites mettent en évidence une méthode : ne pas avoir de sujet, ne pas calculer, mais développer, faire naître. » (in Notes, 1985)

Gerhard Richter est un peintre classique dans sa pratique du métier et sa vision de la peinture, et qui ne la défend jamais mieux que dans ses œuvres, ainsi que dans ses écrits et les rares interviews qu'il accepte de donner. « Je n'ai rien à dire et je le dis » est une phrase de John Cage que Richter a faite sienne.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par rafael

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Publié le 11 Mai 2015

Paco Rabanne

Paco Rabanne né en 1934 est un couturier espagnol qui a marqué l'univers de la mode dans les années 1960.


À la fin de ses études, il se lance dans la fabrication artisanale d'accessoires fantaisie comme des boutons ou des broderies sans fil, ni aiguille qui s'appliquent sur des vêtements Haute Couture signés Balenciaga, Nina Ricci, Maggy Rouff, Philippe Venet, Pierre Cardin, Courrèges, Givenchy jusqu'en 1966. En 1965, il crée des « Pacotilles », accessoires en Rhodoïd (boucles d'oreilles, lunettes, casques) en collaboration avec Michèle Rosier, Christiane Bailly et Emmanuelle Khan, stylistes en vogue du prêt-à-porter industriel. La signature « Paco Rabanne » apparait alors et c'est la naissance d'un couturier. En février 1966, la première collection Manifeste est présentée à l'hôtel George-V : « 12 robes importables en matériaux contemporains », agrémentées de sequins et plaques en rhodoïd. Le 21 avril 1966 est présentée une seconde collection avec des maillots de plage en rhodoïd au Crazy Horse Saloon portée par les artistes du lieu pendant le défilé.


Architecte, artisan et couturier, Paco Rabanne innove, choque et séduit par ses modèles en cuir riveté, plumes d'autruche et aluminium exposés à la galerie d'art d'Iris Clert à Paris en septembre 1966. Octobre 1966, il s'installe au 33, rue Bergère dans un décor de tubulures d'acier et murs noirs. Il se lance dans la création de modèles pour le cinéma. On peut voir ses créations dans des films tels que Deux ou trois choses que je sais d'elle de Jean-Luc Godard et Les Aventuriers de Robert Enrico ou encore Voyage à deux (Two for the road) de Stanley Donen.

Paco Rabanne
Paco Rabanne

Entre 1967 et 1970, il connaît une période riche en expérimentations de matériaux et projets révolutionnaires comme des robes en papier, des modèles en cuir fluorescent, métal martelé, jersey d'aluminium et fourrure tricotée. Il conçoit des réalisations audacieuses qui marqueront le grand public comme une robe en plaques d'or incrustées de diamants, portée par Françoise Hardy ; vêtement moulé « Giffo » et robes tout en boutons. Il crée alors les « Rob'auto », une collection limitée de prêt-à-porter destinée à la conduite automobile. RIl réalisera également des robes pour Casino Royale, film réalisé par John Huston et Barbarella de Roger Vadim. Ces créations seront acquises par des musées d'art contemporain tel le MoMA (Museum of Modern Art) à New York.


En 1969, il signe un partenariat avec l'entreprise Puig et lance un premier parfum, « Calandre », avec un flacon au design audacieux et une fragrance novatrice qui lui apportent un certain succès. Enfin, il publie son livre Nues avec les photos de Jean Clemmer aux éditions Pierre Belfond. De 1971 à 1975, il adhère à la Chambre syndicale de la couture. Paco Rabanne intègre dans ses collections du tissu effrangé, lacéré ou retissé, transforme les mouchoirs de Cholet, les foulards en robes ou les chaussettes en manches de pull-overs. C'est pendant cette période qu'apparaissent les masques, bustiers et gilets en plastique moulés et de la texture en maillon.


Entre 1976 à 1989, décidément intéressé par la mode masculine, il lance une ligne de prêt-à-porter masculin. Ses autres collections Couture s'enrichissent de nouveaux matériaux traités de façon non conventionnelle comme les tissus luminescents, les papiers métallisés, le daim ajouré ou tressé de métal, les rideaux de perles de bois et de formes spectaculaires. Il élabore le plastron avec des épaulettes en métal martelé articulé, les vestes sculptées en fourrure, les manteaux cerf-volant, les pourpoints en cotte de maille et les chaussures « à la poulaine ». Après le succès remporté par ses robes dans le cinéma, il entreprend la création de costumes de théâtre pour Par delà les marronniers de Jean-Michel Ribes.

Paco Rabanne

Entre 1999 et 2009, il prend sa retraite du secteur de la haute couture pour mieux se consacrer au prêt-à-porter. Ce dernier connaît alors un nouveau développement, sous la direction artistique de Rosemary Rodriguez, puis de Patrick Robinson. Il est réputé pour travailler des matériaux qui viennent des domaines les plus éloignés de ceux qui sont traditionnellement utilisés. Son utilisation intensive de matériaux rigides assemblés par des anneaux donne aussi des résultats « secondaires ». Par exemple, avec ce genre de trame, le corps de la femme est entièrement révélé à travers les interstices et ne montre plus seulement ces zones de nudité placées selon les conventions de chaque époque.


Il pousse la provocation de l'inconfort jusqu'à utiliser des robes complètement métalliques tels les tabliers de protection des bouchers ou des cottes de mailles ou des robes faites de caches de diapositives ou fibres optiques. Il substitue à la couture le rivetage. Perles et paillettes sont appliquées sur l'étoffe à l'aide de minuscules clous terminés par une boucle. Avec cette technique la broderie peut être réalisée facilement sur le vêtement terminé en temps relativement court.

 

Source: Wikipedia

Paco Rabanne

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Rédigé par rafael

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Publié le 4 Mai 2015

Yves Saint-Laurent

En 1955, Yves Saint Laurent, rentre chez Christian Dior, qui l’engage comme assistant. À la mort de ce dernier en 1957, Saint Laurent prend la direction artistique de la maison Dior. Il présente sa première collection, dite « Trapèze », en janvier 1958, qui connaît un immense succès. Appelé à faire son service militaire et hospitalisé au Val de Grâce pour « dépression », il est licencié par la maison Christian Dior en 1960 et remplacé par Marc Bohan.


Yves Saint Laurent décide alors, en association avec Pierre Bergé qu’il a rencontré en 1958, de créer sa propre maison de couture, grâce au soutien financier du milliardaire américain J. Mack Robinson . Les deux hommes font également appel au graphiste Cassandre en 1961 pour la réalisation du logo de la marque. La première collection est présentée, le 29 janvier 1962, au 30 bis rue Spontini à Paris ; ils y resteront douze années pendant lesquelles Yves Saint Laurent créera le vestiaire de la femme moderne : il réinvente le caban et le trench-coat dès 1962, instaure pour les femmes le premier smoking en 1966, la saharienne et le premier tailleur-pantalon en 1967, les premières transparences et la première combinaison-pantalon en 1968… En se servant des codes masculins, il apporte aux femmes l’assurance, l’audace et le pouvoir, tout en préservant leur féminité. Son regret, a t-il affirmé, est de ne pas avoir inventé le jean.

Yves Saint-Laurent

Saint Laurent souhaite habiller toutes les femmes, et pas seulement les riches clientes en haute couture : sa boutique Saint Laurent rive gauche, ouverte en 1966 à Paris, est la première boutique de prêt-à-porter portant le nom d’un grand couturier. Les collections, dessinées spécifiquement pour le prêt-à-porter, sont réalisées par un industriel. Le succès est immédiat : des boutiques ouvrent partout en France, à New-York en 1968, à Londres en 1969, la même année que la première boutique homme. Depuis la fin des années 1950, et tout au long de sa carrière, Yves Saint Laurent crée également des costumes pour le théâtre, le ballet et le cinéma. Il collabore avec Roland Petit dès 1959 en dessinant les costumes du ballet Cyrano de Bergerac, puis avec Claude Régy, Jean-Louis Barrault, Luis Buñuel, François Truffaut, Alain Resnais (Stavisky, 1974)... et habille Jean Marais, Zizi Jeanmaire, Arletty, Jeanne Moreau, Claudia Cardinale (La panthère rose, 1963) Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, avec qui il tisse une amitié fidèle, et qu'il appelle son « porte bonheur ».

Yves Saint-Laurent
Yves Saint-Laurent

En 1974, Saint Laurent et Pierre Bergé installent la maison de couture au 5 avenue Marceau à Paris, où Saint Laurent affirme son style. Dans ses collections de haute couture, il rend hommage aux peintres, en 1965 avec les robes Mondrian, en 1966 avec les robes "pop art" et son hommage important à l’Afrique en 1967. Dans les années 1970, il présente des collections-hommage à Picasso et à Diaghilev, et des hommages à Matisse, Cocteau, Braque, Van Gogh, Apollinaire, dans les années 1980. Le 1er décembre et le 1er juin de chaque année, Saint Laurent s'installe à Marrakech pour dessiner pendant quinze jours sa collection de haute couture. Le Maroc, qu’il a découvert en 1966, aura une grande influence sur son travail et ses couleurs, tout comme ses voyages imaginaires : le Japon, l’Inde, la Russie, la Chine, l’Espagne sont autant de sources d’inspirations pour ses collections. À l'initiative de Diana Vreeland, le Metropolitan Museum of Art de New-York lui consacre une rétrospective en 1983 : c’est la première fois qu’un créateur de mode vivant expose dans ce musée. De grandes expositions seront présentées par la suite à Pékin, Moscou, Sydney, Tokyo et à Paris, au musée des Arts de la Mode, en 1986.


En 1990, une collection « Hommages » est réalisée autour de célébrités comme Marilyn Monroe, Catherine Deneuve, Zizi Jeanmaire, Marcel Proust ou Bernard Buffet. En 1998, Saint Laurent met en scène trois cents mannequins sur la pelouse du Stade de France à l’occasion de la Coupe du monde de football. Événement majeur qui diffuse les créations de Saint Laurent dans tous les foyers par l'intermédiaire de la télévision.


Source: Wikipedia

Yves Saint-Laurent
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Rédigé par rafael

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Publié le 1 Mai 2015

André Courrèges

André Courrèges, né en 1923, est un couturier français, fondateur de la maison Courrèges. Promoteur de la minijupe et du pantalon pour les femmes, dès le début des années 1960 il crée une mode fonctionnelle, architecturée, symbole de son époque, et qui inspirera à la suite de nombreux stylistes par ses formes géométriques et l'omniprésence du blanc.


Il fonde son entreprise en 1961, et rencontre très rapidement le succès. Les vêtements sont construits, bâtis et témoignent de sa passion pour l'architecture. Il veut habiller la jeunesse et libérer la femme : pour cela, il supprime toutes les entraves qui composaient précédemment les toilettes féminines, guêpière, soutien-gorge, talons hauts… à la place il crée des combi-shorts, des tailleurs à larges poches, des pantalons et des pantacourts, des bottes plates, etc.


André Courrèges et son ancienne assistante Coqueline, mariés, sont maintenant installés rue François Ier7 depuis mars 1967. Les magazines féminins disent alors d'André Courrèges qu'il a « retiré dix ans aux femmes ». Mais au milieu des années 1990, André Courrèges, malade, prend sa retraite ; sa femme reprend la direction artistique de l'entreprise. En 2002, après le dernier défilé haute couture, André Courrèges décide de se consacrer à d'autres projets, comme la peinture, la sculpture ou les véhicules non polluants avec sa filiale Courrèges Énergie.


Le travail d'André Courrèges est celui d'un visionnaire : il installe un univers radical, personnel et polymorphe et adapte ses vêtements à l'évolution des mœurs, en regardant vers l'avenir, mais tout en restant en phase avec son époque. Architecte du vêtement autant que couturier, il sera surnommé le « Le Corbusier de la haute couture », refusant l'esthétisme pur du stylisme au profit de créations faciles à porter. Durant toute sa carrière, il dira s'adresser avant tout aux femmes modernes, actives, désirant plus acheter « un mode de vie » que des vêtements. Il influencera plusieurs stylistes par la suite, et on retrouvera l'esprit épuré de Courrèges dans les collections de Thierry Mugler, Jil Sander, Chalayan, Stephen Sprouse (en), ou Nicolas Ghesquière. La « petite robe blanche » de Courrèges deviendra emblématique, telle la petite robe noire de Coco Chanel. En parlant des premières réalisations de Courrèges, Yves Saint Laurent dira que « sa collection est apparue comme une bombe, après, plus rien n'était comme avant. »

André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
André Courrèges
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Rédigé par rafael

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Publié le 27 Avril 2015

Issey Miyake

Né en 1938 à Hiroshima, et ayant grandi au Japon dans le contexte de l’après-guerre, Issey Miyake est l’un des premiers stylistes japonais à organiser un défilé en Europe en 1973.

Admirateur des photographes tels que Irving Penn (Penn Sensu), Richard Avedon et lecteur assidu des magazines Harper’s Bazaar ou Vogue, il étudie à la prestigieuse Tama Art University puis s’installe à Paris en 1964. Il travaille alors pour les maisons de couture Guy Laroche et Hubert de Givenchy avant de retourner monter sa propre maison de couture au Japon. Qualifié de « couturier volant », Issey Miyake contrôle l’ensemble de ses créations ainsi que l’agencement de ses boutique. Selon ses propres mots, il a « tenté de faire une mode qui ne soit ni japonaise, ni occidentale ». En effet, Issey Miyake reste connu pour sa grande prouesse et la révolution esthétique opérées dès ses premières collections constamment à la frontière du temps, du minimalisme voire de la science-fiction. Ettore Sottsass disait à son propos qu'il est « l'homme qui rejette les alibis de l’éternité » : s'inscrivant dans le « phénomène du prêt à s'envoler », il jouait sur les « plissés », le mouvement et la légèreté du corps dans une recherche de démocratisation du vêtement ; support pratique et esthétique car « le pouvoir du design, c'est de faire des produits qui deviendront anonyme. Pas de dessiner pour quatre personnes dans un dîner. »

Issey Miyake

Dès les années 1960, Issey Miyake ouvre une nouvelle ère du vêtement, se posant définitivement comme un artiste à part entière résolument prompt à révolutionner l'univers de la mode de par une redéfinition de concept, en termes esthétique, et défini à la fois comme une œuvre originale aux concepts qui lui sont intrinsèques mais aussi couvrant une réalité plus populaire (une mode qui descend dans la rue). Cette volonté d'une mode plus visuelle se retrouve dans un de ses défilés majeurs de 1963 : A poem of Cloth and Stone. Si l'année 1965 marque son arrivée dans la capitale de la mode qu'est Paris, son entrée au sein de la Chambre syndicale de la Haute Couture, il pénètre également dans l'univers clos et parfois inconfortable des maisons de haute-couture, telles que celle de Guy Laroche ou encore de Givenchy, mais qui vont lui permettre d'imposer son propre style dans le mouvement de amorcé par mai 68. Il dira : « Mes premières années à Paris ont été importantes pour moi car elles ont servi de tremplin à ma carrière, les notions de beauté et d’esthétique du corps humain restent trop rigides pour moi. Heureusement, les perceptions se trouvent bouleversées par le vent de liberté qui soufflait en 1968 ». Ces années 1960 marquent la naissance d'un couturier à la fois logique et novateur qui va s'inspirer également du style hippie en 1969 avant de retourner au Japon pour créer sa première collection. Un créateur qui va progressivement de venir « l'inventeur quasiment révolutionnaire qui pense fermement que l'on peut créer un vêtement à partir de n'importe quel matériau de base et, dont les modèles par leur originalité éblouissent le public ».

Issey Miyake
Issey Miyake

Dans un contexte "d'optimisme ambiant" et de construction de la mode loin la guerre des clans (New York vs Paris), Yssey Miyake tisse sa toile cosmopolite. En 1971, la première collection Issey Miyake est présentée à New York devant Diana Vreeland, alors rédactrice en chef de Vogue, avant d 'être présentée à Paris en avril 1973. Attaché à l'ouverture d'esprit en matière de conception et création, mais aussi à la liberté du mouvement au sein du vêtement, il s'établit au Miyake Design Studio (MDS), un bâtiment bétonné, épuré aux rangements invisible construit par le frère de Tadao Ando à l'ouest de Tokyo et séparé en trois branches distinctes : le secteur design, atelier et gestion animés par une équipe jeune et qui reflète l'état d'esprit du créateur (on passe de la pensée à l'unification des idées, en équipe). Dès sa première collection faite en collaboration avec Makiko Minagawa, originaire de Kyoto, il introduit des jeans en sashiko (un tissu ouaté et piqué à motifs géométriques à couleurs primaires) qui trouve son inspirations dans des étoffes anciennes reflet du Japon rural et de dernières innovations textiles avec des matières synthétiques. Son concept du Piece of cloth provoque également un grand retentissement dans l'univers de la mode.

 

Source: Wikipedia

Issey Miyake
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Rédigé par rafael

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Publié le 23 Avril 2015

Christian Dior

Christian Dior, est un grand couturier français, né en 1905 et mort en 1957. En 1947, il donne son nom à la maison de couture homonyme fondée par Marcel Boussac.


Il ouvre alors en 1928 avec son ami Jacques Paul Bonjean une galerie d'art dans laquelle il expose des toiles de Picasso, Matisse ou encore Dali. Six ans après en 1934, les conséquences de la crise de 1929 mettent fin à cette entreprise. En 1931, sa mère décède, son père, victime de mauvaises spéculations, est ruiné. La villa de Granville Les Rhumbs est alors vendue à la municipalité (elle est aujourd’hui transformée en musée). Durant dix années, Christian Dior vit de la générosité de ses amis et de la vente de quelques tableaux. Son ami l'acteur Jean Ozenne remarque son talent et l'encourage à vendre quelques croquis. C'est ainsi qu'après son retour du service militaire, en 1935, il vend ses premiers croquis de robes et de chapeaux chez Claude Saint-Cyr ou chez la modiste Madame Agnès (en), puis est embauché comme illustrateur par le Figaro Illustré où il rencontre René Gruau. Soutenu par quelques amis artistes, il crée, comme lors de son enfance, des costumes pour le cinéma et le théâtre. Il fait également le siège des grandes maisons de l'époque, et parvient à faire accepter certains de ses croquis à Nina Ricci, Balenciaga.


En 1938, il est engagé par le grand couturier Robert Piguet - alors surnommé « le prince de la mode » - en tant que modéliste et dessinateur, il signe aussitôt trois collections. Le tailleur en pied-de-poule noir et blanc est son premier best-seller. On commence à parler de lui lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate. Il passe alors un an sous les drapeaux, puis, démobilisé, rejoint son père et sa plus jeune sœur dans le sud de la France. Il ne revient à Paris qu'en 1941, et entre chez Lucien Lelong, une des plus grandes maisons de couture parisienne. En 1945, il fait la connaissance de Marcel Boussac, le « roi du coton », qui croit immédiatement en son talent. Boussac investit soixante millions de francs et lui accorde une maison à son nom, au 30, avenue Montaigne ; Sa maison, créée le 8 octobre 1946, est inaugurée le 16 décembre. Il se lance ainsi dans la mode et la haute couture. Marcel Boussac, qui vend du tissu, a bien choisi son poulain : de trois mètres pour faire une robe auparavant, il en faut maintenant vingt pour une robe Christian Dior. Le 12 février 1947, Christian Dior bouleverse la mode d’après-guerre avec son premier défilé, fruit d'un intense travail de collaboration avec son équipe dont Pierre Cardin est le premier tailleur. La silhouette qu'il propose est d’une conception avant-gardiste : taille cintrée, poitrine haute et ronde, épaules étroites, jambes découvertes à 40 cm au-dessus du sol.


Dior rencontre immédiatement le succès en 1947 avec les lignes « Corolle (le couturier s’inspirant de silhouettes de fleurs pour dessiner ses robes) surnommée « New Look » et la ligne « En 8 ». Au lendemain immédiat de l’Occupation, Christian Dior rend à la couture sa part de rêve et redonne aux femmes le goût de plaire et suggérer le désir. Les notions et les images liées au luxe reviennent sur le devant de la scène après une longue période d’insécurité et d’angoisse, « un retour au seyant et au joli dont les femmes avaient été privées depuis bien des lustres ».

Christian Dior
Christian Dior
Christian Dior

Les collections suivantes surprennent autant que la première, notamment la « Ligne H » de 1954 surnommée « haricot vert » où Dior efface les volutes des robes précédentes30 baptisée « flat look ». Elle sera suivie, parmi d'autres, de la ligne « A » puis « Y ». Sur les conseils de son ami d’enfance Serge Heflter-Louiche, il lance en même temps que sa maison de couture et sa première collection, une société de parfum en 1947. La première fragrance s'appelle Miss Dior. Pour lui, le parfum « est le complément indispensable de la personnalité féminine, c’est le finishing touch d'une robe ». Il part pour les États-Unis à la conquête du marché de la mode dès 1948, soit moins d'un an après le lancement de sa première collection, où il ouvre Christian Dior New York Inc. Il instaure une politique active de diffusion de son nom et de concession de licence dès l'année suivante, étant le premier à avoir dans sa maison de couture un service de communication intégré. Avec l’aide de Jacques Rouët, son directeur financier bientôt directeur général, il pose les fondations d'un véritable empire. Il institutionnalise la franchise et le dépôt de marque en louant son nom pour griffer des articles fabriqués en gros par des industriels qui lui reversent des royalties. Il ouvre des bureaux de relations publiques à travers le monde. Il est le couturier des stars, dont les américaines Olivia de Havilland, Rita Hayworth, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Lauren Bacall, ou Liz Taylor. Marlène Dietrich, qui ne porte que du Dior, l'impose à ses producteurs de ses films : « No Dior, no Dietrich ».


En onze ans, son activité s'étend dans quinze pays et assure l’emploi de plus de deux mille personnes. En 1957, sa maison assure plus de la moitié des exportations de la couture française et Time Magazine le consacre à sa Une, Dior étant le premier couturier à faire la couverture du magazine. Se sachant malade, il se retire en 1956 dans son Château de La Colle Noire où il écrit ses mémoires. En octobre 1957, à 52 ans, juste après avoir présenté sa dernière collection intitulée « fuseau » et conçue avec son jeune stagiaire Yves Saint-Laurent, il est foudroyé par une crise cardiaque en Italie, où il séjournait quelques jours lors d'une cure à Montecatini Terme. D’aucuns diront qu’il « a été rappelé par Dieu pour rhabiller les anges ». Il repose à Callian dans le Var.

 

Source: Wikipedia

Christian Dior
Christian Dior
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Rédigé par rafael

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Publié le 17 Avril 2015

Jean-Paul Gautier

Jean-Paul Gaultier, né le 24 avril 1952 à Bagneux, est un styliste et grand couturier français, fondateur de l'entreprise Jean Paul Gaultier (sans trait d'union), ainsi qu'un créateur de parfums.


Après de nombreuses expériences dans les maisons de Pierre Cardin, Jacques Esterel, Jean Patou puis de nouveau Pierre Cardin durant les années 1970, il lance sa première collection sous son nom. Si elle retient l’attention, faite de tout et de rien celle-ci est un échec commercial. Mais le groupe japonais Kashiyama lui offre un soutien financier et Jean-Paul Gaultier renoue avec le succès. Dans les années 1980, figure majeure de cette vague de jeunes créateurs qui révolutionnent la mode, il devient incontournable. Ses défilés spectaculaires, les uns après les autres, renversent les conventions du vêtement. Durant ces années, par le contre-pied qui caractérise souvent ses réalisations, il habille les hommes en femmes, bouscule le mouvement gay, fait défiler des « mannequins » qu'il croise dans la rue, habille les femmes de corsets… Grand professionnel de la coupe et maîtrisant les classiques de la Couture, créatif et pas uniquement provocateur, ses collections mêlent aussi parfois l'humour et les détournements. La marinière, l'un de ses symboles, est présente dès 1983 lors de sa première collection homme, la première jupe pour homme deux ans plus tard.


Dans les années 1990, Jean Paul Gaultier Parfums voit le jour ; c'est également à cette époque que Madonna porte le célèbre bustier à bonnets coniques. Alors que la génération de créateurs des années 1980 refusait le conformisme de la haute couture incarné à l'époque par Yves Saint Laurent ou Carven, Jean-Paul Gaultier présente — avec succès — sa première collection sous cette appellation en 1997. Il est récompensé peu après par le CFDA. En 2004, Jean-Paul Gaultier mène, en parallèle des activités à son nom, la création du prêt-à-porter chez Hermès durant six ans. Il lance également au cours des années des lignes complémentaires tel que Junior Gaultier, Gaultier Jean, JPG, ou la ligne unisexe Gaultier, ainsi qu'une luxueuse collection de lingerie avec le fabricant italien La Perla.


S'il est fréquemment surnommé de façon réductrice « l'enfant terrible de la mode » par les médias, Jean-Paul Gaultier, grand couturier, avec sa traditionnelle coiffure en brosse, est considéré mondialement comme un symbole de la culture française, et est devenu une icône de la mode.

Source: Wikipedia

Jean-Paul Gautier
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Jean-Paul Gautier
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Rédigé par rafael

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Publié le 13 Avril 2015

Yohji Yamamoto
山本耀司 - 山本耀司 - Γιότζι Γιαμαμότο

Yohji Yamamoto est né le 3 octobre 1943 à Tokyo c'est un styliste japonais.

Il a construit sa réputation autour de sa rigueur. Après avoir effectué des études de droit, il se rend à la Bunka fashion College à Tokyo. Il créa sa maison de couture en 1971 et fit son premier défilé à Paris en 1981 en offrant un show extraordinaire dans la Cour Carrée du Musée du Louvre. Il connut une grande notoriété de manière quasi instantanée. À cette époque, il était le compagnon de Rei Kawakubo créatrice et dirigeante de la marque de mode Comme des garçons.

Au début des années 90, la marque Yohji Yamamoto est installée à New York, Londres, Paris et Tokyo. Le défiléYohji Yamamoto Homme de 1991 est présenté communément avec celui de la marque japonaise Comme des Garçons dont la créatrice n’est autre que Rei Kawakubo, l’ancienne petite amie du couturier. En 1995, la marque lance sa nouvelle ligne Yohji Yamamoto + NOIR qui décline les classiques de la marque en noir. Le premier parfum du créateur, « Yohji », est mis en vente en 1996.


Yohji Yamamoto crée de nombreuses tenues pour le théâtre, l’opéra et le cinéma. Il s’occupe des costumes de la plupart des films de Takeshi Kitano. En 1997, Yohji Yamamoto fait un défilé hommage à Chanel où il présente le classique tailleur en tweed, relooké à son image, très large et sombre. Le Council of Fashion Designers of America lui remet l’Award du meilleur designer international en 1999. En 2002, le défiléYohji Yamamoto surprend tout le monde en étant présenté trois mois à l’avance, à l’ouverture de la saison haute couture. Yohji Yamamoto déclare préférer présenter son défilé en même temps que ceux de haute couture car l’ambiance y est plus calme. Il sort en même temps son premier livre « Talking to myself » dans lequel il raconte son parcours. Le créateur s’associe à Adidas en 2003 et crée la ligne de sportswear Y-3. Entre 2003 et 2007, Yohji Yamamoto dessine toutes les tenues de scène d’Elton John pour ses tournées mondiales. En 2007, Yohji Yamamoto collabore avec le chausseur britannique Dr Martens en revisitant la célèbre bottine. L’année suivante, le styliste créé la fondation « Yohji Yamamoto fund for peace », et une nouvelle boutique Yohji Yamamoto ouvre ses portes rue Cambon, tout près de la boutique Chanel. Pourtant, la maison japonaise a connu des moments bien difficiles en 2009, et s’est retrouvée en cessation de paiement des suites de la crise mondiale. Ayant obtenu un soutien financier important, les différentes filiales Yohji Yamamoto ont pu continuer leur activité tant bien que mal, et la situation s’est aujourd’hui nettement améliorée. Les collections présentées en 2010 ont toutes connu un succès retentissant, et le créateur vient d’écrire sa biographie intitulée « My dear Bonm », qui doit sortir à la rentrée.

Source: Wikipedia, Elle

Yohji Yamamoto
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Rédigé par rafael

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Publié le 24 Mars 2015

Botero

Fernando Botero est un peintre colombien né à Medelin en 1932. D’abord illustrateur il s’oriente rapidement vers la peinture après le triomphe de son exposition à Bogota en 1952. Désireux d’élargir son art il voyage à travers le monde et vit à Madrid, à Florence, où il réside pendant deux ans, à Paris, Mexico et New-York. Botero créé un univers original grâce à sa peinture qui reste très méticuleuse, son utilisation des couleurs chaudes et sa représentation systématique d’une population grossis, bouffis et conventionnelle. Botero joue sur cette provocation en demi-teinte dénonçant la société de consommation et le conformisme de la société latino-américaine. Sa peinture s’accompagne d’un travail sur la sculpture qui reprend les mêmes thèmes.


Source : DA RR

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